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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 19:10

Sourire éternel d'une âme immaculée.

 

Un film de Michel Gondry

Etats-Unis

2004

 

Avec :

Jim Carrey : Joël Barish

Kate Winslet : Clementine Kruscynski

Mark Ruffalo : Stan

Kirsten Dunst : Mary

Elijah Wood : Patrick

 

http://blog.lib.umn.edu/meyer769/psy_1001/eternal_sunshine_of_the_spotless_mind.jpg

 

                Eternal sunshine of the spotless mind est un film très particulier pour moi. Je me souviens encore de la première fois où je l’ai vu. J’étais en classe prépa, donc pas forcément dans la meilleure période de ma vie, j’étais accompagné de camarades de prépa, et c’était une des premières fois que je profitais de Paris pour aller voir un film en version originale dans une petite salle. Je me souviens en être sorti totalement bouleversé et avoir eu l’impression d’avoir vu un chef-d’œuvre. Quand je regarde à nouveau ce film aujourd’hui, je ne retrouve pas forcément la même émotion et la même intensité, mais il n’en reste pas moins que ce film qui m’a fait découvrir Michel Gondry figure sans honte dans mon top 10 cinématographique.

 

http://lecubemagique.files.wordpress.com/2013/05/eternal-sunshine-of-the-spotless-mind.jpg

 

                Eternal sunshine of the spotless mind est un film très particulier en cela qu’il brouille les pistes et ne fait rien pour être aimé des gens. Son titre interminable et même pas traduit en français est déjà un premier point déstabilisant. A combien de personnes ce film a-t-il été conseillé sans qu’ils ne parviennent à s’en souvenir le lendemain ? Mais c’est anecdotique. Là où Gondry nous perturbe, c’est qu’il mélange et brouille tout, en nous proposant à la fois un film sérieux et profond totalement loufoque parfois, et de l’autre côté un film léger très fouillé, avec une intrigue à tiroirs qui n’est pas des plus simples. Certaines scènes sont totalement dignes de la comédie romantique, tandis que d’autres sont clairement inspirées de l’anticipation. A tel point que certains peuvent être attirés par certaines de ces caractéristiques, tout en étant rebutés par d’autres. Ceux qui sauront apprécier cette œuvre seront ceux qui seront touchés, comme moi, par chacune de ces facettes. En fait, Gondry me rappelle un de mes auteurs favoris, Boris Vian, qui alliait lui-aussi absurdité et réflexion, légèreté et profondeur, et l’adaptation récente de L’Ecume des jours par Gondry n’est pas un hasard.

 

http://image.toutlecine.com/photos/e/t/e/eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-2004-29-g.jpg

                Parlons du casting : même là, Gondry déstabilise ! Jim Carrey en grand timide romantique, c’est déjà un choix très impressionnant. Bien sûr The Truman Show  est passé par là, bien sûr Carrey a eu l’occasion de nous montrer qu’il était plus qu’un clown comique, mais ce total contre-emploi est forcément déstabilisant. De même que le choix de Kate Winslet en fille délurée, alors que la plupart gardaient uniquement d’elle, je suppose (en tout cas c’est mon cas), l’image de Jack-je-vole. A côté de cela le premier rôle d’Elijah Wood après Frodon ou encore Kirsten Dunst. Disons-le tout de suite : ce casting, aussi osé soit-il, est impeccable, et tous sont parfaits et apportent totalement l’émotion ou la crédibilité nécessaire.

 

http://image.toutlecine.com/photos/e/t/e/eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-2004-33-g.jpg

 

                L’intrigue, peut-être ? Un beau jour, Joel rencontre Clementine. La femme de sa vie, en théorie.  Mais avec le temps les choses dégénèrent et le couple va de dispute en fadeur. Clem décide alors d'effacer son conjoint de sa mémoire, grâce au nouveau procédé Lacuna, dernière invention d'une sorte de savant fou moderne. Elle ne reconnaît maintenant plus celui qu'elle a tant aimé puis détesté et repart à zéro. Joel se résigne à subir le même traitement, souffrant de n'être plus qu'un inconnu pour elle. Mais pendant que les souvenirs s'enfuient un à un, il contemple toute leur histoire, se remet à apprécier les moments passés ensemble, pour enfin tenter vainement de sauver quelques brides de souvenirs, de passé, tenter de garder un peu de Clem dans son esprit...

 

http://cutleblog.files.wordpress.com/2012/04/eternal-sunshine-of-the-spotless-mind-brain-damage-procedure.jpg

 

Le procédé scientifique d’effaçage de souvenirs est totalement délirant, mais comme je le disais au début, la réflexion autour de la richesse de nos souvenirs est une riche idée, et un sujet extrêmement philosophique. Devons-nous garder tous nos souvenirs même s’ils sont tristes ? Toute histoire d’amour, même malheureuse, n’est-elle pas un pas de plus dans notre expérience ? La situation de fin est excellente (une grosse suprise nous y attend ! ) et entraîne de nombreuses autres portées dont je n'ai hélas pas le droit de parler pour ne pas gâcher le plaisir de ce film merveilleux. Bof, allez, si, j’en parle ! SPOILER : la fin nous fait réfléchir sur l’idée des âmes-sœurs, car on comprend peu à peu que les deux amoureux avaient déjà été ensemble, et avaient déjà recouru à l’effaçage de mémoire. Comme un cycle interminable où les deux se rencontreraient, s’aimeraient, puis se détesteraient, pour tout recommencer. La scène où les deux personnages qui croient s’être tout juste rencontré écoutent leur « eux passés » critiquer l’autre après une vie commune est bouleversante. Sont-ils destinés à toujours être attirés par la personne qui leur fera du mal ? Peut-on commencer une relation sur de bonnes bases tout en sachant qu’elle sera sûrement vouée à l’échec puisque ça a déjà eu lieu ? Alors, ça donne le vertige, non ? Et c’est bien plus profond que ça n’en avait l’air… FIN DU SPOILER.  Jamais une œuvre n’était allée aussi loin dans l’exploration de ce sujet, et c’est grâce au mélange des genres comédie amoureuse / anticipation que Gondry peut se le permettre et le traiter de façon magique.

 

http://2.bp.blogspot.com/_vFX70h86ETg/TUrygG_LpHI/AAAAAAAAAA4/GTRxLxcNwMo/s1600/eternalsunshine.jpg

 

Parlons maintenant de l’image, et avec le talent visuel de Gondry, on serait bien mal avisés de ne pas le faire. La majeure partie du film se déroulant dans les souvenirs de Jim Carrey, la réalisation se permet d'être folle : les personnages sont propulsés dans des situations passées où tout s'effondre peu à peu, image de l'effaçage de mémoire. On a l'impression d'être dans un rêve de dingue, où rien n'est cohérent, ou tout est manipulé par une main gantée qui détruit notre âme chirugicalement... Cette main gantée, c’est bien sûr le réalisateur et tous ses procédés d’effets spéciaux très ingénieux (bonus du DVD à l’appui !). Rien que pour ces scènes de fuite dans les souvenirs, ce film est à voir. Cette inventivité folle sera la marque de fabrique de Gondry mais à mon sens c’est dans ce film qu’elle est la mieux exploitée : dans L’Ecume des jours, elle a par exemple tendance à parasiter le propos et à rendre anecdotique l’intrigue, tandis qu’ici elle sert à merveille cette histoire bien menée et superbement réalisée.

 

http://cinekatz.com/wp-content/uploads/2013/03/eternal_sunshine_of_the_spotless_mind_movie-207695.jpg

 

Par Robert Mudas.



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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 09:25

Splendeurs et misères des villages de campagne.

 

Editions Gigamic

Un jeu de Inka et Markus Brand

Illustré par Dennis Lohausen

2012

 

De 2 à 4 joueurs (5 joueurs avec l’extension)

1h30

35 euros

 

http://www.gigamic.com/files/catalog/products/images/mainproduct/gigamic-jdes-_descendance-box-bd.jpg

 

                Descendance est un jeu qui n’a l’air de rien et qui pourtant est devenu un franc succès et un exemple de jeu de gestion réussi et fluide. A l’origine des auteurs qui sortent là leur premier jeu, un mécanisme apparemment classique de pose d’ouvrier, un thème peu foufou aussi (la vie dans un village), et un éditeur français plutôt spécialisé dans les jeux pour enfants et jeux légers.

                Sauf que. Sauf que, à l’essai, le jeu est une pure perle. L’idée est de gérer une famille et de la faire gagner en popularité au fil des générations. Le plateau propose plusieurs lieux : l’artisanat permettant de construire des marchandises, le marché permettant de les vendre contre des points de victoire, les voyages qui, bien que chers et contraignants, permettent d’étendre sa réputation autour du village et gagner beaucoup de points, la ferme permettant de produire du blé utile à plusieurs choses, la chambre du conseil permettant de monter en politique et gagner beaucoup de privilèges, l’église permettant de dominer la messe et faisant remporter beaucoup de points en fin de partie, ou encore la famille permettant de faire naître de nouveaux membres de la famille.

 

http://bdml.free.fr/descendance_plateau.jpg

 

                Faire naître ? Oui. Car si le jeu propose un classique système de pose d’ouvriers (ceux que les connaisseurs appellent les meeples), il peut déjà être contourné par la bonne utilisation de ressources et de cubes d’influence (j’en reparle tout de suite), mais il doit aussi être bien orchestré car pour avoir des personnages à envoyer, il faut faire naître des personnages de la génération suivante. Parce que ceux des générations précédentes sont morts.

                Morts ? Oui. Car le système se complète d’un système de temps qui fait que chaque action demande un certain temps, et chaque joueur dispose d’un compteur de temps. Dès qu’on a fait le tour de ce compteur, un de nos plus anciens personnages doit mourir. Cela peut être handicapant car il ne pourra plus être utilisé, mais c’est aussi surtout lucratif si bien géré car en fonction de l’endroit où il meurt il s’illustrera dans les Archives du Village en tant que célèbre artisan ou célèbre curé par exemple. Et la fin de partie proposera un comptage de points autour du nombre de vos personnages présents dans ces Archives. Si j’ajoute à cela que les places dans ces Archives sont plus ou moins limitées en fonction de l’activité, que tout personnage mort qui n’a plus de place dans les Archives rejoint le Cimetière Anonyme (autrement appelé « Le Cimetière de la Lose ») qui ne rapporte pas de points, et que la partie s’arrête lorsque le livre des Archives ou le Cimetière des tombes anonymes est plein, vous cernez peut-être la richesse et la profondeur de ce mécanisme des plus intéressants. Car garder ses personnages en vie comme les faire mourir très vite pour accélérer la partie et marquer des points sont deux stratégies tout à fait envisageables.

               

http://jeuxatheme.free.fr/Surlevif/Descendance/plateau_individuel_descendance.JPG


                Et donc ces cubes d’influence ? Au début de chaque tour, des cubes sont distribués sur chaque lieu du plateau. Ces cubes sont de cinq couleurs différentes, quatre utiles sur différents lieux du plateau et les cubes noirs représentant la peste, inutiles mais surtout coûtant deux temps si on les prend. Chaque joueur au moment de jouer doit donc prendre un cube sur le plateau et effectuer l’action qui va avec (artisanat, voyage, etc.). En somme, il faudra bien calculer la rentabilité de chaque action en fonction du cube que l’on prend, car l’action la plus réussie est celle qui vous donne un cube dont on avait besoin en même temps qu’une action qu’on avait besoin de faire.

                Avec ce système d’actions, le jeu est d’une fluidité exemplaire qui fait qu’il est rare que l’on s’ennuie pendant l’heure et demie ou les deux heures que va durer la partie. Un jeu de gestion de cette richesse mais en même temps de cette facilité est une vraie perle dans un monde ludique qui parfois rend les jeux de gestion totalement fermés aux néophytes. Descendance peut ainsi proposer une bonne première expérience pour de nouveaux joueurs mais je vous garantis que ce n’est pas pour autant le jeu que vous abandonnerez rapidement en découvrant d’autres jeux plus profonds.

http://www.gigamic.com/files/catalog/products/images/mainproduct/gigamic-jdes-_descendance-game-web.jpg

                La seule crainte crédible que l’on pourrait avoir devant ce jeu, c’est peut-être celle d’une unique stratégie payante. Après une trentaine de parties j’ai pu constater que laisser quelqu

’un se gaver seul au marché, c’est souvent lui laisser la victoire. La chambre du conseil et ses privilèges forts utiles pour le marché ou pour le voyage ne sont pas à négliger non-plus. En somme, l’idée est de s’adapter à ce que font les autres, il me semble. Si tous vos adversaires sont déjà sur les voyages, ce n’est pas vraiment la peine de s’y battre et il sera plus intéressant de privilégier les domaines qu’ils négligent. C’est en cela un jeu d’opportunisme où il faudra s’adapter au tirage des cubes et aux actions des autres. En bref, tout ce que j’aime des bons jeux de gestion.

                Enfin, ce n’est jamais négligeable chez moi : le graphisme et le matériel sont tout à fait corrects et dans le catalogue des jeux de gestion c’est parfois trop rare.

               


Descendance, l’extension : L’Auberge

 

http://www.gigamic.com/files/catalog/products/images/mainproduct/gigamic_descendance-ext_box-right_bd.jpg


 

                Pour ceux qui craindraient encore le manque de renouvellement, une extension nommée l’Auberge nous est proposée depuis quelque temps. Elle permet à un cinquième joueur de se joindre à nous, petit détail, mais surtout elle nous propose un nouveau lieu, l’Auberge, ainsi qu’une nouvelle maison dans l’Artisanat : la brasserie. Car oui, une nouvelle marchandise se joint aux autres : la bière ! Utile pour certains clients, mais aussi pour embaucher certains villageois que l’on rencontrera à l’Auberge et qui nous proposeront certains avantages au cours de la partie ou certains bonus dans le comptage des points à la fin de la partie.

                Cette extension a la très bonne idée de ne pas rajouter énormément de choses, mais de proposer une vraie nouveauté bien introduite dans le mécanisme. Car laisser tomber ces bières et cette auberge, c’est encore laisser les autres se gaver de points facilement. Et trop y aller, c’est laisser tomber le reste du jeu et les actions habituelles. D’autant plus que mourir à l’auberge envoie directement votre personnage au cimetière (ben oui, c’est pas très glorieux, ça, messieurs-dames). Les stratégies devront donc être adaptées (il m’a personnellement fallu cinq ou six parties avec l’extension pour réussir à gagner avec elle) et la richesse du jeu ne s’en retrouve qu’accrue.

 

http://www.gigamic.com/files/catalog/products/images/mainproduct/gigamic-jdee_extension_descendance-_contenu-bd.jpg

 

                J’espère par cet article vous avoir donné envie de jouer ou rejouer à cette perle qui, les joueurs ne s’y sont pas trompés, a déjà raflé beaucoup de prix dans les compétitions ludiques !

 

Par Robert Mudas.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 07:20

Who killed Rosie Larsen ?

 

Créée par Veena Sud

Adaptation de la série danoise Forbrydelsen.

Etats-Unis

Première diffusion : 2011 sur AMC.

 

Série arrêtée après 3 saisons.

 

http://3.bp.blogspot.com/-LQz8tY1gMYo/T93jtNQkq2I/AAAAAAAABKE/wS0rs_cGnfA/s1600/THE+KILLING.jpeg

 

   Dans cette série, on suit principalement les investigations des deux enquêteurs, Sarah Linden et Stephen Holder mais aussi et c'est toute son originalité, différents points de vue selon l'enquête.

 

 

Saison 1 et 2

Le cas Rosie Larsen

 

Acteurs principaux

Mireille Enos: Sarah Linden 

Joel Kinnaman: Stephen Holder 

Brent Sexton: Stanley Larsen

Michelle Forbes: Mitch Larsen 

Billy Campbell: Darren Richmond 

Kristin Lehman: Gwen Eaton 

Eric Ladin: Jamie Wright 

Brendan Sexton III: Belko Royce

Jamie Anne Allman: Terry Marek 

 

 

   Alors que Sarah Linden passe son dernier jour au sein de la police de Seattle avant de partir retrouver son futur mari, elle accueille son remplaçant Holder, et suite à un appel, ils partent sur les lieu d'une possible disparition. Après des recherches, ils trouvent le corps de Rosie Larsen dans le coffre d'une voiture au fond d'un lac. Voiture qui fait partie des véhicules de campagne du candidat à la mairie de Seattle, Darren Richmond.

 


   La série possède une temporalité d'un jour/un épisode. Cela donne à la série son ton si particulier, au jour le jour, loin de l'agitation d'autres séries où l'enquête est bouclée en 40 minutes. Ce ton, réaliste, est accentué par le développement dans l'intrigue du point de vue et de la réaction de la famille Larsen suite à cette découverte tragique. Et du point de vue de Darren Richmond et de ces deux conseillers,
Gwen Eaton  et Jamie Wright.

 

  Chaque protagoniste dévoile petit à petit son côté sombre : ses blessures, ses faiblesses, ses failles. Sans être trop exhaustif au risque de spoiler, Linden et sa peur de l'engagenement, Holder et son passé dans les forces de police, Richmond et son alilbi...

Tout cela contribue à une série riche en intrigues avec son lot de fausses pistes, de vengeances, de soupçons, de déchirures, d'engueulades, de manipulations et de rebondissements.


  L'ambiance est lourde au vu des enjeux : Résoudre une affaire de meurtre avec tout ce que cela comporte de pressions journalistiques et politiques, une famille qui se désagrège après la perte d'un enfant et la conquête (où tous les coups sont permis) pour la mairie de la ville. C'est ce qui fait tout le charme de la série : Cette empathie pour tous les personnages, que l'on prends plaisir à suivre même lorsqu'ils sont au 36ème dessous et surtout pour lesquels on souhaite au plus vite de remonter la pente.

 


 

   La première enquête se boucle au terme des deux premières saisons, où l'on découvre qui a tué Rosie Larsen au terme d'un final époustouflant !

 

   Petit détail sympathique: Les créateurs originaux étant co-prodcuteurs sur cette version, l'actrice qui interprête Sarah Lund apparaiît le temps d'un épisode dans la saison 2 en tant que procureur.

  La version américaine souffre d'un problème de rythme. La version originale se terminait en 20 épisodes alors que dans la version américaine, cela se termine en 26 épisodes avec un cliffhanger entre les saisons. Le principal reproche que j'aurai à formuler concernant le rythme est que j'ai l'impression que cela est un petit peu étiré sur certains épisodes. Le fameux épisode où Linden cherche son fils durant la totalité du show afin de préparer au mieux la fin de saison en est un bon exemple.

 

   Ce rythme et la longueur de l'enquête (que j'ai personnellement apprécié) ont été fatal à la série. AMC, au final de la saison 2, décide de l'annuler au vue des audiences plutôt bonnes mais pas exceptionnelles. Mais comme quelquefois les choses sont bien faites, une association de plusieurs chaînes renouvelle la série pour une saison 3.

 

 

Saison 3

 

Le cas Ray Seward

 

Acteurs principaux

Mireille Enos: Sarah Linden 

Joel Kinnaman: Stephen Holder 

Peter Sarsgaard: Ray Seward 

Elias Koteas: James Skinner

Amy Seimetz: Danette Leeds 

Bex Taylor-Klaus: Bullet 

Cate Sproule: Kallie Leeds

Julia Sarah Stone: Lyric 

Max Fowler: Twitch 

Hugh Dillon: Francis Becker 

Aaron Douglas: Evan Henderson 

 

 

 

   Un an après le cas Rosie Larsen, la découverte d'un cadavre décapité d'une jeune adolescente, fugueuse et prostituée, ressemblant étrangement à un ancien cas de Linden pousse celle-ci à rouvrir l'affaire. Au début de l'enquête, Linden découvre les restes de 17 corps alors que le meurtrier présumé, Ray Seward est emmené dans le couloir de la mort en vue de son exécution.

 

   La série reprend sur le même ton que les précédentes : sombre. Nouvel aspect développé ici, l'exécution d'un homme et la survie d'adolescents dans la rue avec son lot de violence et de drogues.
   La saison est plus courte, 12 épisodes, ce qui donne moins de longueur, plus de rythme. En contre partie, on perd le cycle un jour/un épisode.

   L'aspect point de vue est toujours aussi bien respecté avec Linden et Holder, du point de vue de la police avec l'arrivée du responsable de l'enquête, Skinner. Des Ados : Bullet, Kallie, Lyric et Twitch et de la mère de Kallie et de Ray Seward.

 


   Ce que j'ai beaucoup apprécié dans cette saison, c'est que l'affaire avait déjà été exposée brièvement dans les deux premières saisons, via essentiellement les dessins, ce qui amène du réalisme et non une enquête venue de nulle part. L'autre point, celui de Ray, personnage à la fois très attachant et terriblement antipathique, qui m'a fait penser à Hannibal Lecter, sans le côté cannibale.

  Comme toujours avec cette série, difficile d'en parler sans spoiler. Dans le dernier épisode, comme pour la première enquête, tout sera révélé.

 

   Dernier point que je n'ai pas encore abordé et qui donne ce charme à la série : à la fin de chaque épisode, dans les dernières secondes, un thème musical démarre, toujours le même, et conclue l'épisode.

 

   Malheureusement, à la fin de cette saison 3, AMC décide d'arrêter définitivement la série. La courbe d'audiences ayant diminué inexorablement au fil des épisodes.

Reste une série qui sort des sentiers battues, trop européenne peut être, à découvrir et ou à redécouvrir.

 

Par Oxo.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 09:45

Inédit en France.

http://robot6.comicbookresources.com/wp-content/uploads/2011/08/DCN52_Poster-787x1024.jpg

 

Cet article est la suite directe de ce précédent article, qui était déjà la suite de celui-ci, et si vous n’avez pas lu ces deux articles avant celui-ci, je ne sais plus quoi faire de vous…

Les plus logiques d’entre vous auront compté que j’ai parlé de 9 séries dans mon premier article, de 9 séries dans le deuxième, et que tout ça, ça fait 18 et pas 52, alors que le New 52 propose 52 séries. Bah oui. Sinon, on l’aurait appelé le New 18 hein.

C’est que, mises à part les trois séries de Green Lantern Saga que je n’ai pas lues, le reste est encore inédit en France (et le restera jusqu’à jamais pour certaines séries) et c’est carrément en Angleterre ou aux USA qu’il faut aller chercher ces 31 séries manquantes.

C’est personnellement ce que je fais pour quelques unes, que je me charge de vous présenter ici.

 

 

Birds of prey

http://www.panelsonpages.com/wp-content/uploads/2011/06/Birds_of_Prey.jpgScénario : Swierczynski. Dessin : Saiz (tome 1), Foreman (tome 2).

Tome 1 : Trouble in mind.

Tome 2 : Your kiss might kill.

Tome 3 : A clash of daggers.

                Cette série reliée à Gotham City (Batman y fait une apparition, Batgirl devient un membre de l’équipe et le tome 2 est lié à la fameuse Nuit des Hiboux) présente une équipe exclusivement féminine et dirigée par Black Canary. L’équipe est sympathique car peu crédible : Katana semble bien tarée, Batgirl n’a aucune confiance en Poison Ivy (qui pourrait l’en blâmer ?), Starling a l’air un brin bizarre aussi et même Black Canary semble avoir, à partir du deuxième tome, un passé assez sombre. L’équipe doit donc prendre ses marques, et apprendre à fonctionner ensemble, face à des ennemis assez organisés qui ont tendance à les dépasser. C’est aussi cela, l’intérêt de cette série : présenter des super-héros qui peuvent se montrer parfois dépassés par les événements.

Le premier volume est assez léger, volume de présentation et de constitution d’équipe oblige, mais il s’avère aussi original par une trame scénaristique assez osée (une perte de mémoire des héroïnes vient perturber leur avancée ainsi que notre lecture). Le tome 2 sera quant à lui vraiment très bon, avec une Poison Ivy qui prend toute sa dimension en tant qu’éco-terroriste. Un tome 2 très enthousiasmant qui donne vraiment envie de découvrir la suite.

Le tome 3 est sympathique et efficace, meme si la série peine à rester fidèle aux bonnes promesses du depart. A la suite des événements du tome 2, l’équipe change radicalement, et cela me déçoit un peu car je n’aime guère les équipes fluctuantes changeant de membres à chaque arc (comment bien développer les personnages avec ce procédé ?). Ici, un personnage qui faisait l’originalité de l’équipe la quitte et même s’il est remplacé par un personnage de la même tempe, cela ne se fait pas sans déception selon moi. Arrive aussi le premier membre masculin, le Condor, qui, à part amener un homme dans l’équipe féminine et avoir un nom d’oiseau, n’a selon moi aucun intérêt… L’histoire se lit cependant avec plaisir, et voyons ce que la suite de la série réserve à Black Canary car les problèmes n’ont pas l’air terminés pour elle.

 

 

 

 

 

                Demon Knights

http://www.bsicomics.com/wp-content/uploads/2012/07/DEMONK_V1.jpgScénario : Cornell. Dessin : Neves.

Tome 1 : Seven against the dark.

Tome 2 ; The Avalon Trap.

Plus proche de l’héroic-fantasy que du genre super-héroïque, Demon Knights surprend et déstabilise au sein des 52 nouvelles séries, mais y apporte aussi une certaine forme de fraîcheur. Dans une époque médiévale peu précise, des combattants se retrouvent en plein milieu d’un siège mené par une armée appelée « La Horde ». Parmi ces combattants, Jason Blood et son avatar démon, Etrigan (ou l’inverse « Etrigan et son avatar humain… »), l’amante des deux Madame Xanadu (ou peut-être la Dame du Lac d’après ce que laisse penser le deuxième volume), le terrible Vandal Savage, l’Amazone exilée Exoristos, l’ingénieux Al Jabr, le très digne Shining Knight et la – je comprends toujours pas ce perso au bout de deux volumes – Horsewoman. Unis de façon plus ou moins cordiale face à un ennemi commun, ils vont composer malgré eux une équipe de résistance. Le premier tome nous surprend par cette époque, par ses personnages et par son intrigue digne d’une bonne série de fantasy.

Le deuxième ira encore plus loin avec une intrigue totalement reliée à Camelot et aux contes de la Table ronde (le Roi Arthur et Morgane sont même présents, c’est dire !). Une histoire bien menée et une fin qui nous donne vraiment envie de lire la suite : bref une bonne surprise du new 52. Quel dommage que la série a vu son annulation annoncée après une vingtaine d’épisodes, il y avait peut-être plus de possibilités et de choses à dire dans cet univers que dans la pléthore de séries dédiées à Gotham City…

 

 

 

 

 

Green Arrow

http://www.comicsblog.fr/images/editeur/Steeve/DC%20couvs/1310671168.jpgScénario et dessin : Jurgens.

Tome 1 : The Midas Touch.

J’avais peur de ne pas apprécier ce héros et… j’avais raison ! Un premier volume beaucoup trop facile qui synthétise tous les écueils classiques du récit de super-héros : le justicier s’en sort de façon totalement illogique face à de multiples adversaires bien plus forts que lui, sans que le récit nous ait vraiment expliqué comment cela a pu être possible. Pire encore, on est totalement dans le cas classique et devenu totalement ridicule du mec qui met des lunettes et qu’on ne reconnaît plus : en témoigne cette scène où Midas attaque Oliver Queen, qui disparaît soudainement aux toilettes et réapparaît en Green Arrow. Non mais franchement, personne ne le reconnaît ? Il parlait avec Adrien à la case d’avant, il revient avec la même voix, la même silhouette, la même carrure, la même coupe de cheveux mais un pauvre loup vert autour des yeux et… ah bah non on connaît pas. N’importe quoi… Et le scénar, assez faiblard bien que divertissant, ne sauvera pas la série dans laquelle Green Arrow ne fait globalement que subir des attaques contre lui et essayer de se défendre tant bien que mal. Rien de novateur donc, mais du récit de super-héros classique avec ses traditionnelles attentes et ses traditionnels défauts…

Après ce mauvais départ, la série est maintenant entre de meilleures mains (celles de Lemire) et publiée en français à la fois dans le magazine Justice League Saga et en librairie, et tout le monde dit que c'est meilleur.

 

  

 

 

 

 

 

              Justice League Dark

Scénario : Milligan. Dessin : Janin.

Tome 1 : In the dark.http://www.majorspoilers.com/wp-content/uploads/2011/10/Justice_League_Dark_Vol_1_1_Textless.jpg

Je n’ai lu que le premier volume dans ce format car la suite (avec changement d’équipe créative) est actuellement publiée dans le magazine DC Saga comme mentionné ici. Je m’y suis perdu un peu au début dans cette histoire mystique par rapport à une Enchanteresse / June Moone que je ne connaissais pas, mais j’ai apprécié les personnages (Madame Xanadu, la même que dans Demon Knights mais à une époque différente !, Zatanna, Deadman, Shade ou encore et surtout Constantine) et la constitution d’une équipe sans vraiment le vouloir car tou-s sont confrontés aux mêmes éléments. J’aime cette structure et ces équipes où les personnages ne s’apprécient que peu et ne se font pas vraiment confiance. La trame mystique est à côté de cela intéressante et ajoute un côté « dark » bienvenu dans l’univers DC.

Une bonne découverte, et de très beaux dessins où les personnages ont furieusement la classe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Red Hood and the Outlaws

http://media.dcentertainment.com/sites/default/files/files/2011/11/RHOODO_Cv6_aksjdhfas6dfas7d986fasg.jpgScénario : Lobdell. Dessin : Rocafort.

Tome 1 : Redemption.

La grosse déception pour moi. J’avais bien envie de suivre les aventures d’un des anciens protégés de Batman, mais ici l’équipe ne tient pas du tout la route. Red Hood y est peu intéressant, alors que l’intrigue elle-même est centrée sur son passé, on ne sait pas trop ce que vient faire Starfire là-dedans à part permettre au dessinateur de s’éclater sur ses poses lascives : elle arrive comme un cheveu sur la soupe et s’allie avec Red Hood sans aucune explication sur ses motivations. Son combat contre un mec qui déteste les aliens sera assez fun mais presque anecdotique et totalement distant de l’histoire centrale. Quant au troisième larron, Arsenal, ersatz au rabais de Green Arrow, il a encore moins de profondeur.

                Une série sans intérêt pour moi, je ne lirai pas la suite sauf si dûment conseillée par les amis. Le dessin est cependant bon, mais les nichons de Starfire ne font pas tout…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Suicide Squad

http://images4.wikia.nocookie.net/__cb20110712090239/marvel_dc/images/c/c3/Suicide_Squad_0004.jpgScénario : Glass. Dessin : Dallochio, Henry, etc.

Tome 1 ; Kicked in the teeth. 

Tome 2 : Balisisk Rising

Tome 3 : Death is for suckers.

La grosse claque pour moi : un premier tome dynamique, violent et très amusant. C’est évidemment Harley Quinn qui m’a donné envie de lire cette série et j’ai vraiment bien fait, d’autant plus que la fin de l’album est reliée à ce qui s’est passé au début de Detective Comics pour son fameux « Monsieur J ». L’idée de base rappelle un peu les Thunderbolts de chez Marvel : des condamnés super-vilains constituent sur la demande des autorités une équipe chargée des sales missions, en échange d’une réduction de la peine. Autant dire que ça saigne, ça tabasse, ça bourrine, et c’est super enthousiasmant à lire.

Les personnages ne sont pas vraiment traités en profondeur, mais on s’en fout un peu car tout est là pour nous rappeler qu’ils sont largement dispensables (l’équipe aura rarement les mêmes membres d’un épisode sur l’autre, d’ailleurs !) et qu’ils sont de la chair à canon dans les missions où ils sont envoyés.

 

Le deuxième tome est très bon aussi, avec une intrigue suivie qui donne du fil à retordre à l'équipe qui a été présentée au premier tome.

Le troisième tome m'a cependant beaucoup déçu, avec trop peu de nouveauté. Le retour obligatoire du Joker ne touche qu'Harley et pas l'équipe, ce qui rend le passage un peu longuet pour une série d'équipe. Puis le retour de personnages censés être disparus m'a un peu ennuyé. La série va prendre, je le sais, un vrai tournant avec l'événement Forever Evil mais c'est un peu dommage de ne pas continuer dans la bonne lignée du début.

 

 

 

 

 

 

 

 

                Teen Titans

http://www.comicsplace.net/wp-content/uploads/2013/01/teen-titans-11.jpgScénario : Lobdell. Dessin : Booth.

Tome 1 : It's our right to fight.

Bonne surprise pour le coup ! Après Nightwing (Dick Grayson), Red Hood (Jason Todd), Tim Drake est le troisième ancien Robin et il a quant à lui pris l’identité super-héroïque de Red Robin. Dans Teen Titans, il constitue une équipe qui se charge de lutter contre une organisation voulant capturer tous les adolescents à pouvoirs méta-humains. Dans l’équipe on retrouvera notamment Kid Flash, Wonder Girl, Bunker, et le premier tome revient aussi sur les origines de Superboy.

Teen Titans réussit là ou la série Red Hood échouait (et c’est pourtant le même scénariste aux commandes !). Ici le scénar est clair et efficace, on comprend d’où viennent les persos et ce qu’ils cherchent ou trouvent dans cette alliance. Les ennemis sont définis et intéressants, et tout s’orchestre bien, et de façon dynamique.

Côté dessin, c’est très bon, avec notamment une stylisation de la vitesse de Kid Flash franchement géniale (cf la double-page où il sauve Solstice).

Il paraît que la suite, crossover avec la Legion Lost, est moins intéressante mais cet album a été pour moi une bonne surprise, mis à part peut-être le traitement trop faible appliqué au personnage de Solstice que je ne comprends pas bien.

 

Par Robert Mudas.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 17:50

Social-SF.

 

Un film de Neill Blomkamp

Etats-Unis / Nouvelle-Zélande / Afrique du Sud

2009

 

Avec :

Sharlto Copley : Wikus Van Der Merwe

Nathalie Boltt : Sarah Livingstone

Jason Cope : Grey Bradnam

 

http://media.melty.fr/article-1154024-ajust_930/affiche-de-district-9-premiere-realisation.jpg


Ce qui est marrant, c’est que District 9 parle d’extraterrestres et pourrait être considéré comme un OCNI (Objet Cinématographique Non Identifié). Neill Blomkamp, nouveau-venu protégé de Peter Jackson, nous livre ici un premier film époustouflant, surprenant d’inventivité et d’audace. Les codes classiques de la Science-Fiction sont bien là mais approfondis et utilisés en vue d’une critique de notre tolérance à l’immigration absolument géniale. La SF a toujours eu pour but de dessiner le futur afin de critiquer le présent, jusqu’ici rien de nouveau. Mais ici, l’idée est férocement originale : District 9 nous parle de l’arrivée d’extra-terrestres, mais une arrivée qui s’est passée 28 ans avant le début de l’histoire. Pas de gros vaisseaux vus de l’espace ni d’explosion de la Maison-Blanche donc : les extra-terrestres ne sont pas des envahisseurs dans ce film, ils sont des réfugiés.

 

Le film nous surprend avec cette idée de départ, qu’il va nous expliquer petit à petit dans un début in medias res déstabilisant. Histoire d’encore plus nous troubler, il est filmé caméra sur l’épaule comme un documentaire nous présentant le quotidien des hommes chargés d’encadrer la vie des ces « crevettes », comme on les appelle, parquées dans un camp les isolant de la population humaine pour plus de sûreté.

 

http://www.maxon.net/uploads/pics/StarringRole_District92cs_05.jpg

 

Le sujet du film va donc être la tolérance et notre regard vis-à-vis de la différence, et rarement une œuvre de science-fiction sera allée aussi loin dans cette critique implicite de nos comportements. Ajoutez à cela que l’intrigue se passe en Amérique du Sud et allez-y gaiement dans toutes sortes d’interprétations totalement justifiées et bienvenues.

Le film va suivre l’histoire de Wikus, un fieffé connard agent de terrain chargé de parcourir le District 9 pour recenser ces aliens et récupérer leurs armes et technologies potentiellement dangereuses, que les humains seraient ravis de récupérer, vous vous en doutez… Le seul hic, c’est que ces armes ne peuvent être actionnées que par de l’ADN alien. Autant dire que quand Wikus est accidentellement blessé par une arme qui entame en lui une mutation alien, il devient l’homme le plus recherché de la planète. Et se réfugie dans le seul endroit capable d’accueillir un tel « monstre » : le District 9 dont il se moquait allégrement précédemment.

 

http://www.stellarsisters.com/wp-content/uploads/2012/08/district9_04.jpg

 

Je n’irai pas plus loin dans le scénar, j’en ai déjà beaucoup dit, et vous laisse parcourir ce film très bien scénarisé et très surprenant, car il mélange beaucoup de genres. On commence en docu-fiction perturbant, puis la mutation du personnage principal nous fait penser à un film de monstres (je me dois d’ailleurs de signaler que le film est très dur !), une sorte d’hommage à La Mouche, puis bascule dans une lutte pour la survie avec plein d’armes hallucinantes qui explosent dans tous les sens et même des armures dignes d’Aliens. Ca va donc dans tous les sens, et on sent que le réalisateur ne s’interdit rien pour se faire plaisir et pour aller au bout de son propos. Et c’est vraiment la qualité de ce film, d’une fraîcheur dépaysante dans un cinéma de SF qui a tendance à ne plus rien oser et à s’endormir sur ses codes traditionnels.

Certains trouveront le film trop choquant, trop dur (et c’est vrai qu’il est), d’autres seront déçus par les dernières minutes où ça se bastonne dur, d’autres trouveront que le message n’est pas assez approfondi (alors que bon…), mais globalement le succès critique ne s’y est pas trompé : ce film est une véritable bombe, réussie et efficace. De plus la qualité des effets spéciaux (car représenter le quotidien des Aliens en ne les représentant pas comme des monstres mais comme des parents par exemple ne doit pas être une mince affaire) n’a pas à rougir devant les blockbusters modernes.

 

http://www.elbakin.net/plume/xmedia/film/news/District-9-Affiche-20090605-02.jpg

 

http://live.orange.com/wp-content/uploads/2013/08/elysium.jpgPuisque je publie cet article à l’heure où Elysium  est encore dans les salles ou vient juste de les quitter, je ne peux finir cet article sans réévoquer (puisque je l’ai déjà fait ici) le deuxième long-métrage de Blomkamp. Je l’attendais au tournant après ce fantastique District 9 et dois avouer que je suis assez déçu. Ici justement, le scénar est trop classique et linéaire, et le film n’apporte rien de neuf à la SF. Quant à l’aspect social, il est assez facile dans Elysium avec cette utopie pour riches inaccessible aux classes populaires, déjà imaginée et traitée dans beaucoup d’œuvres (Bienvenue à Gattaca ou même Gunnm pour ne citer qu’eux !). J’espère que cela ne va pas de pair avec un casting beaucoup plus hollywoodien et une exposition beaucoup plus conséquence, car on pourrait peut-être en venir à penser que les films d’auteurs perdent de leurs qualités au contact d’Hollywood et de son marketing. Et ce serait quand même bien triste de penser cela. Hein ?

 

Par Robert Mudas.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 08:58

Girl power ... si si  ...

Artiste : Théodore, Paul & Gabriel

Label : Belleville Music

http://www.lacoope.org/sites/www.lacoope.org/files/styles/420x260/public/concerts/01-2013/theodorepaulgabriel.jpg

Théodore, Paul & Gabriel est un groupe de pop folk qui a sorti son premier album "Please Her Please Him" en octobre 2012 et commence depuis à se faire connaitre, doucement mais sûrement.

Malgré la masculinité certaine du nom du groupe, il s'agit en fait initialement d'un trio féminin composé de Clémence Gabriel (Chant/guitare), Pauline Thomson (Chant/guitare) et de Théodora de Lilez (Choeur/Basse) auquel est venu s'ajouter Benjamin Collin (Batterie).

Malgré leur jeune âge, leurs influences sont plutôt à chercher vers les années 60/70, avec des artistes tels que Neil Young, Patti Smith, ou Bob Dylan ... asssurément pas les plus mauvaises que l'on puisse revendiquer.

Et force est de constater que les 3 demoiselles en font bon usage.

Précédé par 2 EP ("Silent Veil" en 2011 et "The 95 champ street sessions" en 2012), "Please Her Please Him" est un petit bijou d'homogénéité.

C'est bien simple, il n'y a rien à jeter dans cet album. Si l'on retiendra surtout les excellents "Silent Veil", "Taxi Driver", ou même "Would you mind", seul titre chanté par la discrète Pauline, tous les titres sont véritablement réussis, ce qui n'est pas toujours le cas des productions actuelles.

On sent que le trio a pris son temps pour sortir son album, écrire les textes qu'elles voulaient, sans forcément se presser.

On trouve d'ailleurs sur Youtube des auditions datées de 2011 qui montrent le chemin parcouru.

http://cdn-dailyelle.ladmedia.fr/2013/05/theodore-paul-gabriel.jpg

Musicalement, on retrouve les influences citées plus tôt. Le trio propose une pop fraiche, légère, s'appuyant sur un jeu de guitare tout en finesse. Pas de gros riffs bien baveux, mais des mélodies harmonieuses et rythmées, des ballades à la Dylan ou à la Simon et Garfunkel.

Niveau voix, la chanteuse principale est Clémence avec sa voix éraillée, aidée pour les choeurs de Pauline et Théodora.

Comme indiqué précemment, sur "Would you mind", c'est cette fois Pauline qui de sa voix plus grave interprète ce titre sur la timidité qui lui ressemble tellement.

En bref, pour un coup d'essai, c'est un coup de maître, qui plus est transformé en live.

Les ayant vu 2 fois sur scéne, je peux vous assurer qu'elles assurent, reprenant au milieu de leurs titres Cindy Lauper ou Janis Joplin ("Mercedes Benz").

Nul doute que si vous avez l'opportunité de les voir, vous succomberez à leur joie de vivre, leur spontanéité, et leur look de dandy. 

Sinon jetez vous sur cet album, ou sur Youtube au pire pour découvrir leur univers musical très très agréable.

Par Maël

 

 

 

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 19:20

Le bilan de Robert Mudas / septembre 2013

 

  Cette petite rubrique aura l’objectif de présenter ce que chaque chroniqueur qui voudra jouer le jeu a vu, lu, entendu, sans que cela donne forcément lieu à un long article. Ces articles paraîtront de temps en temps, en dehors des deux articles par semaine du nouveau calendrier. Autrement dit, ce sont des articles bonus ! Ce qu’on ne ferait pas pour vous…

 

 

Cinéma :

Beaucoup de sorties ciné pour moi dernièrement et surtout cet été. Au final, rien de grandiose, pas de gros coup de cœur mais des films divertissants.

 

Man of Steel m’a un peu ennuyé, je dois l’avouer. C’est beau, c’est épique, c’est grandiose, mais c’est beaucoup trop hollywoodien pour moi. Entre incohérences, trucs idiots et histoires d’amour à deux centimes d’euros, ça ne va clairement pas chercher l’originalité qu’on attendait de Snyder. Mais bon, sur un perso aussi chiant, je crois que c’était difficile de faire mieux.

Ah oui : trop de vitres cassées, aussi. Beaucoup trop.

 

http://www.acrossthedays.com/wp-content/uploads/2013/06/Man-Of-Steel-PAYSAGE.jpg

 

Dark Skies : bonne surprise que ce petit film d’horreur où des Aliens hantent une maison. Entre un Paranormal Activity qui aurait été réussi et un Signes sans Shyamalan, ce film fait passer un agréable moment de tension, et c’est tout ce qu’on lui demande.

 

http://fr.web.img5.acsta.net/pictures/210/031/21003160_20130503160026901.jpg


World War Z : honnêtement, je m’attendais à moins bien. Un bon film, avec une vision du zombie rénovée et assez intéressante. Ses détracteurs critiquent l’omniprésence de Brad Pitt alors que le roman devait être choral, et c’est vrai qu’on voit un peu trop la tronche de l’égérie Chanel. Le pire, en fait, c’est qu’il arrive toujours des trucs de ouf là où il va, au moment précis où il y est, alors que tout tournait avant son arrivée, mais lui s’en sort toujours. Un conseil, donc : n’invitez pas Brad Pitt à manger, c’est sûr qu’il y aura une invasion de zombies pile à ce moment.

                De belles scènes et de bonnes idées, mais une caméra trop rapide et des images assez peu lisibles parfois, et c’est le point négatif du film pour moi.

 

http://cinemadefreddy.files.wordpress.com/2013/07/world-war-z-poster.jpg

 

American Nightmare (titre original The Purge, mais traduit par ce fou qui traduit des titres anglais en titres anglais). Le pitch de départ est excellent, mais le traitement beaucoup moins. L’idée de ce futur qui montre que l’utopie doit forcément avoir un côté négatif (et qui permet aux profs d’illustrer le concept de catharsis) était vraiment bonne, et le début du film était riche en tensions et en intérêt, mais dès qu’on bascule dans le home invasion, ça part un peu dans tous les sens. Retournements de situation attendus sur retournements de situation attendus, on ne tremble plus au final quand un personnage se fait menacer car on sait que quelqu’un va venir tuer le méchant dans le dos (sans rire, cet effet est présent 3-4 fois dans le film !). Bref, un traitement trop facile qui nuit à la qualité de l’idée de départ.

Et les gosses sont des têtes à claque absolues dans ce film…

 

http://cinemadefreddy.files.wordpress.com/2013/08/americannightmare.jpg


Insaisissables : Bien mieux que ce que je pensais, après les critiques que j’avais lues. Un bon film de casse avec de la magie dedans, et c’est tout ce qu’on demandait. On passe un bon moment, tout en en apprenant pas mal sur l’univers de la magie. Le film ne restera toutefois pas dans les souvenirs à cause du manque de profondeur des quatre magiciens (un bon film de casse doit avoir des persos bien développés, demandez à Ocean), et du retournement final assez facile à deviner (en tout cas moi j’avais deviné le truc) qui mène à une fin un peu débile, qui nous laisse clairement sur notre faim.

 

http://www.addictomovie.com/wp-content/uploads/2013/04/insaisissables_affiche_02.jpg


Kickass 2 : Le comics étant très très dur, je me demandais si le film allait oser l’être autant. Il n’y a pas de réponse à cette question finalement, car en bonne adaptation le film sait prendre ses distances par rapport à l’œuvre initiale et lui être fidèle dans l’esprit. Certaines scènes très dures du livre ne seront donc pas là mais on en rajoutera d’autres extrêmement osées.

Ma seule déception ira à ce qu’ils ont fait du personnage d’Hit-girl, devenue trop adolescente (ce baiser final totalement à côté de la plaque !), mais bon on pardonne car on passe un moment fun et jubilatoire.

 

http://oblikon.net/wp-content/uploads/kick-ass-2.jpg


Elysium : Grand fan de District 9, premier film de Neill Blomkamp, j’attendais beaucoup de ce deuxième film et je suis au final un peu déçu. On est face à un bon film de SF, bien mené et efficace, mais l’originalité qui faisait tout le charme du pitch de départ de District 9 n’est pas là. Ici, il est question d’utopie céleste pour les riches et de Terre-poubelle pour les autres : cette idée donne bien une dimension sociale au film mais ça a déjà été fait mille fois, alors que la ségrégation des aliens, ça c’était innovant et très fort symboliquement.

Restent de belles scènes et de belles images, et un Sharlto Copley formidable, à mille lieues de son rôle de Vikus dans District 9.

 

http://cdn-premiere.ladmedia.fr/var/premiere/storage/images/media/images/elysium_ver2/68703379-1-fre-FR/elysium_ver2_portrait_w532.jpg

 

Séries télévisées :

A l’heure où j’écris ces lignes, la série Dexter est à un épisode de sa fin. J’en reparlerai dans l’article approprié, mais j’ai trouvé le retour d’un perso de la saison précédente un peu chiant. A côté de ça, Charlotte Rampling est impeccable. On en reparle bientôt dans une future mise à jour de l’article sur la série…

 

http://m1.menly.fr/wp-content/uploads/2013/06/dexter-et-debra-.jpg

 

                La saison 6 de True Blood nous prouve qu’il est temps que tout cela se termine. De bonnes idées, comme ce camp de concentration pour vampires et les expériences qui y sont menées, le personnage du Gouverneur, ainsi que le retour des Newlin ou le nouveau statut de Bill. Mais à côté de cela, l’intrigue avec Warlow tombe totalement à plat, tandis que Sam et Alcide tournent totalement en rond. La prochaine saison a été annoncée comme la dernière, et ce ne sera pas vraiment une grosse perte car la série avait cruellement perdu son souffle depuis l’excellente saison 2.Le bond dans le temps de la fin de saison (le procédé devenu classique de toutes les séries qui ne savent plus quoi raconter...) annonce une dernière saison qui pourra peut-être relever un peu le niveau.

 

http://www.tvqc.com/wp-content/uploads/2013/04/true-blood-season-6-tara-pam-jason-jessica-nora.jpg

 

                Breaking Bad a repris et, après un temps d’adaptation pour se remettre à son rythme particulier, le déroulement vers le final est totalement jouissif avec tous les règlements de compte qui attendaient, et qu’on attendait, depuis tant de saisons. Hâte de voir la fin, j’en reparlerai sûrement sur ce blog.

 

http://www.suchablog.com/wp-content/uploads/2012/06/breaking-bad-saison-5.jpg

 

                Beaucoup m'ont conseillé de regarder Vikings, et c'est vrai que c'était pas mal du tout. Le personnage et l'interprète de Ragnar sont extrêmement charismatiques, et la série nous apprend (ou nous remémore) beaucoup de choses sur l'histoire européenne ainsi que sur la culture de ce peuple nordique. La rencontre entre les religions est notamment très bien traitée et très intéressante. A côté de cela, je trouve qu'il manque un certain souffle épique et une certaine progression dans l'intrigue. La fin de saison, par exemple, ne fonctionne pas du tout sur une tension progressive, et ça empêche un peu d'en faire une série immanquable je trouve.

 

http://seriestv.blog.lemonde.fr/files/2013/03/vikings.jpg

 

                Under The Dome m’avait enthousiasmé mais ça traîne un peu en longueur au final. De plus, l’annonce d’une saison 2 me gêne car je trouvais pertinent de réduire ce mystère de Stephen King à une saison. Je ne vois pas trop la série durer sur la longueur, mais bon : wait and see !

 

http://cbsdenver.files.wordpress.com/2013/06/under-the-dome1.jpg

 

                J’ai essayé Arrow mais je ne suis pas sûr d’avoir le courage d’aller au-delà de trois épisodes. La série se montre répétitive dès le deuxième épisode, c’est dire si ça donne envie. Et tous ces écueils des histoires de super-héros du genre « Hey, j’ai mis une capuche, vous ne me reconnaissez plus ! » : un peu facile.  J’attends un peu de voir mais j’ai rarement l’envie de lancer un épisode de cette série quand j’ai autre chose à regarder.

               

http://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2013/06/Arrow-TF1.jpg


                J’ai essayé Falling Skies et j’accroche déjà beaucoup plus. Vu quatre épisodes mais un bon début in medias res et une ambiance SF apocalyptique donnent bien envie de regarder la suite.

               

http://images.critictoo.com/wp-content/uploads/2012/05/Falling-Skies-Saison-2-Poster-2.jpg


                Enfin, j’ai enfin convaincu ma femme d’essayer Platane et on accroche bien. Eric Judor y est vraiment très bon, et l’ambiance réaliste du truc est vraiment attachante, avec beaucoup d’apparitions de personnalités dans leur propre rôle et un procédé de mise en abyme dont je suis grand amateur. C’est drôle sans l’être et sérieux sans l’être en même temps, et ça, ça, c’est fort.

 

http://www.messeriestv.fr/wp-content/uploads/2011/09/platane-eric-judor.jpg

 

Littérature

                J’avais fait un article sur le premier tome des Annales du Disque-monde. J’ai lu le deuxième et je l’ai trouvé encore meilleur !

 

                Lu aussi, pas du tout dans le même genre, Germinal, que je n’avais encore jamais lu. Un bon roman, dont je parlerai ici un jour puisque je prépare un article sur la fresque des Rougon-Macquart. Ouais, carrément. Sur le même site où j'ai parlé de zombies et de super-héros. Même pas honte.

 

Musique

                Je l’attendais et vous le savez depuis cet article : le nouvel album de Stromae est sorti. Un album un peu déstabilisant, où certaines perles comme Papaoutai  et Carmen contrastent avec des chansons comme Moules frites dont on comprend pas bien le message. Je me retrouve souvent à plisser les yeux (oui, ça permet de mieux écouter les paroles. Non ?) afin de comprendre ce que j’entends et me rendre compte que « Hey ! Mais cette chanson, elle parle du cancer en fait ! ». Ou des ragnagnas... Si si.

                Bref, un album déstabilisant mais le premier l’était déjà, et un album ou l’artiste affirme son identité musicale avec de l’électro totalement assumée (Humain à l’eau) ou une voix souvent plus travaillée et chantante que sur les premiers titres.

 

http://cdn.sortiraparis.com/images/400/1665/97107-sortie-du-nouvel-album-de-stromae-racine-carree.jpg

 

                Quant aux albums plus vieux dont je n'ai pas encore parlé sur le blog (mais ça ne saurait tarder), les derniers albums de Asaf Avidan et Lana del Rey tournent toujours en boucle sur mon autoradio. Parfois entrecoupés de Saez (période J'accuse ou Messine, vous l'aurez compris si vous avez lu ça) et des Fatals Picards.

 

Jeux

                 Rien de nouveau sur mes tables de jeux mais je rejoue avec plaisir en ce moment à Dungeon Twister qui est vraiment une bombe ludique d'une richesse folle. Parmi mes derniers coups de coeur : Terra Mystica et Keyflower, tandis que Augustus fait toujours l'unanimité auprès de mes partenaires de jeux.

 

 

Voilà pour mon bilan du vu, lu, entendu et joué récemment, à bientôt pour un vrai article !

Par Robert Mudas.

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:29

Oserez vous ouvrir la boite de Pandore Memoriel ?

 

REMEMBER ME

 

Développement : DONTNOD Entertainment

Éditeur : Capcom

Sortis le 7juin 2013 déconseillé aux - 16 ans

 

Disponible sur PC/PS3/360

ArtOfRememberMe

 

Bienvenue dans Néo-Paris 2084. Ville lumière où ceux qui ont les moyens vivent dans les hautes sphères, ont le bonheur de jouir d'une vie sans mauvais souvenir et tracas, et où les plus pauvres et les plus faibles finissent bouffés par la soif de souvenirs heureux , jusqu'à en perdre leur humanité.

C'est dans cet univers que démarre votre aventure ou vous incarnez la jeune, belle et dangereuse Lilith, une Eroriste de renom, qui combat au nom du souvenir sous l'égide de son ami Edge pour lutter contre la vile entreprise qu'est Memorize. Une Grande Corpo qui est à l’origine du système Sensen, nouvelle technologie indispensable dans ce monde, où tous vos souvenirs sont stockés, supprimés voire même modifiés.

 

Lorsque l'on démarre le jeu la première chose qui interpelle est le soin apporté aux visuels et à la bande son.

Concrètement si j'avais pas une manette entre les mains, je me serais crue devant un joli film d'animation.

Malheureusement au bout de quelques minutes de jeux, certains points faibles commencent à apparaître, l'animation des personnages étant un peu datée, manquant parfois de fluidité. Mais ce détail s'oublie assez vite une fois qu'on plonge véritablement dans l'aventure, excepté à certains moments, le jeu a décidé d'être très permissif sur des collision ,etc...

 

Petite chose à savoir sur ce projet, que j'attendais depuis bien longtemps : ce jeu est le premier « bébé »de chez Dontnod, jeune société créée notamment par Aleksi Briclot, qui est juste MON illustrateur fétiche.

Bref cela fait longtemps que le projet était sur les rails et que sa production a subi de gros ralentissements dus au retrait du projet du premier éditeur du jeu.

Heureusement Capcom ne tarde pas trop à racheter les droit de ce dernier et la production peut reprendre son cours.

Mais on sent bien à l'écran, malgré toute la bonne volonté, que ce dernier n'a certainement pas pu avoir autant de fond que sur les dernier Jeux Triple A des Studios comme Rockstar ou NaugthyDog.

Et croyez-moi, ça fait une Énorme différence.

 

Bref, revenons au jeux. Parlons un peu Gameplay.

La prise en main du jeu n'est pas forcément évidente.

Bon si vous êtes des aficionados de jeux « Open World » où l'on passe des heures à se perdre et où le seul moyen de tuer ses ennemis est de spammer une seule et unique touche.... passez votre chemin ce jeu ne sera définitivement pas pour vous^^.

Car à défaut d'avoir une grande map, on se balade dans des couloirs où chaque tronçon qui semble en dehors du chemin camouflera forcément « un item » utile à l'évolution du personnage.

Évoluer et trouver ces « items » vous seront vitaux. Car les scènes de combat sont assez retorses.

                    Exploration_ambiance_nuit.jpg

(Petit aperçu des environnements du jeu dans les bas-quartiers ci dessus, et une petite ambiance

des environnements des beaux quartiers ci dessous)

                    Remember-Me_Ambiance-jour-beau-quartier.jpg

Beaucoup ont critiqué une certaine linéarité du jeu, pour ma part je trouve que les combats sont suffisamment variés dans leur manière de gérer les diffèrents ennemis, qui apparaissent au cours du jeu, et leur difficulté croissante.

Et d’ailleurs pour combattre vous aurez affaire au « combo lab » .

Alors le « combo lab » qu'est-ce que c'est ?

C'est le petit plus de ce jeu, en effet ici vous pourrez customiser les coups que vous porterez à vos ennemis. Vous ne customiserez pas à proprement parler les enchaînements mais les effets qu'ils auront sur vous ou votre ennemi. Et pour que le jeu reste relativement plaisant il va falloir apprendre a combiner les combos le plus intelligemment possible.

(Exemple de ce à quoi ressemble le fameux "Combo Lab ci dessous)

                    Remember-Me Combo-Lab 01

Vous aurez différentes capacités que vous acquerrez au court de l'histoire, notamment un gant de piratage sensen qui sera de plus en plus puissant. Des coups spéciaux qu'on pourrait apparenter à de la magie, vu qu'il vous faudra recharger de l’énergie pour les utiliser.

                    un-peut-de-combat.jpg

  (petite séquence de combat )

Vous aurez également quelques interfaces de remaniement mémoriel de certains de vos ennemis qui offriront une nouvelle expérience de jeu, en vous plongeant encore plus dans les méandres et problèmes moraux que posent ces dernières actions à votre héroïne.

                       (Le trafic mémoriel, c'est la vie, sisi )                   remaniement-memoriel.jpg

L'histoire quant à elle n'est pas forcément des plus originales, et je n'en dévoilerai rien ici, car elle a tout de même son intérêt.

Mais les différentes interfaces qui permettent de manipuler la mémoire des différentes personnes que vous croiserez au cours de votre aventure, ainsi que le discours final de ce jeu, vous feront forcément vous poser des question sur le bien nécessaire ou non des mauvais souvenirs et la valeur de chacun d'eux.

Et ça faisait bien longtemps qu'un jeu ne m'avait pas touchée autant dans son discours. Les seules à produire un effet quasi identique sur moi sont les « Metal gear Solid ».

 

Petit bilan :

 

Au niveau de l'ambiance du jeu, des musiques, des décors, nous avons face à nous un réel petit chef d’œuvre. Les combats peuvent parfois s’avérer très épiques et les quelques phases d'exploration sont les bienvenues pour nous faire souffler entre chacun d'eux.

L'histoire, sans être exceptionnelle est tout de même belle, bien construite et surtout amène à la réflexion et nous met face à ce que nous avons tous ressenti un jour : l’envie de pouvoir oublier les moments malheureux de notre existence (et si vous n'en avez aucun, c'est que vous n’êtes pas humain XD).

Bon certains noteront certainement les incohérences de localisation géographique des grand lieux de Paris, mais à ceux là, et je défendrais cet axe artistique contre n'importe qui, je leur dirais qu'ici nous n'avons pas à faire à une vision d'un Paris réaliste, mais plus à la vision d'un Paris tel qu'il pourrait être perçu et compris dans son ensemble par la plupart d'entre nous, et à travers le monde entier. Il est crédible à défaut d'être réaliste. Et ça c'est une des grandes forces de ce jeu digne d'un beau récit d'anticipation néo-futuriste. ^^

 

Alors si vous en avez marre des 100aines de jeu online, ou autres MMO, et FPS qui inondent actuellement le marché, que vous voulez soutenir une boîte française qui a la volonté de produire de beaux produits, jouez à Remember ME « COCORICO ! »

Non plus sérieusement si vous avez la curiosité de vous replonger dans un jeu qui vous embarque dans un réel univers, avec une vraie histoire, courez sur ce jeu, il vaut les 6 à 7heures de jeux qu'il nécessite pour le terminer en normal. Mais peut-être pas les 70 euros qu'en demandaient les premières éditions neuves sur console^^.

                     remember_me_2013-wide.jpg

 

Par Darkim Lain.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 10:10

De toute façon, à la fin, c’est Hodor qui devient Roi.

 

Titre français : Le Trône de fer

Créée par David Benioff et D.B. Weiss

D’après les romans de George R. R. Martin

États-Unis

Première diffusion : 2011

 

Avec (je ne cite que mes préférés, hein, parce que sinon je ne suis pas arrivé…) :

Sean Bean : Eddard – Ned – Stark

Michelle Fairley : Catelyn Stark

Lena Headey : Cersei Lannister

Peter Dinklage : Tyrion Lannister

Emilia Clarke : Daenerys Targaryen

Richard Madden : Robb Stark

Maisie Williams : Arya Stark

Kit Harington : Jon Snow

 

Série en cours. 3 saisons diffusées.

 http://soluce.jeuxactu.com/IMG/jpg/thumb_game-of-thrones-003.flv.jpg

  Est-il vraiment besoin de présenter cette série télévisée qui a su dès sa première saison s’imposer dans le grand catalogue de l’offre pléthorique des séries, et à une place de choix ? Adaptation réussie d’une saga d’héroic-fantasy célèbre, la série propose une œuvre ambitieuse, énorme et réussie.

  Pourtant la série avait de quoi se planter dès le début. Un budget assez énorme. Une multitude de personnages pouvant placer le spectateur en situation de « Hein ? C’est qui déjà celui-là ? » après l’infâme et longue attente entre les saisons. Du fantastique assez rare qui n’apparaît que tardivement. Enfin tout simplement l’origine littéraire qui donne lieu à de très longs dialogues et de longues tirades, à peine assez ponctuées de filles nues pour distraire le spectateur.

  N’empêche que cette série a réussi. Et avec raison. Car ce que nous propose ici George R. R. Martin dans les romans et ce que nous proposent ceux à l’origine de cette adaptation, étroitement surveillée par l’auteur quand même, c’est une œuvre véritablement complète, qui nous dessine tout un monde, toute une situation géopolitique, et un casting de personnages aussi grand que l’annuaire du Limousin. Voire peut-être même supérieur. En effet, la saison 1 compte à elle seule pas loin d'une vingtaine de personnages principaux, ce nombre augmentant dans les saisons suivantes. Il est ainsi parfois difficile de s'y retrouver, mais cela permet à chaque spectateur d'avoir ses chouchous et l'univers en est considérablement enrichi.

http://media.meltybuzz.fr/article-1635346-ajust_930/l-hommage-aux-personnages-morts.jpg

  Bien sûr l’adaptation a dû faire des coupes et des ajouts pour rendre le tout télégénique. Des personnages ont vu leur apparition retardée afin de ménager le spectateur parfois déjà perdu, des événements ont été assimilés afin de faciliter la narration : bref, il convient de saluer le travail vraiment remarquable fait par les adaptateurs car elle frôle le génie. En effet, qui aurait pu prévoir en lisant le deuxième tome l’importance d’un personnage comme Daenerys ? Plutôt effacée dans l’intrigue des premiers romans, elle a eu dans la série une exposition bien plus conséquente, qui l’a placée d’une certaine manière comme la mascotte de la série, et cette seule décision est brillante, car le personnage le mérite largement.

http://www.thecantinacrew.com/wp-content/uploads/2013/05/Daenerys-Targaryen-S3-daenerys-targaryen-33428349-3150-2100.jpg

  Comment résumer Game of Thrones ? C’est tout bonnement impossible. On parlera du monde de Westeros, de ses familles dirigeantes telles que les Stark, les Lannister, les Baratheon ou encore les Targaryen qui tentent un come-back plus ou moins apprécié par les autres. Les conflits, luttes pour le pouvoir et unions d’intérêt font rage entre les familles, tandis qu’au delà du Mur se profile une menace qui demanderait peut-être que tous s’unissent… Au milieu de tout cela, on suit la famille Stark, un peu sur tous les fronts, ainsi que d’autres personnages, beaucoup d’autres personnages, plus ou moins héroïques, plus ou moins attachants.

   Selon moi, le succès de cette série tient à plusieurs choses. D’abord son casting, vraiment excellent, et dans lequel on retrouvera beaucoup d’acteurs anglais vus dans d’autres séries. Ensuite la qualité du travail d’adaptation, comme je l’ai déjà dit. Mais aussi le fait même que ce soit une adaptation car s’il y a une chose de sûre, c’est que George R. R. Martin n’a pas peur de perdre des personnages, oh que non !, et il n’hésitera pas à nous mener sur de fausses pistes ou à nous faire croire à la mort ou à la survie de tel personnage, alors que non. Les séries ont tendance à être parfois prisonnières de leurs vedettes, et n’osent plus rien dès que les personnages ont acquis une certaine popularité (rappelez-vous Lost) ; ce ne sera pas le cas ici puisque les personnages viennent de la plume d’un auteur amateur de massacres plutôt que de la tronche d’une vedette hollywoodienne. Puisqu’on parle des personnages, c’est peut-être le dernier énorme atout de cette série : des personnages extrêmement fouillés et intéressants, tels que Tyrion Lannister, interprété par l’impeccable Peter Dinklage qui à lui seul pourrait porter le succès de la série.

http://media.melty.fr/article-1371351-ajust_930-f57732/tyrion-veut-sa-recompense.jpg

   Le budget de Game of Thrones est colossal, ce qui permet notamment à ses créateurs de nous faire voyager dans de nombreux lieux époustouflants et accentue le réalisme de la série. Ainsi, on grelotte avec Jon à Chateaunoir et au-delà du Mur, pour l'instant d'après suffoquer avec Daenerys dans le désert. Pourtant, les créateurs de la série n'ont pas toujours pu faire tout ce qu'ils souhaitaient. C'est notamment le cas de la bataille entre le camp Lannister et le camp Stark lors de la première saison, qui n'a pas pu être filmée en raison des contraintes budgétaires. Mais le génie des scénaristes a là encore réussi à nous étonner grâce à une petite pirouette.


http://media.meltybuzz.fr/article-1555279-ajust_930-f1371198993/game-of-thrones-l-ascension-de-jon-snow-au.jpghttp://www.hollywoodreporter.com/sites/default/files/imagecache/thumbnail_570x321/2012/02/DaenerysTargaryenEmiliaClarkePaulSchiraldicopy.jpg


   L'édition DVD et Blu-ray a été particulièrement soignée, et comporte de nombreux bonus. On pourra regretter le survol de certains éléments (comme la création de la langue des Dothraki, traitée en à peine 5 minutes), mais d'autres sont beaucoup plus détaillés. On pourra ainsi découvrir toute l'histoire de Westeros, de l'arrivée des premiers hommes jusqu'au coup d'état contre le Roi fou, racontée par différents personnages de la série (et donc du point de vue de leurs maisons respectives). Cela nous permet de mieux comprendre le background de la série et les relations entre les différentes maison.

   Pour finir, un mot sur le générique, récompensé aux Emmy Awards, dont la musique magnifique est agrémentée de la carte du royaume, qui nous fait voyager parmi les différents lieux évoqués dans la série. Au-delà de l'aspect esthétique, cette idée est brillante, car elle permet au spectateur de visualiser où se situent les différents personnages, le générique évoluant en fonction des épisodes.

 

 

Je vais essayer d’en dire le moins possible dans les descriptifs des saisons pleines de rebondissements, mais si vous voulez vraiment vous éviter des spoilers, je vous conseille de ne pas lire les descriptions des saisons que vous n’avez pas vues. Car lire un spoiler par mégarde à propos de cette série peut vraiment donner envie de tuer…

 

Saison 1 :

  Tout commence avec l’appel de Ned Stark, seigneur de Winterfell, à la cour du roi Robert Baratheon afin de le conseiller en tant que Main du Roi. Ce nouveau poste ne plaira pas à tous les conspirateurs, et notamment à la famille Lannister, dont fait partie la Reine, Cersei (jouée par Lena Headey, la Sarah Connor de la série The Sarah Connor Chronicles). En même temps, le bâtard Jon Snow décide de rejoindre la Garde de Nuit, confrérie visant à protéger le pays de menaces mystérieuses, tandis que Daenerys Targaryen et son frère Viserys projettent de reconquérir le royaume.

  Au milieu de cette bataille pour un trône de fer même pas confortable, la série dès le début brouille les pistes sur qui sont ses héros et personnages importants car trois de ceux que l’on pourrait croire importants vont disparaître dès cette saison. Dès la fin du premier épisode, on nous fait comprendre qu’il ne faudra pas s’attacher, que personne ne sera épargné, et que l’injustice rôde très cruellement dans ce monde…

 

http://oyster.ignimgs.com/wordpress/stg.ign.com/2012/05/Eddard-and-Catelyn-Stark-with-Robert-Baratheon-lord-eddard-ned-stark-29540202-604-402.jpgListe des épisodes de la saison 1 :

1x01 – Winter is coming(L’hiver vient)

1x02 – The Kingsroad (La Route royale)

1x03 – Lord Snow

1x04 – Cripples, Bastards and Broken Things (Infirmes, Bâtards et Choses brisées)

1x05 – The Wolf and the Lion (Le Loup et le Lion)

1x06 – A Golden Crown (Une couronne d’or)

1x07 – You Win or You Die (Gagner ou mourir)

1x08 – The Pointy End (Frapper d’estoc)

1x09 – Baelor

1x10 – Fire and Blood (De feu et de sang)

 

 

Saison 2 :

  Nouveau roi tête à claques, et situation fort peu enviable pour la famille des Stark. Cette saison, après celle de la manipulation et du coup d’état, sera celle de la guerre, avec plusieurs camps à même de reprendre le trône. Comme on s’en serait douté, ceux qui pourraient vaincre unis préfèrent attaquer divisés et ainsi perdre, mais cela va avec la convoitise et l’honneur des personnages impliqués. Le fantastique apparaît davantage, avec les petits protégés de Daenerys, avec l’inquiétante Mélissandre (beaucoup plus mise en avant que dans les romans) et avec la petite surprise du dernier épisode à propos d’une rencontre faite par Arya.

  Une saison un peu moins meurtrière que la première, mais très intéressante dans son panorama de la situation politique de ce monde. On en apprend même un peu plus sur les Sauvageons, c’est dire.

 

http://images2.wikia.nocookie.net/__cb20120429071215/gameofthrones/images/c/c6/Arya_and_Gendry_2x02.jpgListe des épisodes de la saison 2 :

2x01 – The North Remembers (Le nord se souvient)

2x02 – The Night Lands (Les Contrées nocturnes)

2x03 – What Is Dead May Never Die (Ce qui est mort ne saurait mourir)

2x04 – Garden of Bones (Le Jardin des os)

2x05 – The Ghost of Harrenhal (Le Fantôme d’Harrenhal)

2x06 – The Old Gods and the New (Les Anciens et les Nouveaux Dieux)

2x07 – A Man Without Honor (Un homme sans honneur)

2x08 – The Prince of Winterfell (Le Prince de Winterfell)

2x09 – Blackwater (La Néra)

2x10 – Valar Morghulis

 

Saison 3 :

  Dès les premiers épisodes, il faut se rendre à l’évidence : cette saison sera sanglante. Tout le monde s’en prend vraiment plein la tronche, surtout les méchants au début, ce qui ne nous réjouit même pas devant l’atrocité de certaines scènes de torture. Beaucoup de choses vont changer dans cette saison : des mutilations, des nouveaux visages, des mariages plus ou moins heureux et des morts à la pelle. Daenerys et Tyrion, l’une en plein succès, l’autre en plein désaveu, ne cessent d’être mes personnages préférés.

  Quant à la menace qui planait au-delà du Mur, elle s’agite enfin, ce qui n’est pas trop tard puisque c’était juste la première scène du premier épisode de la première saison.

 

http://cdn.sheknows.com/articles/2013/03/game-of-thrones-season-2-recap.jpgListe des épisodes de la saison 3 :

3x01 – Valar Dohaeris

3x02 – Dark Wings, Dark Words (Ailes sombres, mots sombres)

3x03 – Walk of Punishment (La Marche de la répression)

3x04 – And Now His Watch Is Ended

3x05 – Kissed by Fire

3x06 – The Climb

3x07 – The Bear and the Maiden Fair

3x08 – Second Sons

3x09 – The Rains of Castamere

3x10 – Mhysa

 

Par Robert Mudas et Cathy.

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 07:46

Un grand coup dans les gencives ...

http://blogs.lesinrocks.com/photos/files/2011/12/mansfield-TYA5low.jpg

 

Artiste : Mansfield.TYA

Labels : Vicious Circle Records, Kythibong, Téona, Wagram Music, Wonderground 

 

On a coutume de dire que la vie est dure, moi j’me bats pour le fu… ah non pardon * raye * … Commencer une chronique musicale par du Menelik n’est sans doute pas le meilleur signal à vous envoyer, nombreux et fidèles lecteurs de ce formidable blog.

 

Bref, reprenons … on a coutume de dire que le hasard fait bien les choses. Je trouve en général cet adage largement surfait (contrairement à la loi de Murphy). Et pourtant, si le hasard ne m’avait pas joué un de ces tours dont il a si rarement le secret, je n’aurais sans doute jamais pu vous parler du groupe sujet de cette chronique, à savoir Mansfield.TYA.

 

Il aura fallu en effet que j’entende en allant au travail en voiture (alors qu’en général j’y vais à pied) une phrase un peu spéciale d’une de leurs chansons, sur une obscure radio locale que mon autoradio a choisi un peu par dépit après que nous l’ayons laissé la veille sur une fréquence inutilisée pour pouvoir utiliser un transmetteur FM Ipod.

 

La probabilité que tout s’enchaîne était très faible, reconnaissez-le, et remerciez donc ce fameux hasard qui me permet ainsi de vous présenter le meilleur groupe français dans sa catégorie (celle-ci restant encore à définir, en fait).

 

Mansfied.TYA, donc,  est un duo composé de Julia Lanoé (voix et instruments multiples, c’est agaçant ces gens qui savent tout faire) et Carla Pallone (voix et instru … bin pareil, en fait).

 

Originaires de Nantes, elles se sont rencontrées en 2002 et ont sorti dès 2004 un premier EP intitulé « May » assez rapidement suivi par un album « June » (2005). Elles ont depuis enchainé les labels et les CDs, gagnant en diffusion et en notoriété sans pour autant de se départir de ce qui fait leur singularité.

 

Oui, car Mansfield.TYA est vraiment un groupe à part. Chantant tour à tour en anglais ou en français, selon leur inspiration, elles proposent une musique souvent tournée vers les ballades, auxquelles viennent s’ajouter des textes sombres, forts, le tout donnant un ensemble mêlant fragilité et force et une vision toute personnelle de l'amour.

 

Le titre qui m’a fait les découvrir s’intitule ainsi « Pour oublier je dors » (album « June ») et raconte, dans un rythme lent,  sur fond de piano et violon, les tourments d’un meurtrier qui a tué sa bien aimé et, je cite, « a défoncé ses dents pour qu’on ne [le] retrouve pas » (la fameuse phrase qui a accroché un jour mon oreille).

 

 

 

 

Tout un programme, mais un programme varié. Certains titres rappelleront d’ailleurs parfois aux plus mélomanes d’entre vous le groupe français Cornu par l’utilisation du violon.

 

Coté chant, les textes sont magnifiquement supportés par la voix du Julia, fragile, écorchée, et parfois puissante… on est loin des standards habituelles, des grandes voix, mais le tout est d’une cohérence imparable.

 

Au final 3 albums en 10 ans, « June », « Seules au bout de 23 secondes » et « Nyx », plusieurs EP,  un album de remix intitulé « ReNyx », et une discographie sans faille (évoluant parfois légérement vers l’électro surtout vers le dernier album)  que je ne détaillerai pas plus, pour vous laisser la surprise.

 

Si ces quelques mots vous ont intrigué ou vous ont donné envie, suivez alors le chemin que vous proposent ces deux formidables artistes, sans prendre de raccourcis chronologiques, et arrêtez-vous pour écouter tout à tour (en plus des titres déjà cités) « Tomorrow », « One million Eyes », « Sur le plafond », « Je ne rêve plus »  ou encore le sublime « Cavaliers ».

 

Et mieux encore, si vous avez l’opportunité, allez les voir en concert. C’est à chaque fois un savant mélange de pudeur et de folie furieuse. Comme en plus, leur (trop) faible notoriété les amène dans de toutes petites salles, très intimes, c’est l’assurance d’une très bonne soirée à moindre coût. 

 

 

Merci d’avoir pris le temps d’aller au bout de ce texte qui a pour seul but de faire connaitre un peu plus ce groupe qui restera pendant encore très longtemps MA référence, mon coup de cœur ultime. Je ne voulais surtout pas faire une critique, détailler chaque album, titre après titre, pour ne rien déflorer et laisser ainsi la surprise et le plaisir de la découverte à tous ceux qui auront le courage de me suivre. En espérant que vous apprécierez tout cela. 

 

 

Pour la petite histoire,  Julia Lanoé est également la chanteuse de  Sexy Sushi, groupe d’électro-punk ayant commis des titres comme « T’enflamme pas pétasse », « Dégage », « Rachida », ou « Meurs, Meurs, Jean Pierre Pernault ».Tout un programme, mais un programme très différent. 

 

Discographie de Mansfield.TYA :

2003 : Salope (demo)

2004 : May (EP)

2005 : June

2006 : Fuck (EP, offert avec June)

2009 : Seules au bout de 23 secondes

2011 : Des coups des cœurs (EP)

2011 : Nyx

2012 : "La jungle nous appelle" dit-elle (45t)

 

2012 : ReNYX (double 33t, reprises)

 

http://www.nantes.sortir.eu/classique/mansfield-tya-linterview/mPhoto

 

Par Maël.

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