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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 10:25

Le petit théâtre du quotidien

Scénario et dessin de Boulet
Editions Delcourt, collection Shampooing
8 tomes parus
2008 – aujourd’hui

 

http://2.bp.blogspot.com/-i9qY7lKeQpQ/Tk19uniXxiI/AAAAAAAAFSc/vGOIyInm_fg/s1600/boulet-notes.jpg

 

  Quant on fréquente un tout petit peu Internet et qu’on est un tout petit peu amateur de bande-dessinée, il est difficile de passer à côté de Boulet. Boulet est un dessinateur extrêmement talentueux et imaginatif, auteur notamment de Raghnarok et de Donjon Zénith. Mais avant tout, c’est aussi un auteur de blog, peut-être même l’auteur qui a su le mieux exploiter la toile pour ses dessins et engendré la mode des blogs BD. D’autres l’ont suivi mais Boulet est clairement le plus connu, et selon moi un des plus doués.

 

http://www.babelio.com/users/AVT_Boulet_3469.jpeg

 

     La recette de son blog : la peinture du quotidien, un trait parfait (je suis fan de ses dinosaures...), énormément d’humour mais aussi la véracité et l’émotion. En effet, chaque planche n’est pas hilarante, chacune n’est pas touchante, certaines sont des dessins hommages ou des carnets de notes, d’autres de vraies BD scénarisées, mais au total tout cela est sur le blog, et chaque publication témoigne d’un vrai travail, d’un vrai talent, et non d’une simple pensée rapidement jetée sur le papier.
 

http://animation.lapin.org/public/boulet.jpg

 

    En réalité, Boulet a profité de son site Internet pour faire ce qu’il voulait faire, dessiner ce qu’il avait envie de dessiner, et donc se faire plaisir personnellement loin des travaux en cours et des commandes contraignantes. L’ironie du sort a fait que le public a adoré cet espace de libre expression, jusqu’à donner à Boulet le succès et la réputation qu’il méritait, et que face à la demande croissante, les planches du blog ont même été publiées en livres. En somme, ce qui était sur Internet car non-publiable a été publié sous la demande. Si bien que j’en parle aujourd’hui sur Internet. La boucle est bouclée.
 

 

http://www.zeporama.com/images/NEWS/PINGPONG/pingpong_boulet_beaulaid.jpg

http://www.docslumpy.info/ddd/wp-content/uploads/2009/06/notes-boulet-tome3.jpg

 http://3.bp.blogspot.com/-i8lqNNa2ZRM/TbrBfTPlUlI/AAAAAAAAAAw/OeKUGARBuGk/s1600/notes+2.jpg   http://blog.monsieurpixel.com/wp-content/uploads/2009/12/boulet-notes.jpgCe dont je parle dans cet article, c’est donc de la série Notes, qui est, disons-le tout de suite, extrêmement bien publiée. Déjà parce que les livres sont vraiment très beaux, avec de magnifiques couvertures et une qualité de papier appréciable, mais aussi parce que l’auteur a eu la bonne idée de composer des recueils de ses notes publiées par année, tout en les liant par une sorte de fil rouge inédit. En effet, chaque tome propose tous les éléments publiés sur le site pendant une année, avec en plus des interventions de Boulet par http://www.elbakin.net/plume/xmedia/fantasy/articles/noel/boulet_note_6.gifhttp://www.heeza.fr/2031-large/bd-boulet-notes-5-quelques-minutes-avant-la-fin-du-monde.jpghttp://www.bdouebe.net/img/notes/notes4couv.jpgrapport aux planches publiées, prenant parfois du recul ou expliquant le contexte, ou un fil rouge souvent mentionné dans le titre et la couverture de chaque livre. Le tome 3 va par exemple réfléchir sur le lien entre la créativité et l’imagination, le 5 sur la représentation de la fin du monde, ou le 7 sur une rénovation du steampunk. Boulet n’hésite pas à aller loin dans ses idées, mais comme il le fait avec une pédagogie et un talent narratif remarquables, on ne peut que se laisser guider par le maître. Personnellement, cela me fait un peu penser à Scott McCloud, et c’est un compliment. En fait, tout en utilisant les codes de la bande-dessinée traditionnelle, Boulet va nous faire l'honneur de nous les expliquer, de les commenter, de les critiquer parfois, avec un fort travail contre les clichés de la bande-dessinée. Et franchement, il est difficile de revoir une bulle de pensée, une séquence de "oh bah ce n'était qu'un rêve en fait", une onomatopée ou un album des schtroumphfs sans penser à lui après avoir lu ce qu'il en dit...
 

 http://bdzoom.com/wp-content/uploads/2012/09/Notes-7-Boulet.jpg


   Que ce soit dans ces réflexions d’auteur et de lecteur de BD dont je viens de parler, dans ses souvenirs d’enfance, dans ses carnets de croquis, dans sa peinture du quotidien, dans son témoignage quant au métier d’auteur, dans ses récits de voyage, ou même dans ses planches humoristiques à chute, Boulet excelle. Et fait de ces livres une véritable œuvre aboutie et intelligente.
 

http://www.bdnet.com/img/couvpage/19/9910000029196_cg.jpg


 http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/Couv_198321.jpg  Avant de clôturer ce court article, il faut signaler que le huitième tome est particulier puisqu’il regroupe les participations de Boulet aux 24 heures de la BD, où des auteurs volontaires (et donc masochistes) s’enferment pour créer une BD de 24 pages en 24 heures avec une contrainte précise. Juste comme ça. Par défi créatif. Et bien celles de Boulet, proposées dans ce tome 8, sont souvent excellentes. Mention spéciale au « Ténébreux » que je trouve très très bien mis en scène.

 

http://www.zeporama.com/images/NEWS/PINGPONG/pingpong_boulet_derive.jpg


     Bref, amateur de bande-dessinée, tu connais sûrement déjà Boulet.
    Si ce n’est pas le cas, lis-le.
 

 

Tome 1 : Born to be a larve
Tome 2 : Le petit théâtre de la rue
Tome 3 : La viande c’est la force
Tome 4 : Songe est mensonge
Tome 5 : Quelques minutes avant la fin du monde
Tome 6 : Debout mes globules !
Tome 7 : Formicapunk
Tome 8 : les 24 heures

 

Par Robert Mudas.

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Published by Robert Mudas - dans Bande dessinée
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 12:20

  Février 2014. Plusieurs mois déjà que ce blog est de retour. Le temps de faire le point sur le déroulement des choses et de vous parler de deux trois nouveautés sur ce blog !

 

  Vous pouvez admirer depuis quelques temps déjà la nouvelle mise en page et le superbe graphisme travaillé par notre chroniqueuse et infographiste Darkim Lain. Merci à elle !


  L'équipe fonctionne bien et il est amusant de voir les différentes spécialisations des différents chroniqueurs. Clairement, on a un spécialiste de découvertes musicales, une de cinéma d'animation et de jeux vidéo, une sur les séries télévisées et la bande-dessinée, un fou de Tolkien et un amateur de jeux de gestion.

  Vous avez pu lire deux articles écrits par des chroniqueurs occasionnels, qui souhaitaient pour l'instant écrire seulement un article sur un sujet précis : c'était le cas de Sarah puis Valentin. Ils sont évidemment les bienvenus pour une deuxième expérience sur le blog, comme tout lecteur nous envoyant un texte correct et correspondant aux attentes du blog peut se faire publier : envoyez vos textes sur ludiculture@yahoo.fr ou contactez-nous par Facebook.

 

  Les lecteurs semblent au rendez-vous, et on peut compter quotidiennement sur une quinzaine-vingtaine de lecteurs, ce qui nous fait très plaisir. Parfois, la fréquentation monte, en cas d'article sur un sujet très populaire (ça a été le cas pour Doctor Who) ou parfois à rebours (c'est le cas de l'article sur Broadchurch, lu par 50 lecteurs au lendemain de la diffusion sur france 2 !). Là où cela fait du bien, c'est qu'avec un rythme de deux articles par semaine, on peut à la fois traiter de choses populaires comme les blockbusters (exemple : les films du Hobbit) et de choses plus intimistes que nous avons particulièrement envie de faire découvrir (Catherine ou Dates...), tout en étant lu. N'hésitez pas à fureter à la recherche de ces articles plus rares et qui vous garantissent de belles découvertes...

 

  J'annonçais des nouveautés. La première vous permet d'ailleurs de fouiller dans les archives de façon plus aisée : il s'agit d'un sommaire ! Une page a été ouverte à cette occasion, visible depuis l'accueil du blog, et elle permet de retrouver ou trouver un article sans passer par les traditionnelles catégories. Cela se passe ici et sera mis régulièrement à jour.

 

  Deuxième nouveauté, encore par rapport aux pages. Dans la même idée que le sommaire, des pages ont été créées sur les différents chroniqueurs. L'occasion pour vous de faire leur rencontre mais aussi de voir ce que chacun a écrit sur le blog. Ces pages se trouvent comme le sommaire sur la page d'accueil, et certaines ne sont pas encore mises à jour faute de temps mais le seront dans les plus brefs délais. Venez donc découvrir qui se cache derrière le nom de Robert Mudas, Darkim Lain, Cathy, Maël et Oxo.

 

  Dernière annonce : les articles vont être davantage mis à jour. Ca a déjà été le cas pour Dexter et Doctor Who il y a quelques temps, ou plus récemment pour le point sur le New 52 de DC.

Hier, c'est l'article sur Desperate Housewives qui a été mis à jour, et il en avait bien besoin puisqu'il ne parlait que de la saison 1 ! Comme lui, plusieurs articles du tout début du blog doivent être actualisés, et ils le seront dans les semaines à venir.

 

  En espérant que toutes ces améliorations vous permettent une lecture plus facile et plus agréable du blog !

A bientôt pour une vraie chronique !

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 10:25

Bref, j’ai fait un article sur Bref.

 

Une série créée par Kyan Khojandi et Bruno Muschio.

France

Première diffusion : 2011

 

Avec :

Kyan Khojandi : Le personnage principal

Alice David : La fille

Kheiron : Kheiron

Bérangère Krief : Marla

Mikaël Alhawi : Ben

 

Série achevée en 82 épisodes, disponible en DVD.

 

 

http://www.journaldugeek.com/files/2012/06/brefserietele.jpg

 

         Bref : je crois que pour toute une génération, il a été difficile de passer à côté de Bref. Et c’est finalement assez logique puisque Bref est en elle-même une série générationnelle, qui s’adresse clairement à une certaine catégorie de gens, à une certaine classe sociale, à une certaine tranche d’âge. A la génération qui va en faire le buzz sur Facebook, à la génération qui va se remettre à regarder le Grand Journal seulement pour tomber sur le nouvel épisode, à la génération qui va reprendre et parodier ce qui deviendra ainsi un phénomène.

 

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2011-10/2011-10-03/article_BREF.jpg

         Bref, c’est le type même du truc où on se dit « Hé, mais c’est trop vrai », du truc où on se reconnaît, du truc où on se dit que c’est pas possible, que les scénaristes ont forcément mis une caméra dans notre appartement. Assez peu de choses ont eu cet effet, je trouve (peut-être l’humour de Gad Elmaleh et encore je n’y accroche personnellement que peu). Chez moi, ce sont les Bref je suis comme tout le monde et Bref, j’ai trente ans qui m’ont le plus marqué, mais chacun a ses préférés et il y a vraiment de quoi faire car si tout n’est pas de qualité égale, il y a néanmoins beaucoup d’excellents épisodes.

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/fluctuat/cinema/news-videos/ce-que-bref-doit-au-cinema-une-breve-histoire-de-la-voix-off-3244822/58078384-1-fre-FR/Ce-que-Bref-doit-au-cinema-une-breve-histoire-de-la-voix-off_w670_h372.jpg

 Bref, c’est seulement le quotidien d’un trentenaire parisien qui nous parle de son quotidien et par ce biais de notre quotidien. Le format est bref, forcément : à peine deux-trois minutes sur un rythme très vif, avec une narration et une mise en scène très spécifique et très marquée (et donc très facile à parodier, d’où le buzz !).Les thèmes abordés sont très larges : la famille, les amis, le travail, les histoires sentimentales, les plans-cul, mais le tout avec une sincérité et une véracité déconcertante qui peuvent à la fois nous faire hurler de rire et nous toucher. Bref parvient grâce à un équilibrage magnifique à ne pas basculer dans l’humour potache seul (à la Palmashow par exemple, que j’aime beaucoup cependant). En effet, à côté de l’humour, il y a parfois une vraie émotion (le Bref je suis vieille m’a sincèrement fait pleurer), ainsi qu’une qualité artistique indéniable, notamment dans la narration (Bref, j’aime bien cette photo pour ne citer qu’un exemple).

 

http://www.tuxboard.com/photos/2011/11/Video-Bref-Jaime-bien-cette-photo.jpg

         Bref, c’est donc une idée, une écriture et une réalisation terriblement efficaces, c’est beaucoup de talent réuni dans une équipe très bien trouvée : en tête Kyan Khojandi, dont on va clairement entendre à nouveau parler tant il a du génie. Déjà connu pour son Festival de Kyan que je ne connaissais pas mais que je trouve véritablement excellent maintenant que j’ai regardé ça à rebours, Kyan incarne à la fois le mec lambda dans la série et quelqu’un d’extrêmement drôle, intelligent et créatif dans la réalité. A ses côtés, Bruno Muschio, que pour le coup je connaissais déjà en tant que Navo pour son excellente Bande pas dessinée et qui montre des talents d’écriture que je respecte beaucoup. Au casting, toute une troupe qui renouvelle depuis la série la distribution des sketchs et spectacles comiques de France : Bérengère Krief et Kheiron, au succès très mérité, pour ne citer qu’eux. Une seule fausse note au casting selon moi : Alice David, certes magnifique, mais à mes yeux trop peu à la hauteur face à la justesse et à la précision du reste du casting.

 

http://cdn1-public.ladmedia.fr/var/public/storage/images/news/photos/photo-alice-david-bref-au-pays-du-succes-181927/alice-david-dans-bref-de-canal-181931/1520377-1-fre-FR/Alice-David-dans-Bref-de-Canal_portrait_w674.jpg


         Bref, ça a été une fin assez abrupte au bout d’un an, alors que le succès était indéniable et au rendez-vous. Beaucoup ont été frustrés par cet arrêt volontaire en plein sommet mais avec le recul, je réalise que leur choix d’arrêter car tout avait été selon eux dit, d’arrêter avant de tourner en rond, d’arrêter avant de discréditer par une suite de trop une œuvre complète et réussie, et bien ce choix est largement compréhensible et même remarquable dans une culture où l’on a tendance à aller trop loin et trop user les idées qui fonctionnent. D’autant plus que la fin de la série montre une certaine tension, un certain fil rouge qui unit les épisodes, qui aurait sur la durée cassé le principe initial.

 

http://www.quizz.biz/uploads/quizz/351441/3_91ze5.jpg

 

         Bref. Bref, c’est selon moi la série qui représente, par son audace, par la banalité de son propos, par sa créativité, par son originalité dans la forme et dans le traitement, ma génération. Et je voue un respect absolu à ses auteurs et leur souhaite un énorme succès totalement mérité pour la suite de leurs aventures.

http://www.gizmodo.fr/wp-content/uploads/2012/06/bref.jpeg

         Bref, c’est pour cela que j’ai fait un article sur Bref.

 

Par Robert Mudas.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 16:30

« Lorsqu’on s’amuse au jeu des trônes, il faut vaincre ou périr, il n’y a pas de moyen terme. »

 

Une saga Romanesque de George R. R. Martin

Titre original : A Song of Ice and Fire

7 tomes prévus, 5 publiés.

Première date de parution : 1996

 

http://www.pygmalionfantasy.com/IMG/jpg/9782756408101_LeTroneDeFerIntegrale1_CouvBD_2012.jpg 


  Difficile de passer à côté du phénomène Game of Thrones en ce moment… Non contente d’être une des meilleures séries télévisées, cette œuvre complexe et subtile, qui redore le blason de la medieval-fantasy après le passage des gros sabots des adaptateurs de Tolkien (allez, attaque gratuite pleinement assumée !), était à l’origine un succès littéraire que l’on doit au génial George R. R. Martin.

  Comme beaucoup, je pense, j’ai découvert l’existence de cette saga par la série télévisée que j’ai tout bonnement adorée. J’ai donc eu l’envie et la curiosité de voir la base et le travail des scénaristes, et me suis lancé dans la lecture du premier tome de la saga. Vite suivi par les autres…

 

http://www.babelio.com/couv/CVT_Le-Trone-de-fer-tome-6--Intrigues-a-Port-Real_1627.jpeg

 

  Je ne vais présenter que brièvement l’histoire de la saga du Trône de Fer, car cela a déjà été fait sur le blog pour la série télévisée : sept royaumes, beaucoup de prétendants, des complots, des familles rivales, des alliances plus ou moins éphémères, des menaces plus ou moins magiques, des dragons qui grandissent petit à petit, un nain cynique et une espérance de vie vachement courte quand même.

  Ce qui étonne quand on lit le trône de fer, c’est l’aspect « fantasy » très léger par rapport à l’aspect « medieval ». Les dragons, marcheurs blancs ou autres sorcières rouges arrivent finalement assez tardivement, et même si leur rôle est important il l’est tout autant que celui d’autres personnages ou événements moins surnaturels. C’est que l’auteur prend son temps et a volontairement choisi de jouer plus sur des intrigues de conspirations humaines que sur les affrontements entre races adverses. Donc pas de trolls ni d’elfes ici, et le seul nain ne creuse même pas dans une mine, c’est dire. Pas de ça mais une richesse au niveau de l’univers et de sa géopolitique assez vertigineuse.

 

http://www.renders-graphiques.fr/image/upload/normal/Stark.png

 

  Il faut savoir que le projet de la lecture de cette œuvre est rudement chronophage et demande un vrai suivi. L’auteur prend son temps et ne lésine pas sur le nombre de personnages. Si bien que l’œuvre prévue en trilogie au départ comportera au final sept tomes aux dernières nouvelles. Ce sur quoi l’auteur ne lésine pas non-plus, c’est sur la disparition de ses personnages. Difficile de prédire qui est le « héros » de cette histoire et qui sera toujours là dans les toutes dernières pages car certains rebondissements ont une propension assez forte à tuer un personnage qu’on croyait central et important. C’est à mes yeux ce qui a fait le succès de la série, après l’étonnement de la fin de la première saison.

  La comparaison avec la série est inévitable. Et bien je m’aperçois à la lecture que les scénaristes ont fait un travail d’adaptation assez brillant : les événements, les personnages ont été réagencés afin de mieux équilibrer la narration et les rendre faciles à suivre pour un spectateur. Il faut savoir que les romans sont écrits en chapitres axés sur différents personnages. C’est aussi le rythme de la série télévisée, évidemment, mais certains tomes ne comportent que peu (voire pas du tout à partir du quatrième !) d’intervention de certains personnages. Pour donner un exemple, Daenerys, qui est un peu l’emblème de la série télévisée, a un rôle bien moindre dans les romans où elle apparaît finalement assez peu. A contrario, Sansa est bien plus pertinente et intéressante dans le roman : difficile de rendre dans la série son évolution silencieuse et intérieure, et je crois que le public ne cesse de la considérer comme une tête à claques alors qu’elle mûrit de manière beaucoup plus pertinente dans le roman.

 

http://ifisdead.net/wp-content/uploads/2012/08/le-trone-de-fer-tome-14-les-dragons-de-meereen-georges-martin-couverture.jpg

 

  Dernière chose à ajouter : attention à la traduction des romans, vraiment piteuse. On a parfois l’impression d’un "google translate" tellement certains mots totalement inconnus sont récurrents : andouillers, estramaçons pour ne citer qu’eux… Oui on est face à un vocabulaire médiéval, mais on sent la traduction abusive à plusieurs reprises, et même dans certaines tournures de phrases très maladroites. C’est d’autant plus dommage que les dialogues montrent que l’écriture de George R. R. Martin est très subtile.

  Si cet article vous a donné envie de lire cette saga, sachez que vous avez alors plusieurs choix : la lire en version originale  pour éviter ces problèmes ou en version française. Si vous choisissez le français, vous aurez à nouveau deux choix : lire les énormes intégrales qui suivent la parution originale, ou lire les romans plus légers en format poche, au risque de voir une intégrale divisée en 2, 3 ou 4 tomes. C’est la solution que j’ai choisie par confort de lecture (tomes beaucoup plus légers !) mais la fin d’un livre n’est en rien la fin d’un volume normal donc elle nous laisse forcément sur notre faim.

  La présentation des tomes qui va suivre va tenter de clarifier tout cela :

 

Volume 1 : A Game of Thrones

Publié en français en intégrale 1 ou en deux tomes : Le Trône de fer et Le Donjon rouge.

 

Volume 2 : A Clash of Kings

Publié en français en intégrale 2 ou en trois tomes : La Bataille des Rois, L’Ombre maléfique et L’Invincible Forteresse.

 

Volume 3 : A Storm of Swords

Publié en français en intégrale 3 ou en quatre tomes : Intrigues à Port-Réal, L’Epée de feu, Les Noces pourpres et La Loi du régicide.

 

Volume 4 : A Feast for Crows

Publié en français en intégrale 4 ou en trois tomes : Le Chaos, Les Sables de Dorne et Un festin pour les corbeaux.

 

Volume 5 : A Dance with Dragons

Publié en français en intégrale 5 ou en trois tomes : Le Bûcher d’un roi, Les Dragons de Mereen et Une danse avec les dragons.

 

Volume 6 à paraître : The Winds of Winter

Volume 7 à paraître : A Dream of Spring

 

http://www.trone-de-fer.fr/wp-content/uploads/2012/05/trone-de-fer-livre-vo-vf.jpg

 

Par Robert Mudas

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Published by Robert Mudas - dans Littérature
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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:20

Je reprends le concept d'Alex (Note de Robert Mudas : mais qui est donc ce Alex ?) pour évoquer en quelques mots de la musique, du jeu ... des choses qui sont déjà sorties et d'autres non.

 

Musique :


Trauma est une série canadienne dont je n'avais jamais entendu parlé jusqu'à ce que j'apprenne que l'habillage musical de la nouvelle saison (la 5 je crois) devait être réalisé par Coeur de Pirate, une artiste que j'apprécie. Au final, l'album correspondant est sorti en janvier, se trouve un peu partout et comporte uniquement des reprises de chansons anglo-saxonnes, dont un titre d'Amy Winehouse, le tout "à la sauce" Coeur de Pirate. Pas désagréable.

http://blogues.lapresse.ca/musique/files/2013/12/trauma.jpg

 

Le 27 Janvier est sorti également le nouvel album d'Oldelaf, intitulé Dimanche et financé par les internautes via Octoo. Album très réussi avec des titres drôles (La peine de Mort, Digicode) et d'autres très simples et touchants à l'image de "Ca changera rien" qui me fait penser à "les mains froides", une des plus belles chansons de l'artiste. A écouter sans modération. Sachez aussi qu'il démarre une grande tournée et que ses spectacles sont assez géniaux.

Vous pouvez visionner sur Youtube le premier clip tiré de cet album, "Je mange", avec la participation de Jonathan.

http://static.fnac-static.com/multimedia/Images/FR/NR/8e/41/56/5652878/1507-1.jpg

 

Jeu : 


Nous vous avons déjà parlé de Zombicide, la saison 1, la 2, l'extension ... La saison 3 est annoncée de manière officieuse pour la fin du premier trimestre 2014, et devrait se dérouler dans un hopital. Annoncé, cela veut dire qu'un kickstater devrait demarrer, pour une livraison, dans une grosse année, je pense ...

http://guillotinegames.com/img/po_box.jpg

Dans la série des jeux, le deuxième meilleur jeu de plateau de tous les temps, à savoir Space Hulk a connu en décembre une adaptation sur PC, Mac et OS mobile. Le jeu est un peu cher, je trouve (8€ environ sur IOS), mais comme la base est bonne on ne boude pas son plaisir. Cela ne remplacera jamais le plaisir du jeu physique, mais le mode campagne occupera bien des heures de transport.

http://www.games-workshop.com/MEDIA_CustomProductCatalog/m410478a_xx010699001_SHZael_873x627.jpg

 

Divers :


C'est officiel depuis quelques jours, le festival Geekopolis aura bien lieu cette année et connaitra donc une deuxième édition. La première ayant été trés réussie, c'est plutot une bonne nouvelle. Pour rappel, Geekopolis est un festival parisien sur l'ensemble de l'univers Geek : JDR, série, jeux de plateau, musique, dance, etc ... le tout dans un esprit vraiment de "fan", sans toutes les boutiques que l'on peut trouver notamment à la Japan, mais avec beaucoup d'ateliers, de conférences, de rencontre ... et sans que cela soit également bondé.  Rendez vous donc les 17 et 18 Mai 2014 au Parc des expos Porte de Versaille.

 

http://hypemedia.fr/wp-content/uploads/carre_geekopolis.jpeg

 

 

Sans être officiel, cela a été annoncé sur Twitter par l'interessé, et c'est aussi une éxcellente nouvelle : Alexandre Astier devrait remonter sur les planches en fin d'année (septembre ?) pour un nouveau spectacle qui devrait porter sur la physique quantique.

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRyAIAOe4roPJpVWDvY7qdwtTSJj7AaLf6kUFNq_mhtl0KD-k2-9AuTtukpvQ

Par Maël.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 07:40
 

"Ne jamais traiter avec un dragon !"

 

 

Un film de Peter Jackson

Etats Unis
2013

Avec :
Martin Freeman : Bilbo

Ian McKellen: Gandalf
Richard Armitage : Thorin

Ken Stott : Balin

Graham McTavish : Dwalin
John Callen : Oin

Peter Hambleton : Gloin

William Kircher : Bifur
James Nesbitt : Bofur

Stephen hunter : Bombur

Dean O'Gorman : Fili

Aidan Turner : Kili

Adam Brown : Ori
Jed Brophy : Nori
Mark Hadlow : Dori
Lee Pace: Thranduil
Orlando Bloom: Legolas
Evangeline Lily : Tauriel

 

http://www.journaldugeek.com/files/2013/11/hobbit_la_desolation_de_smaug_poster_affiche.jpg

 

   Ce second volet démarre par un prélude oû Gandalf rencontre Thorin à Bree, à l'auberge du Poney Fringant avant leur arrivée à Cul de Sac, l'occasion des traditionnels caméos de Peter Jackson et de sa fille Katie, qui montre la crainte suscitée par la reprise du royaume d'Erebor par les nains.

 

http://cinefusion.files.wordpress.com/2013/12/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-photo-52a6fbfee6197.jpg?w=714&h=366


   Puis le film reprend sur les Gobelins poursuivant la Compagnie et qui amènent celle-ci chez Beorn, ermite vivant à l'orée de la Forêt de Mirkwood, prochain point de passage vers la montagne. Personnage singulier s'il en est, puisqu'il est un changeur de forme ours, de taille impressionnante et terriblement puissant. Le personnage a été un peu modifié par rapport au roman et ce n'est là que mon avis mais on verra plus de scènes dans la version longue.

 

http://static1.purebreak.com/articles/2/66/61/2/@/264190-le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-diapo-1.jpg

 

   La Compagnie réapprovisionnée, repart et entreprend la traversée de la forêt en empruntant le sentier qui leur évite le sud où les forces du mal grandissent et le territoire des elfes au nord. Cette forêt très ancienne est en proie au mal et n'est pas amicale. Après avoir perdu le sentier, Bilbo et les 13 nains se retrouvent attaqués et emprisonnés par des araignées géantes. Scène emblématique de la seconde partie du roman, elle est effrayante, oppressante et bien retranscrite à l'écran. Elle ajoute en plus l'emprise naissance de l'Anneau sur Bilbo.  J'espère sincèrement plus de scènes dans la version longue,

 

http://www.les-lectures-de-cachou.com/wp-content/uploads/2013/12/The-Hobbit-The-Desolation-of-Smaug-14.jpg


   Après avoir été secourue par les Elfes de la forêt, la Compagnie est amenée dans le palais du roi Thranduil, où l'inimitié elfes-nains réapparaît et ils se retrouvent enfermés dans des geôles. Seul Bilbo, invisible grâce à l'anneau, est libre de ses mouvements. Il parvient à subtiliser les clés, libérer ces compagnons en utilisant les tonneaux vides qui sont acheminés par la rivière. La rivière est le théâtre d'une séquence des plus impressionnantes : chaque nain est enfoncé dans un tonneau, et ils sont poursuivis par les elfes, qui se sont aperçus de leur fuite, et par les orques qui continuent leur chasse. S'ensuit un combat épique, sur terre et dans l'eau, bien rythmé, où Legolas montre à nouveau ses talents d'archer et où l'on découvre le personnage inventé de Tauriel, capitaine de la garde, très efficace en femme d'action qui n'a rien à envier à Legolas. Si le personnage est bien interprété et intéressant, le triangle amoureux avec Legolas et Kili est à mon sens totalement hors de propos et raté. L'histoire d'amour impossible entre elfes (prince et roturière) aurait été plus pertinente. 

 

http://braindamaged.fr/wp-content/uploads/2013/11/le-hobbit-la-desolation-de-smaug-spot-avec-tauriel-et-extraits-de-la-bo-en-ecoute-une-631x250.jpg


   À l'issue de ce combat, Kili est blessé et la compagnie rencontre Bard qui les fait entrer illégalement à Lacville. Ville lacustre, bâtie sur pilotis, magnifiquement reconstituée, elle donne lieu, dans un premier temps, à un petit jeu de cache-cache entre le Maître de la ville et ses espions et la Compagnie. Puis, dans un second temps, à un second affrontement, musclé, entre elfes et orques. Où Legolas montre encore à quel point il est rapide et efficace avec son arc et ses 2 dagues. Et où Tauriel soigne finalement Kili après un combat dans la maison de Bard. Scène d'ailleurs qui fait écho aux soins prodigués par Aragorn sur Frodo dans la Communauté.

 

http://www.nosmeilleursfilms.fr/wp-content/uploads/2014/01/Gandalf.jpg
   Je vais aborder maintenant ce qui est pour moi le point négatif du film : Dol Guldur. Gandalf dès l'entrée de la forêt de Mirkwood quitte la Compagnie pour une mission de la plus haute importance en rapport avec le Nécromancien déjà apparu dans le 1er volet. Et après un aller et retour par delà les monts brumeux où la Compagnie a eu fort à faire avec les gobelins, Gandalf découvre l'identité et les plans du Nécromancien dans une scène graphiquement réussie mais qui pose de vraies questions sur la continuité de l’œuvre cinématographique.


http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/racine/bandes-annonces/video/le-hobbit-la-desolation-de-smaug-vf/68663090-1-fre-FR/Le-Hobbit-La-Desolation-de-Smaug-VF_reference.jpg


   Après que la Compagnie ait pansé ses blessures et se soit équipée auprès des habitants de Lacville, 9 des 13 nains partent en bateau en Erebor. S'ensuit une scène émouvante devant la porte cachée, qui montre le découragement des nains devant leur échec à découvrir cette porte. Porte trouvée par Bilbo qui lui n'avait pas perdu espoir. Biblo, en sa qualité de cambrioleur, doit trouver l'Arkenstone, symbole de la royauté naine sur Erebor, et le film arrive jusqu'au passage emblématique promis par le sous titre : Smaug. Que dire de Smaug sans user de superlatif ? Il est magnifiquement réussi. Il est fidèle à ce que j'attendais. Un dragon, puissant, impressionnant, effrayant et à la fois un peu joueur. Benedict Cumberbatch utilise à merveille toute la puissance de son jeu et de sa voix pour interpréter ce dragon avide d'or. Pour finir cette deuxième partie, une longue séquence d'action dans les mines où les nains luttent contre cet ennemi disproportionné qu'est Smaug. Scène grandiose, rapide, inventive avec les fourneaux, qui montre la cupidité du dragon.


http://img.filmsactu.net/datas/films/l/e/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug/xl/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-photo-52a06c9f5861b.jpg


   Pour conclure, la Désolation de Smaug est un très bon film à grand spectacle, Mieux rythmé qu'un voyage inattendu, mais aussi largement moins fidèle au roman. Reste le problème inhérent à toute adaptation : Comment faire tenir le matériau original 3 fois inférieur au Seigneur des Anneaux pour une durée équivalente ?

 

Par Oxo.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 11:00

Deux enfants, un but, une fable magnifique sur l'enfance et ses démons

 

Développement : Starbreeze Studios

Éditeur : 505 Gamesbroth

Sorti le 3 septembre 2013, déconseillé aux - de 16 ans

Disponible sur PC/PSN/Xboxlive

  brothers-a-tale-of-two-sons-pc-1378395081-043.jpg

 

 

Hello tout le monde.

Tout d'abord, je vous souhaite une excellente année 2014, qu'elle soit riche en rencontres, en aventures, et en ouverture d'esprit au-delà de tout le bonheur qu'il vous est capable d'entrevoir.

 

Aujourd'hui, en ce début d'année, j'ai eu envie de vous faire découvrir un petit jeu qui, sous ses airs enfantins, est un petit bijou d'inventivité dans son gameplay. J'ai nommé "Brothers : a Tale of Two Sons".

 

Il s'agit d'un petit jeu qui se trouve uniquement en téléchargement sur son site officiel à 14 euros et actuellement pour moins de 5 euros sur le Playstation Network. Et ça les vaut amplement, si vous êtes en mal de jeu Action/Aventure innovant.

       

C'est donc l'histoire de deux jeunes frères qui vont partir pour un long et périlleux voyage, afin de trouver le remède qui leur permettra de sauver leur père terriblement malade, ayant déjà souffert de la perte de leur mère. Les deux enfants s'en vont donc à la découverte du monde.

On évolue ici clairement dans un univers médiéval fantastique, où le fantastique arrive tout en douceur un peu comme dans la série Game of Thrones.


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Voici un petit troll des montagnes qui vient à votre aide

 

Le grand intérêt de ce petit jeu, qui vous demandera en moyenne 4 à 5 heures de votre temps pour le finir, c'est son gameplay.

En effet, vous devez ici incarner non pas un des deux frères, mais les deux en même temps.

Et c'est là où ça se corse !

Alors, pour votre confort de jeu, il est préférable de jouer avec une manette, le jeu au clavier étant juste infaisable (touches trop éloignées pour avoir une réelle fluidité de jeu).

Il vous faudra donc réussir à dissocier vos deux mouvements de main pour réussir les différentes actions qu'il faudra réaliser souvent en simultané.


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Vouaip c'est là que les ennuis commencent, dissocier les actions des deux personnages sur une même manette^^

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Voici les actions de base que vous allez très souvent exécuter pour pouvoir avancer, ou aider votre frère à avancer, avec vos deux mimines

 

Bon, vous pesterez de nombreuses fois au cours de votre aventure, car votre cerveau aura certainement du mal de temps à autre à faire cette gymnastique. Mais le challenge et le plaisir de jeu sont au rendez-vous.

Et on finit bien vite par se prendre d'affection pour les deux protagonistes, à tenter toutes les actions possibles avec les différents personnages secondaires rencontrés et les objets à notre portée.

 

Pour avancer dans votre quête, il vous faudra franchir les diverses épreuves et embûches qui parsèmeront votre chemin. La résolution de certaines de ces énigmes se fera assez rapidement et d'autres vous demanderont plus de doigté. Mais l'aventure est très peu répétitive et le jeu nous propose à chaque nouveau tableau un environnement riche visuellement, ainsi que des actions inédites pour celui-ci. Ce qui évite une certaine lassitude et relance constamment l’intérêt du jeu.


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Les différentes actions proposées pour avancer sont vraiment diverses et variées

 
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Ainsi, on passe du simple faire la courte échelle au petit pour réussir à débloquer un passage au grand à se balancer d'un pilier à un autre avec une corde entre nos deux bambins pour jouer les alpinistes d'un jour.

 

"Brothers : a Tale of Two Sons" étant un petit jeu, et donc disposant d'un petit budget, ici pas d'open world, ni d'arme pour combattre "l'ennemi", seulement un chemin à suivre et divers objets ou éléments à utiliser au bon moment.


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Un méchant troll qu'il va falloir affronter. Dommage pas de grosse épée pour vous sauver, seulement votre malice^^


Je saluerai donc ici l'intelligence du cadrage et de la mise en scène qui, sans trop d'artifices, permet une narration simple, sans paroles, et touchante.

Pour les habitués des plates-formes qui clignotent et autres subterfuges du genre pour faciliter le jeu, vous allez certainement déchanter un peu.

À vous de réfléchir en fonction de la configuration du terrain, de voir si certaines actions sont possibles pour débloquer votre chemin et avancer, dans des environnements tous plus beaux les uns que les autres.

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Vous y verrez vraiment des décors à couper le souffle

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En voyant le visuel enfantin du jeu, vous vous demanderez certainement pourquoi ce dernier est interdit aux moins de 16 ans.

Eh bien peut être que l'interdiction est un peu trop restrictive, mais certains passages m'ont interpellée, voire m'ont mise mal à l'aise, tellement je ne m'attendais pas à les voir. Et c'est là encore une des forces de cette fable, et de toutes les bonnes fables. Faire intervenir au moment où on s'y attend le moins un élément qui nous marquera et nous interpellera profondément, à moins d'être un putain de robot vide de toute once d'humanité.


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Pas sûr que vous allez vouloir sauver ce "Willy"

 

Pour résumer, je dirai que "Brothers : a Tale of Two Sons" est une fable à l'image des contes de notre enfance, à la fois sombre, lumineuse et touchante.

Un beau voyage initiatique de jeunes garçons qui se retrouvent confrontés, malgré leur jeune âge, à la rudesse de leur environnement et à la cruauté de la vie.

Je ne voudrais dévoiler aucun élément de l'histoire, mais ça faisait bien longtemps qu'un jeu ne m'avait pas touchée à ce point. (J'ai versé ma putain de larmes. Si si)

 

Donc, si vous avez un week-end de libre, vous n'avez aucune bonne raison pour ne pas tester ce petit bijou vidéo-ludique. Et sincèrement c'est une véritable bouffée d'air frais que de pouvoir jouer à ce genre de jeu avec un gameplay solide et inventif au service d'une histoire simple et touchante.

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Par Darkim Lain.

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 20:30

Le bilan de Cathy : janvier 2014

 

Pour ce début d'année, c'est moi qui m'y colle. Au programme : de la BD surtout, mais aussi un peu de jeu vidéo, de série TV et même de littérature sans images !

 

Série télévisée :
Après une attente presque insoutenable, la saison 3 de l'excellente série Sherlock a enfin été diffusée !  Pour ceux qui ne connaîtraient pas, cette série nous raconte les aventures du célèbre détective Sherlock Holmes, mais transposées à notre époque. Cette saison 3 était très attendue, non seulement parce qu'elle a été retardée à cause du tournage de la trilogie The Hobbit (où Morgan Freeman joue le rôle de Bilbon et Benedict Cumberbatch fait la voix du terrible dragon Smaug), mais également car la fin de la saison 2 nous laissait sur un gros suspense (tout comme la fin de la saison 1 d'ailleurs, maudit Moffat ^^). Le premier épisode a répondu à toutes mes attentes, en levant non seulement le voile sur LA question que tout le monde se pose, mais par son humour omniprésent. L'épisode 2 nous présente quant à lui de nombreuses enquêtes à résoudre, tandis que l'épisode 3 nous fait des révélations inattendues. C'est toujours un réel plaisir de retrouver Sherlock et Watson, malgré des saisons bien trop courtes. D'ailleurs il n'est pas impossible que je fasse bientôt un article sur cette série.

http://static1.cinemovies.fr/articles/6/24/46/6/@/358437-sherlock-le-teaser-de-la-saison-3-620x0-2.jpg 


Jeu vidéo :
Le jeu musical Rocksmith 2014 propose de nous faire jouer des morceaux plus ou moins connus à la manière d'un Guitar Hero ou d'un Rockband, à ceci près que l'on joue ici avec n'importe quelle vraie guitare. Pour ma part, j'ai commencé la guitare il y a quelques années mais j'ai du arrêter au bout de quelques mois, donc autant dire que je suis une grande débutante. Le jeu nous propose de nous apprendre la guitare en 60 jours, mais je n'y crois pas trop (il faudrait déjà savoir ce qu'on entend par "savoir jouer"). Le principe est assez simple en théorie. Pour chaque morceau, on vous propose de petits exercices, dont la difficulté augmente à mesure que vous progressez. Seulement voilà, au bout de quelques jours de jeu, je ne comprends toujours pas comment cela fonctionne et je me retrouve souvent à passer subitement à un niveau de difficulté trop élevé pour mon niveau actuel. C'est donc assez décourageant pour le coup. J'ai du m'arrêter pour cause de trop de boulot et des fêtes de Noël à préparer, mais je vais essayer de m'y remettre sérieusement. Je vous dirai si je sais jouer dans 60 jours (ou pas).


http://img.audiofanzine.com/image.php?lang=fr&identifier=id&size=normal&module=product&product_id=196914 


Bande dessinée :
Grande fan de l'univers d'Astérix mais très déçue des derniers tomes parus, je ne m'intéressais plus du tout à l'actualité de la série et n'ai appris la sortie d'un nouveau tome, Astérix chez les pictes, que quelques jours avant seulement. Mais lorsqu'on m'a dit que c'était Jean-Yves Ferri au scénario (auteur entre autres du génial Le retour à la terre), je me suis dit que ça valait peut-être le coup de s'y intéresser et effectivement ! Quel plaisir de retrouver nos héros dans une nouvelle histoire à l'image de celles que nous connaissons si bien. Les auteurs ont su retranscrire avec fidélité l'ambiance de cette série. Même si ce tome n'est pas au niveau des anciens, à cause notamment d'un problème de rythme, qui nous fait passer la moitié de l'album au village et l'autre chez les pictes, n'approfondissant pas assez l'histoire, cela promet de belles choses pour la suite.


http://www.asterix.com/la-collection/les-albums/visu/alb35fr.png 

L'immeuble d'en face, une série de Vanyda de près de 500 pages, nous raconte des tranches de vie des habitants d'un petit immeuble du Nord. Ici, pas de quête, pas d'énigmes, peu d'action, juste des voisins qui se croisent et apprennent à se connaître. J'avais adoré la série Celle que... du même auteur. Celle-ci est un cran en dessous, mais on se surprend vite à s'intéresser à ces personnages et à se demander ce qui va leur arriver. Poussez la porte d'entrée et faites la connaissance de Claire, Louis, Béatrice, Rémi, Fabienne et Jacky.


http://www.les-lectures-de-cachou.com/wp-content/uploads/2012/07/immeuble-en-face-trilogie.jpg 

Enfin, j'ai lu le cinquième tome de Blacksad. Cette série est toujours un réel plaisir pour les yeux, même si les histoires sont assez inégales (le tome 2 reste pour moi de loin le meilleur). Celle-ci se passe en dehors du cadre habituel de la série, puisque notre cher détective en vacances nous emmène dans une sorte de road trip à la poursuite d'un voleur de voiture. On regrettera l'absence de Weekly (j'adore ce personnage), mais l'histoire reste sympathique. Et qu'est-ce que c'est joli !


http://bdi.dlpdomain.com/album/9782205071801/couv/I400x523/blacksad-tome-5-amarillo.jpg 


Littérature :
Je viens juste de terminer la lecture du premier volet de la trilogie des fourmis (oui je sais, je ne suis pas à la pointe de la nouveauté), intitulé Les fourmis, donc, et j'ai beaucoup aimé. Deux histoires sont racontées en parallèle : celle des fourmis rousses de la fédération de Bel-o-kan, et celle d'une famille d'êtres humains qui possède une mystérieuse cave. On passe ainsi de l'une à l'autre pendant tout le roman, et on se demande bien quel est le lien entre ces deux histoires. J'ai personnellement préféré l'histoire des fourmis, dont la vie est décrite avec un tel niveau de détail qu'on a presque l'impression d'être l'une des leurs. Je ne regarderai plus jamais les fourmis de mon jardin de la même manière en tous cas, c'est certain  !


http://static.fnac-static.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/9/3/3/9782253063339.jpg

 

Par Cathy.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:20

Article musical "explicit lyrics"

Artiste : GiedRé

Album : Mon premier album avec d'autres instruments que juste la guitare


http://www.volubilis.net/festivals/armor_a_sons_2011/giedre/giedre_07.jpg

 

S'il est vrai que j'ai essayé lors des articles précédents de vous présenter des artistes plutôt originaux (en tout cas pour moi), je pense ne pas pouvoir faire plus ... barré que celle dont je vais vous parler aujourd'hui.

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, GiedRé (oui c'est un vrai prénom) est une chanteuse d'origine lituanienne, originaire de la ville de Vilnius et arrivée en France à l'âge de 7 ans.

Après avoir fréquenté le cours Florent notamment, elle se lance dans la musique en 2010, dans un petit bar en bas de chez elle, développant un univers atypique qui lui permet d'être repérée par Raphaël Mezrahi, qui la choisit pour faire sa première partie.

S'en suivent quelques invitations de Laurent Baffie à la radio, puis un premier album en autoproduction en 2011, et le début des tournées.

Puis un autre album, et un autre, et encore un autre, donc, qui est sorti le 21 Janvier 2014.

Voilà pour le décor, ou la bio.

 

Reste donc à développer le travail de cette charmante demoiselle, son univers donc ...

Si vous avez toujours en mémoire les références citées plus haut (Baffie et Mezrahi), vous devez vous douter que GiedRé ne doit pas faire dans la très grande chanson commerciale et populaire.

On serait plutôt à l'opposé, même ... si elle devait être la fille "de", elle pourrait être l'enfant cachée d'Yves Duteil et de la bande d'Elmer Food Beat, le premier pour le côté petite musique douce et guitare sèche, et le deuxième pour l'aspect trash des paroles.


 

Je la pense même plus cash ... il n'y a qu'à regarder le titre de ses chansons pour s'en convaincre :

- La vie c'est de la merde

- Toutes des putes

- On fait tous caca

- Pisser debout

Alors cela peut paraitre très "scato" et faire craindre une certaine lassitude assez rapidement ... j'avoue que ce fut d'ailleurs mon cas quand Robert Mudas m'a fait découvrir cette chanteuse. Les premières chansons très orientées "sexe" notamment sont marrantes au début et puis bon, une fois l'effet de surprise passé ... j'avoue être passé à autre chose.

 

Sauf que son répertoire ne se résume pas à cela et qu'elle a, sur les derniers albums notamment, développé un œil critique et très franc sur le monde qui nous entoure, écrivant des textes honnêtes, sombres, et sans concession.

On trouve pêle-mêle une ode à la contraception, qui permet d'éviter "de les étouffer, de les noyer ou de les congeler", l'aventure de la bande à Jacky, groupe d'handicapés/marginaux (myopathe, bossu, etc.) qui partent voir les putes, un hymne aux femmes de dictateurs/violeurs/tueurs en série ...

Tout cela est très finement écrit, oscillant entre le réellement drôle et le plus que limite, ce qui donne un mélange agréable ou l'on rit tout en étant presque gêné de rire tout comme on est surpris de voir que toutes ces paroles que beaucoup n'oseraient pas prononcer sortent de la bouche de cette petite demoiselle blonde dans sa petite robe à fleur, à qui l'on donnerait volontiers le bon dieu sans confession.

 

 

On retrouve d'ailleurs ce cocktail détonnant dans son dernier album.

GiedRé nous propose ainsi une très belle ballade avec "mon petit chat, mon petit loup", au refrain tellement romantique ("Entre nous mon petit chat mon petit loup, tu ne crois pas que pour ce tu veux, une pute se serait mieux"), mais aussi "les poupées" qui raconte le parcours d'une poupée gonflable, ou encore son dernier tube "Toutes des putes".

L'album est très bon je trouve, bien que trop court.

La version normale ne comporte que 7 titres, même si les gens qui, comme moi, l'ont précommandé ont pu atteindre le nombre respectable de 11 chansons.

Rassurez-vous, le prix est en conséquence, et le téléchargement numérique ne vous coûtera que 6 € à peine.

Et pour à peine plus cher, vous pourrez peut être aller la voir en tournante (oui elle ne fait pas de tournée, mais des tournantes ... toujours dans la finesse) pour assister à un véritable petit spectacle avec mise en scène, mini sketch, etc.

Un grand moment de rire garanti, et une artiste qui mérite vraiment d'être plus connue.

 

Une poupée punk !

 

Par Maël.

 

Je profite de cet article pour faire un peu de teasing : le 3 février sortira l'album de l'année 2014 ... ou en tout cas le meilleur premier album de l'année (je garde une petite marge de manœuvre). Il s'agit en effet de la date de sortie du premier (double) album de FAUVE, le fabuleux groupe/collectif roi du spoken word qui enflamme les scènes et les sites communautaires depuis quelques mois/années.
Notez cela sur vos agendas, s'il est à l'image que leur EP, par exemple, cela devrait être assez énorme. On en reparle ici ... bientôt. ;)

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 18:00

Le jeu de l’année 2013.

 

Editions Filosofia

Un jeu de Jens Drögemüller et Helge Ostertag

Illustré par Dennis Lohausen

2013

 

De 2 à 5 joueurs

1h30 - 2h

60 euros

http://arene.bibliomontreal.com/sites/default/files/images/Terra_Mystica.png


            Sur le monde de Terra Mystica, les choses sont simples. Les sorcières vivent dans les forêts, les nains dans les montagnes, les nomades dans le désert, les sirènes dans les lacs, etc. Tout semble propice à la cohabitation. Sauf que, en réalité, chaque tribu veut s’agrandir et construire des villes. Et il faudra pour cela terraformer le terrain voisin pour pouvoir s’y implanter… Même s’il paraissait destiné au voisin !

            Cette courte introduction permet d’évoquer l’idée de base de Terra Mystica : la terraformation, et c’est loin d’être bête. D’habitude, les civilisations qui occupent le même plateau de jeu ont une fâcheuse tendance à se foutre allégrement sur la gueule (je pense à Smallworld ou L’Âge des dieux par exemple) à coups de dés et de soldats. Ce n’est pas le cas ici : si on a les ouvriers suffisants (selon une roue des terrains des plus intelligentes), on peut transformer un terrain voisin, et si on a le nombre d’ouvriers suffisants on peut y poser une habitation. A partir de là, le terrain et l’habitation de disparaitront jamais. La conquête est donc limitée au « premier arrivé premier servi », ce qui rend le jeu peu agressif mais orienté sur une stratégie de développement qui doit prendre en compte les besoins et possibilités des autres vraiment intelligente.

            Amusante en soi, et originale dans le thème, la terraformation nécessite donc des ouvriers. Car oui, nous sommes là dans un jeu de gestion tel que je les aime (rappelez-vous tout mon bilan sur l’œuvre de Stefan Feld !), avec des ouvriers à utiliser au bon moment et à bien économiser. Car il y a plusieurs paramètres à prendre en compte : l’argent, les ouvriers, les prêtres mais aussi la magie. De l’argent, de la magie et des ouvriers ? Sérieusement ? Oui, le jeu mélange allégrement les codes du jeu de gestion, l’économie de l’argent et la bonne rentabilisation des ouvriers, avec le thème de la magie. Encore une fois, c’est original, ludique et la mécanique est très bien imaginée.

 

http://www.stonemaiergames.com/wp-content/uploads/2013/10/Terra-Mystica.jpg


            Je ne vais pas revenir sur chaque ressource, sur comment l’obtenir et sur son intérêt, mais il faut savoir, grosse bonne idée du jeu, que plus on a construit de bâtiments, plus on touche de ressources en début de tour. Un petit détail qui m’amuse est l’évolution des bâtiments : certains bâtiments très puissants sont l’évolution des plus simples, et en les faisant on perd donc ce que nous rapportait le bâtiment simple qui revient dans notre réserve. C’est un détail subtil, mais ça amène à faire des choix assez cornéliens parfois et à jouer sur tous les terrains.

            C’est bien beau cette présentation, mais comment on gagne ? Et bien, la victoire se compte en traditionnels points de victoire. A chaque tour, effectuer un certain type d’actions donne des points de victoire. De plus, certains bonus (souvent magiques ou en fonction des pouvoirs des peuples) nous en donnent aussi. Enfin, à la fin de la partie, il y a un comptage en fonction de notre « réseau », le nombre d’habitations connectées, rapportant beaucoup de points. De même, notre niveau de magie dans chaque catégorie (il y en a 4, autant que d’éléments) nous classera afin de gagner des points. Cela fait beaucoup de choses à gérer et à surveiller mais là où le jeu est rudement efficace (et génial), c’est qu’il va falloir s’adapter à la situation, jauger l’intérêt de chaque possibilité, et aussi utiliser les spécificités de notre peuple.

 

http://cf.geekdo-images.com/images/pic1396991_lg.jpg


            Car sans entrer dans les détails, il y a 14 peuples différents (si je ne m’abuse), autant de caractéristiques spéciales et donc autant de stratégies différentes. Chaque peuple a des facilités et des handicaps (les sirènes sont très fortes pour passer les mers, les ingénieurs très nuls en magie mais construisent pour pas cher, les sorcières en revanche sont très fortes en magie, les magiciens du chaos adorent les privilèges qui donnent des bonus mais sont chers à développer, etc.) qu’il faudra bien gérer en fonction des objectifs de chaque tour. En bref, il n’y a pas de stratégie payante à tous les coups : tout va dépendre des points de victoires attribués à chaque tour en fonction des actions, mais aussi des pouvoirs de notre peuple. Il faudra bien allier les deux, et la rejouabilité du jeu est ainsi assez hallucinante.

            Il faudra donc bien surveiller les autres, et ma présentation du jeu peut laisser penser que nous avons intérêt à faire notre jeu loin des autres (le fameux « Pour vivre heureux, vivons cachés ») mais en réalité un point de règle très bienvenu nous incite à chérir le voisinage car les constructions qui touchent nos propres bâtiments nous rapportent des points de pouvoir, qui peuvent nous donner des bonus si utilisés au bon moment. Bref, ce n’est qu’une des nombreuses subtilités du jeu mais elle permet un voisinage entre joueurs à la fois profitable et gênant, ce qui est fort ! 

            Le jeu a remporté beaucoup de prix et je le considère vraiment comme le jeu de l’année 2013. Il n’est pas facile à appréhender au début (je me souviendrais toujours du fou rire que j’ai eu avec un ami à la première explication tant je trouvais la règle incompréhensible), mais dès les premiers tours le jeu se révèle d’une fluidité hallucinante (et l'iconographie d'une facilité remarquable) malgré sa richesse tout aussi hallucinante. Certains joueurs craignent un certain déséquilibre au niveau des peuples, mais chacun me paraît puissant et intéressant à jouer. Et la rejouabilité du jeu dont j’ai déjà parlé me fait apprécier chaque partie comme une nouvelle découverte.

 

http://img.trictrac.net/img-1355988811.50d2bf4b3af2d.jpg

 

Par Robert Mudas.

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