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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 11:50

Le bilan de Robert Mudas : juin 2014

 

Bande dessinée :

 

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  La série Blast de l'extraordinaire Manu Larcenet s'est achevée avec son quatrième tome. J'avais très hâte de relire du Larcenet après Le Combat ordinaire qui figure dans mon top 5 de la bande-dessinée franco-belge. Blast m'a désarçonné, à la fois difficile à intégrer, à comprendre et à adorer mais en même temps intrigante, personnelle et poétique dans sa violence et sa laideur. C'est une oeuvre marquante et marquée, ambitieuse et demandant l'implication de son lecteur. On suit l'interrogatoire de Polza, obèse marginal, qui raconte son histoire. On y parle de santé mentale, de rejet social, de liens du sang et d'illuminations pour illuminés. C'est osé et dérangeant mais assez magnifique, surtout dans le traitement graphique qui fait de ces quatre tomes un vrai roman graphique.

 

Littérature :

 

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  Un ami m'a prêté le roman L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde en me disant que ça devrait me plaire. Alors, à la fois pour voir si ça me plaisait et pourquoi c'était censé me plaire, je l'ai lu.

  Ce roman suit le personnage de Thursday Next, dans une uchronie assez sympathique où la littérature a une place fondamentale dans la société. Elle est chargée de pourchasser l'infâme Achéron Hadès qui vole les manuscrits d'oeuvres célèbres afin d'y prendre en otage certains personnages de la littérature anglaise. A côté de cela, on croisera une brigade temporelle et ses paradoxes temporels, forcément, ainsi que des vampires influencés par Bram Stoker ou une guerre de Crimée pas si uchronique que cela.

  Ce roman est un vibrant hommage à la littérature anglaise. Difficile d'y adhérer totalement quand on s'y connaît trop peu (c'est mon cas puisque j'avoue ne jamais avoir lu Jane Eyre) mais la folie inhérente et surtout l'inventivité débordante de ce monde où l'on clone des dodos de compagnie sont réellement attachantes. Reste une intrigue trop décousue qui saute du coq à l'âne et qui tarde à se manifester, ainsi qu'une fin beaucoup trop facile. Une lecture amusante pour les amateurs d'uchronies, d'inventivité et de littérature anglaise, donc.

 

 

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  A dos de tortue, je continue ma lecture des Annales du Disque-Monde. C'est le quatrième, Mortimer, que je viens de finir et Pratchett y développe son amusant personnage de la Mort qui prend ici sous on aile osseuse une stagiaire un peu boulet. Ce pitch me faisait pressentir un tome excellent, mais je l'ai trouvé un peu facile. Certains dialogues sont fameux, évidemment, mais le tout manquait un peu d'originalité et de surprise, si bien que je crois avoir préféré le précédent tome La Huitième Fille.

 

Série télévisée :

 

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  HD1 a récemment diffusé la série Suburgatory. Bon, c'était une diffusion très brutale, à coup de sept épisodes par soir, sûrement pour les insomniaques et sans séparation claire entre les deux saisons. Mal diffusée, donc, comme à peu près toutes les séries télévisées sur les chaînes publiques, mais assez sympathique sans être exceptionnelle.

  L'adolescente new-yorkaise Tessa y est obligée de suivre son père George en banlieue chic où elle est confrontée à une faune superficielle et stupide. Le décalage y est très drôle surtout par un traitement par l'absurde visant à ridiculiser la naïveté de Dallas, la désinvolture de sa fille Dalia ou encore la stupidité de Ryan. C'est donc fun et léger, et ça rappelle en cela les bons débuts de Glee. Les personnages principaux du père et de la fille sont touchants et attachants, et c'est une bonne chose pour ce genre de sitcom qui d'habitude ne veut pas forcément approfondir ses personnages. Cependant, d'autres personnages ne font vraiment pas mouche : les voisins Shay, ennuyeux si l'on excepte Ryan, ou encore les adultes du lycée qui, à part le CPE, ne sont pas vraiment détaillés.

  Le principe de la satire de la bourgeoisie banlieusarde ne tient pas assez longtemps pour remplir deux saisons donc petit à petit les intrigues deviennent assez évidentes (histoire d'amour Georges/Dallas, amourettes de Tessa, les liens familiaux chez les Shay, recherche de la mère de Tessa) mais cela reste sympathique à suivre sans être phénoménal.

 

Jeux de société :

 

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  Splendor, le premier jeu de la maison d'édition Space Cowboys connaît un franc succès et dans les salons ludiques les parties ne cessent de s'enchaîner autour de ce petit jeu rapide et intéressant. J'ai eu l'occasion de l'essayer à plusieurs reprises, et ça a été chaque fois un plaisir. Il s'agit de collecter des pierres précieuses, nous permettant d'acheter des développements donnant à la fois des points de victoire et des réductions sur les prochains achats. Il faut fonc bien choisir, observer le jeu adverse, et savoir être opportuniste. Le jeu est rapide, intelligent et efficace, mais il ne me paraît pas avoir la petite touche d'originalité qui en ferait un indispensable dans ma ludothèque. Selon moi, sur le même créneau "familial dynamique", le haut du podium est déjà occupé par Augustus tandis que le très bon jeu à 2 Jaipur propose déjà la même rapidité de jeu opportuniste.

 

 

Musique :

 

http://www.labandearenaud.com/img/coverlbar.png


  J'aime bien les albums hommages depuis l'excellent Les Oiseaux de passage, CD de reprises de Brassens par des artistes plutôt bien choisis. J'aime bien car Brassens manque parfois de musicalité et ses paroles s'en trouvent souvent encore mieux mises en valeur (en témoigne la superbe "Mourir pour des idées" par Subway). Un autre de reprises de Brel m'avait beaucoup déçu (mais bon, pour reprendre Brel, il faut peut-être appeler quelqu'un d'autre que Faudel...) tandis que les CD d'hommages à Boris Vian m'avaient souvent plu.

  Comme beaucoup, j'ai entendu parler de La Bande à Renaud, album de reprises de Renaud. Un CD d'hommages à Renaud, c'était donc une bonne idée. Et bien, l'album est correct et remplit bien son rôle. Certaines reprises sont excellentes : "Mistral Gagnant" par Coeur de Pirate, "Pierrot" par Raphaël ou la très bonne surprise "Hexagone" par Nicola Sirkis. D'autres sont moins bonnes (je ne me remets pas du "Laisse Béton" de Disiz et suis déçu par le "Manu" de Jean-Louis Aubert) mais l'ensemble a le bon goût de présenter un tableau complet de ce que Renaud a proposé dans ses créations : émotion, humour, rebellion. Trois chansons que je ne connaissais pas permettent en plus de redécouvrir un artiste plus riche qu'il n'y paraît parfois : "Il pleut", "Je suis une bande de jeunes" ou  "Deuxième génération" très bien interprétée par Benjamin Biolay que je n'avais jamais écouté non-plus.

  Un album hommage efficace, avec le petit mot de Renaud qui va bien pour remercier ses "potos".

 

http://img.musiquemag.fr/datas/artiste/r/e/renaud/xl/renaud-photo-535936a64e80b.jpg?v=201404241807

 

Par Robert Mudas.

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Published by Robert Mudas - dans Ce dont on n'a pas parlé
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