Vendredi 6 juin 2008 5 06 /06 /Juin /2008 18:51

Junky rit, junky pleure...
Un roman de Irvine Welsh
Paru en 1993

  Vous connaissez sûrement le célèbre deuxième film de Danny Boyle, Trainspotting, sorti en 1996, et qu'on dit être le successeur de Orange Mécanique et l'annonce de Requiem for a dream.
  Le livre duquel a été adapté ce film est moins connu de nos jours, et pourtant il a violemment marqué son époque. Irvine Welsh, lui-même ancien junky, y raconte de façon crue et très réaliste le quotidien d'une bande de paumés écossais.

  Nous suivons donc dans ce roman très particulier les tribulations de Renton, Spud, Sick Boy, Begbie, Tommy, Matty, Alison et autres Lesley. dans un univers dans lequel se cottoient allègrement hallucinations, extase, scatologie, mort et surtout une violence vicieuse et perverse. Ces jeunes perdus sont confrontés à des problèmes divers, et la came n'en est qu'un parmi d'autres, ce qui rend le livre si original par rapport aux autres oeuvres traitant de ce thème.

  Le style de Welsh s'avère vraiment spécial, totalement à l'écart de ce qu'on a pu lire ailleurs. Welsh nous semble se jouer totalement de la narration, variant dans les chapitres entre première personne et troisième personne, et surtout passant d'un narrateur à l'autre au fil des chapitres, rendant très difficile l'identification de l'élocuteur, que certains indices nous laisseront deviner.

  Ceux qui ont vu le film liront ce livre avec le plaisir de découvrir le travail d'adaptation de Boyle qui, devant le défi impossible de mettre à l'image chaque scène de ce livre, a choisi d'élaborer quelques modifications (accentuer sur Renton, adoucir l'aspect trash, changer la chronologie des scènes, etc.) pour en restituer parfaitement l'esprit. Adaptation réussie donc !

Par Ludiculture - Publié dans : Littérature
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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 15:18

Pourquoi est-ce que tu portes ce ridicule costume d'humain ?

Un film de Richard Kelly

Avec Jake Gyllenhaal (Donnie Darko)
       Jena Malone (Gretchen Ross)
       Patrick Swayze (Jim Cunningham)
       Drew Barrymore (Karen Pomeroy)
       Noah Wyle (Docteur Monnitoff)

Sorti en 2001



  On dit de certains films qu'on les aime ou qu'on ne les aime pas. On dit de certains films qu'on les aime quand on arrive à les comprendre et qu'on les déteste sinon.
Donnie Darko tanche avec tout ça : soit on comprend pas et on aime pas, soit on comprend pas et on aime quand même.

  Ce n'est pas tout à fait vrai : Donnie Darko est compréhensible. Au bout de trois visions, je pense avoir saisi les enjeux et thèmes de ce film. Forts intéressants d'ailleurs. Mais il n'empêche qu'ils ne sont pas évidents au premier abord, voire même perdus dans un brouillard hallucinant.
  Ce film mélange les genres dans un melting pot très sombre mais totalement jouissif : l'on vous dira que c'est un film fantastique, un film d'horreur, un teen-movie, un film de science-fiction, un thriller psychologique... Et on aura raison et tort à la fois sur chaque point.
  Donnie Darko est simplement un film complet et complexe, avec un scénario totalement hallucinant d'intelligence et d'originalité, avec une esthétique très réussie pour un premier film, avec des acteurs magistraux et avec, il faut le dire, une bande-son magnifique.

  L'histoire... Il faut vraiment donner un pitch de ce film ? Non, je ne crois pas que cela soit possible ni profitable. Consultons la fiche Allociné pour lire ce que d'autres plus expérimentés ont écrite : "Donnie Darko est un adolescent de seize ans pas comme les autres. Intelligent et doté d'une grande imagination, il a pour ami Frank, une créature que lui seul peut voir et entendre. [blablabla] La fin du monde approche et Donnie doit accomplir sa destinée. Des événements bizarres surviennent dans la petite ville tranquille, mais Donnie sait que derrière tout cela se cachent d'inavouables secrets. Frank l'aidera à les mettre à jour, semant ainsi le trouble au sein de la communauté."
  Moui... C'est à la fois trop dire et pas assez. Car tout ça oublie de mentionner Gretchen, Halloween, la famille, le lycée, le girls-band, la petite boulimique amoureuse de Donnie, la ligne de peur, les wormholes, Grand-mère Deuil, la statue, la pédophilie, l'espace-temps, le réacteur d'avion ou même le sexe.
  Et le dialogue savoureux sur la sexualité des Schtroumpfs.



  Donnie Darko, c'est une expérience cinématographique comme rarement on a l'occasion d'en voir, c'est des réflexions profondes qui nous viennent pendant que le générique finit de défiler, c'est un premier film inscrit dans les films cultes grâce au succès d'estime, le meilleur.
Donnie Darko, c'est un film à voir quand on se dit cinéphile.


Par Robert Mudas
Par Ludiculture - Publié dans : Cinéma
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Samedi 29 mars 2008 6 29 /03 /Mars /2008 11:32

"Sire Arthur, permettez-moi de me joindre à la quête contre les Pictes. En effet, je me sens apte à les... à leur... à leur éclater la tronche !"

Editeur : Days of wonder
Un jeu de Bruno Cathala et Serge Laget
Illustrations de Julien Delval
2005

De 3 à 7 joueurs
Durée aproximative : 1h30
50 euros


  Prenez vos armes, votre temps et votre courage à deux mains, et partez sauver le royaume de Camelot des menaces qui l'encerclent. Et elles sont nombreuses, entre les invasions barbares, les engins de siège qui s'accumulent, les tournois contre le Chevalier noir...
  Et puis il y a ces quêtes, le Graal, Excalibur, l'Armure de Lancelot, toutes ces quêtes qui vous apporteront gloire et prestige si vous les réussissez, mais aussi un extrême déshonneur si vous les perdez.

  Comment gagner ? En ne perdant pas, c'est dire si l'ambiance est tendue.
  Comment perdre alors ? Si, à la fin de la partie, la majorité des épées réunies autour de la Table Ronde (symbolisant les quêtes échouées ou réussies) sont noires. Egalement si 12 engins de siège se sont accumulés autour de Camelot. Enfin si tous les chevaliers sont morts.




  Les Chevaliers de la Table Ronde est un jeu coopératif, c'est-à-dire que tous les joueurs, dont la marge de manoeuvre individuelle est finalement très faible (une action du mal qui fait mal, et une action du bien assez pauvre en contrepartie) doivent constamment se consulter, en roleplay de préférence (même si ça ne dure souvent que quelques tours...)
  Chaque chevalier a un rôle particulier qu'il lui faudra utiliser au mieux, souvent ce pouvoir spécial est une clé de la victoire.
  Il faut enfin savoir qu'un félon peut se cacher parmi les joueurs : son but à lui est de faire tomber Camelot. Et un jeu coopératif où un traître a pu se cacher, ça lfait franchement peur.




  Les Chevaliers de la Table Ronde est un excellent jeu, auquel on accroche très vite. Le thème est très bien transposé, le matériel est riche et superbe, le principe de jeu est très intéressant et très prenant, la coopération est indispensable et exemplaire... Bref, un must du genre, largement adopté et adoré de par chez nous.


Par Robert Mudas

Par Ludiculture - Publié dans : Jeux de société
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /Mars /2008 13:07


Le grand tout des petits riens


Scénario et dessin de Manu Larcenet
Editions Dargaud
Série achevée en 4 tomes
2003 - 2008

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  Angoulème 2004 : le prix du meilleur album est attribué au Combat ordinaire de Larcenet. Ce coup de coeur officiel fait écho au coup de coeur de nombreux lecteurs, attendris et touchés par cette oeuvre hors du commun. Hors du commun car tellement proche du quotidien...
  Marco est un jeune photographe fraîchement installé à la campagne. Son affaire marchait bien tant qu'il acceptait de livrer des clichés de victimes de guerre, mais il est aujourd'hui écoeuré d'affronter ces horreurs. Fatigué. Blasé, il caresse son chat en n'osant pas bouger pour aller rendre visite à ses parents. Voilà pour la situation initiale. Difficile de parler du scénario : cette BD n'est pas bâtie sur une trame linéaire, elle explore différentes histoires qui touchent à Marco, différents personnages. Toute une vie, tout un quotidien. Et Larcenet est un génie pour l'avoir compris : l'ordinaire est un terrain d'inspiration on ne peut plus fertile, complexe et riche. Et Larcenet est un double-génie pour avoir su dépeindre cet ordinaire.
  Son trait, très spécifique, colle à merveille à l'histoire. Trait simple - histoire simple ; rien de bien choquant. Mais là où Larcenet est le plus crédible et le plus touchant dans son tableau du quotidien, c'est dans ses silences... De nombreuses cases sans dialogue, avec des personnages figés. Des cases sans dialogue qui contiennent à elles-seules plus d'émotion que des mots. L'idée est excellente, et permet à l'auteur d'implanter humour et émotion par le même procédé.
  "Humour, émotion"... Si le mot "la vie" nous vient en tête pour décrire cette BD, "humour et émotion" viennent le décliner. On se prend sincèrement à rire des délires entre Marco et son frère ; comme on retient difficilement ses larmes aux moments difficiles. Ses crises d'angoisse sont très bien retranscrites et nous plongent vraiment dans un certain malaise ; ses monologues sur fond de photos sont une excellente mise en forme de l'introspection ; les dialogues sonnent très vrais, etc.
  La perfection ? Peut-être oui. Non contente de représenter avec talent la vie, cette BD SE VIT.
  Le personnage principal, avec ses angoisses, ses colères, ses idéaux manichéens qui en prennent un coup, ses craintes, ses plaisirs, ses passions, ses amours, est tellement touchant que si l'on y devine de prime abord l'autobiographie de l'auteur, on y voit bientôt notre propre autobiographie. Et ça, c'est tout bonnement énorme : une BD qui nous tend un miroir...

Tome 1 : Le combat ordinaire
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  On rencontre avec plaisir l'adorable (et pourtant non dénué de défauts) Marco, ses angoisses, sa vie, son chat, sa famille. Ce premier tome nous montre comment raconter des scènes de vies et en extraire la simplicité, l'émotion, et l'humour qui en font vite une oeuvre d'art particulière.

Tome 2 : Les quantités négligeables
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  Marco réalise une exposition de photographies sur les portraits du chantier naval. L'occasion pour lui de renouer avec ses anciennes connaissances et de voir comment leur vie a évolué. L'occasion aussi, pendant l'expo partagée avec un grand photographe qu'il idolâtre, de prendre conscience que les gens ne sont pas toujours ce qu'ils en laissent paraître à travers leurs oeuvres.
L'album finit sur un cliffhanger bouleversant.

Tome 3 : Ce qui est précieux
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  Marco doit faire un deuil douloureux et en profite pour analyser à l'ombre de sa dépression son rapport à la famille. Un tome plutôt sombre sans jamais basculer dans le mélodrame. Une très jolie continuation de série.

Tome 4 : Planter des clous
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  Larcenet crée la surprise avec ce tome conclusion un peu différent des précédents opus. Une longue ellipse nous empêche d'assister à ce que la fin du tome 3 amenait directement, et, pire !, les angoisses du jeune homme semblent révolues.
  C'est donc un Marco guéri que nous prenons plaisir à retrouver ici, un Marco qui pourrait rebasculer dans la dépression à tout moment, mais qui lutte, même quand le climat politique et social devient franchement flippant.
  Un album totalement épilogue, une jolie conclusion, peut-être un poil trop politique, peut-être trop attendue en fait, mais toujours aussi bien écrite.

 

Par Ludiculture - Publié dans : Bande dessinée
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 12:21

Le cauchemar américain

 

Série créée par James Manos Jr
Etats-Unis
Première diffusion : 2006

Avec :

Michael C. Hall : Dexter Morgan
Jennifer Carpenter : Debra Morgan
Julie Benz : Rita Bennett

Erik King : James Doakes
Jaime Murray : Lila

Lauren Vélez : Marie Laguerta

David Zayas : Angel Batista

John Lithgow : Arthur Mitchell

Jimmy Smits : Miguel Prado

dexter1.jpg


  Dexter Morgan a un problème. Il aime tuer les gens. Le problème étant que dans notre société, tuer des gens est plutôt mal vu.
  Sur les conseils de Harry, son policier de père spirituel, Dex élabore dans sa jeunesse le code Harry : il assouvira ses pulsions, oui, mais en les nuançant, c'est-à-dire en ne tuant que des méchants pas beaux, ceux qui le méritent.
  La série nous présente donc Dexter, sympathique expert scientifique, illuminant Miami par ses chemises à fleurs, et tuant la nuit les criminels sur lesquels il enquête le jour. Dexter est également touchant de misanthropie : sa vie n'est qu'un éternel camouflage et une comédie perpétuelle. Il joue le bon frère banal devant Debra, son exubérante soeur, il joue le bon petit copain devant Rita, celle avec qui il sort parce qu'il faut bien sortir avec quelqu'un ( tout du moins au début de la série...), il joue le gentil collègue toujours prêt à aller jouer au bowling avec ses amis du boulot, etc.
  Sauf que tout ça c'est du simulé et qu'il n'attend qu'une chose : être enfin libre et trucider des gens.

  Dexter est une série géniale. Les acteurs y sont pour la plupart bons, le personnage principal est un tueur dans tous les sens du terme, le scénario est aussi bien ficelé que le générique est beau. Cette série est intelligente, surfant sur la psychologie d'un personnage fouillé et intéressant, qui sera soumis à de très grosses remises en question.

  Dans les deux premières saisons, la série ne cesse de monter en puissance jusqu'à une deuxième saison qui est vraiment, vraiment, vraiment, phénoménale, pleine de tensions du début à la fin. La troisième amène de nouveaux enjeux et un nouveau personnage intéressant. La quatrième, surprenante par le nouveau statut de Dexter (n’en disons pas plus pour éviter les spoilers), s’intéresse à la ressemblance entre Dexter et un autre tueur en série. Un peu moins de rythme peut-être mais un cliffhanger final ultra-efficace.

 

Saison 1 :
  Durant cette saison, nous faisons connaissance avec Dexter, et son petit théâtre. Son entourage et ses occupations.
  La voix off de Dexter, commentant chaque évènement, aussi bavarde et dangereuse soit-elle dans une série, passe ici très bien, puisque l'évolution du personnage est avant tout psychologique. Michael C. Hall est d'ailleurs phénoménal dans son rôle, lui donnant toute sa cohérence.
  Le petit monde de Dexter va quelque peu s'écrouler avec l'entrée en scène du Ice-Truck Killer : un serial-killer que Dexter admire et doit arrêter à la fois. Mais ce tueur va perturber Dexter, parce qu'il semble le connaître déjà, et ensuite parce qu'il est ce que Dexter serait sans son camouflage.  Le final de la saison est une pure torture psychologique pour Dexter...
  Cette intrigue excellente est un peu ralentie dans cette première saison par des intrigues secondaires concernant des personnages secondaires qui n'ont pas la profondeur du personnage principal. Rien de grave toutefois pour ce début de série crescendo : une première saison réussie et prenante.

dexter2794faawm4-copie-1.jpg Liste des épisodes de la saison 1 :
 1x01 Dexter
 1x02 Crocodile (Les larmes du crocodile)
 1x03 Popping Cherry (Ouverture du score)
 1x04 Let's give the boy a hand (Bout à bout)
 1x05 Love american style (Le rêve américain)
 1x06 Return to Sender (Retour à l'envoyeur)
 1x07 Circle of friends (Ca reste entre nous)
 1x08 Shrink wrap (Démystification)
 1x09 Father knows best (Au nom du père)
 1x10 Seeing red (Chambre 103)
 1x11 Truth be told (Tout se dit)
 1x12 Born free (Home sweet home)

 

 


 

 

Saison 2 :

  Après la recherche de sa famille, Dexter est maintenant confronté à une autre réalité sociale : le couple. Mais entre la blonde Rita, symbole de la femme au foyer modèle, raisonnable et sensée, et la brune Lila, symbole de la femme-enfant sensuelle, artiste et dévergondée, son cœur balance sérieusement. Alors qu’il ne cesse de mentir à Rita en faisant de fausses concessions pour elle, voilà qu’il comprend qu’il peut trouver des gens qui le comprendront. Des gens comme lui. Oui mais peut-on vraiment faire conscience aux autres quand on a toujours tout géré et planifié soi-même ?

  A côté de cela, la police se met à enquêter sur le Bay Harbor Butcher, un terrible serial-killer qui n’est autre que… Dexter lui-même ! Ajoutons à cela l’arrivée du détective ultra-efficace Lundy et les soupçons de plus en plus aiguisés de Doakes, et vous trouverez une très mauvaise situation pour ce cher Dexter, et une saison excellente, riche en tensions, où même les personnages secondaires (Batista et Laguerta en tête) deviennent intéressants.

 

Liste des épisodes de la saison 2 :

2x01 It’s alive ! (L’ombtre d’un doute)

2x02 Waiting to Exhale (Faire le deuil)

2x03 An Inconvenient Lie (Mensonge et conséquence)

2x04 See-Through (Transparence)

2x05 The Dark Defender (Ami ou ennemi ?)

2x06 Dex, Lies & Videotape (Dex, mensonges et vidéo)

2x07 That Night a Forest Grew (Allumez le feu)

2x08 Morning Comes (L’étau se resserre)

2x09 Resistance is Futile (Trophées)

2x10 There’s Something About Harry (Harry dans tous ses états)

2x11 Turn Left Ahead (Droit devant)

2x12 (The Bristish Invasion (Ame soeur)

 

 

Saison 3 :

  Dexter Morgan continue son exploration des relations sociales : après le frère et la petite copine, c’est au tour du meilleur ami. Celui-ci va venir à lui en la personne d’un district attorney dont notre tueur a massacré le frère par erreur. Curieux détour du destin donc. On dit qu’on peut tout dire à son meilleur ami… Est-ce le cas ici ? Miguel n’attend-il pas que cela ? N’a-t-il déjà pas en lui un Dark Passenger tout comme celui que promène Dex ?

  Le tueur justicier s’accompagne donc dans cette saison d’un acolyte, et évidemment les désaccords sont extrêmement nombreux entre les deux fortes personnalités. Un peu moins de tension que dans l’excellente saison précédente mais toujours un scénario extrêmement bien ficelé. Mention spéciale à l’épisode 7 et à l’agonie de l’amie d’enfance de Dexter sur un lit d’hôpital, occasion de scènes d’une intensité rarement égalée à la télévision.

 

Liste des épisodes de la saison 3 :

3x01 Our Father (Notre Père)

3x02 Finding Ferrbo (A la recherche de Freebo)

3x03 The Lion Sleeps Tonight (Prédateurs)

3x04 All in the Family (Jeu de rôle)

3x05 Turning Biminese (L’appel du large)

3x06 Si se puede (Vouloir, c’est pouvoir)

3x07 Easy as pie (C’est du gâteau)

3x08 The Damage a Man Can Do (L’effet papillon)

3x09 About last night (Tous en scène)

3x10 Go your own way (Options)

3x11 I Had a Dream (Adios, amigo)

3x12 Do You Take Dexter Morgan ? (Demain, je me marie)

Saison 4 :

  Cette saison est entièrement marquée par le personnage de Trinity, un serial killer que Dexter va rencontrer, suivre et essayer de comprendre. Tout en affrontant une vie de famille pour le moins compliquée et tandis que Debra remonte la trace des indics de Harry, parmi lesquels figurait la mère de Dexter.

Beaucoup moins de rythme dans cette saison un peu décevante, malgré des évènements choc et un personnage de Trinity à glacer le sang. Les intrigues des personnages secondaires (Quinn et sa copine, Batista et Laguerta) deviennent intéressantes, mais peut-être est-ce parce qu’on a enfin appris à les connaître…

Liste des épisodes de la saison 4 :

4x01 Living the Dream (Morphée contre Trinité)

4x02 Remains to Be Seen (Et les restes, alors ?)

4x03 Blinded by the Light (Aveuglé par la lumière)

4x04 Dex Takes a Holiday (Un peu de liberté)

4x05 Dirty Harry (Inspecteur Harry)

4x06 If I Had a Hammer (Les Charpentiers du coeur)

4x07 Slack Tide (L’Etale)

4x08 Road Kill (Tueurs en vadrouille)

4x09 Hungry Man (L’Affamé)

4x10 Lost Boys (Les Innocents)

4x11 Hello, Dexter Morgan (Enchanté, Dexter Morgan !)

4x12 The Getaway (Guet-apens)

Par Ludiculture - Publié dans : Séries télévisées
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Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /Fév /2008 16:23


Les ballades des gens heureux

Artiste : Renan Luce
Titre : Repenti
Label : Universal France
2006

repenti.jpg


  Difficile en ce moment de passer à côté de ce jeune chanteur plein de charme et d'avenir. Renan Luce et son album Repenti, c'est une jolie histoire de coups de coeur et de bouche-à-oreille.
  Depuis toutes les premières parties de Bénabar qui l'ont fait découvrir à un public envoûté (dont je fus) aux clips magiques qui passent sans cesse à la télévision aujourd'hui, Renan Luce commence à bien se faire entendre, et on aurait tort de ne pas l'écouter.
  Renan Luce, c'est une voix jeune mais cassée et une guitare folk, associées dans des comptines ou ballades délicieuses de détails, d'émotion et de poésie. On le classe trop facilement dans la catégorie des peintres du quotidien à la Bénabar mais Renan Luce fait autre chose : il peint un quotidien magique, un quotidien de conte de fées qui touche n'importe qui a le même regard d'enfant idéaliste que lui.

  Son pays des merveilles commence par "Les Voisines", jolie fable urbaine sur les fantasmes et la curiosité. Puis le voyage enchaîne sur "Repenti", étrange et inattendue supplique d'un criminel. En troisième position, "le Lacrymal Circus" et son ambiance mélancolique nous ouvrira ses portes oniriques. Et puis...
  Inutile de dresser tout le guide du routard de cet album. Disons seulement que chaque étape apporte son lot de dépaysement et de magie. Ajoutons également que certaines étapes sont de purs bijoux, par exemple "La Lettre", splendide histoire d'amour écrite à la soie ; "Je suis une feuille", émouvant tableau de nature morte ; ou encore "Camelote", superbe amoncellement de trucs qui ne servent à rien, certes, mais tellement touchants.

  N'insistons pas, et recommandons simplement cet album qui n'a pas peur de montrer que, oui, l'écriture poétique a encore sa place dans la chanson française contemporaine.

renan-luce.jpg


Liste des pistes :
01 - Les voisines
02 - Repenti
03 - Le Lacrymal Circus
04 - Je suis une feuille
05 - La lettre
06 - Chien mouillé
07 - Monsieur Marcel
08 - 24h01
09 - Camelote
10 - Mes racines
11 - I was here
12 - Nuit blanche
13 - L'iris et la rose


Par Robert Mudas

Par Ludiculture - Publié dans : Musique
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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /Jan /2008 13:14

" C'est celui qui a écrit L'étranger !
 - Euh... Albert Camus !
 - Ah bah non c'est pas lui alors..."

 

Editeur : Asmodée
Un jeu de Peter Sarrett
Edition française en 2006

De 4 à autant que vous voulez en deux équipes
Durée approximative : 45 minutes
Trois éditions différentes et complémentaires (bleu, jaune, violet) au prix de 20 euros chacune.

times-up.jpg

  Time's Up ! est un jeu d'ambiance culte. Allez, pour tout dire, Time's Up ! est LE jeu d'ambiance culte.
  Au tout début, on est un peu circonspect devant cette petite boîte carrée qui n'a pas peur d'annoncer "C'est drôle et c'est tant mieux". A la première lecture des règles, on se dit que ce jeu est un exercice de kamikaze et qu'on ne voit pas comment une bonne ambiance peut en ressortir.
  Et pourtant, la sauce prend immanquablement, et donne un jeu qui, effectivement et ce n'est rien de le dire, apportera à chaque partie son lot de fous rires.

  Le principe est simple : chaque carte donne deux noms de personnalités célèbres, que ce soit dans l'histoire (Louis XIV), le cinéma (Tim Burton), la littérature (Guy de Maupassant), la BD (René Goscinny), ou encore la fiction (Dark Vador)... bref, dans la culture !
  Les joueurs sont répartis en deux équipes. Chaque joueur va à tour de rôle prendre le tas de cartes, et aura le temps d'un sablier pour faire deviner à ses comparses le plus de cartes possibles, avant que l'autre équipe ne hurle "Time's Up !" en plein milieu d'une devinette. Bon.
  Durant trois manches, le même tas de cartes sera utilisé, et à chaque manche, la façon de faire deviner sera différente (comme certains point de règles, aussi).
  Durant la première manche, on a le droit de dire ce que l'on veut. Exemple : "C'est un acteur français qui a un gros nez - Gérard Depardieu !"
  Durant la seconde manche, on a le droit à un mot seulement (et on conseille d'utiliser la définition précédente). Exemple : "Nez - Gérard Depardieu !"
  Enfin la dernière manche fera appel à vos talents de mimes puisqu'aucune parole ne sera autorisée. Et on vous conseille de vous lever !

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  Le jeu est difficile, certes, puisqu'il demande de la culture générale pour connaître les personnalités, de la mémoire pour se rappeler comment elles ont été devinées à la manche précédente, et de l'extravagance pour ne pas avoir peur de se mouiller.
  Mais la sauce prend très bien, et même si certaines personnes trop peu sûres d'elles refusent de jouer à ce jeu, il ravira à coup sûr tous ceux qui voudront bien jouer le jeu (hé hé, c'est le cas de le dire).
  Mais d'où viennent donc ces fameux fous-rires, me demanderez-vous ? Et bien de certains quiproquos. Je reprends l'exemple de Gérard Depardieu : vous le faites deviner par "nez" à la deuxième manche... Ok ! Mais imaginez deux secondes que Cléopâtre, Cyrano de Bergerac et Pinochio soient aussi dans les cartes, vous verrez le doute planer chez vos compagnons, et se résoudre souvent par un rire communicatif.
  Autre exemple, à la première manche, quelqu'un doit faire deviner Tim Burton mais il n'y connaît rien en cinéma, et bien il peut se tromper en disant "C'est celui qui a filmé Spiderman". Et bien à la seconde manche, l'on pourra dire "Spiderman" pour faire deviner Burton, ce qui est quand même du grand n'importe quoi...
  La manche des mimes réservera également de jolies images : votre mère tombant sur la carte Monica Lewinski sera probablement un grand moment de votre existence !
  Et puis il y a ces indices qu'une seule personne va comprendre, ces mimes très volontaires mais impossibles à décrypter, ces définitions totalement à côté de la plaque, bref, de très bons moments.

  Un jeu culte, je le redis, qui initie d'ailleurs souvent les non-joueurs à pratiquer les jeux de société. Et si l'on peut craindre de très vite connaître les cartes (ce qui est un peu le cas de par chez nous), la foultitude de noms que proposent maintenant les trois éditions résoud sensiblement ce problème.

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Par Robert Mudas

Par Ludiculture - Publié dans : Jeux de société
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 06:00


T'as bouffé du clown ?

Un film de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro

Avec Dominique Pinon (Louison)
         Jean-Claude Dreyfus (Le boucher)
         Marie-Laure Dougnac (Julie)
         Karin Viard (Mademoiselle Plusse)
Et beaucoup d'autres...

Sorti en 1991

affiche-copie-1.jpg



  Pendant la guerre, c'est bien connu, il fait faim. Alors quand un boucher un poil violent a l'idée saugrenue de servir à ses locataires les restes du nouveau locataire, les autres ne se révoltent pas franchement, mais comptent l'argent dont ils disposent pour se payer à manger la main qu'ils ont serrée la veille.

  C'est dans le climat sordide de cet hotêl que débarque Louison, sympathique clown utopiste traumatisé par la mort de son chimpanzé de partenaire, inoubliable Dominique Pinon ! Louison attire peu à peu à la fois l'affection de certains locataires amusés ou fascinés par son univers magique et l'impatience de ceux pour lesquels la faim se fait sentir.

dreyfus.gif   J'en ai déjà trop dit. Un Jeunet-Caro, ça se déguste sans regarder le menu. Ce sont des scènes purement géniales, pleines de poésie (côté Jeunet ?) et d'horreur (côté Caro ?) à la fois. Et ce ne sont QUE des scènes mémorables, ce qui nous tient immanquablement en haleine tout le long du film.

  Il y a dans ce film toute une étude des personnages, tous principaux et secondaires à la fois, depuis le touchant Louison au boucher sanguinaire, en passant par la bourge suicidaire et l'éleveur d'escargots. Personnages servis par le jeu d'acteurs comme toujours phénoménaux, Dreyfus et Pinon en tête.
  Il y a aussi dans ce film tout un climat d'humour noir visant à tout relativiser : le meurtre, la conspiration politique (ridicules troglodytes). Humour noir à l'instar de la poésie sombre qu'amène Louison avec ses bulles de fumées ou ses morceaux de musique à la scie.

toit.jpg   Finalement ce film me semble être, si ce n'est une réflexion sur la cruauté des rapports humains dans l'environnement de la guerre (une guerre qui n'a jamais été traîtée comme ça !), un manifeste du système D. En effet tous les personnages se débrouillent au moyen de stratagèmes plus ou moins efficaces : le boucher instaure un commerce de la viande humaine, Louison se débrouille sans cesse pour réparer les choses, Julie se débrouille pour lui plaire, la folle invente des stratagèmes hallucinants pour mettre fin à ses jours, l'éleveur d'escargots trouve une alternative à la pénurie de nourriture... Tous se débrouillent dans ce contexte de guerre.
  Nous sommes donc là dans de la débrouille individuelle, dans le sort des civils, dans la démerde urbaine. Musique urbaine encore quand tout l'immeuble vit dans le rythme de la partie de plaisir du boucher. Ce film est un exercice de style sur le thème de l'individu et de ce qu'il peut faire pour survivre (tant sur le plan de la nourriture que de la poésie) dans un environnement sombre.

  On n'est finalement pas très loin de l'excellentissime Cité des enfants perdus, où là-aussi la poésie s'alliait au glauque. Deux auteurs pour deux films à voir de toute urgence.

pinon-copie-1.jpg



Par Robert Mudas
Par Ludiculture - Publié dans : Cinéma
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Vendredi 18 janvier 2008 5 18 /01 /Jan /2008 16:00
L'enfer est pavé de mauvaises intentions


Scénario de Pat Mills
Dessin d'Olivier Ledroit
Nickel Editions
7 tomes parus
Série débutée en 2000

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  Quand Heinrich, officier nazi mort pendant la Seconde Guerre mondiale, atteint l'autre monde, il est bien surpris de débarquer dans le monde apocalyptique de Résurrection. En effet ce lieu s'avère presque pire que l'Enfer, les âmes étant réincarnées en monstres de plus en plus puissants selon leur perversité sur Terre. C'est dire si les notions de "pire" ou de "perversité" deviennent bien relatives dans cet au-delà négatif du monde des vivants, tout comme le temps qui s'écoule à l'envers.
  Heinrich a de la chance puisque, lui qui a été particulièrement cruel en tant que vivant, il est réincarné en vampire, la caste la plus puissante et terrifiante de Résurrection. Sous l'enseignement du sadique Cryptus, le voilà devenu Requiem.
  Mais Requiem n'est intéressé que par une chose : retrouver Rebecca, son amour d'antan. Au fur et à mesure de sa progression dans ce monde terrible, de ses luttes et de ses rencontres avec des personnages hauts en horreur, telle la sublime Claudia Démona ou le monarque Dracula lui-même, Requiem va prendre conscience qu'il semble être la clé d'un conflit de pouvoir et d'influence au sein même des vampires. De toute façon, les coups fourrés sont légion dans un monde où la cruauté fait loi.

   Requiem, chevalier vampire, est une série de bande dessinée cultissime sur bien des points. Premièrement parce qu'elle est glauquissime, et que le mythe du vampire n'a jamais été adapté en BD avec autant de soin, que ce soit dans le gore ou dans l'érotisme. Ensuite tout naturellement parce que Ledroit est un monstre du dessin (on lui doit déjà les Chroniques de la Lune Noire) et qu'il a su interpréter ce monde avec talent et génie. Enfin parce que Mills nous concocte un coktail détonnant de violence, de suspense, d'érotisme (j'insiste mais c'est important dans le mythe du vampire !), d'humour et d'action. Bref, que du bon, à ne pas mettre sous tous les yeux mais que tous les fans de ce genre d'univers se doivent de connaître.


Tome 1 : Résurrection 

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  Premier tome oblige, Mills et Ledroit nous présentent leur monde apoclayptique et introduisent très rapidement leur personnage Heinrich dans cet univers improbable. On prend plaisir à suivre avec lui les règles anti-conformistes de cette société ultra-violente, plaisir à suivre son enseignement cruel et sa transformation en vampire zélé, et à rencontrer des personnages secondaires que l'on sent à l'avance intéressants : le trio Claudia, Mortis et Baron Samedi.
  Et cette esthétique si particulière, qui dès les premières pages nous en met plein les yeux comme aucune BD n'a su le faire avant. Bref, du pur malheur !

Tome 2 : Danse macabre
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  La superbe couverture nous laissait le supposer : on a l'occasion de faire plus profonde connaissance avec Claudia, dans une séquence finale que les lecteurs mâles n'oublieront pas, également avec Requiem lui-même puisque le flashback montre enfin le côté sombre de notre anti-héros. Une grande partie de l'album est consacrée à l'irréelle bataille atemporelle perturbée par les goules. La seconde partie nous présente très vaguement la famille royale et leur cour, de Black Sabbat à Attila, et cet énigmatique Thurim : une mythologie est créée.

Tome 3 : Dracula
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  Notre héros en prend encore plein la gueule dans le flashback... Le rapprochement Thurim-Requiem s'etoffe et Rebecca fait son entrée officielle dans Résurrection. Une terrible bataille s'engage en nous présentant au passage de nouvelles castes et leur origines terrestres (toujours bonnes à savoir). Mills introduit le majestueux Dracula et Ledroit s'éclate avec des loups-garous vraiment magnifiques. 

Tome 4 : Le bal des vampires
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  L'action débute sur la confrontation triangulaire Heinrich-Rebecca-Otto, puis au cours du bal des vampires, Requiem choisit enfin une voie personnelle. Tandis que se trament toujours des conspirations qui nous dépassent... Un tome qui ralentit un peu la série mais dont la beauté ne cesse de nous enchanter. Et cette couverture...

Tome 5 : Dragon Blitz
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  La fuite de Requiem et Rebecca rencontre la route de Sabre, nouveau personnage délicieux. Les conspirations annexes visant à détroner Dracula se font de plus en plus connaître. Encore une fois l'action est ralentie, mais tellement de personnages et d'intentions différentes ont été introduites depuis le premier tome, tellement que chaque tome apporte son lot d'informations et de compréhensions... Donc cinquième tome, et toujours pas d'essouflement : je dis bravo !

Tome 6 : Hellfire Club
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  Black Sabbat en couverture ? Et oui, cette fois-ci on en apprend vraiment beaucoup plus sur cette fameuse conspiration, sur le rôle des goules et des dystopiens, et même sur Thurim à qui le flashback est consacré. L'intrigue qui unissait Requiem et Thurim se fait de plus en plus évidente et rejoint celle de la conspiration. Dans ce monde sombre, les choses se font de plus en plus claires.

Tome 7 : Le couvent des soeurs de sang
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  Un tome qui fait un peu parenthèse, dans lequel les histoires de conspiration se taisent pour laisser place à l'aventure de Requiem qui cherche à récupérer Rebecca des griffes des soeurs de sang, des bonnes soeurs comme on en a jamais vues ! Les auteurs s'éclatent dans ce tome, et on le sent dans les nombreuses références et dans l'humour omniprésent. Requiem fait enfin pleinement connaissance avec le Thurim qui est en lui, ce qui permet des scènes de violence jouissives.
  Vivement le tome 8 et l'affrontement Otto-Requiem !

 

Par Robert Mudas

Par Ludiculture - Publié dans : Bande dessinée
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Lundi 24 décembre 2007 1 24 /12 /Déc /2007 19:35


Engagement pour les Ogres

Artiste : Les Ogres de Barback
Titre : Du simple au néant
Label : Le Label Irfan
2007

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  Il y a des albums qu'on attend longtemps, parce qu'on adore leur interprète, mais qui nous déçoivent à la première écoute. Non pas qu'ils soient mauvais, mais trop différents de ce à quoi on s'attendait.
Ces albums bénificient souvent d'écoutes supplémentaires. Par une indulgence de fan et aussi parce que bien qu'ils déstabilisent au premier abord, on leur reconnaît néanmoins des qualités implicites.
Souvent, petit à petit, ces albums se distinguent de leurs prédécesseurs et se créent leur identité propre.
Et deviennent finalement des albums cultes.

  Du simple au néant, le dernier album des Ogres de Barback, est un de ces albums étranges mais envoûtants.
  Aux premières écoutes, je suis déçu. Je n'y trouve pas l'enthousiasme contagieux et l'ivresse joyeux des précédents opus. Ni la sensibilité touchante, ni le parfum de bohème.
  Et que font ici ces textes parlés dans Pour tant qu'il y aura des hommes ou ces pleurs de bébé dans Brebis galeuses ?
  Je suis déçu, et pourtant... il y a quelque chose. Il y a que je tape la mesure sur Corinna, il y a que Jérôme m'émeut, il y a que ces passages parlés disent des choses vraies.
  Il y a que si l'enthousiasme semble avoir cédé au pessimisme, c'est un peu dans l'air du temps.

  Alors, oui, disons-le tout haut : disons que l'humanité craint, que les gens sont homophobes, que la folie de Dieu mène à de monstrueux massacres, que la France est peuplé de vieux cons et blasés.
  Il y a que, tout en restant joviaux et enthousiastes, on peut réellement s'affoler de la direction dans laquelle le monde va.

  Du simple au néant, pour moi, c'est un peu tout ça. Un album pour lequel il me semble que les Ogres ont passé la tête hors de leur bulle bohème et ont affronté le monde.
  En ressort un album touchant, vrai, intelligent, surprenant, émouvant et fort.
  Et finalement, c'est peut-être ça les Ogres...

 

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Liste des pistes :
 01 - Ma fille
 02 - Marée basse
 03 - Et oui !
 04 - Pardon Madjid
 05 - 50 ans
 06 - Pour tant qu'il y aura des hommes
 07 - Jérôme
 08 - Brebis galeuses
 09 - C'est beau
 10 - Corinna
 11 - Destin artificiel
 12 - Vieux
 13 - Con et blasé
 14 - Pas bien
 15 - Ni Dieu ni Dieue
 16 - Il ne restera rien
 
Par Robert Mudas

Par Ludiculture - Publié dans : Musique
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