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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:27

J’entends le loup, le renard et le lapin.

 

Scénario de Alain Ayroles

Dessin de Jean-Luc Masbou

Editions Delcourt, collection "Terres de Légendes"

Série achevée en 10 tomes.

1995 - 2012

 

http://www.bdnet.com/img/couvpage/11/9910000031113_cg.jpg

 

                Quand adolescent j’ai commencé à lire de la bande-dessinée franco-belge, c’est en commençant par les succès commerciaux tels que Lanfeust de Troy. A l’époque, on m’avait conseillé une BD dite culte, De Cape et de crocs dont j’avais lu le premier tome. Je dois avouer avec honte qu’il m’avait laissé assez perplexe. L’histoire me paraissait peu claire (et oui, je ne lisais que de la fantasy donc forcément celle-ci était surprenante), les dessins trop originaux aussi (je ne comprenais pas bien le concept de personnifications de certains animaux alliée à des personnages humains traditionnels, et puis ici pas de fille à gros nichons se battant à l’épée) et les dialogues trop complexes pour moi. Ce n’est que maintenant, avec beaucoup de recul et davantage de culture, que je me délecte enfin de la lecture de cette série si originale. Il faut dire que les albums de fantasy de chez Soleil dorment paisiblement dans ma bibliothèque depuis l’adolescence et que je suis un peu passé à autre chose…

                De Cape et de crocs, et c’est ce que je ne comprenais pas au début, est une série légère, drôle et intelligente. Légère car son intrigue nous fait visiter volontairement plusieurs genres et sous couvert d’une trame classique, une fameuse quête, nous entraîne dans des péripéties invraisemblables et jubilatoires, comme un très bon récit d’aventures. Drôle car les personnages sont très marqués et stéréotypés, et les références pleuvent dans chaque album, toujours amenées avec brio (j’adore par exemple le renard qui dans le tome 2 râle au sujet de l’albatros dont « les ailes de géant l’empêchent de marcher »). Sans compter sur les runnings-gags qui durent pendant toute la série : les « que diable allait-il faire en… », les « mes dents, je suis édenté ! » et toutes ses variantes, ou encore l’histoire d’Eusèbe avant les galères. Intelligente enfin, sur le plan de ces références, extrêmement nombreuses, et sur les textes d’Ayroles, purement géniaux. Certaines planches sont entièrement écrites en alexandrins et si ça emmerdait un peu l’adolescent que j’étais, ça amuse et impressionne totalement l’adulte que je suis (et accessoirement aussi le prof de français…).

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQDZ4stO2wGUPcC6cOKM6JaH87THWWHNECUMQZmOjDVInSBN5T7Rr8BYQ22lQ

 

                D’ailleurs, le prof de français que je suis ne cesse de s’enthousiasmer à la lecture de cette série sur toutes les références proposées. Dès le tome 1 (et la présentation des coffrets de la série le confirme), l’histoire est présentée comme une pièce théâtrale, avec actes, entractes, des apartés parfois, et des cases étonnantes, au début du tome 3 par exemple, où l’on voit les personnages répéter leurs textes ! Avec les dialogues écrits à coup de génie, l’impact littéraire de cette BD est très clair, d’autant plus qu’elle pastiche allégrement et très efficacement la comédie de Molière, les fables de La Fontaine, les récits d’aventure et d’exploration (pirates, naufragés), la science-fiction (des références à Jules Verne sont glissées un peu partout), et l'utopie avec une inventivité folle autour de la civilisation sur la Lune.

             Le scénario et les textes sont donc un énorme point fort pour cette série, mais il serait indigne de ne pas préciser que le dessin n’a rien à leur envier. Masbou nous livre un travail graphique des plus raffinés. Le trait est à la fois comique et terriblement impressionnant, et parvient à proposer des cases et des planches touchant à la perfection. Je trouve cependant pour ma part qu’au fil de la série l’encrage a tendance à être trop prononcé et manque de discrétion. Mais c’est un détail, car tout le reste invite à l’admiration la plus humble : les animaux personnifiés présents dans l’intrigue sont extrêmement bien représentés, ainsi que les décors et les détails. Bref, tout est excellent et me permet maintenant de comprendre pourquoi cette série est, avec justesse, une série culte.

 

http://errance.eternelle.free.fr/Images/mondes/capes_crocs_2.jpg

 

http://www.babelio.com/couv/5953_760609.jpegTome 1 : Le secret du janissaire

                Comme par hasard, l’histoire s’ouvre sur une scénette de théâtre de rues… On fait donc la connaissance des deux héros, Mauperthuis le renard inspiré du Roman de Renart, friand d’alexandrins, et Don Lope, l’hidalgo espagnol obéissant à un code de l’honneur des plus nobles. Ces deux personnages rendent totalement hommage aux stéréotypes de la littérature classique, et avec brio. Ils feront la rencontre de personnages que Molière n’aurait pas reniés, tels la bohémienne Hermine ou l’avare Cénile, ou encore de personnages sortis de romans d’aventures comme Kader ou Mendoza.

                Et puis, il y a Eusèbe, l’hilarant et si mignon lapin. Qui nous fait vraiment nous demander que diable était-il allé faire dans cette galère…

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/decapeetdecrocs02.jpgTome 2 : Pavillon noir

                Avec ce tome, ce sont clairement les aventures de piraterie qui sont parodiées (mais peut-on vraiment parler de parodie quand l’hommage est si humble ?). Avec le capitaine Boone et son équipage de joyeux et terribles pirates, les références sont claires. Sans parler des monstres marins, de l’Atlantide ou même du Hollandais Volant…

                Les personnages et leurs caractères ne cessent de nous attacher (mention spéciale à la rivalité entre Don Lope et le maure, rendant astucieusement hommage à Corneille). Je mentionne au passage la superbe scène de course-poursuite multiple dans les rues de Malte, leçon de scénarisation et de lisibilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://ic.pics.livejournal.com/ys_melmoth/12964445/577638/original.gifTome 3 : L’archipel du danger

                Nos joyeux compagnons (mais pas tous, snif…) rejoignent le fameux archipel où les attendent de terribles dangers. L’histoire se fait maintenant hommage aux récits de naufragés, ainsi qu’à la science-fiction avec ce personnage de l’inventeur fou perdu sur une île déserte.

                Les auteurs continuent le périple de leurs nombreux et fameux personnages et leurs aventures abracabrantesques racontées sur un rythme enjoué et dynamique. Les références et traits d’esprit sont toujours là pour faire tout le charme de la série.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.elbakin.net/fantasy/modules/public/images/livres/livre-le-mystere-de-l-ile-etrange-929-4.jpgTome 4 : Le mystère de l’île étrange

                Les héros explorent l’île et le fameux cratère censé être au centre de l’intrigue. On y fera la connaissance d’un peuple de mimes étrange…

                Cette fois-ci, le tome est clairement une référence au roman d’exploration. Je me dois de mentionner d’ailleurs la magnifique scène des perroquets, un chef-d’œuvre d’humour et d’imagination selon moi.

                Je suis un peu moins enthousiasmé par la fin et la rencontre avec les habitants de ce curieux volcan. Bien que l’aspect théâtral et la certaine mise en abyme qu’il impose m’ont réjoui, bien que les références à la commedia dell’arte et à Molière m’aient amusé, je ne suis pas fan du choix fait par Ayroles pour prolonger les aventures de nos héros… J’en parlerai dans les prochains tomes !

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.coinbd.com/img/couvertures_big/de-cape-et-de-crocs-tome-5-:-jean-sans-lune-875.jpgTome 5 : Jean sans Lune

                On nous présente un personnage important : le prince Jean. On en apprend au passage clairement plus sur les Sélénites, ce fameux peuple rencontré dans le tome précédent, et on connaît enfin l’origine des cartes au trésor des premiers tomes. On assiste aux retrouvailles jouissives de tous les personnages. Les dialogues sont comme toujours tout-à-fait excellents mais il n’empêche qu’au niveau du scénario, j’avais tendance à préférer les premiers tomes, l’histoire des Sélénites me paraissant beaucoup moins enthousiasmante et rythmée.

                Côté références, on se délectera d’un Cri de Munsch bien placé. Hors de la littérature, beaucoup de références à la cour du Roi au XVIIème siècle, dont les mondanités désuètes vont bien à nos personnages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://sylectures.files.wordpress.com/2013/05/de-cape-et-de-crocs-6.jpgTome 6 : Luna Incognita

                Après le passage un peu mou dans le cratère du volcan, nos héros débarquent enfin sur la Lune ! Masbou s’y donne à cœur joie dans les décors et les ambiances (la couverture, la moins belle de la série, ne le montrait pas forcément, mais les pages sont magnifiques) et Ayroles s’amuse à construire totalement l’univers de ce nouveau monde à explorer, marqué par l’œuvre de Monsieur de Bergerac qui avait à l’époque décrit l’utopie lunaire. Cailloux attachants, montures-canards, carneval rabelaisien : tout est là pour nous divertir et nous amuser, les mots d’ordre de la série.

                Côté références, j’aime beaucoup la fameuse bobinette qu’on ne verra jamais, ou le deuxième engin pour atteindre la lune que Jules Verne n’aurait pas renié. La série reprend clairement du poil de la bête, ou plutôt des bêtes.

 

 

 

 

 

 

 

http://ic.pics.livejournal.com/ys_melmoth/12964445/578586/original.jpgTome 7 : Chasseurs de chimères

                L’Aventure avec un grand A reprend donc totalement dans un nouveau contexte de découvertes et de bizarreries : la lune ! Tous les Terriens s’adaptent donc à cette nouvelle situation et choisissent leur camp, et c’est un plaisir de voir tous nos personnages se rencontrer avec plus ou moins de déplaisir. L’aventure les amène à traverser les territoires des terribles Chimères pour atteindre le fameux Maître d’Armes, dont on nous parle depuis deux tomes afin d’enjoliver avec brio le personnage.

                Le tome commence sur une rixme : une sorte de battle d’alexandrins dont je ne me remets toujours pas tant Ayroles a du talent (l’hémistiche final de Maupertuis est à pleurer !). Il faut dire que la poésie est la monnaie de ce monde : on paie en sonnets et on lance un poème pour pile ou face… La scène de la fontaine fait magnifiquement référence au grand fabuliste et la loufoquerie des règles de ce monde amuse totalement (cf la fin, pour arriver au château du maître d’armes). Bref, du grand De Cape et de Crocs, que demander de plus ?

 

 

 

 

 

 

http://library.dismissed.fr/covers/25963095-2FC8-4C6C-817C-E1E816AA8AB8-180.pngTome 8 : Le maître d’armes

                On  fait enfin la rencontre de ce fameux maître d’armes. Moi qui craignais l’apparition aussi tardive d’un nouveau personnage principal, j’ai été contredit par l’intégration très efficace de ce personnage dans l’univers de la série. Je laisse sous silence l’identité de ce personnage, référence même pas déguisée à la littérature, mais je signale juste combien ses dialogues avec Armand sont délicieux.

                Encore un tome bourré de références (j’aime beaucoup le Radeau de la Méduse, par exemple). Mais le tome nous donne aussi l’occasion d’apprécier l’extraordinaire travail fait sur la colorisation : on l’avait déjà remarqué dans les tomes précédents, mais c’est ici flagrant entre le style de la forteresse de cristal du maître et la scène de bataille finale.

 

 

 

 

 

 

http://www.decape.askell.com/Images/Albums/t9.jpgTome 9 : Revers de fortune

                A la fin du précédent tome, et à la vue de la couverture de ce tome, on en vient à se demander si les auteurs n’ont pas voulu intégrer quelque émotion à leur œuvre. Je vous laisse l’occasion de découvrir la réponse par vous-même, mais cette inquiétude au sujet du sort d’un des personnages m’a étonné, pour une série que je pensais plus légère.

                Ce tome marque clairement la fin de l’intrigue principale, mais avec une tonalité quasi tragique qu’on ne lui connaissait pas. Bon, certains détails comme les déguisements d’Eusèbe permettent clairement de dédramatiser la situation, avouons-le. Mention spéciale aux trafiquants contrepétuns, qui m’ont fait hurler de rire. On comprend depuis quelques tomes que la Lune a différents territoires marqués par des figures de style ou des effets littéraires : indéniablement, ces adeptes de la contrepèterie en sont l’exemple le plus marquant et le plus réussi selon moi.

                Tous les personnages sont ici rassemblés pour résoudre l’intrigue avant le tome de « situation finale », et c’est comme toujours un plaisir que de suivre ces aventures bourrées de références et d’inventivité.

 

 

 

http://blog-picard.fr/bulles-picardes/files/2012/04/Cape10-couv.jpgTome 10 : De la Lune à la Terre

                Comme dans beaucoup de drames, le dernier acte présente une sorte de situation finale après la résolution des intrigues principales. Ici, tout est joué par rapport aux guerres de clans ravageant la lune, et ce tome prend plutôt en considération l’avenir des personnages.  Les amateurs d’aventures le trouveront peut-être un peu vide, mais personnellement j’ai beaucoup apprécié les conflits d’honneur et la résolution des histoires d’amour, même si l’identité de Séléné ne faisait aucun doute et même si j’ai trouvé la querelle entre les deux personnages principaux traitée un peu trop rapidement. Bombastus a ENFIN son heure de gloire et c’est assez drôle, Eusèbe ne parvient toujours pas à se faire entendre et c’est toujours drôle, enfin le tout est toujours très bien mené et c’est très agréable à lire.

                Une conclusion logique (et encore une fois totalement dans la lignée des hommages à la culture littéraire classique) à une série extrêmement bien

menée, intelligente et drôle.

 

 

 

 

 

 

http://www.decape.askell.com/Images/2heros.gif

 

Par Robert Mudas.

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 12:35

 

Les contes de fées sont terminés!

 

 

Créee par Stephen Carpenter, David Greenwalt, Jim Kouf

Etats Unis

Première diffusion sur NBC depuis 2011.
22 Episodes par saison

 

http://seriesaddict.fr/images/galerie/Grimm/promoSaison-1/Nick-Grimm-Pilot-1x01-NBC.jpg

 

 

La série suit les aventures du détective Nick Burkhardt, détective au département de police criminelle de de la ville de Portland et de son partenaire Hank Griffin.

 

http://img2.timeinc.net//ew/i/2012/11/14/grimm-209-breakup.jpg

 

 

  Nick s'aperçoit qu'il commence à voir de plus en plus de bizarreries sur le visage de certaines personnes, sans arriver à se l'expliquer. Tout cela lui est confirmé par l'arrivée de sa tante Marie à son domicile qui lui révèle qu'il est le dernier descendant de la famille Grimm. Les frères Grimm célèbres pour leurs contes sont en fait des chasseurs des démons qu'il traitent dans leur récits. Nick rentre en possession de la caravane de sa tante où tous les écrits et instruments (armes, potions) sont disponibles pour qu'il accomplisse son héritage et devoir.

Au cours de ses enquêtes, il va se faire aider par son coéquipier Hank Griffin pour la partie normale et de Monroe (qui est un Wesen) puis de Rosalee (Wesen aussi) avec le magasin d'épices pour la partie surnaturelle.

 

Acteurs principaux

 

 

Saison 1

 

  Les premiers épisodes se concentrent sur la découverte des créatures appelées Wesen après le pilote qui fixe les bases de la série. Ces épisodes présentent des créatures différentes, basées sur des animaux, ainsi que leur hiérarchie. Autre petit point récurrent traité : la vision de ce Grimm par les Wesen qui sont surpris par ce Grimm beaucoup plus conciliant et moins pragmatique que ses ancêtres.

 

http://img.over-blog.com/600x360/0/20/49/74/series2012/cableetsat/grimm-copie-1.jpg

 

  La série propose une enquête policière toujours basée sur un crime ou délit concernant les Wesen. L'enjeu de la série est le comportement de Nick vis à vis de son ambiguïté envers les 2 mondes. Comment gérer un phénomène surnaturel tout en restant dans la rationalité d'une procédure policière sans avoir à expliquer une situation inexplicable à son entourage (collègues et amis). Le côté surnaturel est assumé par la ville de Portland et son passé avec les sorcières de Salem (ville située à quelques kilomètres de Portland) ainsi que par la devise non officielle de Portland «Keep Portland Weird » ("Gardons Portland étrange"), ce qui fait que les gens ne sont pas trop surpris par des événements étranges.

   Si tout cela peut s'apparenter à du Buffyverse, la comparaison n'est pas innocente. David Greenwalt a travaillé sur Buffy et Angel en tant que producteur exécutif, auteur et réalisateur de certains épisodes pendant les 3 ans où il a officié sur ces deux séries. D'où certaines similitudes (Monstres de la semaine, effets spéciaux...).

 

   A la moitié de la saison, la mythologie se met en place avec l'intrigue des pièces de monnaies (qui se déroulera jusqu'à la fin de la saison) qui introduit plus en avant les familles royales ainsi que leur motivations et leurs relations. Je ne dévoile rien parce que c'est tout l'intérêt de suivre Grimm que de découvrir tous ces mystères.

 

http://itstvnews.files.wordpress.com/2013/05/grimm.jpg?w=610
   La fin de la saison reprend une intrigue de milieu de saison et la continue sur un cliffhanger invitant à découvrir la suite au plus vite...

 


Saison 2

 

grimm.jpg

 

   Cette saison reprend exactement à la fin de la saison 1. D'ailleurs, le postulat du cliffhanger sera traité durant la totalité de la saison par petites touches sur les premiers épisodes, toujours accompagné par des enquêtes qui se suffisent à elles-mêmes et puis par des épisodes spécifiques de l'épisode 11 jusqu'à la résolution à l'épisode 14. A noter à la fin de l'épisode 12, après le panneau « à suivre », un panneau « désolé » qui montre que tout cela avait été pensé en amont, ce qui fait plaisir.

  La seconde partie de la saison se focalise plus sur le personnage de Juliette qui devant tous ces événements étranges essaie de démêler le vrai du faux. Ainsi que sur les conséquences des épisodes 11 à 14 qui fournit une nouvelle histoire liée aux familles royales.

 

grimm2.jpg

 

  Un autre intrigue toujours présente et qui reste le fil rouge de la série, reste la clé que possède Nick. Clé qui mène à une carte au trésor, que toutes les familles royales cherchent afin de découvrir le trésor datant d'une croisade du 13ème siècle.

  Le cliffhanger débute à l'épisode 21 et s'achève sur un final haletant qui j'espère sera développé comme durant la saison 2. Je suis donc impatient de découvrir la saison 3..

grimm3.jpg

 

 

   Cette saison marque le changement pour beaucoup de personnages : Rapprochement, séparation, mensonge, vérité, alliance, trahison. Les lignes n'ont jamais été aussi floues entre eux.
J'ai vraiment pris plaisir à vibrer avec eux à chaque épisode 


Cette série, comme je l'ai dit plus haut ressemble à du Buffy, teinté d'un point de vue d'adulte et sans jamais se départir de moments plus drôles. Une bonne série fantastique avec des personnages attachants.

 

Par Oxo.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 18:09

Le petit bonhomme en bois ...

Album : The Golden Age

Label : Green United Music

 

http://bretagne.france3.fr/sites/regions_france3/files/styles/top_big/public/assets/images/woodkid.jpeg?itok=2YaetX20

Un célèbre cowboy expliquait dans un film qui ne l'est pas moins qu'il y a 2 catégories de personnes : ceux qui ont un pistolet, et ceux qui creusent.

Dans la musique comme dans le cinéma, il y a deux catégories d'artistes : les laborieux (qui touchent parfois le fond, à forcer de creuser) et ceux qui sont touchés par la grâce.

L'artiste dont je vais vous parler est clairement à classer dans la deuxième catégorie, tant sa musique va selon moi marquer son époque.

Woodkid, de son vrai nom Yoann Lemoine, s'est d'abord fait connaitre comme clippeur.

Originaire de Lyon, né en 1983, il est avant tout un artiste de son temps, moderne, mélangeant une formation en conservatoire et un apprentissage autodidacte de la musique (par exemple sur Playstation avec le jeu Music), nourri à la source musicale du Web, de MTV, des influences bien souvent mainstream.

Et malgré cela, sa grande force aura sans doute été de digérer l'ensemble et d'en faire une production hautement personnelle et terriblement originale.

De sa formation artistique (école d'art à Lyon), il a saisi l'opportunité de travailler avec Besson (mais pas trop longtemps apparement), puis dans le milieu de la musique, ce qui lui a permis de réaliser des clips, d'abord pour Yelle, puis ensuite pour des artistes tel que Lana Del Rey, Katy Perry ou Moby.

Ses clips, c'est par là.

De son propre aveu, ces années et ces expériences lui ont permis d'apprendre le fonctionnement du monde de la musique. Et lorsqu'il a eu l'envie de faire un projet plus personnel, il a utilisé tous les moyens modernes pour pouvoir conserver sa liberté et faire son album à sa manière.

Son premier clip tiré de Golden Age a ainsi été largement diffusé sur Facebook, gagnant en notoriété à chaque partage et permettant à de plus en plus de gens de découvrir sa musique hors norme.

Car oui, la musique de Woodkid est atypique.

Bien loin des tendances électro qui font la réputation des artistes français, Woodkid s'appuie sur une orchestration presque classique, utilisant notamment des percussions et des cuivres de manière à retranscrire un maximum d'émotions, des émotions qui passent également par sa voix. 

À l'écouter, on a l'impression d'avoir une bande originale de film et ce sentiment est renforcé lorsque l'image vient compléter la musique.

Les clips de Woodkid sur The Golden Age sont presque des courts métrages. Ils racontent une histoire tantôt triste, tantôt violente, tantôt épique ...

Tout en noir et blanc, d'une élégance folle, ils nous font aimer en quelques minutes ces personnages dont on ne connait rien si ce ne sont ces quelques instants, sans doute parce que l'artiste ne conçoit pas la musique sans l'image. Et c'est aussi ce qui fait sa force. Il est "multi média".

Clairement, je trouverais scandaleux qu'il ne soit pas présent dans la sélection des meilleurs clips des Victoires de la musique, par exemple (avec "Eolienne", de Gaëtan Roussel) et/ou dans la révélation de l'année.

Mais pour cela, encore faudrait il que les Victoires de la musique aient un sens, mais c'est un autre débat.

Bref, pour revenir à Woodkid, d'un point de vue artistique, je ne vous conseille pas, je vous ordonne d'écouter The Golden Age, album de l'année 2013 sans aucune hésitation.

Filez sur Youtube vous faire une idée. Et si l'ensemble vous plaît, intéressez vous à ce "petit bonhomme" que je trouve très touchant, très honnête dans sa démarche. On est loin des stars habituels, des morceaux ou des albums formatés. 

J'ai choisi d'occulter volontairement certains points de sa bio ou de sa carrière (comme l'origine de l'influence de la culture slave sur son travail, par exemple) afin de laisser une part de mystère.

Pour ne rien vous cacher, dans un mois, j'aurai le plaisir de le voir en concert et j'attends ce moment avec une grande impatience, parce que de ce que j'ai pu voir, il apporte un soin particulier à ses lives.

Je m'attends donc à passer une excellente soirée, et je vous souhaite d'en faire de même à l'écoute de ce très très bon premier opus.

Un album culte que je pense écouter pendant de très nombreuses années.

 

Par Maël.

 

PS : je n'ai pu résister à l'envie de vous mettre ce qui est le plus beau morceau de l'album, "Conquest of Spaces". Si nous n'aimez pas, je ne vous parle plus.

Allez un petit dernier pour la route :

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 11:30

Huis clos dans l’infini.

 

Un film de Alfonso Cuarόn

Etats-Unis

2013

 

Avec :

Sandra Bullock : Ryan Stone

George Clooney : Matt Kowalski

 

http://d1jqu7g1y74ds1.cloudfront.net/wp-content/uploads/2013/10/2013_gravity_movie-wide.jpg


                Mon meilleur ami m’a proposé d’aller voir Gravity, que je n’avais guère envie d’aller voir à cause de son format 3D (j’en reparlerai, mais ça a tendance à me gonfler au cinéma). Après avoir lu plusieurs critiques très positives, je l’ai finalement suivi, en essayant de ne rien entendre sur le scénario du film et de ne rien voir de ses bandes-annonces car, avouons-le, le matraquage médiatique autour des grosses productions américaines a tendance à gâcher totalement le plaisir de la séance de cinéma.

                Bref. J’y suis donc allé. Et j’ai vraiment bien fait. Je ne connaissais pas Cuarόn (je sais, honte à moi !) mais ses techniques de réalisation m’ont véritablement bluffé. Le film débute sur un plan-séquence de 17 minutes qui pourrait être à lui seul une leçon de réalisation tellement il est fait avec brio et nous fait nous immerger dans la situation de chacun des personnages. La caméra tourne, virevolte, nous emmène ici et là, et nous fait tout voir alternativement, comme en apesanteur. Jamais, je crois, un film sur l’espace n’avait aussi bien allié le fond et le forme, et le tout laisse franchement bouche bée. A plusieurs reprises, le film semble vraiment un outil pédagogique pour étudiants en cinéma tant certains plans nous font réagir par leur efficacité : « tiens, une contre-plongée pour montrer combien le personnage ressort grandi de l’expérience ! », « tiens, la caméra se rapproche du personnage jusqu’à entrer dans son casque afin de passer à une narration interne ». Les sons vont d’ailleurs extrêmement bien avec  cela puisqu’à plusieurs moments de narration interne (déformation professionnelle qui me fait parler de « narration », je ne sais pas si le terme s’applique au cinéma), les sons entendus sont typiquement ceux perçus par le personnage. Je sais, c’est du déjà-fait, mais à ce niveau-là très rarement.

 

http://www.zickma.fr/wp-content/uploads/2013/09/sandra-bullock-s-gravity-set-to-kick-off-venice-film-festival.jpg

 

Chef-d’œuvre d’ambiance donc, qui nous immerge pendant 1h30 dans le vide intersidéral de l’espace et nous fait nous sentir en apesanteur. L’espace et l’apesanteur sont représentés en tout réalisme : pas d’explosion dans l’espace comme on en voit trop souvent au cinéma, tout est vraiment bien représenté, comme le feu et l’eau qui se promènent en bulles dans les stations orbitales. Le choix de faire un film presque en temps réel, avec quelques ellipses très discrètes, et surtout, dieu soit loué, merci !, aucun flashback montrant la situation des personnages sur Terre avant leur mission, rend le tout encore plus cohérent et immersif. L'ambiance qui s'en dégage est ainsi oppressante, pleine de tension et d'angoisse : l'angoisse d'être seul dans le vide. Les scènes où on se sent dans la peau du Dr Ryan Stone nous montrent des sortes de huis-clos à l'intérieur de soi-même au sein de l'immensité du vide. Et s'il y a un truc qui m'a toujours fait peur au sujet de l'infini, c'est qu'il n'a pas de fin.

Et cette 3D maintenant, il est temps d’en parler. Je dois avouer que c’est le cas le plus légitime de 3D que j’aie pu voir au cinéma jusqu’à maintenant. Je me disais que la 3D ne serait pas utile pour représenter le vide de l’espace, mais au final elle est extrêmement bien utilisée pour distinguer les différents plans et ainsi vraiment voir les objets flotter autour des personnages. Elle participe donc clairement à l’immersion du spectateur. J’ai tendance à la trouver parfois un peu artificielle quand même, trop forcée et digne d’une cinématique de jeu vidéo, comme dans le brillant plan séquence du début, mais on lui pardonne tellement les images de la Terre vue de l’espace sont magnifiques.

 

http://cdn-parismatch.ladmedia.fr/var/news/storage/images/paris-match/culture/cinema/gravity-vers-l-infini-et-au-dela-532383/4869685-1-fre-FR/Gravity-vers-l-infini-et-au-dela_article_landscape_pm_v8.jpg

 

 

Niveau scénario maintenant. Je suppose que peu de gens ont fait comme moi (ne rien savoir du film), donc vous connaissez tous l’histoire de base : une femme peu habituée à l’espace doit survivre lors d’une mission en orbite qui tourne à la catastrophe. SI j’ai dit que le film voulait être réaliste dans sa représentation de l’espace, il faut avouer que je le trouve, et c’est son plus grand défaut, totalement invraisemblable dans son intrigue. Le Dr Stone parcourt plusieurs stations, utilise plusieurs navettes pour pouvoir fuir la vague de débris, tout le matériel utilisé se détruisant forcément après son passage… C’est quand même assez peu crédible, comme cette fin que je trouve un poil ridicule quand même. Attention, je n’ai pas parlé d’incohérences car l’équipe s’est vanté d’avoir cherché à les éviter, cependant le tout est peu vraisemblable et c’est bien dommage car j’imagine là que les sirènes d’Hollywood ont demandé des péripéties et du grand spectacle. D’autant plus dommage qu’en évitant les flashbacks pour montrer le passé de Ryan, on aurait pu penser que le film voulait se distinguer des productions habituelles.

Niveau casting, rien à dire de Clooney, efficace et sympathique (mais il a le beau rôle, comme souvent). Je suis beaucoup moins fan du choix de Sandra Bullock qui, selon moi, ne rend pas son personnage attachant. Je ne l’ai trouvée si crédible, ni émouvante, ni touchante, bref, peu pertinente dans ce rôle. Je ne saurais trop développer pourquoi mais ce n’est pas une actrice que je trouve douée d’une manière générale, alors que j’aurais aimé qu’elle me prouve le contraire dans ce film ! D'autant plus que le film veut entraîner toute une réflexion sur la reconstruction de l'individu après le deuil, sur le retour aux racines et le "lâcher prise" symbolisée par ces câbles auxquels s'accrochent les astronautes, mais Bullock n'a pas selon moi le niveau pour porter à bien cette interprétation.

 

http://static3.businessinsider.com/image/524dd24c69beddad358b4567/sandra-bullock-says-filming-gravity-made-her-depressed.jpg

 

                Donc pour résumer : une perle visuelle, un très bon film à projeter et à étudier pour une classe d’étudiants en cinéma, une recherche efficace sur le réalisme dans l’espace, mais un scénar trop invraisemblable et une actrice principale peu efficace. Pas le film de l’année donc pour moi, mais un film qui doit marquer l’histoire du cinéma par son visuel et un excellent moment de cinéma, plein de tension, d’immersion et de dépaysement.

 

Par Robert Mudas.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 11:30

Big Brother ain't watching us 

 

 

Une série créée par Charlie Brooker

Royaume-Uni

Première diffusion : 2008

 

Avec :

Jaime Winston : Kelly

Riz Ahmed : Riq

Andy Nyman : Patrick

Adam Deacon : Space

Kevin Eldon : Joplin

Beth Cordingly : Veronica

Davina McCall : Davina McCall

 

Mini série de 5 épisodes.

 

  Nous sommes dans les coulisses de l'émission de téléréalité Big Brother. La tension monte dans le studio car ce soir, c'est le Prime et tout doit être fin prêt. Tandis que Kelly fait le tour des bureaux pour distribuer des cafés, Patrick s'inquiète car des émeutes ont éclaté dans le pays et pourraient entraîner un flash spécial et donc l'annulation du Prime…


http://www.zombiesworld.com/wp-content/uploads/2012/05/DeadSEt200.jpg 

 

 En grande amatrice de bonnes histoires de zombies, je me suis évidemment jetée sur cette série dès que j'en ai entendu parler. Sous un format d'un épisode de 45 minutes, suivi de 4 épisodes de 25 mn chacun, on pourrait même la considérer comme un film, car elle en a la durée et la forme.

Nous suivons donc Kelly, qui travaille sur la célèbre émission Big Brother (l'équivalent britannique de Loft Story, pour ceux qui l'ignorent). Son travail n'est pas bien compliqué puisqu'elle doit avant tout servir le café au personnel et faire quelques courses. Ce qui est bien pratique pour nous, spectateurs, puisque nous pouvons ainsi découvrir les coulisses de l'émission et les personnages. Le début nous présente donc l'univers un peu particulier de ce type de show. Et puis après, ça se gâte, vous vous en doutez bien.

 

http://www.thesmonkey.com/wp-content/uploads/2010/07/deadset2def.jpg

 

  L'histoire est assez classique. Des zombies apparaissent tout d'un coup pour bouffer les vivants, on ne sait pas d'où ils sortent, ni pourquoi ils sont là, mais tout le monde s'en tape, et les personnages principaux sont très caricaturaux. Nous avons ainsi la petite débrouillarde, la bimbo décérébrée, le gars que tout le monde rejette, la grande gueule, etc. Là où la série sort son épingle du jeu à mon sens, c'est grâce à l'univers dans lequel elle se passe. C'est en effet l'occasion d'alterner les scènes montrant l'envers du décor de Big Brother aux scènes de carnage, filmées de manière saccadée, avec des successions d'images très rapides et qui bougent dans tous les sens, à tel point que j'avais du mal à savoir ce qui se passait lors de mon premier visionnage (surtout au début, dans les scènes de nuit). L'humour est également très présent, ce qui donnera par exemple la première scène d'attaque des zombies sur fond d'une chanson de Mika, ce que j'ai pour ma part trouvé assez fun (bon, après je l'ai eue dans la tête le reste de la série).

 

http://www.devildead.com/tv/deadset03.jpg

 

  J'ai aimé ce mélange téléréalité/zombies. C'était plutôt bien vu, d'autant que les candidats sont totalement coupés de la réalité dans leur loft, et donc continuent leur vie sans savoir que dehors, plus personne ne les regarde. Cet aspect aussi apporte beaucoup d'humour, d'ailleurs. Et le vice est même poussé jusqu'à demander à l'animatrice vedette de la vraie émission de reprendre son propre rôle dans la série, histoire d'ajouter une pointe de réalisme à tout ça (elle doit avoir de l'humour d'ailleurs, parce que son émission n'est pas présentée sous un jour très flatteur).


http://blog.dvdpascher.net/media/deadset2.JPG

 

   C'est donc une bonne petite série, comme savent si bien le faire les anglais. Je me dois toutefois de prévenir les âmes sensibles, c'est plutôt gore. Du sang, des boyaux qui volent, le réalisateur se fait plaisir, même si comme je l'ai dit, la façon de filmer permet parfois d'atténuer le côté gore. Mais bon avec les histoires de zombies, faut pas s'attendre à un truc tout beau, tout propre non plus, sinon ça n'a plus d'intérêt.

 


Sur ce, Joyeux Halloween !


http://100poursanghorreur.free.fr/IMG/jpg/miam_miam_dead_set.jpg

 

Par Cathy.

 

[L'avis de Robert Mudas :

Merci à Cathy pour ce spécial Halloween ! J'ajouterais juste, si elle me le permet, le respect total des codes du film de zombies. Comme Romero critiquait par exemple la société de consommation dans Zombies, Dead Set choisit de critiquer de façon très cynique la télé-réalité et ses participants. On voit des candidats totalement déconnectés de la réalité, qui ne le sauraient donc pas si une catastrophe se passait en dehors du loft. De même, le zombie qui guette depuis le studio les candidats sur l'écran comme de la viande ambulante n'est pas sans faire réfléchir sur l'état cérébral des amateurs de ce genre de programme... Tout comme les foules de zombies qui attendent les candidats à la sortie du loft tout là où des fans les attendent normalement... Dead Set a l'intelligence d'avoir une portée critique comme je les affectionne dans ce genre de productions, tout en établissant un humour salvateur et un second degré attachant (comme Cathy l'a dit dans l'article, certaines personnalités de la télé-réalité anglaise font partie du casting, ce qui rend la transposition très drôle, d'autant plus qu'elles ont souvent une mort atroce).

Une mini-série très intéressante donc, que je conseille tout comme ma collègue de blog !]

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 11:13

Les androïdes rêvent de guitare électrique

 

janelle monae PMVH L150709

 

Artiste Nord americaine

Maison de Disque : Bad Boy Records / Atlantic Records.

 

Janelle Monae est une jeune chanteuse originaire de Kansas City au Kansas (USA), à peine âgée de 28 et qui a déjà 3 galettes à son Actif.

 

Elle a commencé sa carrière aux côtés d'Outkast et fut vite repérée par Sean Combs (Puff Daddy)

qui lui permettra de produire en 2007 son premier EP.

La Machine « Monae »  est lancée avec Le magnifique «  METROPOLIS:Suite I (chase) »

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METROPOLIS : Suite I : 2007

 

Premier EP de la demoiselle, celui ci va poser les premières pierres de son œuvre.

Car ici on peut véritablement parler d'oeuvre.

 

L'histoire de Cindy Wayweather son homologue dans un futur hypothétique, peuplé d’androïdes, de flics à la solde du gouvernement qui pourchassent ces machines qui penseraient un peu trop.

Son univers fait directement écho à des œuvres comme  Metropolis de Fritz Lang , « 
Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » de Phillipe K.Dick.

Des oeuvres d'anticipation qui posent les mêmes problématiques de la survie de l'humanité face à la technologie. L'homme face à sa propre création, l'amour, la peur de l’inconnu.

Bref. Sur ce premier opus vous n'aurez que des perles de SOUL RnB, la vraie comme ça faisait bien longtemps qu'on n'en avait pas entendu. Avec des riffs de guitare entêtants et efficaces.

Ses textes sont percutants, et ont une dimension à la fois personnelle, et en même temps universelle ainsi que certains morceaux qui se révèlent plus épiques.

 

Effet renforcé par le soin apporté à la transition entre les différentes pistes.

 

Pour ce petit EP elle sortira un Clip « Many moon » qui est un véritable court métrage dans la lignée des premier clips de Micheal Jackson. A découvrir absolument.

 


 

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THE ARCHANDROID : Suite II & III :2010

 

J'avais été séduite a l'époque par l' EP et j'attendais beaucoup de cet album. Et bien pas déçue ! On y retrouve tout ce qui avait fait le sel de son EP : histoire, son, chant.

 

Bref. La demoiselle prend des risques, s’éloigne de ses zones de confort avec des titres comme

« Come Alive » qui pour moi l'assoit résolument en tant que Punk dans le sens historique du terme.

 

Car oui Janelle au delà des son univers décalé, a participé à la création d'un mouvement d'artistes dans sa ville natale, la « WONDALAND society », mouvement qui préfère prendre ses sources d'informations dans les comics et les chansons, films etc. que d'écouter les médias traditionnels qui voudraient nous imposes une vision unilatérale des choses.

 

Bref le personnage fascine tout autant que son univers .

 

La production musicale est assez étonnante, mais excellente et sur cet opus on passe de musique

épique, dansante, à des balades groovy avec quelque morceaux plus rock.

Plusieurs fois en écoutant cet opus je me suis fait la réflexion sur quelques morceaux qu'elle était à la limite du cliché et du RnB bas de gamme, mais un sursaut inattendu venait réhausser le tout, du pur génie.

 

Elle illustre également son amour pour les œuvres plus classiques avec des intros ou interludes musicaux directement inspirés d’œuvres comme Debussy.

Je citerai également son morceau de clôture « BabopByeYa », morceau aux multiples changements de ton et de rythme qui permet à la belle de mettre son organe a rude épreuve et surtout de nous tenir en haleine pour accueillir la suite de son aventure...

 

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THE ELECTRIC LADY : suite IV & V : 2013

 

Avec ces deux premiers opus, autant vous dire que je guettais avec une certaine fébrilité le prochain

bébé de notre « androïde » .

Ce dernier est arrivé enfin cette année . Avec comme premier single Q.U.E.E.N .

 

Rien qu'à la vue du clip, j’étais complètement comblée : rap acidulé comme il faut en fin de morceau, un duo avec madame Erykah Badu, un riff de guitare entêtant qui a fait sa marque de fabrique.

Puis l'album est enfin devenu disponible sur les différents sites de partage.

 

Intro qui claque, et nous ramène dans l'ambiance des précèdents opus. Premiers morceaux en duo avec Prince (excusez du peu ) qui envoie un groove du tonnerre.

 

Après malheureusement, l'album se retrouve un peu en demi-teinte. Certains morceaux sont pour moi clairement en dessous du génie des 2 premiers opus. Et d'autres sont encore une fois magistraux.

 

Bref après plusieurs écoutes j'arrive à me laisser habiter de nouveau par le même enthousiasme que j'avais développé pour les 2 premiers albums.

Le concept est toujours là, et chaque morceau est tout de même très bien produit. Les chants sont propres techniquement. Mais peut être justement un peu trop lisses.

Mais l'histoire suit son cours et je suis pressée d’accueillir dans les prochaines années un nouvel opus de la demoiselle électrique.

 

Mais s'il y a une chose que je n’enlèverais pas à la miss c'est sa verve, sa fougue a vouloir délivrer au monde sa fresque épique, digne d'un vrai opera rock.

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En concert, elle est une tigresse non apprivoisée qui donne toutes ses tripes, entourée de son ensemble de musiciens parfait au couleur coton club classe et énergique.


Un Véritable phénomène qui ne s'encombre pas du regard de la critique, trace son bonhomme de chemin et livre des albums ainsi que des concerts de grande qualité, honnête et dans l'industrie de la musique actuelle ça fait un bien fou.

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Donc si vous en avez marre de la soupe Rnb actuelle, envie d'un peu de folie, d'entendre une histoire, découvrir un personnage haut en couleur ou tout simplement de satisfaire un peu votre curiosité de musico-phile, foncez sur ses albums.
Et surtout allez découvrir ses clips d'une extraordinaire esthétique au vu des horreurs de vidéo clip qu'on nous pond actuellement.


 

Et surtout n’oubliez pas d'aller consommer la musique en live, elle en vaut plus que le coup.

 

 

ps : Si vous voulez découvrir en intégralité sa discographie une petit playlist grooveshark spécialement édité pour vous ^^ : http://grooveshark.com/#!/playlist/Janelle+Monae+Archandro+de/90728322

 

 

 

_Darkim Lain__ Fin de transmission ****

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:35

 Découvrez la visite intégrale de ce lieu en photos, du quartier environnant la tour jusqu’à ses caves, en passant par ses 9 étages.

 

Art : Street Art
Type d’évènement : Projet Street Art
Période : Du 1er au 31 octobre 2013
Lieu : Tour Paris 13, 5 rue Fulton, 75013 Paris
Initiative : Galerie Itinerrance, avec Medhi Ben Cheikh
Artistes : Plus de 100 artistes du monde entier

 

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La Tour Paris 13 est un évènement d’envergure, une sorte de révolution du Street Art, une nouvelle façon de mettre en avant cet Art auprès du grand public et de façon totalement autorisée. Une idée de projet jamais réalisé auparavant, en France du moins. Il y a bien eu des mises en avant de l’Art à travers des squats d’artistes, comme celui de la rue de Rivoli à Paris. Mais dans le cas de la Tour Paris 13, il s’agit d’une toute autre démarche artistique.

 


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Le Street Art est aujourd’hui un Art urbain reconnu. Depuis quelques années il trouve même sa place dans certaines expositions dédiées hors de la rue (Celle du Musée de La Poste, Au-delà du Street Art, en 2012-2013 en est d’ailleurs un bon exemple en France et avait attiré de nombreux visiteurs). La rue étant pourtant son lieu de prédilection, comme son nom l’indique.
Cependant pour le projet réalisé autour de la Tour Paris 13, le Street Art prend ici une toute autre tournure. Je n’appellerais pas cela une exposition – c’est également l’avis de l’initiateur du projet, Medhi Ben Cheikh, et de sa « Galerie Itinerrance » dédiée à la mise en avant de street artistes du monde entier – c’est encore autre chose, cela va au-delà des expos qui sont souvent assimilées aux musées ou aux galeries d’Art. Et dans le même temps cela ne se passe plus uniquement dans la rue comme cela a pu l’être pour du Street Art autorisé à l’extérieur d’anciens bâtiments voués à démolition, tels l’ancien entrepôt  de la RATP de la rue des Pyrénées dans le 20e arrondissement parisien, aujourd’hui détruit. Ce projet Tour Paris 13 reste proche de la rue et il est pourtant novateur dans son approche puisqu’il a été très organisé pour permettre au public d’accéder librement aux créations d’une centaine d’artistes à l’intérieur même d’un immeuble. 


 

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La particularité et l’originalité de ce projet est qu’il a lieu dans un immeuble d’habitations HLM du 13e arrondissement de Paris qui a été prêté par le bailleur ICF Habitat La Sablière grâce à la collaboration de la Mairie du 13e. Ce prêt a été possible, dans un temps limité, tout spécialement pour la conception de ces œuvres avant la destruction totale de la tour. Destruction qui va permettre par la suite la reconstruction de nouveaux logements sociaux. Ce qui explique bien naturellement la disparition inéluctable de ce mouvement de Street Art gigantesque. C’est toujours le risque pour le Street Art, mais les artistes sont les premiers à savoir que leurs réalisations dans un tel cadre sont éphémères, même si parfois permises pendant un laps de temps.



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C’est également un évènement exceptionnel et d’ampleur car collectif et vraiment international ! La Galerie Itinerrance a invité des artistes du monde entier à participer (France, Portugal, Italie, Espagne, Arabie Saoudite, Royaume-Uni, Brésil, Australie, Tunisie, Iran, Argentine, Chili, Mexique, Luxembourg, Etats-Unis). On retrouve des artistes (plus de 100) tous styles confondus tels que Vhils, Dan23, Le Cyclop, Loiola, Mp5, David Walker, Liliwenn, Ludo, Ethos, Inti Ansa, Jimmy C, Hopnn, eL Seed, Stinkfish, Uriginal, Vexta, Mosko, C215,… Vous pouvez en retrouver la liste complète ici.

 


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En ce qui concerne la visite : c’est vraiment fabuleux, extraordinaire et complètement atypique ! Quand on pénètre dans le lieu on est tout de suite subjugué, fasciné, par ce qu’on y découvre. Cela se voit d’ailleurs dans le regard de tous les visiteurs à tous les étages. On se balade vraiment dans des logements dont on sent qu'ils ont été habités il y a encore peu de temps, avec salons, cuisines, salles de bain, etc (il reste des meubles, des baignoires, des pots de confiture, du papier peint, etc), tout y est entièrement peints d’œuvres d’Art magistrales, y compris l’ascenseur et la cage d’escalier. Sur les 9 étages et les caves, presque tous les appartements (4 par étages) ont été investis par les artistes à l’exception de certains (3 ou 4) encore habités jusqu’à la démolition. 



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Pour les fans de Street Art, d’Art contemporain en général, et pour tous les autres, c’est vraiment un évènement incontournable à aller voir absolument. Mais pour y aller il faut s’accrocher et faire preuve de courage et de patience pour arriver à destination car tous les jours (même en pleine semaine) la file d’attente peut durer jusqu’à 5h (« quand on aime on ne compte pas » comme on dit) ! Tout ce monde prouve bien que d’autres ont compris qu’il ne fallait pas manquer ça. Je crois que je n’ai jamais fait autant de queue de ma vie – j’y suis allée en deux fois, première fois 1h d’attente en soirée, et la deuxième fois 4h30 de queue en pleine journée – mais ça valait vraiment le coup.

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J’ai ainsi pu photographier l’intégralité des appartements décorés, jusqu’aux caves, en passant par le quartier environnant qui laisse place aussi à des œuvres de Street Art, certaines réalisées par les artistes invités de la tour. Je peux donc maintenant vous faire profiter de la visite dans ses moindres recoins, à vous qui n’avez peut-être pas eu la chance de vous rendre directement sur le lieu. Les photos prises par les visiteurs sont un trésor pour tous, le seul témoignage, le seul sauvetage possible de ses œuvres éphémères qui vont maintenant disparaitre physiquement dans quelques jours. C’est pour cette raison que je tenais à partager les miennes avec vous (vous en avez déjà un échantillon sur cet article), pour vous en faire profiter, pour que vous ayez également l’occasion de vivre un peu de cette aventure de Street Art inhabituelle et immanquable.
Je tiens à préciser que je ne dispose pas forcément d’un appareil photo dernier cri, mes photos ne sont donc pas toujours de très bonne qualité, mais ce qui compte c’est mon œil avisé de photographe sur cet évènement qui vous fera découvrir ce que d’autres n’ont peut-être pas vu ou ne vous ont pas révélé sur d’autres photos du même endroit.
J’ai légendé chaque photo avec le nom des artistes sauf quand je n’avais pas l’info. Possible qu’il y ait parfois des erreurs. N’hésitez pas à me les signaler et à m’indiquer les noms des artistes manquants pour que je puisse corriger.

 

 

La visite intégrale de la Tour Paris 13 et de ses environs en photos, c’est par ici, bonne visite virtuelle à tous !


Il faut savoir également que ce projet Street Art est aussi une première au niveau de la sauvegarde numérique et participative puisque les initiateurs de l’évènement proposent à tous les internautes de sauver virtuellement la Tour Paris 13 du 1er au 10 novembre 2013. Pour se faire, il faudra apparemment cliquer sur les œuvres qui méritent de ne pas être perdues sur le site web de la Tour Paris 13. C’est là qu’on se pose la question : toutes ces créations variées et originales ne méritent-elles pas d’être toutes préservées ? Probable que cela soit finalement le cas au bout de ces 10 jours de participation digitale si les gens pensent la même chose…Nous verrons !  


Et sinon il vous reste encore quelques jours, jusqu’au 31 octobre 2013, pour visiter réellement la Tour Paris 13. C’est gratuit. L’accès au public est possible seulement durant le mois d’octobre avant démolition en novembre. C’est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 12h à 20h. Ils font rentrer les visiteurs par 50. La visite prend environ 1h30 à 2h.

 

 

Par Sarah L.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 12:35

Faut pas faire chier les bikers…

 

Créée par Kurt Sutter

Etats-Unis

Première diffusion : 2008

 

Avec :

Charlie Hunnam : Jackson « Jax » Teller

Katey Sagal: Gemma Teller-Morrow

Ron Perlman : Clarence « Clay » Morrow

Maggie Siff : Dr Tara Knowles

Ryan Hurst : Harry « Opie » Winston

Kim Coates : Alexander « Tig » Trager

Mark Boone Junior : Robert « Bobby » Munson

 

 

 

Série terminée en 7 saisons.

 

http://braindamaged.fr/wp-content/uploads/2013/09/sons-of-anarchy-logo.jpg

 

 

                Sons of Anarchy est une série que j’ai mis beaucoup de temps à regarder, malgré les conseils, l’univers des bikers m’attirant moyennement. Mais ayant fort apprécié l’excellente série The Shield, et fort dépourvu quand la bise (la fin de série !) fut venue, je me suis finalement lancé dans cette série qui paraît être sa petite sœur sur plusieurs points. D’abord parce que Kurt Sutter faisait partie de l’équipe de The Shield, parce qu’une partie du casting l’a suivi pour des rôles récurrents ou des apparitions d’invités, parce qu’on y retrouve la violence et la complexité des relations entre gangs (d’ailleurs les Niners font un pont entre les deux séries !), parce qu’on rencontre ici aussi une équipe de personnages extrêmement forts, enfin parce qu’on y retrouve la tension et les intrigues complexes de manipulation et d’influence qui faisaient le succès de The Shield.

                J’arrête là la comparaison, puisque Sons of Anarchy a tout pour ne plus être la petite sœur, mais une grande série en elle-même. Elle suit le quotidien du club de bikers SAMCRO installé dans la paisible bourgade de Charming. Si, comme moi, vous n’y connaissez foutrement rien à la hiérarchie et à l’organisation des clubs de bikers, la série vous dépaysera et vous apprendra pas mal de choses. Riche idée que d’avoir choisi ce contexte, qui permet de faire apparaître des grandes gueules très charismatiques ainsi qu’un vrai univers marquant. Pour preuve, vous serez forcément émus quand un membre du club changera d’écusson ou perdra son tatouage ou  vous aurez peut-être envie d’avoir vous-aussi une table en bois gravée au logo de la grande faucheuse pour vos réunions ainsi qu’un petit bonnet avec le même logo pour votre nouveau-né.

 

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                Les personnages sont enrichis et approfondis à chaque saison. Les principaux, bien sûr, parmi lesquels Clay/Ron Perlman : est-il besoin de préciser combien le choix de cet acteur pour incarner le gros dur président du club est une riche idée ? Mais surtout les seconds rôles de ce club, parmi lesquels Tig qui a toute mon affection car complètement barré comme on l’apprendra au fur et à mesure des épisodes et des saisons.

                Les intrigues sont souvent bien menées : certains passages sont assez inégaux, mais dans la globalité, le scénario est très efficace. Le visuel est plutôt bon aussi, même si j’ai tendance à trouver certains plans un peu poseurs (les ralentis de Jax qui marche avec sa démarche de bad-guy (ou de canard, au choix) dans les locaux du club par exemple) et faciles…

 

http://4.bp.blogspot.com/-vUSI4xWWWmI/UWKLGS_djVI/AAAAAAAAAJA/K9jGIxl89-s/s1600/sons-of-anarchy-6.jpg

 

                Un mot aussi sur l’humour de cette série (qui la différencie de sa grande sœur pour le coup) : les scénaristes et acteurs s’amusent clairement, et malgré l’extrême violence de certains épisodes, d’autres sont franchement hilarants (l’apparition de Stephen King en nettoyeur ou de Goggins/Shane en travesti par exemple !). Participent aussi les personnages du Prospect ou de Chuck, ressorts comiques attachants permettant d’évacuer la tension à certains moments.

                La série vaut donc le coup d’être essayée et de finir la saison 1 dont le début est assez répétitif mais est loin de représenter toute la série. Car les intrigues, tensions, personnages, situations et contexte font vraiment de cette série une œuvre aboutie et qui aura su marquer son époque.

 

http://cdn.im6.fr/0290017105749468-c2-photo-oYToyOntzOjE6InciO2k6NjU2O3M6NToiY29sb3IiO3M6NToid2hpdGUiO30%3D-diaporamas-sons-anarchy-12.jpg

 

 

 

Saison 1

                La saison 1 est clairement une saison d’introduction et de présentation.  On y rencontre le club de SAMCRO, les personnages principaux, la situation familiale et amoureuse du personnage principal Jax, les rivalités entre gangs ou encore les différentes instances chargées de surveiller les Sons (police et ATF).

                La saison en elle-même est loin d’être la meilleure de la série, parce que beaucoup de membres du club restent un peu en retrait, parce que l’image de Jax assis sur le toit à lire le livre de son père est un peu trop répétitive, parce qu’il faut un peu de temps pour se mettre dans l’ambiance. Là où The Shield commençait déjà sur les chapeaux de roues, Sons of Anarchy (curieusement pour une série de bikers…) prend un peu de temps à se placer. Mais le potentiel de la série se fait clairement sentir car on s’intéresse aux codes des bikers, à leur hiérarchie, on prend peu à peu connaissance des différentes pièces de l’intrigue, des différents gangs et des ennemis du club.

                Toutes les intrigues ne sont pas égales (Gemma est un peu chiante dans cette saison, par exemple, mais le sort réservé à Opie et sa femme est très intéressant à suivre), mais on a très envie de suivre la suite.

 

Liste des épisodes de la saison 1 :

1x01 – Pilot (Une ville de chaos)

1x02 – Seeds (Le sang et les balles)

1x03 – Fun Town (Chasse à l’homme)

1x04 – Patch Over (Unification)

1x05 – Giving Back (Retour de flames)

1x06 – AK-51 (Frères d’armes)

1x07 – Old Bones (Notre parole, notre honneur)

1x08 – The Pull (Bloody Sunday)

1x09 – Hell Followed (Descente aux enfers)

1x10 – Better Half (Epouses et concubines)

1x11 – Capybarra (Le piège)

1x12 – The Sleep of Babies (Protéger les innocents)

1x13 – The Revelator (Le vent de la colère)

 

 

Saison 2

                Maintenant que la série a installé son contexte, les choses sérieuses peuvent commencer. Avec déjà un ennemi pour toute la saison : Ethan Zobelle, le chef des séparatistes blancs. Ce nouveau gang va clairement faire de l’ombre aux Sons, et va d’ailleurs dès le début de la saison vouloir montrer qui commande par un acte très dur. Tout l’enjeu de la saison va être de lutter contre ce gang, et la progression des évènements va être réellement enthousiasmante.

                Ca, c’est pour l’intrigue générale, mais le club est fondé par plusieurs personnalités, et certains ont des secrets… La fin de saison 1 nous a montré un événement important, il faudra maintenant le cacher pour certains membres du club, tandis que les relations entre le président Clay et le vice-président Jax sont de plus en plus tendues… Sans compter sur les réactions d’Opie et l’arrivée de June Stahl, un de mes personnages préférés dans les rangs des ennemis du club issus des autorités.

                Le final sera très bien foutu, avec la mort d’un personnage aimé des spectateurs et un cliffhanger très surprenant.

 

http://www.avcesar.com/source/software/bluray/1400/image_tech_C_0530165608.jpgListe des épisodes de la saison 2 :

2x01 – Albification (Le masque de la haine)

2x02 – Small Tears (Les associés)

2x03 – Fix (Le mal par le mal)

2x04 – Eureka

2x05 – Smite (Représailles)

2x06 – Faix Celebri (Etat critique)

2x07 – Gilead (Des lions en cage)

2x08 – Potlatch (Le schisme)

2x09 – Fa Guan (Hallelujah)

2x10 – Balm (Coup de tonnerre)

2x11 – Service (Absolutions)

2x12 – The Culling (L’heure de la vengeance)

2x13 – Na triobloidi

 

 

Saison 3

Le fils de Jax a été enlevé. Après une première moitié de saison où les guerres de gangs sont de plus en plus violentes pour enquêter sur cette disparition et où Gemma et Tig se retrouvent dans une situation relativement embarrassante (l’occasion de faire venir Stephen King lui-même dans un épisode vraiment très fun).

La deuxième partie de saison marque un tournant décisif puisque les Sons partent pour Belfast à la recherche du bébé Abel. L’occasion d’approfondir l’histoire du club ainsi que celle du père de Jax. Changement de décor bienvenu pour la série (et occasionnellement de générique, j’aime beaucoup ce genre de détails), cette incursion sur le sol irlandais est un passage marquant de la série, même si on a un peu tendance à se perdre dans la hiérarchie des clubs et dans les relations entre tous ces personnages et gangs.

 

http://www.sonsofanarchyfrance.net/wp-content/uploads/sons-of-anarchy-season-3.jpgListe des épisodes de la saison 3 :

3x01 – SO (La mort dans l’âme)

3x02 – Oiled (Crime et châtiment)

3x03 – Caregiver (Le nettoyeur)

3x04 – Home (Auprès des miens)

3x05 – Turning ang Turning (Pacte avec le diable)

3x06 – The Push (L’union fait la force)

3x07 – Widening Gyre (Hors-la-loi)

3x08 – Lochan Mor

3x09 – Turas (Sous le choc)

3x10 – Firinne (L’adieu aux traîtres)

3x11 – Bainne (L’échange)

3x12 – June Wedding (La Faucheuse)

3x13 – NS (Le crépuscule du prince)

 

 

Saison 4

                Avec cette saison 4, la série prend un certain tournant. 14 mois ont passé depuis la fin de la saison 3, et beaucoup de (re)nouveau est arrivé autour de Samcro. La famille de Jax s’est agrandie. De nouveaux protagonistes viennent occuper la place libérée par June Stalh, tels Lincoln Potter et Eli Roosevelt. Entre le Cartel Galindo (dont Danny Trejo, et ça fait plaisir de le voir là !) et les autorités qui font sérieusement pression sur un membre du club, la situation est très délicate pour SAMCRO. Et c’est sans compter la lutte qui continue entre Clay et Jax jusqu’à son paroxysme, entretenue par le menace des lettres récupérées dans la saison précédente.

                Cette saison est véritablement très enthousiasmante. Certaines intrigues ont été conclues par le final de la saison 3, l’occasion de conclure les autres et d’en ouvrir quelques nouvelles. Les seconds rôles du club prennent ainsi plus d’importance (Juice, notamment), et le personnage de Jax prend beaucoup de profondeur et de charisme.

 

http://seriesaddict.fr/images/galerie/Sons-of-Anarchy/promoSaison-4/sons-of-anarchy-promo-saison4-Clay-3.jpgListe des épisodes de la saison 4 :

4x01 – Out (Liberté conditionnelle)

4x02 – Booster (Poussière d’ange)

4x03 – Dorylus

4x04 – Una Venta (Faire parler la poudre)

4x05 – Brick (Par le feu…)

4x06 – With an X (La menace fantôme)

4x07 – Fruit for the Crowns (Gibier de potence)

4x08 – Family Recipe (Du plomb dans la tête)

4x09 – Kiss (Le baiser du tueur)

4x10 – Hands (Hors de contrôle)

4x11 – Call of Duty (Jeu de guerre)

4x12 – Burnt and Purged Away (Esprits vengeurs)

4x13 – To Be (Act 1) (Etre (Partie 1))

4x14 – To be (Act 2) (Etre (Partie 2))

 

 

Saison 5

                La situation a bien changé : Clay n’est plus aux commandes du club. C’est maintenant à Jax de tout gérer, et il a fort à faire, avec une alliance avec Nero, le nouvel amour de Gemma, mais aussi face à Damon Pope (excellent Harold Perrineau), au dossier RICO et aux embrouilles perpétuelles de Clay. Une saison très violente qui aura son lot de surprises et de rebondissements, mais quelques faiblesses et inégalités aussi. Mention spéciale par contre à l’apparition de Walton Goggins (Shane dans The Shield) : un des passages les plus drôles de la série.

 

http://media.paperblog.fr/i/583/5839406/critiques-series-sons-of-anarchy-saison-5-epi-L-MK383J.jpegListe des episodes de la saison 5 :

5x01 – Sovereign (Le règne de la violence)

5x02 – Authority Vested (Sauver son clan)

5x03 – Laying Pipe (Le sacrifié)

5x04 – Stolen Huffy (Hommage au guerrier)

5x05 – Orca Shrugged (Bons baisers de Venus)

5x06 – Small World (Divisions)

5x07 – Toad’s Wild Ride (Sans foi ni loi)

5x08 – Ablation (La brebis galeuse)

5x09 – Andare Pescare (La traque)

5x10 – Crucifixed (Crucifixion)

5x11 – To Thine Own Self (Armes fatales)

5x12 – Darthy (De sang et d’encre)

5x13 – J’ai obtenu cette… (Le prix de la haine)

 

 

Saison 6
    Dès son tournage, cette saison a été annoncée comme l’avant-dernière, et à voir le nombre de personnages impudiquement trucidés en quelques épisodes, on devine la fin de série plutôt proche. Il me semble qu’il s’agit là d’une des saisons les plus violentes de Sons of Anarchy, mais aussi d’une des meilleures. Jax continue son petit bonhomme de chemin pour sortir le club de l’illégalité, mais ce faisant il devient un réel monstre, qui n’est pas sans nous rappeler Clay à plusieurs reprises. L’évolution du personnage idéaliste de la saison 1 est claire et nette, et il est dur de remarquer combien il agit maintenant extrêmement mal, mais toujours dans un but bon.
    C’est évidemment sa famille la plus touchée par ce changement, et Tara en paie le prix fort en revenant sur le devant de la scène dans cette saison, elle qui s’effaçait un peu trop dernièrement à force de faire confiance au « ça ira mieux demain ». La saison est ainsi riche en tensions et en intérêt avec les choix de cette mère qui veut protéger ses enfants coûte que coûte, quitte à devoir utiliser les mêmes procédés ignobles que les manipulateurs du gang. C’est réellement touchant et bienvenu en fin de série.
      A côté de cela, Jax va devoir préparer la guerre pour avoir la paix, et se mettre à dos ses complices irlandais. Les exécutions vont aller bon train dans cette saison, et les décisions de Jax s’avérer de plus en plus sanglantes. Néro, personnage très attachant, est lui-aussi touché par cette hausse de la violence et regrette son attachement au MC, mais la spirale de la violence le touche aussi, ainsi que de nouveaux alliés comme Barosky qui, je n’en doute pas, ne va pas le rester très longtemps…
    Et puis enfin, il y a Clay, qui s’adapte difficilement à la nouvelle situation, et est lui-aussi, pour une fois presque involontairement, entraîné dans une spirale de violence.
    Une avant-dernière saison excellente donc, sans temps mort contrairement à la précédente, mais choquante et violente, amenant Sons à trôner au côtés de ses grandes sœurs The Shield et Oz dans notre dvdthèque.

http://seriesaddict.fr/images/galerie/originals/Sons-of-Anarchy/promoSaison-6/Sons-Of-Anarchy-Saison-6-Promo-Cast-11.jpgListe des épisodes de la saison 6 :
6x01 – Straw (L’ange de la mort)
6x02 – One One Six (Sious le signe de la balance)
6x03 – Poenitentia (Purge)
6x04 – Wolfsangel (La grande faucheuse)
6x05 – The Mad King (Le roi fou)
6x06 – Salvage (Le droit chemin)
6x07 – Sweet and Vaded (Mesures désespérées)
6x08 – Los Fantasmas (Fantômes)
6x09 – John 8 :32 (Jean 8 :32)
6x10 – Huang Wu (L’iombre chinoise)
6x11 – Aon Rud Persanta (Le paradoxe du parrain)
6x12 – You Are My Sunshine (Spirale)
6x13 – A Mother’s Work (Le sang d’une mere)
 

 

Saison 7

     La voilà donc, la tant attendue dernière saison. De l'avis général, "il était temps que ça s'arrête" comme on peut souvent l'entendre parmi les spectateurs. Cette dernière saison le sait bien et propose une juste conclusion de tout ce qui a été amené dans la série, avec même des parenthèses étonnantes comme l'évolution sentimentale de Tig ou la relation entre Chibs et la nouvelle sheriff. Si certaines intrigues tardent vraiment, comme la révélation de ce qui s'est passé à la fin de la saison précédente, la saison met un point d'honneur à finaliser l'évolution de Jax, devenu clairement un nouveau Clay, donc précisemment ce contre quoi il luttait. Les répercussions de ses mauvaises décisions sur son club, sur ses proches et même sur ses enfants sont claires et évidentes, et dressent un tableau très noir de notre héros plus beaucoup héroïque.

      Comme dans la saison précédente, la violence est très fortement présente dans cette fin de série, et ce qui est déstabilisant, c'est qu'elle n'est plus tellement subie par les héros mais produite. On sent à plusieurs reprises que SAMCRO a tort, prend la mauvaise décision, se retourne contre ses alliés sans se rendre compte du danger, et on assiste totalement impuissants à la descente aux enfers du club de Jax. Manipulations, mensonges, meurtres sanglants, alliances multiples rompues en vitesse : tout place davantage nos bikers comme ennemis que comme des héros, pile ce contre quoi Jax luttait. Cette évolution négative est illustrée par Néro, qui garde sa bonne conscience et sa moralité face à Jax qu'il aime mais voit sombrer. Cette relation est peut-être la plus réussie de la série.

     Conclusion facile et sans trop de surprise, la saison a donc le mérite de tout finaliser comme il se doit, mettant un point final à l'évolution négative de son personnage presque messianique dans la dernière image.

 

Liste des épisodes de la saison 7 :

7x01 - Black Widower (Le veuf noir)

7x02 - Toil and Till (La vengeance dans la peau)

7x03 - Playing with monsters (Jeux de monstres)

7x04 - Poor Little Lambs (Agnus Dei)

7x05 - Some Strange Eruption (Guerre totale)

7x06 - Smok'em if you got'em (Fumez-les tous !)

7x07 - Greensleeves (Le maquereau chanteur)

7x08 - The Separation of crows (Un membre de plus)

7x09 - What a piece of work is man (Les chairs à vif)

7x10 - Faith and Despondancy (A la régulière)

7x11 - Suite of Woe (A fleur de cuir)

7x12 - Red Rose (La rose rouge)

7x13 - Papa's good (A ceux qui restent)

 

 

Article édité le 27 juillet 2015 avec l'ajout de la dernière saison.

Par Robert Mudas.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 19:40

Les anglais parlent aux français …

Album : If you wait

Label : Metal & Dust Recording

 

London Grammar est un trio anglais constitué de Hannah Reid, Dot Major et Dan Rothman.

http://www.lesconnardsenrayban.fr/wp-content/uploads/2013/05/377636_515004201872328_2062827146_n.jpg

Leur musique est souvent classée dans des styles différents suivant les sources, tantôt trip-hop, tantôt indie, voire indie-pop … pas toujours très simple de s’y retrouver mais à la limite, peu importe, ce qui compte réellement ce n’est pas la case, mais la musique.

Et cette musique est plutôt très agréable, il faut bien le dire (en même temps, si ce n’était pas le cas, je n’en parlerais pas).

Ces 3 jeunes anglais (moyenne d’âge de 22 ans) se sont rencontrés en 2009, à l’université de Nottingham, un peu par hasard, un peu grâce à Facebook. A la recherche d’une chanteuse, Dot et Dan, tous deux musiciens, ont eu la chance de tomber sur une photo d’Hannah guitare en main.

Tentant leur chance (leur motivation réelle reste un peu floue, et l’on comprend pourquoi quand on voit le physique de la demoiselle), l’affaire (musicale) fut finalement conclue après qu’ils eurent écouté les premières vocalises de la jeune fille.

Car la belle blonde possède une sacrée voix, profonde dans les graves, limpide et claire dans les aigus, pleine de sensibilité … une voix que l’on n’oublie pas facilement, qui marque les esprits et s’accorde parfaitement aux arrangements et aux compositions du groupe.

L’ensemble donne une musique légère, s’appuyant tout à tour sur un combo piano-percussions, sur une orchestration plus électronique, etc … un joyeux fourre-tout dont l’unité est justement assurée par la voix d’Hannah Reid.

 

 

Coté inspiration, le trio cite souvent Fleetwood Mac, Eurythmics, Talk Talk et Portishead. C’est d’ailleurs ce dernier groupe qui se rapproche le plus de leur production.

Alors soyons clair, vous risquez sans doute de tomber sur des critiques dithyrambiques en parcourant le web. « London grammar » semble être « le groupe du moment », la sensation, surtout dans le petit microcosme de la presse spécialisée, notamment underground.

Pour ce qui me concerne, je trouve l’album bon. Ce qui est déjà bien. Mais je n’en ferai pas non plus un album culte, loin de là.

Pour l’instant, à mon humble avis, c’est un très bon premier album d’ambiance. Pas de tube interplanétaire, leur musique ne s’y prête peut être pas d’ailleurs, mais quelques très bons titres et pas forcément dans les singles.

A « Waisted my young years » ou « Strong », je préfère « Flickers », « Nightcall » (très belle reprise de la B.O. de Drive) … « When we were young », un peu jazzy, est aussi un titre agréable, où la voix d’Hannah prend toute son ampleur sans tomber dans l’excès.

Sur Youtube, en fouinant un peu (allez je vous mets le lien en dessous, je suis bon prince), on peut dénicher une superbe reprise de Chris Izaac qui prouve que ces jeunes gens peuvent encore s’améliorer en terme de composition, mais que le potentiel est bien présent.

 

 

Il est d’ailleurs intéressant de constater que le groupe a mis du temps avant de trouver son public, y compris en Angleterre. Gageons que la suite sera encore meilleure, car pour un coup d’essai, cela reste quand même un coup intéressant, sans forcément être de maître.

Toujours est-il que si vous cherchez un album à écouter au fond d’un canapé, avec un feu de cheminée, un bon livre ou une bonne BD dans les mains, vous pouvez tenter l’aventure « London Grammar ».

En tout cas, moi je vous le conseille.

 

Par Maël.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 09:10

Avocat le jour, justicier la nuit, protecteur des innocents.

 

 

Scénario de Brian Michael Bendis et David Mack

Dessins de Klaus Janson

Finitions de Bill Sienkiewicz

Dessins additionnels d'Alex Maleev et David Mack

Toutes les couvertures ont été réalisées par Alex Maleev.

Paru en 2013 chez Marvel en single et en TPB et Hardcover.

Série terminée en 8 épisodes, en cours de parution en France chez Panini en deux tomes de 4 épisodes.

 

 

 

http://www.comicschronicles.fr/wp-content/uploads/2013/06/DaredevilEndOfDays_1_Cover1.jpg

 

Cette maxi série de Daredevil relate par les mots de Ben Urich, journaliste au Daily Bugle et par ailleurs ami de Matt Murdock, la mort de l'Homme sans Peur et des événements tragiques qui ont suivis ainsi que la signification de ses dernières paroles.

 

Ces huit épisodes se déroulent dans un futur plus ou moins proche, cela n'est jamais précisé. Matt Murdock/Daredevil s'est retiré de la vie publique/superhéroïque et ne revient à New York que pour vivre son dernier combat contre un de ces ennemis de toujours : Bullseye.

 

Planche d'Alex Maleev:

http://25.media.tumblr.com/05b77bddb82fdcfb30f5b033f18a4c5e/tumblr_mg1glszAw71qky2i3o1_1280.jpg

 

 

En enquêtant sur sa mort, Ben Urich apprend que Daredevil a prononcé "Mapone" comme dernier mot. Terme plutôt étrange même pour les gens qui le connaissent. Cette investigation va lui permettre de retrouver et rencontrer des personnes plus ou moins liées au passé de Matt.

 

Planche de Klaus Janson:

http://www.comicschronicles.fr/wp-content/uploads/2013/07/detail.jpg

 


Cette série voit le grand retour de Bendis et Mack sur les aventures de l'Homme sans Peur que Bendis a scénarisé depuis 2001 d'abord avec la run de 4 épisodes « Wake Up » avec Mack et avec la run de 60 épisodes (quasiment 5 ans, ce qui est énorme pour un comic) avec Maleev. Mack quant à lui a écrit les 6 épisodes de « Parts of a Hole » et a écrit et dessiné les 5 de « Echo », Ce sont donc des auteurs familiers de l'avocat justicier.

 

Planche de David Mack:

https://encrypted-tbn2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTmy3FaWOhrFWpBzzq0hh9WsAoxLfIpQ35ii5Sdqw_vA5wdjtXs4g

 

 

Et on découvre très vite cette connaissance et l'aisance dans la maîtrise du personnage. Surtout au niveau des dialogues. Cela permet de donner au personnage ses dernières lettres de noblesse. Les auteurs nous entraînent une fois de plus dans le côté sombre de la vie du justicier et dans la ville de New York, en distillant ici et là des informations très informelles sur le passé du monde et du héros. On y croise des amis, des ennemis, des amantes, je vous n'en ferai pas ici la liste exhaustive, mais les auteurs arrivent très vite à les caractériser que l'on soit un familier de la série ou non. Ce qui fait la force de cette maxi série, c'est son intemporalité. Ce sont les derniers instants d'un héros et tout ce qu'il représente dans la vie de ses proches et du quartier qu'il protégeait. En la plaçant dans un futur, Bendis et Mack s'affranchissent de la série toujours en cours, ce qui leur laissent de grandes marges de manœuvre.

 

Planche de Bill Sienkiewicz:

http://dorkshelf.com/wordpress/wp-content/uploads//2013/07/BillDD.jpg

 

J'en viens au dessin maintenant. La méthode est plutôt classique, un dessinateur, un encreur et un coloriste. Sauf que l'encreur n'est autre que Sienkiewicz, qui a livré il y a quelques années ce qui est considéré comme un des meilleurs run de la série « Born Again » écrit par Frank Miller, et qu'il fait plus qu'encrer en apportant son style assez particulier sur les planches de Janson. J'ai eu un petit peu de mal au départ sur ce parti pris graphique, mais une fois rentré dans l'histoire, on y trouve une corrélation avec l'énergie du désespoir de Ben Urich. Les quelques planches dessinées par Maleev et Mack offrent des respirations bienvenues dans le récit.

 

End of Days est un récit sombre, profond sur un personnage qui l'est tout autant. Un très bel hors série à se procurer !

 

Par Oxo.

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