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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 09:19

On prend les mêmes et on recommence.

  http://media.paperblog.fr/i/569/5698657/urban-comics-joue-gagnant-carte-renaissance-L-rX2uC1.jpeg

 

Article mis à jour en août 2014. 

 

Cet article est la suite directe de ce précédent article, et si vous ne l’avez pas lu avant, ce serait quand même bien dommage.

Après avoir parlé des séries du reboot DC publiées en kiosque, voici comme promis un petit topo des autres séries publiées en France, en librairie par Urban Comics.

Avant de faire le point sur chaque série, il convient de dire que la publication des séries est impeccable, dans de beaux livres, avec les couvertures et la séparation entre chaque épisode. C’est clair, bien fait, et ça donne vraiment envie de suivre ces séries. J’ai déjà évoqué les épisodes zéro qui, après un an de publication, reviennent sur la genèse de ces personnages : ils figurent tous dans les tomes 2 de ces recueils. J’enlève de la liste qui suit les quatre séries déjà parues dans les comics kiosque et que j’ai donc déjà traitées dans le précédent article : Batman, Justice League, Green Lantern et Supergirl. Les trois premières ont été publiées jusqu’au tome 2, la dernière a vu son tome 1 paraître récemment.

 Par ordre alphabétique, donc :

 

http://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2012/09/CV0001FR_CV_AnimalMan_T01_E.jpg

Animal Man (2 tomes publiés)

Scénario : Jeff Lemire. Dessin : Travel Foreman (tome 1) et Steve Pugh (tome 2).

Tome 1 : La chasse.

Tome 2 : Contre-nature.

                Buddy Baker n’a jamais été un personnage primordial de l’univers DC, et le relaunch a eu la bonne idée de ne pas vraiment le présenter comme un super-héros classique mais presque comme un personnage tragique, victime de son Destin et jouet au milieu de forces qu’il ne comprend pas. Il est en effet le représentant du Sang, l’émissaire du règne animal (d’où ses pouvoirs d’emprunt aux animaux : force du rhinocéros, vol de l’oiseau, etc.). Ce relaunch le confronte à un ennemi contaminant le Sang : la Nécrose, les forces de la mort et de la pourriture.

                Ca envoie pas du rêve, comme description, hein ? Animal Man fait partie, avec  Swamp Thing et Justice League Dark, d’une certaine ligne Dark de ce nouvel univers DC, et c’est vraiment liée à Swamp Thing que la série prend son intérêt. Pour tout vous dire, j’ai trouvé le premier tome assez atroce : les effets de la Nécrose sont des plus déplaisants à regarder, et j’ai trouvé en cela le tome aux limites du malsain. L’intérêt était cependant de montrer un héros confronté à un destin, et non un héros qui va simplement taper du méchant. En cela le personnage de Maxine, sa petite fille héritant d’un rôle encore plus grandiose, sera très important et très réussi. Le tome 2 m’a un peu réconcilié avec la série, surtout parce que directement lié à Swamp Thing donc, et peut-être un peu moins dégueu dans ses dessins.

 

 

 

 

 

 

http://www.urban-comics.com/wp-content/uploads/2012/09/CV0001FR_CV_AQUAMAN_T01_EXE.jpgAquaman

Scénario : Johns Geoff. Dessin : Joe Prado et Ivan Reis (tomes 1 et 2), Pelletier (tome 3).

Tome 1 : Peur abyssale.

Tome 2 : L’autre Ligue.

Tome 3 : La mort du roi.

              Comme pour Buddy Baker / Animal Man, réintégrer Aquaman au sein des héros de l’écurie DC moderne n’était pas une mince affaire. Il n’y a qu’à regarder The Big Bang Theory pour savoir combien ce héros capable de communiquer avec les animaux marins peut être ridicule et sujet à la moquerie. La géniale idée de Johns Geoff à l’arrivée sur ce titre a été de ne pas nier ce manque de charisme et de se moquer lui aussi tout au long du premier tome de la contre popularité de ce héros. Bonne idée de départ donc, qui rend l’histoire plus amusante, et qui permet de rencontrer la Méra de ce relaunch, très réussie. Côté scénario, le premier tome nous amène un peu sur la piste des origines atlantes d’Aquaman en le faisant se confronter à de sales bestioles voraces venues des Abysses. Le sujet n’est donc pas extrêmement enthousiasmant mais le traitement l’est.

             Par contre arrive le tome 2, et là je fais un autre paragraphe tellement je suis en colère. Ouais, carrément. La fin du premier tome nous promettait de vraies réponses sur l’Atlantide, mais à la place on nous refile un tome de remplissage plein de flashbacks où l’on voit Aquaman lutter aux côtés de héros sans intérêt contre un ennemi, Black Manta, sans intérêt non-plus. Grosse déception donc pour moi dans ce tome 2 qui a oublié le second degré du premier tome.

    Le troisième arc d’Aquaman était un crossover avec la Ligue de justice appelé « Le Trône de l’Atlantide », qu’Urban Comics a choisi de publier dans le tome 3 de Justice League. C’est plutôt bon et je vous le conseille, car on y voit Arthur Curry déchiré entre l’Atlantide qu’il a délaissée et la Terre qui se moque (ou qui a peur) de lui. Le tome 3 d’Aquaman, « La Mort du Roi » en est la suite directe et pour le coup le niveau de la série remonte carrément (sûrement une question de marée…). Les origines de l’Atlantide sont expliquées (même si le coup du « certains se noyèrent, d’autres s’adaptèrent » est carrément craignos) et des enjeux politiques intéressants sont amenés. Mieux, ce tome réutilise judicieusement tout ce qui a été amené dans les arcs précédents, et j’adore quand une série se rend ainsi efficace. 

 

 

 

 

http://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2012/10/BATMAN-CHEVALIER-NOIR-011.jpg

  Batman : le chevalier noir

Scénario : Paul Jenkins (tome 1), Gregg Hurwitz (tome 2). Dessin : David Finch (tomes 1 et 2), Van Sciver (tome 3).

Tome 1 : Terreurs nocturnes

Tome 2 : Cycle de violence

Tome 3 : Folie Furieuse

Batman : Dark Knight, une des très nombreuses series consacrées au justicier de Gotham, et, disons-le tout de suite, clairement pas la meilleure. Le Chevalier noir y affrontera des tas d’ennemis successivement : Poison Ivy, Bane, l’Epouvantail, Double-Face et la ridicule nouvelle Lapin Blanc, et le scénar du premier tome y est donc tellement faible que c’est à se demander si l’idée n’est pas seulement de faire un tour d’horizon des méchants de Gotham afin de faire plaisir aux lecteurs. Je pense aussi que l’idée est de faire écho à la belle époque de Batman, aux récits mythiques comme The Long Halloween où Batman menait une enquête en croisant au passage tous les méchants possibles.Pour le tome 2, changement de scénariste, et changement de concept puisque là on nous propose une histoire complète et cohérente, dans laquelle Batman affronte un seul de ses grands ennemis : l'Epouvantail. Après le tome 1 destructuré et bordélique, ce tome 2 fait du bien, même si, il faut l'avouer, l'affrontement contre le maître de la peur manque terriblement d'originalité.

Côté dessin, c’est nickel par contre, avec un certain travail sur le sombre  et la peur dans le tome 2, ce qui me fait placer cette série au-dessus de Detective Comics, déjà évoquée car publiée en kiosque, mais clairement en-dessous de Batman et de sa Cour des Hiboux à cause du manque de scénar sur le tome 1 et du manque d'originalité sur le tome 2. 

  Le tome 3 continue dans la lignée du précédent avec un méchant traité sur un arc entier, et encore un méchant basé sur la peur et la folie. Ici, c’est le Chapelier Fou qui se prête au jeu et, malgré le ridicule du personnage au départ, c’est totalement réussi. Très bonne continuation (ou pourrait-on dire « rattrapage » ?) de la série médiocre à ses débuts, avec de l’humour et même des événements surprenants, bien au-dessus du côté linéaire et facile du tome 2. Je ne pensais honnêtement pas que cette série saurait m’enthousiasmer un jour.

 

 

     http://www.fant-asie.com/wp-content/uploads/2012/11/Batwoman-tome-1-Hydrologie.jpgBatwoman

Scénario : W. Haden Blackman (tomes 1 et 2), J.H. Williams III (tomes 2 et 3). Dessin :  J.H. Williams III (tome 1), Trevor Mc Carthy (tome 2) et Amy Reeder (tome 2).

Tome 1 : Hydrologie

Tome 2 : En Immersion

Tome 3 : L'Elite de ce monde

                Avant le new 52 existait un tome de Batwoman des plus enthousiasmants : Elegie pour une ombre. Derrière une histoire assez étrange pleine de monstres, un graphisme hallucinant suivait les aventures de la superbe Kate Kane, alias Batwoman. Sortie un peu de nulle part, cette héroïne avait la chance d’être servie par un graphisme audacieux et travaillé, dénotant totalement cette série du mainstream traditionnel DC. Le tome 1 de ce relaunch est dans cette lignée, même si le graphisme superbement travaillé cède parfois la place à du old-school très volontaire. Toujours un scénar peu accrocheur, avec des monstres et des fantômes, mais toujours un traitement visuel magnifique.

                Puis arrive le tome 2, et là je ne comprends pas (donc nouveau paragraphe, vous avez compris l'idée...). L’équipe visuelle change et c’est un grand dommage pour cette série qui devient comme les autres. Côté scénar, par contre, ça se voit qu’on cherche à l’étoffer par une narration très complexe, trop complexe, qui saute sans cesse du coq à l’âne entre les temporalités, les personnages et les lieux, mais ça ne sauve pas la perte de qualité visuelle. Mon conseil : courez sur les tomes 0 (le fameux Elégie pour une ombre) et 1 pour voir qu’on peut faire du comic book tout en optant pour un dessin des plus audacieux.

                  Et puis arrive le tome 3 et tout est pardonné. Williams III s’amuse au scénario comme au dessin et c’est magnifique. Les éléments scénaristiques des tomes précédents (la blessure de Flamebird, la pleureuse, les monstres ressuscités, Maggie, le DEUS) coïncident pour une sorte de conclusion totalement enthousiasmante. On était parti trop loin du côté des monstres et des fantômes et les auteurs l’ont bien compris en justifiant cela par Médusa de la mythologie grecque. Et comme un mythe n’arrive jamais seul, c’est carrément Wonder Woman qui l’accompagne. J’étais au départ réticent à voir les deux héroïnes côte à côte mais ça fonctionne finalement du tonnerre et le tome 3 est ainsi une vraie perle dans ce que propose le new 52 en ce moment.

 

 


http://bdi.dlpdomain.com/album/9782365770453-couv-M200x327.jpg                Catwoman

Scénario : Judd Winick. Dessin : Guillem March.

Tome 1 : La règle du jeu.

Tome 2 : La Maison de poupées.

                Inutile de présenter Selina Kyle alias Catwoman, je suppose. Le new 52 a tout compris pour ce personnage je trouve, puisqu’il a récupéré tout ce qui fait sa popularité. Tout d’abord son côté sensuel, avec une vraie relation physique affichée avec Batman, dès le premier épisode, introduisant tout de suite le personnage dans la cour des grands. On arrête de tourner autour du pot, on arrête de dire les choses en baissant la voix parce que des enfants écoutent : oui, Catwoman et Batman couchent ensemble. Pour le dire crûment, la chauve-souris est même le plan cul de la chatte noire. Ce détail a fait couler beaucoup d’encre mais je le trouve très pertinent puisque vraiment il rend le personnage adulte et crédible. Ensuite, son côté déjanté, avec des prises de risque constantes et surtout une continuelle balance entre le bien et le mal pour ce personnage ni super-héros ni vilain. Enfin, un côté sombre et violent très bien retranscrit dans cette série qui nous attire vraiment dans les bas-fonds de Gotham City. Selina est  puérile et totalement incontrôlable, elle s'en prend plein la gueule constamment (certaines scènes sont assez violentes) et cela va avec la dimension plus adulte de la suite de la série.

Le seul reproche que j'aurais à faire sur le scénar, c'est son côté un peu décousu. Il manque une unité : on passe dans le tome 1 de la coucherie avec Batman à la confrontation avec un nouveau vilain (L'Os) puis à une histoire de flic ripoux, avec au passage le personnage terriblement naze d’Allonge. C'est dommage parce que ça rompt avec la fluidité du dessin, et en plus on n'a pas le temps d'accrocher au charisme d'un méchant que l'histoire est déjà réglée. Mais le tome 2 règlera ça avec une intrigue suivie et réussie, réellement enthousiasmante.

 Clairement un de mes coups de cœur du new 52.

 

 

Nightwing

Scénario : Kile Higgins. Dessin : Eddy Barrows.

Tome 1 : Pièges et Trapèzes.

Tome 2 : La République de demain.

Tome 3 : Hécatombe.

 http://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2012/11/nightwing-T1.jpg           Nightwing n’est autre que Dick Grayson, le premier Robin, maintenant justicier à lui tout seul. Ce tome correspond totalement à l’idée du relaunch car Nightwing y est confronté à un adversaire relié à son passé, ce qui permet de revenir sur la genèse et l’historique de ce personnage. C’est fluide, dynamique, efficace et tellement relié à ce qui se passe dans Batman qu’une planche en est totalement commune. J’avais hâte de voir si le personnage tiendrait la longueur dans les tomes suivants.

                  Et bien la réponse semble être « non »… Le problème de cette série, c’est qu’elle saute totalement du cop à l’âne (ou du hibou à la chauve-souris ?). Le seul fil rouge est celui de la réfection du cirque Haly mais il est relativement mince face à des menaces soit trop légères (la République de demain du tome 2, oubliée juste après la lecture…) soit trop reliées à ce qui se passe dans Batman : le retour du Joker dans le tome 3 par exemple. En réalité, je pense que le personnage dépend trop de son mentor et ses intrigues solitaires (la confrontation avec Lady Shiva par exemple, qui était prometteuse) tournent court dès qu’un événement touchant la bat-family arrive. Dommage, donc ; espérons que Grayson saura trouver son identité propre par la suite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     http://www.urban-comics.com/wp-content/uploads/2012/09/CV0001FR_CV_SUPERMAN_Renais.jpg           Superman

Scénario : Grant Morrison. Dessin : Andy Kubert, Morales.

Tome 1 : Genèse.

Tome 2 : A toute épreuve.

Tome 3 : Apocalypse.

Chronique entièrement réécrite après la lecture du tome 3 :

          Ces recueils proposent en réalité la série Action Comics, et non la série Superman proposée en France dans les mensuels en kiosque. Actions Comics, supervisée par le grand Grant Morrison, propose les débuts et les premières années de Superman. C’est intéressant et c’est surtout très ambitieux, car Morrison a voulu introduire énormément de choses en peu d’épisodes et surtout sur plusieurs niveaux. On peut voir en effet des épisodes relatant le présent de Superman, d’autres le futur, d’autres le passé, d’autres encore une réalité parallèle, d’autres enfin toutes ces trames en même temps. On s’y perd totalement, tellement qu’Urban Comics a choisi d’organiser les épisodes du tome 1 dans un ordre différent de la publication afin que le lecteur puisse essayer de s’y retrouver…  C’est donc un poil trop bordélique. En réalité, l’idée était de tout lier car l’ennemi final, présent en filigrane dès le tome 1, attaque sur toutes les temporalités et sur tous les plans en même temps. Idée un peu trop ambitieuse qui rend la série très difficile à lire, à suivre et à comprendre. Bref : l’idée était bonne, ambitieuse et enthousiasmante, mais trop complexe au final selon moi.
  La suite, où Morrison cède la place à Diggle et Lobdell, est ensuite publiée en mensuels dans Superman Saga, et c’est à la fois beaucoup moins bordélique mais aussi plus classique.

 

     

http://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2012/10/SWAMPTHING-012.jpeg

       Swamp Thing

Scénario : Scott Snyder. Dessin : Yanick Paquette.

Tome 1 : De sève et de cendres.

Tome 2 : Liens et racines.

                J’ai parlé de cette série pour son lien avec Animal Man. Ici, Alec Holland, se demande quelle est sa connexion avec Swamp Thing, la terrible créature des marais. Les deux tomes reviennent habilement sur l’origine de ce personnage osé, balayant l’ancienne histoire pour une nouvelle histoire amenée et expliquée petit à petit (à ce sujet, l’épisode zéro sera très instructif). Le scénar est très proche de celui d’Animal Man : Alec sent qu’il doit être quant à lui le représentant de la Sève, et la menace de la Nécrose émergeant peu à peu l’invitera à accepter d’être l’avatar du monde végétal. Il croisera sur sa rencontre Abigail, liée à Sethe Arcane, l’avatar de la Nécrose…

                Et bien voilà ! On peut traiter ce conflit entre trois puissances mystiques sans aller dans le dégueu et dans le gore, et en proposant parfois même de très belles pages ! Une renaissance osée pour un personnage totalement désuet, menée de main de maître par l’auteur de la Cour des Hiboux.

 

 

 

   http://blog.comics-france-shop.com/wp-content/uploads/2012/05/9782365770422.jpg             Wonder Woman

Scénario : Brian Azzarello. Dessin : Cliff Chiang .

Tome 1 : Liens de sang.

Tome 2 : Le fruit de mes entrailles.

Tome 3 : De sang et de fer.

                Peut-être la plus grosse surprise du new 52 pour moi. Je pensais détester ce personnage que je trouve totalement cliché dans le catalogue DC, et à la lecture de ce tome j’ai été extrêmement surpris de ses origines mythologiques dont je ne connaissais pas grand chose. Diana est une princesse Amazone et la série la présentera ainsi, avec une connexion très forte au panthéon de l’Olympe. S’étant donné pour mission de protéger l’humaine Zola, enceinte de Zeus, elle aura à faire aux différents dieux, plus ou moins conciliants avec elle, et en apprendra même beaucoup sur ses origines.

                Le dessin est dynamique et sympathique (surtout dans ses choix de représentation des différents dieux) même si loin d’être extraordinaire malgré tout. Non, vraiment, si je conseille beaucoup ces deux tomes, c’est parce qu’on n’y retrouve pas la vision que j’avais de Wonder Woman, super-héroïne en slip éloignant les balles avec ses bracelets : elle a ici beaucoup plus de consistance et d’intérêt. Mais peut-être que ma passion pour la mythologie grecque ne me rend pas vraiment objectif…

                  Le tome 3 commence quelque peu à lasser, surtout parce que beaucoup de pages sont consacrées à l’arrivée d’un personnage sans relation avec l’histoire, mais le principe est toujours le même et toujours efficace.

 

Par Robert Mudas.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 08:30

Et si on allait fumer du zombie ?

 

Editions Guillotine Games

Un jeu de Nicolas Raoult, Jean-Baptiste Lullien et Raphaël Guiton

Illustrations de Miguel Coimbra, Nicolas Fructus, Édouard Guiton, Eric Nouhaut et Mathieu Harlaut

2012

 

De 1 à 6 joueurs

Durée : à partir de 45 mn

80 euros

 

http://guillotinegames.com/img/zomb_box.jpg

 

 

Zombicide est un jeu coopératif, c'est-à-dire que tous les joueurs jouent dans une seule et même équipe contre les zombies. Idéal donc pour passer une soirée tranquille entre potes sans se fâcher avec votre meilleur ami parce que vous lui avez fait un coup foireux.

Vous avez ainsi la possibilité d'incarner l'un des six survivants disponibles dans la boîte de base, chacun possédant des capacités spéciales. Vous pouvez même jouer plusieurs personnages en fonction de votre nombre. Chaque joueur joue à tour de rôle, mais vous devrez réellement fonctionner en équipe pour survivre à la horde de zombies qui ne manquera pas d'envahir petit à petit le plateau de jeu.

 

http://guillotinegames.com/img/zomb_eclate.jpg

 

 

Le jeu fonctionne sous forme de missions. Vous pouvez choisir l'une des dix missions disponibles dans le livret de règles, trouver une mission sur Internet, voire même créer vos propres missions. Les possibilités sont donc très étendues et rendent chaque partie unique. Une fois votre mission choisie, il vous suffit de disposer les dalles et les différents pions comme indiqué et de commencer à jouer. Chaque joueur commence avec une arme (voire plusieurs s'il possède déjà une arme dans ses capacités spéciales). Il peut s'agir au départ d'une hache, d'un pied de biche, d'un pistolet ou d'une poêle. Il sera ensuite possible de trouver d'autres armes et objets sur le plateau de jeu et même de s'échanger des objets entre personnages. Une fois que chaque joueur a fini son tour de jeu, c'est aux zombies de jouer. À chaque tour, vous devez ajouter (ou non) des zombies à chaque entrée indiquée sur le plateau en fonction de la carte zombie que vous aurez tirée. Il existe quatre types de zombies : les walkers, qui avancent d'une case par tour, les runners, qui avancent de deux cases par tour, les fatties, qui avancent d'une case par tour mais sont systématiquement accompagnés de deux walkers et sont plus durs à tuer, et enfin les abominations, qui avancent d'une case par tour, mais sont encore plus dures à tuer. Heureusement, il ne peut y avoir qu'une seule abomination à la fois sur le plateau de jeu (vous vous apercevrez vite que c'est bien assez).

 

http://guillotinegames.com/img/zomb_minis.jpg

 

 

Le but du jeu est donc différent selon la mission que vous effectuez. Il peut s'agir d'aller récupérer un objet, d'activer un élément du jeu, ou encore d'aller d'un point à un autre sans se faire tuer. Vous devrez réfléchir en groupe sur la manière de procéder, car une erreur peut vous coûter la vie. À chaque zombie tué, votre jauge d'expérience augmente. Lorsque vous passez un palier, vous gagnez une compétence supplémentaire, mais en contrepartie, le nombre de zombies qui arrive à chaque tour augmente.

 

http://guillotinegames.com/img/sic-wanda.jpg

 

 

Zombicide est un jeu ultra fun et les différentes missions permettent réellement de renouveler l'expérience de jeu à chaque partie. Le niveau de jeu est d'ailleurs assez costaud et il vous faudra probablement plusieurs parties avant de réussir une mission. Bon soyons clair, l'investissement peut paraitre conséquent. 80 € pour un jeu de plateau, c’est une certaine somme, mais le contenu de la boite justifie ce prix. Les figurines sont nombreuses (71 dans la saison 1), détaillées, et niveau histoire la création des scenarios laisse envisager de très nombreuses heures de jeu. Il est même possible de partir sur des campagnes avec cartes multiples. 

 

Un mot sur Kickstarter :

Ce jeu est l'un des premiers à avoir bénéficié d’un financement collectif (style Mymajorcompany, à ceci près que dans le cas de kickstarter on se situe plus sur de la souscription puisque les investisseurs ont reçu au minimum la boite de base). 

Lancé avec l’objectif avoué d’atteindre les 20 000 $ de subvention, les concepteurs ont finalement récupéré presque 40 fois plus, c’est-à-dire environ 800 000 $.

Ce "petit" bonus leur a permis de développer leur univers en créant notamment un grand nombre de survivants supplémentaires.

S’adressant en premier lieu à un public de geek, ils ont pioché dans les univers les plus populaires et on trouve ainsi sur la toile (et surtout sur ebay, hélas) des figurines de Sheldon Cooper de The Big Bang Theory (renommé Dave pour des questions de droit), Angelina Jolie version Mrs Smith, Uma Thurman version Kill Bill, etc.

Le deuxième effet Kiss Cool de ce succès est qu’une deuxième édition a assez vite été mise en chantier, toujours sur Kickstarter. Celle-ci permettra d’avoir une boite dite "saison 2", qui placera les nouveaux survivants dans une prison, ainsi qu’une extension nécessitant l’une des deux boites de base, permettant de jouer cette fois dans un supermarché. Parution en septembre/octobre 2013.

Du très classique, en somme, mais après tout, cela devrait permettre de créer des scénarios variés.

Cette saison 2 devrait introduire aussi plusieurs nouveautés en termes de gameplay, comme par exemple des versions "infectés" de vos survivants, renommés zombivaures, ainsi que la notion de "toxicité".

À noter qu’encore une fois, les créateurs ont récupéré un beau pactole, c’est-à-dire plus de 2 250 000 $.

Cela laisse sans doute présager une saison 3 pour le courant de l’année 2014.

http://zombicide.eren-histarion.fr/wp-content/uploads/2013/02/Zombicide_PO_Box.jpg

Par Cathy et Maël.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 08:00

Le space-opera à la française.

 

Un roman de Pierre Bordage

Premier tome d’une trilogie (suivi par Terra Mater puis La Citadelle Hyponeros)

Paru en 1993

 

http://1.bp.blogspot.com/-KnyLIDMbwLU/TZghpuQ8HrI/AAAAAAAAAjM/VasQ3ueLX2c/s320/bordage-Les-guerriers-du-silence.jpg

 

                Petit, j’ai été éduqué à la littérature SF par mes frères, qui m’ont gavé de Isaac Asimov et de René Barjavel. Mes premiers pas dans la SF ont donc été faits au rythme des robots, de la Fondation, des catastrophes romantiques et de paradoxes temporels. A l’école, j’ai entendu parler de plusieurs grands auteurs : Ray Bradbury, H.G. Wells, Pierre Boulle, Aldous Huxley, George Orwell mais n’ai pas trouvé dans leurs œuvres le souffle épique que j’avais trouvé dans les romans lus dans ma jeunesse. Adolescent, j’ai fait la rencontre d’un fan de Philip K. Dick qui m’a fait découvrir ce fou génial (ou ce « génie fou », au choix) ainsi que Pierre Bordage, écrivain de science-fiction français que je ne connaissais pas du tout.

               http://www.catalogue-science-fiction.fr/auteurs/pierre-bordage/images/pierre-bordage.jpg C’est donc avec la volonté de découvrir et le bon souvenir de la lecture de Wang des années plus tôt que j’ai ouvert le pavé intitulé Les Guerriers du Silence, premier tome d’une trilogie connue et reconnue par beaucoup. On est là dans du space opera ambitieux et réussi. Je préfère le dire tout de suite : non, le space opera, ce n’est pas la scène du Cinquième Elément où une cantatrice chante dans l’espace. Non, c’est une œuvre mélangeant la SF et l’épique, faisant rencontrer à ses héros (généralement très différents et venus de diverses origines) plusieurs mondes, plusieurs civilisations, plusieurs peuples, dans une immensité que le contexte de l’espace infini permet largement. Ajoutez à ça des conflits de grande ampleur, des enjeux géopolitiques, toute une Histoire souvent imaginée par l’auteur pour amener de la Terre que l’on connaît à cette situation futuriste, et très souvent, trop souvent peut-être, un petit côté manichéen un poil désuet face à la richesse de l’univers créé : vous voilà avec un space opera.

                Pour le mec du fond qu’a pas compris : oui, un space opera, c’est « comme Star Wars ».

                Voilà, on y est.

 

                Ma référence à Star Wars n’est pas innocente, puisque Bordage a avoué lui-même avoir été influencé par cette œuvre majeure. Ici, pas d’Empire ni de Rébellion, quoique presque, puisque le conflit entre deux institutions opposées, ne monte que progressivement dans le premier roman. D’un côté, les Scaythes d’Hyponéros, télépathes ultra-puissants, manipulateurs et très organisés qui s’imposent petit à petit à tous les niveaux des grandes organisations planétaires avant d’entamer un coup d’état imparable ; de l’autre l’ordre des chevaliers absourates, derniers bastions de la science inddique, dont les héritiers seront les fameux Guerriers du Silence. Beaucoup de mots compliqués, c’est certain, beaucoup d’organisations géopolitiques à retenir, alors que finalement on pourrait facilement résumer par : les Jedis, qui maîtrisent la Force, se battent contre l’Empire.

                 Je compare, mais ce n’est pas une critique, car il paraît impossible de totalement se détacher d’une saga comme Star Wars quand on s’attaque à ce sous-genre de la SF qu’est le space opera. De plus, Bordage choisit d’énormément développer son monde, en créant vraiment l’Histoire, la civilisation et la mythologie de chacun des mondes évoqués ou visités, ainsi qu’en proposant énormément de personnages, qui ne cohabitent pas tous, qui ne se connaissent même pas, mais qui participent à leur manière tous à la même histoire.

                Au bout d’un moment, deux personnages deviennent plus importants que les autres : Tixu Oty, un employé sans grand intérêt d’une compagnie de transferts par téléportation, qui plaque tout pour sauver Aphykit, une fille d’un maître de la science inddique, recherchée par des individus inquiétants. Ces deux là mettront du temps à se trouver et à se retrouver, et sur le chemin de cette femme, Tixu évoluera totalement jusqu’à devenir lui-aussi un Héros capable de s’opposer à la force des Scaythes. La trame du récit de formation est totalement respectée, avec ses formateurs, ses péripéties et son voyage de découverte.

 

                La qualité de cette œuvre est donc la grande richesse, comme je l’ai mentionné un peu avant. Mais c’est peut-être là aussi son défaut, puisqu’on a tendance à se perdre entre tous ces personnages que l’on ne reconnaît pas forcément, d’autant plus que deux chapitres successifs ne suivront jamais les mêmes personnages. On met donc du temps à s’attacher à quelqu’un, à comprendre de quoi il est question, ou même à identifier les forces en présence, et cela nuit beaucoup à l’immersion du lecteur. De plus, le rythme du roman n’est pas des plus fluides, avec des scènes de massacres des autorités par les Scaythes et leurs mercenaires un poil répétitives et attendues. Le dernier tiers, une fois les forces en présence identifiées et les personnages retrouvés, est véritablement épique et réussi et donne envie de lire la suite, avec des retournements de situation, des révélations et des évolutions qui donnent beaucoup de sens et de sel à l’histoire, mais ce dernier tiers arrive après 300-400 pages assez denses à lire, avouons-le.

                Côté style, il y a un côté poétique que j’apprécie pas mal, mais aussi un côté réaliste voire trivial qui m’a parfois un peu gêné (j’ai repéré plusieurs fois l’expression « il sentit son sphincter se contracter », qui personnellement ne m’a pas envoyé le rêve que j’attends d’un space opera !). Bordage ne signe donc pas là une œuvre capable de détrôner dans mes goûts le cycle de Fondation d’Asimov, mais propose un début de space opera véritablement ambitieux et plutôt enthousiasmant. Il est certain que je lirai la suite, probablement bien meilleure puisqu’il n’y sera plus temps de présenter l’univers et les forces en présence, mais pas tout de suite, le temps de digérer cette œuvre imposante et conséquente.

 

PS : Mon professionnalisme d'amateur m'oblige à préciser qu'il existe une BD inspirée du roman de Bordage. Mais ne l'ayant pas lu, je n'en parlerai pas. Enfin, là j'en ai parlé, mais j'en parlerai pas plus. Bref, vous m'avez compris.

 

Par Robert Mudas.

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 09:39

  Après un peu plus d'un mois d'activité (ou plutôt de résurrection !) de ce blog, je vous propose dans cet article pas trop chiant je l'espère un petit bilan d'où on en est, et d'où on a l'air d'aller.

 

  Le blog fonctionne bien et j'en suis vraiment content. Entre 10 et 30 visiteurs y viennent chaque jour. Cela veut dire qu'on a des lecteurs, vous, qui semblez aimer ce qu'on fait puisque vous revenez, et c'est plutôt bien parce que nous aussi on aime bien ce qu'on fait.

 

  J'avais signalé dans un précédent article que je cherchais à faire un blog collectif, et c'est maintenant chose faite puisque Darkim Lain m'a déjà rejoint avec deux articles, ainsi que Cathy (vous l'avez lue mercredi), à qui Maël va venir donner un coup de main pour un prochain article sur un jeu de zombies. Avec deux-trois autres potentiels chroniqueurs intéressés par l'aventure (voire plus : n'hésitez pas à nous contacter si vous avez envie d'écrire !), le tout s'annonce prometteur et enthousiasmant, et je remercie tous les lecteurs qui ont partagé et fait connaître le blog : n'hésitez pas, continuez, et surtout donnez votre avis dans les commentaires pour confronter les visions des choses !

 

  Comme vous l'avez peut-être vu, une page Facebook existe maintenant pour ce blog (lien dans la colonne de droite) : elle permet de retrouver tous les articles mais aussi d'échanger des informations et de suivre les mises à jour qui arriveront sur certains articles (par exemple les séries télévisées ou BD dont toutes les saisons ou tous les tomes n'ont pas encore été chroniqués). Tenez-y vous donc informés pour ne rien rater ! N'hésitez pas non-plus à y parler de ce que vous avez vu, lu ou entendu récemment : certaines oeuvres ne méritent pas forcément un article mais la discussion sera toujours intéressante. De même, pourquoi ne pas nous proposer sur la page Facebook des idées d'articles que vous voudriez que nous écrivions ? Quelqu'un s'étonnait il y a peu de l'absence d'un article sur Game of Thrones, et bien hop, le soir même l'écriture de l'article commençait (coming soon, donc...).

 

  Le rythme de publication a été assez élevé pour cet été pour fêter le nouveau départ du blog, et il va devoir s'alléger un peu parce que la vilaine rentrée approche avec ses gros pas inquiétants et fourbes. Du coup, le blog va suivre un nouveau rythme plus allégé de 2 articles par semaine : un le lundi et un le jeudi. Nous espérons que cette organisation vous plaira et que vous vous habituerez à ces deux rendez-vous hebdomadaires !

 

  Je profite enfin de ce message pour remercier de tout mon coeur mes camarades chroniqueurs et amis qui ont bien voulu me suivre dans cette aventure...

 

  A très vite,

  Ludiculturellement,

   

Robert Mudas.

 

 

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 10:09

In a land of myth, and a time of magic, the destiny of a great kingdom rests on the shoulders of a young boy. His name... Merlin. 

 

 

Une série créée par Julian Jones, Jake Michie, Johnny Cappset Julian Murphy

Royaume-Uni

Première diffusion : 2008

 

Avec :

Colin Morgan : Merlin

Bradley James : Arthur

Angel Coulby : Gwen (Guenièvre)

Katie Mc Grath : Morgana

Richard Wilson : Gaïus

Anthony Head : Uther

 

Série terminée en 5 saisons.

 

http://serieall.fr/img/show/merlin_w.jpg

 

  Le jeune Merlin vit avec sa mère dans un petit village et développe dès son plus jeune âge d'étranges pouvoirs magiques. Le roi Uther Pendragon ayant interdit la pratique de la magie à Camelot, la mère de Merlin envoie son fils chez son ami Gaïus, médecin du roi, afin qu'il l'aide à maîtriser ses pouvoirs pour pouvoir les dissimuler. Merlin se rend donc au château, où il ne tardera pas à faire la connaissance d'Arthur et à devenir son serviteur…

 

  Encore une fiction sur la légende arthurienne, me direz-vous. Oui, mais les créateurs de cette série ont choisi une direction originale, puisque nous découvrons ici un jeune Merlin, aux côtés d'un Arthur tout aussi jeune. Et histoire de surprendre encore un peu plus le spectateur, Guenièvre est ici une servante, la servante de Morgana plus précisément, elle-même pupille d'Uther depuis la mort de son père, ami du roi. On pourrait croire qu'avec tous ces éléments, la série n'ait que peu de rapports avec la légende arthurienne, et pourtant les créateurs ont tout de même réussi à y insérer tous les éléments importants, parfois de manière détournée certes, mais tout de même.

 

  Sans être une experte en légende arthurienne, celle-ci m'a pourtant toujours fascinée. J'avais adoré Lancelot ou le chevalier à la charrette, de Chrétien de Troyes, que j'ai étudié au lycée, ainsi que Tristan et Iseut, de Thomas d'Angleterre, la bande dessinée Arthur, de Chauvel et Lereculey, sans oublier l'excellent Kaamelott d'Alexandre Astier, dont j'avais particulièrement adoré les bonus des DVD, qui racontaient pleins d'anecdotes intéressantes sur la légende. C'est donc avec un mélange de curiosité et d'appréhension que je me suis lancée dans cette série, qui comptait déjà trois saisons. Et je n'ai pas été déçue (hormis par la dernière saison, mais j'y reviendrais). La série mélange en effet habilement action, aventure, comédie et drame, tout en étant, malgré les apparences, très fidèle à la légende. Pratiquement tous les noms connus sont présents : Arthur, Merlin, Guenièvre, Morgana, Uther, Mordred, Morgause, Gauvain, Lancelot, Perceval … et même Tristan et Iseut, le temps d'un épisode. On retrouve également Excalibur, la table ronde et le Graal, sans oublier bien évidemment le royaume de Camelot et la magie. Magie omniprésente puisque Merlin est ici le personnage central et qu'il passe son temps à sauver tout le monde sans jamais dévoiler sa vraie nature, puisque la magie est interdite. Il va donc devoir apprendre à maîtriser ses pouvoirs et les développer grâce aux conseils avisés de Gaïus, qui a lui-même pratiqué la magie il y a bien longtemps.

 

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  On pourrait d'ailleurs se demander comment va bien pouvoir faire Merlin pour cacher ainsi ses pouvoirs durant tout ce temps alors qu'il s'en sert quand même très régulièrement et de manière pas toujours discrète qui plus est (surtout au début). Pour moi, la réponse est simple : Merlin est le serviteur un peu maladroit d'Arthur, c'est comme ça que tout le monde le voit et il est impossible pour les autres personnages, Arthur en tête, de s'imaginer une seule seconde qu'il puisse accomplir quoi que ce soit d'important. Cette explication peut paraître simpliste et pourtant ça fonctionne.

  Mais ce qui fait tout l'intérêt de cette série selon moi, ce sont les personnages, leur évolution, et surtout leurs relations. La première rencontre entre Arthur et Merlin se révèle pour le moins explosive, puisque Merlin se moque d'Arthur, sans savoir qu'il est le fils du roi, et qu'Arthur décide de corriger ce manque de respect en provoquant Merlin en duel. Il remporte facilement ce dernier, même si Merlin essaie de se défendre en utilisant discrètement la magie. Merlin va par la suite sauver la vie d'Arthur et Uther décide de le récompenser en le nommant serviteur personnel du Prince, ce qui n'est pas pour plaire aux deux jeunes hommes, Merlin trouvant Arthur arrogant et ce dernier trouvant Merlin idiot et indigne de le servir. C'est pourtant cette tendance de Merlin a dire à Arthur ce qu'il pense de son comportement qui va finalement rapprocher les deux jeunes hommes, jusqu'à nouer une solide amitié, même si aucun des deux ne voudra l'avouer tout au long de la série. Au contact de Merlin, Arthur va ainsi mûrir, devenir moins arrogant et montrer son courage et sa détermination. La relation entre Arthur et Gwen est basée un peu sur le même principe. On se demande au début ce qui va bien pouvoir réunir ces deux là, car Gwen n'apprécie pas particulièrement Arthur, qui de son côté ne semble même pas prêter attention à la servante. Mais Gwen est la servante de Morgana, elle a donc souvent l'occasion de côtoyer Arthur, et comme elle non plus n'a pas sa langue dans sa poche, elle lui fera comprendre à plusieurs reprises ce qui lui déplaît chez lui.

 

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  Le personnage de Morgana est celui dont l'évolution est la plus flagrante. Celle-ci va en effet peu à peu se rendre compte qu'elle possède un don pour la magie, sous la forme de rêves prémonitoires qu'elle fait régulièrement. Cela va la terrifier car Uther a interdit la magie dans le royaume. Contrairement à Merlin, qui bénéficie des conseils et du soutien de Gaïus, Morgana n'a personne à qui se confier et cela va peu à peu obscurcir son âme.

 

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  Il serait trop long de détailler tous les personnages, j'évoquerai donc juste pour finir la performance d'Anthony Head, ultra convainquant en roi Uther intransigeant, qui se met régulièrement à dos son fils et sa pupille à cause de sa façon de régner. J'ai également particulièrement apprécié le personnage de Gwaine (alias Gauvain), plus intéressé par l'alcool et les jolies filles que par les actes de chevalerie, et qui va pourtant devenir un précieux allié pour Arthur par son courage sans faille (on pourrait même appeler ça de l'inconscience par moments), ainsi que celui du Grand Dragon, plutôt bien fait visuellement, à la fois allié et ennemi de Merlin par ses conseils et ses prophéties. Enfin, n'oublions pas non plus Gaïus, véritable pilier de cette série, auquel se confient tour à tour la plupart des personnages et qui développe instantanément un amour paternel pour Merlin, qu'il va guider tout au long de la série.

 

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Difficile d'expliquer davantage ce qui m'a plu dans cette série sans dévoiler des éléments clés de l'histoire. Je conclurai donc cette présentation en disant que malgré cette dernière saison ratée (j'y viens, j'y viens), ça reste tout de même une excellente série, comme les britanniques savent si bien le faire, et que si vous êtes freiné par ce parti pris de l'âge de Merlin et d'Arthur, vous pouvez y aller les yeux fermés car ça n'entache en rien la légende arthurienne.

  Et pour la petite anecdote, une partie du tournage de cette série s'est faite en France, au château de Pierrefonds, dans l'Oise. Évidemment, on ne peut plus assister au tournage puisque la série est terminée, mais vous y retrouverez une partie des décors de la série. Et puis le château est chouette. 

 

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LA SAISON 5

 

  Si j'ai attendu la toute fin de cet article pour parler de cette saison, ce n'est pas pour préserver le suspense, mais parce que je ne peux pas expliquer pourquoi celle-ci m'a autant déçue sans spoiler à mort. Si vous n'avez pas vu la série, ou pas encore vu cette saison, je vous conseille donc vivement d'arrêter là votre lecture et de filer rattraper votre retard.

 

http://www.cineseries-mag.fr/wp-content/uploads/2013/03/merlin-la-serie-chevalier.jpg

 

  Bon, première chose : cette saison manque cruellement de rythme. Il ne s'y passe pas grand-chose d'important, ce qui aurait pu passer dans une saison intermédiaire, mais là il s'agit de l'ultime saison et on attend tous de savoir comment tout ça va se terminer.

  Ensuite, les incohérences. Sans être parfaite (mais quelle série l'est), le reste de la série pouvait se vanter de tenir la route, mais alors là … on dirait que tous les défauts que la série aurait pu avoir ont été condensés dans cette seule saison, à croire que tous les scénaristes ont été subitement remplacés par des mecs trouvés dans la rue. On a pour commencer l'histoire où Gwen passe subitement du côté des méchants. Mis à part le côté fun de voir la si douce Gwen faire des coups tordus, ce thème a déjà été largement abordé avec Morgana, pas besoin de faire un copier-coller avec Gwen, d'autant que là où pour Morgana, c'était totalement justifié et ça collait parfaitement à l'histoire, ici ça tombe comme un cheveu sur la soupe. De même, il est impossible que Merlin, si balèze soit-il, puisse découvrir aussi vite que Gwen est possédée. Et je ne parlerai même pas de la façon dont Arthur le découvre, puisque les scénaristes ont jugé bon de nous faire une jolie ellipse, qui m'a fait mettre la série en pause pour aller vérifier qu'il ne me manquait pas un épisode tellement on a l'impression d'avoir raté quelque chose. On a ensuite la fameuse rencontre entre Merlin et Morgana dans la grotte. Remettons vite fait les choses dans leur contexte : Morgana sait depuis longtemps qu'un certain Emrys causera sa perte et elle en a très peur. Elle finit enfin par découvrir qu'Emrys est en fait Merlin, elle réussit à lui ôter ses pouvoirs et le coince dans la grotte qui pourrait lui permettre de les récupérer. Là elle pourrait le tuer de plein de manières différentes, mais au lieu de ça, elle choisit de simplement faire s'ébouler l'entrée de la grotte, permettant par la même occasion à Merlin d'atterrir précisément dans la salle dans laquelle il pourra récupérer sa magie. What The Fuck, j'ai envie de dire.  Et puis parlons quelques instants de la mort de Gwaine, qui a sûrement été tiré au sort pour permettre d'atteindre un quota de personnages dézingués tellement la manière dont c'est fait ne tient pas debout. Je pourrai encore citer d'autres anecdotes comme celles-ci, mais je pense que vous avez compris l'idée.

  Ensuite, il a deux éléments clés qui m'ont fortement déçue dans cette saison, mais c'est en partie ma faute cette fois. La première est la mort d'Arthur. Si j'avais été plus calée en légende arthurienne, j'aurai pourtant su qu'Arthur était sensé mourir de la main de Mordred lors de la bataille de Camlann, mais voilà je ne le savais pas et j'étais persuadée que s'il y avait bien deux personnages qui seraient en vie à la fin de cette série, c'était Merlin et Arthur. Donc grosse déception. La seconde est la manière dont Arthur découvre que Merlin est en réalité un puissant sorcier. Comme tout le monde je pense, je m'étais imaginé tout un tas de scénarios possibles au fil des saisons, mais jamais je n'aurais pensé que Merlin pourrait tout simplement lui dire, comme ça, sans même y être obligé. Là j'avoue que pour le coup, j'en suis restée bouche bée pendant une bonne partie de la scène qui a suivi. Une amie m'a expliqué qu'elle avait aimé que ce soit Merlin qui choisisse de lui dire la vérité, plutôt que d'être obligé de dévoiler ses pouvoirs, et qu'il lui dit parce qu'au fond de lui, il sait qu'Arthur va mourir et il veut que son ami le voit tel qu'il est réellement avant. En effet, ça se tient, mais je maintiens que voir Merlin débarquer à la bataille de Camlann à dos de dragon et cramer tout ça, ça aurait eu plus de gueule. Et pourtant je dois admettre que la scène qui suit, où Arthur se fait peu à peu à l'idée que Merlin est un grand sorcier, et qu'il se remémore toutes les fois où il lui a finalement sauvé la vie, est touchante, même si là encore, le rythme ne colle pas à une fin de saison et de série.

  Au final, il y a tout de même une scène que j'ai vraiment beaucoup appréciée dans cette saison, c'est celle où Merlin va annoncer à Arthur qu'il ne l'accompagnera pas à la bataille de Camlann. Il n'a plus ses pouvoirs et doit aller les récupérer s'il veut aider Arthur, mais évidemment celui-ci ne le sait pas et lui dit un truc du style : "toutes ces années où je t'ai dit que tu étais lâche, je pensais en réalité que tu étais très courageux, mais je vois que je me trompais." Cette scène m'a arraché une larme parce que c'est typiquement le genre de scène pleine de quiproquos qui me fait aimer cette série.

 

  Je maintiens donc tout de même que ça reste une très bonne série. Maintenant que je sais comment ça se finit, je me dis qu'il faudrait que je reprenne tout depuis le début pour apprécier pleinement la série dans son ensemble, sans me laisser distraire par les éléments que je n'ai pas aimés. Qui sait, peut-être que je changerai d'avis et trouverai que finalement, cette fin est la meilleure qui soit.

 

Par Cathy.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 16:10

L'histoire du chevalier chauve-souris et de l’alien journaliste.

 

http://resistingspectator.files.wordpress.com/2011/10/justiceleaguetumblerfull_02.jpg

Article mis à jour le 9 février 2014.

Dernière mise à jour : août 2014.

Cet article a été définitivement mis à jour et concerne ainsi toutes les parutions mensuelles jusqu'à l'événement Forever Evil.

 

  Si vous suivez un peu l’actualité comics, vous avez forcément dû entendre parler de ce qu’on appelle le New 52. Cette opération concerne l’univers DC (Batman, Superman, JLA, Flash, Wonder Woman, tout ça, la Distinguée Concurrence de Marvel en somme) qui a choisi à partir de août-septembre 2011 de relancer toutes ses séries au numéro 1, l’idée étant de relever le niveau des ventes, toujours derrière Marvel, en amenant plein de nouveaux venus aux comics. Ca peut paraître assez anodin, puisque Marvel nous fait régulièrement le coup de renuméroter ses séries pour faire croire qu’il s’agit d’un nouveau départ plus abordable pour les néophytes, mais chez DC l’idée a été totalement assumée puisqu’il s’agit bien d’un vrai « reboot » où la très grande majorité des séries repart quasiment de zéro (la série Justice League, par exemple, nous raconte dès le premier numéro la nouvelle genèse de la plus grande équipe de héros de cet univers).

   40 ans d’histoire et de continuité sont ainsi balayés d’un coup. Pour les nouveaux lecteurs, c’est effectivement extrêmement abordable et pratique (car croyez-moi, se lancer dans les séries comics Marvel et DC  en temps normal, c’est vraiment pas évident au début, et il faut être bien accompagné). Pour les anciens, ça peut être rageant de faire l’impasse sur des intrigues déjà entamées mais en même temps le reboot permet de faire table rase et de repartir sur 52 séries de qualité, et on peut difficilement s’en plaindre.

 

http://www.supermanhomepage.com/images/comic-covers/Post-Flashpoint-Covers/JusticeLeague-2012/DC-New-52-1-FCBD.jpg

  Pour finir sur l’explication de ce reboot, il a qui plus est une justification scénaristique : il est causé par l’événement Flashpoint, durant lequel Flash se serait baladé entre les mondes parallèles et les temporalités et aurait donc changé tout le passé de l’univers DC tel qu’on les connaissait, l’unissant même aux univers éditoriaux Wildstorm et Vertigo par la même occasion.

   Enfin, et c’est l’origine de cet article un peu particulier, il faut noter que ce reboot a été pour l’instant très bien pris en charge éditorialement par Urban Comics afin de nous le proposer en VF. Personnellement, c’est ce qui m’a fait me lancer dans DC, que je ne lisais quasiment pas auparavant. Ce premier article traitera des parutions mensuelles en kiosque qui nous proposaient déjà pas moins de 12 séries dès le début. Un  suivant parlera des recueils édités (et plutôt bien édités) par Urban en français, et dans un dernier je vous présenterai quelques séries inédites en version française que j’ai lues en VO.  J’ai un peu l’impression d’annoncer un plan de dissertation, mais j’espère que cette présentation du nouveau DC vous intéressera et permettra aux déjà intéressés d’y voir plus clair.

 

 

Batman Saga.

 

http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/batman-saga-comics-volume-4-simple-10372.jpg

 

                Au moment où e magazine a déjà proposé 24 numéros mensuels et quatre Hors-Série. A noter : le numéro 14 propose des numéros 0, résultats d’une opération consistant à expliquer les origines des héros après un an de publication. A noter aussi : à l'occasion de certains cross-overs, ce mensuel a pu proposer de façon ponctuelle quelques épisodes des séries Catwoman, Nightwing, Red Robin and the Outlaws et Teen Titans. Quatre séries sont présentes à titre permanent dans ce mensuel :

 

  • http://www.dccomics.com/sites/default/files/BM_Cv8_var_lo67asd8a.jpgBatman, avec Scott Snyder au scénario et Greg Capullo au dessin. C’est une des séries phares de l’univers Batman/Gotham, très représenté dans ces 52 séries, et avec raison car on touche là à un scénario très réussi et très efficacement traité au dessin. Beaucoup de cohérence dans ces épisodes mettant un peu de côté les méchants traditionnels pour confronter Batman au groupe des Hiboux, convoitant et surveillant Gotham City depuis des décennies. Intrigue intéressante qui va permettre de revenir sur la création de Gotham City, sur ses familles importantes, sur le lien entre Batman et sa ville. Ce n’est pas non-plus ce qui a été écrit de mieux sur Batman mais ça se lit très bien, c’est très efficace et enthousiasmant. Tout l’univers Batman a d’ailleurs été touché par l’événement « La Nuit des Hiboux » affectant tous les alliés de la chauve-souris. La deuxième histoire est elle-aussi très importante puisqu'elle correspond au retour marquant du Joker. Là encore, tous les alliés sont touchés et l'ensemble est très enthousiasmant, avec un traitement graphique macabre très travaillé. J'ai trouvé la conclusion de l'histoire un peu décevante, pour le coup, car manquant de retentissement. A voir dans la suite. Cette série est aussi publiée en recueils, on en reparlera dans mon deuxième article. L’arc suivant, « L’An zéro » revient sur les origines de Bruce Wayne / Batman et je suis assez peu réceptif à cette opération. L’histoire n’est pas inintéressante mais elle est plutôt molle et laisse le lecteur sur sa fin car il voulait savoir comment la bat-family allait survivre à tout ce qui venait de se passer.
  • Detective Comics avec Tony S. Daniel à la fois au scénario et au dessin. Le début, avec le Taxidermiste, est enthousiasmant mais la suite devient beaucoup trop fourre-tout, avec notamment le Pingouin, le retour de Double-Face, Black Mask ou encore un méchant radioactif bien craignos dont je ne me rappelle même plus le nom (Mr Toxic peut-être ?). L’idée, je suppose, est de survoler Gotham et ses méchants d’un point du vue autre que celui de Batman mais le tout n’est hélas clairement pas abouti bien que lisible et divertissant. A partir de l'épisode 13, la série change d'équipe créative, avec Layman au scénario et Fabok au dessin, et la série reprend un peu du poil de la bête, avec une meilleure cohérence, bien que le lien avec ce qui se passe dans "Le Deuil de la Famille" force les scénaristes à axer leurs histoires vers une certaine voie. Les auteurs nous proposent notamment l’émergence du Pingouin Empereur, l’affrontement contre Wraith ou encore dans les back-up l’histoire de Man-Bat. Les arcs sont un peu courts mais le niveau est clairement remonté.
  • http://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2013/02/BR-18.jpgBatman et Robin, par Peter J. Tomasi au scénario et Pat Gleason au dessin. Une série intéressante qui montre que pour Batman la continuité reste finalement à peu près la même, puisque les anciens Robin existent toujours ainsi que son nouveau Robin. Celui-ci n’est autre que Damian Wayne, le fils de Bruce et de Talia Al Ghul, éduqué en assassin afin de tuer son père, finalement rallié à sa cause. La relation entre Batman et son fils aux méthodes très différentes, fait tout le sel de la série, face à Personne, Terminus, ou même face aux anciens Robin que le nouveau, arrogant à souhait, met au défi. Série intéressante quant à la psychologie et à la famille du justicier de Gotham. La série prend un tournant décisif dans le 20ème numéro, à cause d'un événement important qui se passe dans Batman Incorporated, et même si je suis un peu déçu de ne pas avoir lu cet événement dans cette série, j'attendais vraiment de voir comment la série pouvait lui survivre. Et bien elle survit par un procédé plutôt intéressant : l’apparition de différents personnages (alliés ou ennemis) aux côtés du justicier en deuil, les auteurs allant jusqu’à renommer la série à chaque épisode. L’approfondissement psychologique est intéressant mais les épisodes plutôt inégaux. A noter qu’Urban Comics vient de commencer la publication de cette série en librairie.
  • Batgirl, par Gail Simone au scénario et Adrian Syaf au dessin. Il y avait beaucoup de Batgirls dans l’univers DC, le reboot en ramène seulement une : Barbara Gordon, la fille du célèbre Commissaire. Dans l’ancien univers DC, elle avait perdu l’usage de ses jambes suite à une agression du Joker et avait dû rendre son costume de Batgirl pour prendre l’identité d’Oracle, une alliée de Batman faisant dans la surveillance et l’information. Dans le new 52, elle a retrouvé l’usage de ses jambes et réapprend petit à petit, souvent dans la douleur, le métier de justicier. Cette série n’est guère aimée, et pourtant elle a un certain intérêt, je trouve, dans la reconstruction de cette super-héroïne. Les méchants y sont pour beaucoup anodins et peu intéressants (le Miroir, Gretel, ou encore Knightfall), mais la personnalité de Barbara, en pleine formation, me paraît assez bien retranscrite, sans que cette série soit évidemment une des séries phares de ce reboot. Mais si vous aimez l'univers de Gotham et les héros qui ne sont pas sans faiblesses ni remords, cette série peut vous plaire. Batgirl sera de plus celle qui souffrira le plus du retour du Joker, et les épisodes qui y sont consacrés sont très intéressants. Elle reste ensuite toujours clairement ma petite chouchoute, d’autant plus que l’affrontement contre la nouvelle Ventriloque a montré un côté glauque très bien fichu et que les anciennes intrigues semblent finalement toutes se recouper petit à petit.

La série Batman Incorporated (Morrison, Burnham) fait aussi quelques apparitions dans le sommaire, notamment dans le deuxième et le troisième hors-série, racontant l’histoire de Talia Al Ghul et la lutte entre les équipiers de Batman contre Léviathan. La série est assez mauvaise selon moi, scénarisée de façon très confuse et illustrée sans grand dynamisme, et c'est d'autant plus dommage car la rédaction de DC a choisi de faire figurer un événement très important pour l'univers de Batman, qui va d'ailleurs marquer toutes les séries du chevalier noir, dans cette série trop décevante. Mauvais choix, selon moi...

 

 

        

  Pendant 18 numéros et trois hors-séries, Urban Comics nous a proposé DC SAGA, un mensuel sympathique composé notamment de Justice League, de Flash, de Superman et de Supergirl. Au fil du temps, d’autres séries ont dû les rejoindre pour pouvoir comprendre les enjeux des différents crossovers, notamment Justice League Dark, les back-up (histoires de complément) de Justice League consacrés à Shazam, quelques épisodes d’Aquaman pour coller au « Trône de l’Atlantide », etc. Les séries trop serrées ont donc dû se diviser en deux nouveaux mensuels, plutôt de qualité, à partir de novembre 2013. A l’heure actuelle, voici la répartition des séries :

 

Justice League Saga comprend :

  • http://www.dccomics.com/sites/default/files/book-covers/20560_900x1350.jpgJustice League par Geoff Johns au scenario et Jim Lee au dessin. La justice League renaît avec une équipe réduite à ses irréductibles : Batman, Superman, Flash, Wonder Woman, Green Lantern, Aquaman et, par un choix que je ne m’explique toujours pas, Cyborg. Passeront aussi faire coucou Martian Manhunter ou Green Arrow, mais l’idée est d’en rester à ses sept là. Cette série, déjà très réussie visuellement, a la bonne idée de proposer en premier arc un flashback nous présentant les origines de l’équipe. C’est du grand classique, avec les héros impliqués chacun à leur tour qui s’unissent, mais surtout qui s’affrontent un peu car les personnalités sont très différentes. C’est là, encore une fois, le point positif, avec des duels d’arrogance entre Aquaman et Green Lantern, ou l’Amazone Wonder Woman un peu à côté de la plaque parfois. Par contre, le schéma très classique de la réunion de l’équipe face à un ennemi commun (Darkseid, qui ne fait pas là un beau retour, il faut l’avouer), déçoit vraiment. Le scénario est vraiment ce qui pêche dans cette série, et l'arrivée de Cyborg comme un cheveu sur la soupe en est une bonne preuve. Le deuxième arc, autour d’un milliardaire voulant la mort de la League qui n’a pas su le sauver, est un peu plus intéressant car il fait naître la zizanie entre ses membres, mais la série n’est, selon moi, pas encore au niveau scénaristiquement même si agréable à suivre. Enfin, le troisième arc est extrêmement relié à  l'histoire et à la série d'Aquaman et il est plutôt réussi.le dernier arc est un immense crossover intitulé « La guerre des ligues », touchant aussi les séries Justice League of America et Justice League Dark. C’est réussi et de qualité, ça éclaire tous les mystères face à la fameuse Trinité du Péché (Pandora / La Question / The Phantom Stranger), et ça mène à l’événement Forever Evil qui change les bases de l’univers.

  • http://www.fant-asie.com/wp-content/uploads/2012/12/Flash-2.jpgThe Flash par Brian Buccelato et Francis Manapul au dessin. Ca a été la bonne surprise pour moi. Alors que j’y voyais dans les premiers numéros le même problème que dans les autres, un fourre-tout de one-shots sans cohérence, la série propose au final une vraie cohésion. Flash, Barry Allen, va tenter d’expliquer d’où lui viennent ses pouvoirs et de contrôler leurs effets devastateurs. En chemin, il affrontera les Lascars qui se rassembleront au fil des épisodes ainsi que les hordes du terrible Gorilla Grodd. Enfin une série vraiment efficace sur la longueur, qui n’a pas eu peur de repartir sur de nouvelles bases en recyclant les anciennes. Il affrontera enfin un double négatif de lui-même, l’occasion d’expliquer beaucoup de choses quant à la Force Véloce.Vraiment la très bonne surprise du new 52.

  • http://ifanboy.com/wp-content/uploads/2012/05/jldark9.jpgJustice League Dark par Jeff Lemire au scenario et Mikel Janin au dessin, rejoint curieusement le sommaire de ce mensuel à partir du numéro 13, et c’est alors le neuvième épisode qu’on nous propose directement. Choix curieux, d’autant plus que les huit premiers numéros sont inédits en France alors qu’ils sont plutôt bons (pour les avoir lus en VO). Cette équipe composée notamment de John Constantine, Zatanna ou Deadman affronte des puissances mystiques et tente de récupérer des artefacts dévastateurs. La série est bonne voire très bonne, notamment grâce au personnage de Constantine et au manque d’unité et de confiance dans cette équipe.Les sagas "La guerre pour les grimoires" et "La Mort de la magie" frôlent la perfection. S’ensuit ensuite des histoires amenant au crossover La Guerre des Ligues. Très bonne initiative que d’avoir proposé cette série en VF.

 

 

  • Justice League of America par Johns et Finch (tout du moins au début...) : Sous l’égide d’Amanda Waller et Steve Trevor, une nouvelle ligue se crée afin de potentiellement contrer la Ligue de Justice. L’histoire est prétexte à amener une concurrence (et donc à amener le crossover final) mais on ne boude pas son plaisir de retrouver dans cette équipe Catwoman, Hawkman ou le Limier Martien. C’est plutôt sympathique, mais je m’interroge sur la survie de cette série après Forever Evil. Les épisodes amenant au crossover ont été publiés en français dans le tome 4 de Justice League.
  • Green Arrow par Lemire et Sorrentino : j'avais détesté le début de la série lu en vo, mais le public a prétendu la suite par cette nouvelle équipe créative bien meilleure. Personnellement, je n'accroche toujours que très peu, même si l'univers graphique à l'arrivée du Comte Vertigo. Je me demande si la série Arrow ne m'a pas dégoûté de ce personnage...

 

Superman Saga comprend :

  •  Superman par George Perez  au scenario et Jesus Merino au dessin. Là encore, le dessin est tout à fait correct, et les scénarios confrontent globalement Superman à diverses menaces extraterrestres (Helspont notamment). C’est divertissant et amusant, mais ça manque un peu d’unité et de profondeur à mon avis, comme beaucoup de séries du reboot. Je suis par exemple bien plus enthousiasmé par l’autre série sur le kryptonien, Action Comics, publiée en recueil par Urban. L'événement "H'el sur Terre" proposé dans les Hors-Série annonce une tournure beaucoup plus intéressante pour la suite. Mais bon, ça se lit et ça s’oublie vite ensuite, il faut l’avouer.
  • http://fc03.deviantart.net/fs70/f/2013/031/8/5/supergirl___dc_new_52_revised_costume_design_by_fanboiii-d4fj52o.jpgSupergirl  par Michael Green puis Mike Johnson au scénario et Mahmud Asrar au dessin. La cousine de Superman, Kara, a elle-aussi été sauvée de la destruction de Krypton, et elle atterrit elle-aussi sur Terre, bien après son cousin. La série est intéressante dans sa présentation de la difficile adaptation de la kryptonienne à cette nouvelle planète dont l’atmosphère lui donne des pouvoirs. Mais, en même temps, la série n’évite pas l’écueil du fourre-tout avec de nouveaux méchants à chaque épisode, quasiment, même si les Planéticides, Black Banshee et Simon Tycko tentent de mettre un peu de continuité dans l’histoire. J’ai personnellement beaucoup de mal à croire à tout ce qui tombe sur la tête de cette pauvre Kara.Comme pour Superman, le cross-over "H'el sur Terre" amène la super-héroïne dans une situation plus intéressante.

  • Actions Comics -> Après le run de Morrison publié en librairie, le magazine propose la reprise de la série par Lobdell. C’est plutôt sympathique car l’arc est bien construit.
  • Superman Unchained -> Une série censée créer l’événement, certes pas mauvaise mais on se demande si les scénaristes ont vraiment assez de matériel pour créer trois séries sur le même personnage. Le premier arc est intéressant et beau mais de là à dire que la série pourra tenir la longueur, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas.

  • Batman / Superman : une série tardive et un peu prétexte, qui montre les deux héros les plus populaires se rencontrer dans leur jeunesse. Visuellement, c’est époustouflant, mais scénaristiquement c’est assez fouillis et facile (les réalités parallèles pour ne pas avoir à toucher à la continuité, j’ai toujours trouvé ça trop facile). A voir si la série tiendra la route maintenant que le retour au monde réel a eu lieu.

http://img1.wikia.nocookie.net/__cb20130627211607/marvel_dc/images/0/0d/Batman_Superman_Vol_1_1.jpg

 

 

 

Green Lantern Saga

 

http://wtpics.mdata.fr/Covers/1206/GreenLanternSaga2.jpg

 

http://2.bp.blogspot.com/-aiqUgqdurUw/UVO4YBDoyEI/AAAAAAAACgM/GR5Icxf-vz8/s200/Green-Lantern-5-New-52+%25281%2529.jpg             Un peu allergique au gars qui a une bague verte, je ne me suis pas lancé dans ce troisième mensuel de l’univers DC en vf, mais je signale son existence. Il est composé de Green Lantern, de Green Lantern Corps, de New Guardians et de Red Lanterns. J’ai cependant lu la série Green Lantern, par Geoff Johns et Doug Mahnke dans les deux tomes parus en recueils vf et je dois avouer qu’elle est sympathique.  Elle est dans la droite lignée de ce qui s’est passé avant le reboot (très peu voire pas  concernée par celui-ci au final) et surtout dans la succession du très bon Blackest Night. C’est agréable à lire, surtout à partir du deuxième arc, « le retour de Black Hand ».

 

 

Par Robert Mudas .

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Published by Robert Mudas - dans Bande dessinée
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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 00:00

 

Bigger in the inside.

Série (re)créée par Russell T. Davies, puis dirigée par Steven Moffat à partir de la saison 4.

Royaume-Uni.

Relancée depuis 2005.

 

Série en cours (et potentiellement interminable !),

7 saisons diffusées.

 

Avec :

Christopher Eccleston : Le 9ème Docteur

David Tennant : Le 10ème Docteur

Matt Smith : Le 11ème Docteur

Peter Capaldi : Le 12ème Docteur

Billie Piper : Rose Tyler

Noel Clarke : Mickey Smith

Freema Agyeman : Martha Jones

Catherine Tate : Donna Noble

Karen Gillan : Amy Pond

Arthur Darvill :: Rory Williams

Jenna-Louise Coleman : Clara Oswald

John Barrowman : Capitaine Jack Harkness

Alex Kingston : River Song

 

http://sciencefiction.com/wp-content/uploads/2013/04/Doctor-Who-50th.jpg

 

                Le phénomène autour de la série Doctor Who est un phénomène très curieux. La première fois qu’on en entend parler, c’est sur un site Internet par un excité qui nous montre la figurine Cyberman qu’il a réussi à acheter à Londres, et on ne comprend pas bien pourquoi il a traversé la Manche pour ça. Puis, une copine pose sur sa photo de profil Facebook devant une cabine téléphonique bleue avec le même regard qu’un enfant posant devant le Père Noël. Puis, à une soirée, des amis se lancent dans une discussion abracadabrantesque en se marrant et en répétant d’une voix robotique et à intervalles réguliers « Exterminate ! Exterminate ! ». C’est généralement le premier contact que l’on a avec le Docteur. On va ensuite regarder un épisode (et, bande de chanceux, maintenant ça passe même à la télé française !) et se demander ce que les fans excités lui trouvent. Le scénario d’un épisode paraît manichéen, avec des gentils contre un ou des méchants extraterrestre(s), on est dans de la SF qui paraît assez datée, et les costumes des monstres font gentiment sourire (on a déjà accepté ça en regardant toutes les saisons de Buffy, on va peut-être pas refaire la concession).

                Deux possibilités à partir de ce moment. Soit on abandonne et on passe à autre chose, en lançant un œil circonspect à tous ces gens qui vous expliquent qu’il faut se méfier des statues d’anges. Soit on regarde les épisodes un par un, dans la continuité, auquel cas il y a de fortes chances qu’on devienne nous-mêmes celui qui achète un T-Shirt Dalek ou une boîte à bonbons Tardis. Car, croyez-moi, ça vient beaucoup plus vite qu’on ne le croit au début.

               

http://wallpoper.com/images/00/33/81/18/tardis-doctor_00338118.jpg


   Série presque institutionnalisée en Grande-Bretagne depuis 1963, elle est arrivée en France à l’occasion de son nouveau départ en 2005, dans une version plus moderne. A vrai dire, cette série est potentiellement infinie puisque la bonne idée a été de dire que son héros, un extraterrestre, est immortel et régénère à chaque mort. Ainsi, 11 acteurs se sont déjà succédés dans le rôle titre, et chacun a clairement marqué par son interprétation la mythologie Doctor Who, avec à chaque fois un délicieux humour anglais des plus appréciables. De plus, la série est dépaysante, et c’est rien de le dire puisque son personnage principal, le fameux Docteur, en est un Maître du Temps (Timelord) qui se promène à bord de son TARDIS (Time And Relative Dimension(s) In Space) à travers l’univers et l’Histoire. Ainsi un épisode peut se passer à Pompéi avant l’éruption du Vésuve et l’autre dans l’espace aux derniers jours de l’Humanité, on peut passer d’un coup de la Seconde guerre mondiale à une chasse aux sorcières avec Shakespeare. Le point commun sera toujours le Docteur, personnage hautement charismatique muni d’un tournevis sonique très efficace, et des intrigues fantastiques voire SF nous présentant de nouvelles (ou anciennes !) races extraterrestres.

 

  Doctor-Who-Season-8-Poster-Wallpaper.jpg

   En fait, l’intérêt de cette série, c’est qu’elle est, à l’image de sa symbolique machine à voyager dans le temps et l’espace, « bigger in the inside ». En effet, on peut voir chaque épisode indépendamment et profiter d’un agréable divertissement, mais on peut aussi avec plaisir profiter de la continuité et voir le Docteur et ses traditionnels compagnons évoluer, ses ennemis apparaître et revenir, l’Histoire de cet univers à la fois passé et futuriste se construire en puzzle devant nous. Dans le sixième épisode de la saison 1 apparait un Dalek, un des ennemis les plus célèbres du héros depuis le tout début de la première série. La première fois qu’on le verra, on le trouvera assez informe, ridicule, peu charismatique. Et puis, au fil des saisons et de ses apparitions, on s’amusera du caractère borné de ces méchants au célèbre cri : « Exterminate ! ». Cybermen, Slitheen, le Maître (le Maître !!!!! Personnage de méchant génial s’il en est !), les Oods, La Grande Intelligence, Ies Anges Pleureurs, tous réapparaîtront (et tous quasiment proviennent de la série originale) et formeront ainsi un univers cohérent, et une mythologie. Et toute mythologie crée des fans, des passionnés.

 

http://www.1art1.de/images/imagel/d//d63277.jpg

 

   Les méchants ne sont pas les seuls à être récurrents. Le Capitaine Jack Harkness (héros de la série spin-off Torchwood, c’est dire si cet univers est vaste !), Sarah-Jane et son chien-robot K-9, Face of Boe, les Judoons, Strax et Madame Vastra, et surtout, surtout, la géniale River Song, personnage qui ne suit pas la même chronologie que le Doctor et le rencontre dans le désordre, fabuleuse idée : autant de personnages récurrents causant l’enthousiasme des spectateurs et la cohérence de cet univers.

   Car la série, et cela sera particulièrement vrai quand Steven Moffat sera aux commandes, propose des scénarii de science-fiction de haute volée, avec parfois des retournements de situation prévus depuis une saison entière. Les histoires de voyages temporels sont nombreuses et souvent réussies (les épisodes « Blink » ou « The Girl in the Fireplace »  sont purement fabuleux). De plus, chaque saison propose un fil rouge plus ou moins discret qui va lier dans le final de la saison, toujours époustouflant,  les épisodes entre eux. Je pense que l’enthousiasme des fans autour de Doctor Who vient des fins de saisons, où le lien se fait entre des épisodes totalement hétéroclites et différents, qui tous amenaient vers la même idée.

Bigger in the inside, qu’on vous disait.

 

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Saison 1 :

                Cette saison 1 de la nouvelle série, (ou saison 27 si on reprend l’ancienne numérotation !), nous propose un neuvième Docteur par le visage de Christopher Eccleston. Même s’il ne restera que le temps d’une saison, j’ai beaucoup aimé cet acteur, sa tête d’enfant ahuri et son accent du Nord (« Beaucoup de planètes ont un Nord » le justifiera-t-il). Cette saison propose typiquement la progression évoquée dans la présentation de cet article : le premier épisode nous amuse un peu avec ses plastic-men, le deuxième nous surprend avec la dernière humaine de l’Univers, le troisième nous envoie chasser du fantôme chez Dickens. On a au début du mal à voir le lien entre tout ça, et puis peu à peu on s’aperçoit que Cardiff revient souvent et surtout on prend plaisir à retrouver le « Bad Wolf » caché dans chaque épisode.

                Et puis il y a peu à peu la création de la mythologie Doctor Who : le double épisode des Slitheen, tellement drôle, le légendaire « Are you my mummy ? » du double épisode 9-10, Rose qui marquera par sa fraîcheur et son charme tous les fans, le charismatique Capitaine Jack, le retour des Daleks, tout le mystère autour de Gallifrey et de la nature du Docteur, le paradoxe temporel de l’épisode 8, et, mon petit favori, l’avant-dernier épisode parodiant la téléréalité.

                Si vous voulez vraiment voir ce qu’est Doctor Who, regardez cette première saison en entier, et je dis bien "en entier", et normalement vous comprendrez.   

                 

http://2.bp.blogspot.com/-a3h7HNqjmHc/UGhZPeE-vzI/AAAAAAAAA3I/b-sZc1d2Rjg/s400/doctor-rose1280.jpgListe des episodes de la saison 1 :

1x01 – Rose (Rose)

1x02 – The End of the World (La Fin du monde)

1x03 – The Unquiet Dead (Des morts inassouvis)

1x04 – Aliens of London (L’Humanité en peril)

1x05 – World War Three (Troisième Guerre mondiale)

1x06 – Dalek (Dalek)

1x07 –The Long Game (Un jeu interminable)

1x08 -  Father’s Day (Fêtes des pères)

1x09 – The Empty Child (Drôle de mort)

1x10 – The Doctor Dances (Le Docteur danse)

1x11 – Boom Town (L’Explosion de Cardiff)

1x12 – Bad Wolf (Le Grand Méchant Loup)

1x13 – The Parting of the Ways (A la croisée des chemins)

 

 

 

 

 

 

 

Saison 2

                Alors que l’on a d’abord du mal à s’habituer au changement de visage du Docteur, on prend conscience petit à petit qu’on est, avec David Tennant, devant la meilleure incarnation du personnage. Tennant donne un style, une folie, et même plus tard un côté sombre vraiment impressionnants au Seigneur du Temps.

                A partir de cette saison arrivent les épisodes spéciaux, les très courts (et inédits en français) épisodes Children in Need, amusants et bienvenus car pour une bonne cause, et les épisodes de Noël, plus longs qu’un épisode et souvent très sympathiques. Le tout va finir par rendre un peu compliquée la numérotation des épisodes mais participe à l’extension de l’univers du Doctor, au plus grand plaisir des fans. (J'ai fait apparaître comme je pouvais ces épisodes spéciaux dans la numérotation des saisons, mais ils sont souvent hors-saison en réalité).

                Dans cette saison, la mythologie s’étoffera avec l’arrivée des célèbres ennemis du Docteur, les Cybermen (remplacez « Exterminate » par « Delete » et puis c’est bon), pas mes préférés mais importants dans les thématiques de la série, la réapparition de Face of Boe et de Cassandra, la rencontre avec la Bête dans un double-épisode qui fait prendre conscience que la série n’est pas vraiment adressée aux enfants au final, un fil rouge autour de Torchwood (qui donnera naissance à la série spin-off qu’hélas je ne conseille pas), la première apparition dans la nouvelle série de Sarah Jane et K9, l’épisode 4 « The Girl in the Fireplace » qui est un de mes préférés de la série avec ses passerelles temporelles, et enfin un final totalement jubilatoire.

                Et on remercie les titres français pour le méga spoiler du dernier épisode… 

 

Liste des episodes de la saison 2 :http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcScMAfVFPwX4BfYHTrWpriMoJc1nQF-f7DccTWxXmwsZqioTiHtpT4pKvVN

Episode Children in Need – Born Again

Episode de Noël – The Christmas Invasion (L’Invasion de Noël)

2x01 – New Earth (Une nouvelle Terre)

2x02 – Tooth and Claw (Un Loup-garou royal)

2x03 – School Reunion (L’Ecole des retrouvailles)

2x04 – The Girl in the Fireplace (La Cheminée du temps)

2x05 – Rise of the Cybermen (Le Règne des Cybermen 1/2)

2x06 – The Age of Steel (Le Règne des Cybermen 2/2)

2x07 - The Idiot’s Lantern (L’Hystérique de l’étrange lucarne)

2x08 – The Impossible Planet (La Planète du Diable 1/2)

 2x09 – The Satan Pit (La Planète du Diable 2/2)

2x10 – Love & Monsters (L.I.N.D.A.)

2x11 – Fear Her (Londres 2012)

2x12 – Army of Ghosts (L’Armée des ombres)

2x13 – Doomsday (Adieu Rose)

 

 

 

 

 

Saison 3 :

                Ne manquez pas l’épisode de Noël qui a la bonne idée de nous présenter la prochaine compagne du Docteur, et faites la connaissance de Martha Jones, la remplaçante de Rose. Bien sûr le souvenir de cette dernière ne va pas forcément la rendre attachante auprès de tous les spectateurs mais personnellement j’ai beaucoup aimé la personnalité beaucoup plus réfléchie de Martha. Le Capitaine Jack est encore présent de temps en temps dans cette série, pour notre plus grand plaisir.

                Au programme de cette saison l’apparition des Judoons, un épisode très fun où vous entendrez Shakespeare chasser les sorcières en criant « Expeliarmus », le retour des Daleks dans un double épisode assez chiant selon moi, un chef-d’œuvre d’absurde avec l’embouteillage sans fin,  l’excellent « Blink » déstabilisant car le Docteur n’y est qu’un second rôle mais génialissime pour son paradoxe temporel et pour ses Anges Pleureurs qui marqueront beaucoup le prochain Docteur, et surtout la cohérence d’une saison amenant peu à peu le personnage du Maître, ennemi charismatique et impeccablement interprété par John Simm.

 

http://i254.photobucket.com/albums/hh113/poshspicedvb/homepage12.jpgListe des episodes de la saison 3 :

Episode de Noël – The Runaway Bride (Le Mariage de Noël)

3x01 – Smith and Jones (La Loi des Judoons)

3x02 – The Shakespeare Code (Peines d’amour gagnées)

3x03 – Gridlock (L’Embouteillage sans fin)

3x04 – Daleks in Manhattan (L’Expérience finale)

3x05 – Evolution of the Daleks (DGM : Dalek génétiquement modifié)

3x06 – The Lazarus Experiment (L’Expérience Lazarus)

3x07 – 42 (Brûle avec moi)

3x08 – Human Nature (La famille de sang)

3x09 – The Family of Blood (Smith, la Montre et le Docteur)

3x10 – Blink (Les Anges pleureurs)

3x11 – Utopia (Utopia)

3x12 – The Sound of Drums (Que tapent les tambours)

3x13 – Last of the Time Lords (Le Dernier Seigneur du temps)

 

 

 

 

Saison 4 :

                C’est maintenant au tour de Donna Noble, déjà vue dans un précédent épisode de Noël, d’accompagner le Docteur dans ses aventures. Catherine Tate est un choix étonnant mais au final pertinent pour cette série : étonnant car, sans vouloir être méchant, elle n’a pas la jeunesse des précédentes compagnes, mais pertinent car elle a un réel talent comique et un jeu d’actrice qui fonctionne à merveille avec celui de David Tennant. Il n’y a qu’à voir leurs retrouvailles dans le premier épisode de la saison, et leur dialogue muet par vitres interposées, pour voir combien l’alchimie prend.

                Au programme de cette saison la sympathique Donna donc, qui aura un rôle bien plus important qu’il n’y paraît, le non-moins sympathique Wilfred, la disparition de planètes, les trop mignons Adiposes, les psychorigides Sontariens, les Oods, Agatha Christie, la disparition des abeilles, l’excellent huis-clos de l’épisode 10, la première apparition de River Song (j’adore ce personnage et ce qu’elle a apporté à la série !), et enfin le retour de quasiment tous les personnages des premières saisons.

                En réalité cette saison, suivie de plusieurs épisodes spéciaux, marque la fin de l’ère Tennant en même temps que celle du papa de la nouvelle série Russell T Davies. C’est en quelque sorte donc une tournée d’adieux de l’équipe, bouleversante et réussie.

 

http://idata.over-blog.com/1/33/87/02/Images-5/Doctor-who-4-4.jpgListe des épisodes de la saison 4 :

Episode Dessin Animé – The Infinite Quest

Episode Children In Need – Time Crash

Episode de Noël – Voyage of the damned (Une croisière autour de la Terre)

4x01 – Partners in Crime (Le Retour de Donna Noble)

4x02 – The Fires of Pompeii (La Chute de Pompéi)

4x03 – Planet of the Ood (Le Chant des Oods)

4x04 – The Sontaran Stratagem (A.T.M.O.S. 1/2)

4x05 – The Poison Sky (A.T.M.O.S. 2/2)

4x06 – The Doctor’s Daughter (La Fille du Docteur)

4x07 – The Unicorn and the Wasp (Agatha Christie mène l’enquête)

4x08 – Silence in the Library (Bibliothèque des ombres 1/2)

4x09 – Forest of the Dead (Bibliothèque des ombres 2/2)

4x10 – Midnight (Un passager de trop)

4x11 – Turn Left (Le Choix de Donna)

4x12 – The Stolen Earth (La Terre volée)

4x13 – Journey’s End (La Fin du Voyage)

Episode Children in Need – Music of the Spheres

Spécial 4x14 – The Next Doctor (Cyber Noël)

Spécial 4x15 – Planet of the Dead (Planète Morte)

Spécial 4x16 – The Waters of Mars (La Conquête de Mars)

Episode Dessin Animé – Dreamland

Episode de Noël – The End of Time, part 1 (La Prophétie de Noël 1/2)

Episode de Noël – The End of Time, part 2 (La Prophétie de Noël 2/2)

 

 

 

 

 

Saison 5 :

                Avec l’arrivée de Steven Moffat aux commandes, tous les fans s’enthousiasmaient. C’est à lui que nous devons, quand même, « Blink », « The Girl in the Fireplace » ou « Silence in the Library ». A lui que nous devons River Song et les Anges Pleureurs. A lui que nous devons beaucoup de la dimension SF de la série en quelque sorte. 

                Tout change donc à partir de cette saison. Oubliées Rose, Martha, Donna ; oubliés le Capitaine Jack et Torchwood. On repart sur de nouvelles bases : Matt Smith endosse le costume du Docteur, qu’il affuble même d’un nœud-papillon très personnel. Avec sa tête carrée de créature de Frankenstein et son jeune âge, Matt Smith étonne dans le rôle titre. Disons-le tout de suite : il n’aura pas l’attachement des fans autant que Tennant l’a eu, mais il faut avouer qu’il tient bien le rôle et qu’il lui donnera un dynamisme enfantin assez appréciable. A ses côtés, Amy Pond, « the girl who waited », adulescente énergique et intelligente, plus ou moins appréciée des fans elle-aussi. Son Rory de petit copain, maladroit et un peu idiot mais tellement romantique qu’il en est très touchant, va être un bon ajout dans cette nouvelle équipe de voyageurs.

                Dans cette saison, Moffat fait ce que l’on attendait : il se donne à cœur joie dans les paradoxes temporels, ramène les Anges et River Song et propose un fil rouge extrêmement intense par le biais de la faille spatio-temporelle. Le final est totalement époustouflant, donnant à la série une dimension moins familiale et beaucoup plus SF. A noter aussi dans cette très bonne saison l’excellent épisode 7, « Amy’s Choice » où les personnages doivent choisir entre plusieurs réalités, ou la présence en guests-stars de Winston Churchill et Vincent Van Gogh, rien que ça. Une saison cohérente, ambitieuse et réussie, et réellement enthousiasmante dans son final.  

 

http://media.paperblog.fr/i/288/2886374/doctor-who-bande-annonce-date-saison-5-L-1.jpegListe des episodes de la saison 5 :

5x01 – The Eleventh Hour (Le Prisonnier zéro)

5x02 – The Beast Below (La Bête des bas-fonds)

5x03 – Victory of the Daleks (La Victoire des Daleks)

5x04 – The Time of Angels (Le Labyrinthe des Anges 1/2)

5x05 – Flesh and Stone (Le Labyrinthe des Anges 2/2)

5x06 – The Vampires of Venice (Les Vampires de Venise)

5x07 – Amy’s Choice (Le Seigneur des Rêves)

5x08 – The Hungry Earth (La Révolte des intra-terrestres 1/2)

5x09 – Cold Blood (La Révolte des intra-terrestres 2/2)

5x10 – Vincent and the Doctor (Vincent et le Docteur)

5x11 – The Lodger (Le Colocataire)

5x12 – The Pandorica Opens (La Pandorica s’ouvre 1/2)

5x13 – The Big Bang (La Pandorica s’ouvre 2/2)

 

 

 

 

 

Saison 6 :

                Ah, River Song, River Song. Cette saison est SA saison, avec sa présence en fil rouge. Fil rouge qui lui est lié : l’assassinat du Docteur, annoncé depuis le premier épisode.

Moffat fait du Moffat, mais presque un peu trop puisque le tout devient parfois très difficile à suivre. L’épisode 4, par exemple, est assez étrange et intrigant et propose une bonne idée, mais traitée de façon un peu trop complexe. De même pour le double épisode d’ouverture de la saison, génial mais extrêmement compliqué dans sa narration (ce qu’on lui pardonne aisément puisqu’il amène dans le whoverse une trouvaille fabuleuse : les Silents). On retiendra Hitler dans l’épisode 8, les poupées de l’épisode 9, on s’enthousiasmera du gros bond dans l’histoire qui aura lieu dans l’épisode 7 et on s’interrogera sur River Song et sur le fil rouge de la saison (l’idée de la femme à l’œil masqué est sympathique). Le final cependant est un peu décevant avec un deus ex machina un peu facile quoique amené par des détails de la saison comme toujours avec le Docteur. En tout cas la saison a clairement privilégié le fil rouge, et c’est une bonne initiative car c’est ce qui manquera à la suivante.

   

http://www.messeriestv.fr/wp-content/uploads/2011/07/doctor-who-saison-6.jpgListe des episodes de la saison 6 :

Episode de Noël – A Christmas Carol (le Fantôme des Noëls passés)

Episode Children in Need –Space

Episode Children in Need – Time

6x01 – The Impossible Astronaut (L’Impossible Astronaute 1/2)

6x02 – Day of the Moon (L’Impossible Astronaute 2/2)

6x03 – The Curse of the Black Spot (La Marque noire)

6x04 – The Doctor’s Wife (L’âme du TARDIS)

6x05 – The Rebel Flesh (La Chair vivante 1/2)

6x06 – The Almost People (La Chair vivante 2/2)

6x07 – A Good Man Goes to War (La Retraite du démon)

6x08 – Let’s Kill Hitler (Allons tuer Hitler)

6x09 – Night Terrors (Terreurs nocturnes)

6x10 – The Girl Who Waited (La Fille qui attendait)

6x11 – The God Complex (Le Complexe divin)

6x12 – Closing Time (Tournée d’adieux)

6x13 – The Wedding of River Song (Le Mariage de River Song)

Episode Spécial Ecole – Death is the Only Answer

Bonus saison 6 – Night and the Doctor

 

 

 

 

 

Saison 7 :

               Avec un succès de plus en plus grand et une place de plus en plus importante dans la culture geek, la septième saison de Doctor Who était très attendue. Je pense ne pas être le seul à avoir été déçu par cette saison un peu trop légère. Il semble que Moffat ait voulu alléger ses scénarios trop complexes dans la saison précédente et ne proposer ici que du divertissement, avec des épisodes beaucoup moins riches et un fil rouge beaucoup moins présent. Le problème, c’est qu’on attendait autre chose de lui… Même l’entrée de saison avec les Daleks n’est pas convaincante, c’est dire, sans parler du retour tant attendu des Anges Pleureurs que j’ai trouvé un peu bâclé. Quant au retour des Cybermen, j’ai déjà oublié de quoi il était question dans cet épisode. Moffat revient aux bases de Doctor Who : du divertissement pur et dur sans grande complexité scénaristique derrière. C’est dommage, car c’est lui-même qui avait osé insuffler une intelligence beaucoup plus profonde aux scénarios.

                    Quelques épisodes marquent l’esprit : on s’amuse de voir des dinosaures dans l’espace dans le deuxième épisode, l’invasion des cubes du 4ème est bien menée et intéressante, ou encore le voyage au centre du TARDIS et ses implications temporelles intelligentes (même si, à mon goût, l’épisode aurait pu être meilleur). Mais à côté de cela, beaucoup de pas terrible voire de médiocre : le western de l’épisode 3, Akhaten et sa petite fille chantante, le martien dans le sous-marin qui aurait pu être beaucoup moins ridicule, ou encore l’épisode 10 et sa chasse aux fantômes assez facile. Je ne dis pas que ces épisodes ne sont pas bons, ils se laissent voir, mais je dis que si cette saison avait été la première, je me serais sûrement demandé si je continuais à suivre la série. La fraicheur du nouveau compagnon en milieu de saison, Clara, ou encore l’humour de certains éléments redondants comme Strax suffisent à peine à satisfaire le fan de la série. D’ailleurs, le changement de compagnon en plein milieu de saison est selon moi la preuve formelle du côté brouillon de cette saison (d'autant plus qu'assez mal justifié scénaristiquement).
         Seuls l’épisode final et l’épisode spécial du cinquantième anniversaire de la série apportent un vrai enthousiasme et les enjeux habituels avec, dans le cas du spécial anniversaire, un retour sur la continuité du Docteur enthousiasmant et bien écrit. On sent ici un prétexte à faire jouer plusieurs docteurs en même temps en hommage à la série (d’ailleurs énormément de clins d’œil sont cachés partout en hommage au passé et aux origines de la série), le prétexte est évident avec le rôle de Billie Piper qui aurait pu tout aussi bien être joué par quelqu’un d’autre, mais il faut avouer que je me suis totalement pris au jeu, ai adoré rechercher tous les clins d’œil cachés, et surtout ai pris grand plaisir à voir jouer Tennant et Smith côte à côte. Le premier  reprend en deux secondes ses marques tandis que le deuxième en profite pour s’inscrire totalement dans la légende des Docteurs et j’ai trouvé que c’était un coup de maître avant le passage de flambeau de l’épisode de Noël. On n’a plus qu’à espérer que la huitième saison ne suivra pas le même chemin d’unique divertissement mais retournera à des intrigues plus fouillées.

 

Liste des épisodes de la septième saison :http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/series/news-video/doctor-who-saison-7-trailer-et-les-coulisses-de-l-episode-de-noel-3615686/65645878-1-fre-FR/Doctor-Who-saison-7-trailer-et-les-coulisses-de-l-episode-de-Noel.jpg
7x01 – Asylum of the Daleks (L’Asile des Daleks)
7x02 – Dinosaurs on a Spaceship (Des dinosaures dans l’espace)
7x03 – A Town Called Mercy (La Ville de la miséricorde)
7x04 – The Power of Three (L’Invasion des cubes)
7x05 – The Angels Take Manhattan (Les Anges prennent Manhattan)
7x06 – The Snowmen (La Dame de glace)
7x07 – The Bells of Saint John (Enfermés dans la toile)
7x08 – The Rings of Akhaten (Les Anneaux d’Akhaten)
7x09 – Cold War (Destruction mutuelle assure)
7x10 – Hide (Le Fantôme de Caliburn)
7x11 – Journey to the Centre of the TARDIS (Voyage au centre du TARDIS)
7x12 – The Crimson Horror (Le Cauchemar écarlate)
7x13 – Nightmare in Silver (Le Cyberplanificateur)
7x14 – The Name of the Doctor (Le Nom du Docteur)
Episode spécial - The Night of the Doctor
Episode special –The Last Day
7x15 – The Day of the Doctor (Le Jour du Docteur)

http://www.commeaucinema.com/images/news_insert/undefined_8c60a6ee25e9b5bf6aade25c9b2054cc.jpg

 

Saison 8 :

          Pour sa huitième saison, la série était clairement attendue au tournant. Déjà parce qu'après trois saisons Matt Smith quittait le Tardis et force est de constater qu'il avait maintenant totalement donné son visage au personnage. Egalement parce que le personnage de Clara méritait d'être approfondi et expliqué. Enfin, et c'est peut-être uniquement personnel mais je ne le crois pas, parce que la saison précédente avait été très décevante avec des épisodes peu intéressants, décousus et faciles.

          Le nouveau Docteur est très différent de ses trois précédentes incarnations. Après le plus jeune acteur de la série, voici un des plus âgés, et cela fait un choc dès le début de la saison, dans un premier épisode qui nous surprend : Clara a du mal à s'attacher à lui, et c'est aussi notre cas à vrai dire. En réalité, ce Docteur ne sera pas vraiment attachant, on n'a pas envie de boire un verre au Pub avec lui ou de visiter un musée avec lui pour guide (ni de goûter au poisson pané à la crème anglaise). Il est irascible, imprévisible, très intellectuel et a, paraît-il, quelque peu perdu l'humanisme de ses précédentes incarnations. En fait, je crois vraiment que la série a voulu renouer avec les bases, et ce Docteur ressemble beaucoup au tout premier de la série, William Hartnell : il nous intrigue et nous intéresse mais n'est pas le super-héros parfait que Smith ou Tennant pouvaient incarner. Pour tout dire, on s'en méfie même parfois. C'est un extraterrestre qui sait des choses qui nous dépassent et qui ne réagit pas comme nous. Une fois que l'on a pris cela en compte, la performance de Peter Capaldi est remarquable et le rôle lui va comme un gant, mais encore une fois peut-être plus en hommage au premier Docteur qu'à ceux du reboot.

          Je parlais des attentes concernant Clara et elle est effectivement au centre de la saison. Pour la première fois, c'est presque davantage le personnage principal qu'un simple "compagnon" car elle est le regard humain qui découvre ce Docteur avec nous, presque notre moyen d'entrer dans cette saison. D'un autre côté, la résolution du mystère de "l'impossible girl" n'est pas même mentionnée. Mais je pardonne aisément cela au vu de la relation extrêmement intéressante entre Clara et le Docteur, loin de la relation de couple qu'on pouvait sentir chez les autres et plus proche d'une relation père-fille des plus touchantes.

          Sur le plan de la construction de la saison, après la précédente très bancale, celle-ci annonce un format qui me plaît beaucoup. Un premier épisode long, des épisodes one-shot ensuite (mais bien plus pertinents que ceux de la saison 7 où on frolait parfois le "sans intérêt") avec un fil rouge très grossièrement mis en place mais aussi plutôt intéressant, un final qui nous l'explique et propose une belle conclusion à plusieurs pistes lancées dans la saison et enfin un épisode de Noël excellent. Vraiment, des saisons aussi efficaces et réussies, on en redemande !

          Je parlais d'hommage aux débuts de la série, et cela se ressent dans énormément de références et de dialogues. Les dialogues avec le Père Noël dans l'épisode spécial sont savoureux, le "Are you my mummy" de l'épisode 8 extrêmement bien amené, et la rencontre avec Robin des Bois excellente. Bref, quelques épisodes moins réussis comme In the Forest of the Night mais à côté de cela beaucoup de très bons épisodes voire de chefs-d'oeuvre comme le braquage SF de Time Heist. Je rassure les fans pour autant : vous aurez votre dose de Daleks, de Cybermen et même le méchant final aura un air de déjà vu... Malgré un nouveau Docteur, la saison s'inscrit donc parfaitement dans la mythologie de la série et forme une pure saison de divertissement SF comme les Docteurs d'Ecleston et Tennant savaient par exemple nous en offrir.

 

Liste des épisodes de la saison 8 :http://img4.hostingpics.net/pics/815410DoctorWhosaison8.jpg

 8x01 - Deep Breath

 8x02 - Into the Dalek

 8x03 - Robot of Sherwood

 8x04 - Listen

 8x05 -Time Heist

 8x06 -The Caretaker

 8x07 -Kill the Moon

 8x08 -Mummy on the Orient Express

 8x09 - Flatline

 8x10 -In the Forest of the Night

 8x11 -Dark Water

 8x12 -Death in Heaven

 Episode de Noël - Last Christmas

 

 
   Par Robert Mudas.

 

A lire aussi :

 - La science-fiction peut être réussie en série, mais aussi en BD avec Universal War One ! 

 - Le voyage dans le temps a aussi été utilisé au cinéma, dans Edge of Tomorrow par exemple. 

 - David Tennant n'est pas que le Docteur, retrouvez-le dans un rôle très différent dans Broadchurch.

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 13:44

Ah ouais César !

 

Editions Hurrican

Un jeu de Paolo Mori

Illustré par Vincent Dutrait

2013

 

De 2 à 6 joueurs

30 minutes – 45 minutes

30 euros environ

 

augustus.jpg

 

  Dans sa fausse grosse boîte inutile, Augustus est un réel succès moderne dans le monde du jeu de plateau, il n’y a qu’à aller en salon ludique et voir combien les tables de démonstration sont pleines.

  Son succès, largement mérité, repose sur plusieurs choses : d’abord une simplicité de règles étonnante, puisque le mécanisme de base est celui du bingo ! En effet, à chaque tour, un des joueurs tire un jeton d’un sac, et en fonction du symbole figurant sur le jeton tiré tous les joueurs posent un de leurs pions légionnaires sur une des cartes posées devant eux. Quand tous les symboles d’une carte auront été occupés par des légionnaires, alors la carte sera conquise, et le joueur gagnera des points de victoire à la fin de partie. Fin de la partie qui arrivera dès qu’un joueur aura conquis sept cartes. On peut difficilement faire plus simple, non ?

 

http://3.bp.blogspot.com/-S5o7Vzd_dLc/UT432-UjIII/AAAAAAAAJdI/cM6CYy4GnHQ/s320/AugustusP.jpg

 

  Simplicité de règles donc, mais pas que. Car le jeu, et c’est son deuxième atout, dispose d’une certaine profondeur tactique et stratégique que la simplicité du mécanisme ne laisse pas envisager au premier regard. En effet, il faudra faire des choix : trois cartes à remplir sont devant chaque joueur, et chaque carte comporte de 2 à 6 symboles. Quand on sait que chaque joueur n’a que 7 pions légionnaires, le compte est vite fait pour savoir qu’il faudra faire des choix judicieux, être précautionneux ou ambitieux au bon moment pour gagner. De plus, les jetons ne sont pas en proportion égale dans le sac, et il convient donc de favoriser certains symboles plutôt que d’autres pour ne pas être trop en position d’attente d’un symbole unique qui ne vient pas.

  Le jeu va permettre aussi une spécialisation assez intéressante, puisqu’à chaque carte réussie nous choisissons la suivante parmi cinq posées devant tous les joueurs. Et toutes les cartes ne se valent pas… Il convient de dire, avant d’expliquer un peu plus la spécialisation stratégique possible, qu’il y a deux types de cartes : les sénateurs et les provinces. Parmi ces dernières, il y a trois couleurs possibles : les vertes, fréquentes et rapportant peu de points, les roses plus rares mais plus intéressantes et les orange très rares et souvent très difficiles à faire. Et bien, sachez que certaines cartes réussies ne vous proposeront pas un gain fixe de point de victoire mais un gain relatif à toutes vos cartes conquises : par exemple 6 points par carte orange. Ou encore 3 points pour chaque symbole « catapulte » de vos cartes conquises. D’autres cartes vous aideront en identifiant certains symboles que vous pourrez confondre sans être accusés de tricher, d’autres vous donneront en cadeau de précieux nouveaux légionnaires, d’autres enfin ne vaudront pas grand-chose en point mais annuleront une carte conquise par chaque adversaire ! Au final, nul doute qu’il y aura des choix judicieux à faire au bon moment, entre les bonus possibles pour s’aider dans la suite de la partie et le gain direct de points de victoire.

 

http://www.espritjeu.com/components/com_virtuemart/shop_image/product/Augustus_regions.jpg

 

  Voilà pour les qualités de ce jeu bien plus subtil qu’il n’en a l’air. Bien sûr, le hasard sera fortement présent, mais c’est un hasard qu’il s’agira de gérer en fonction des cartes que l’on choisit et des bonus que l’on récupère. Ce qui donne à ce jeu empruntant les mécanismes du bon vieux Bingo une originalité et une fraîcheur très agréables dans le monde ludique actuel. C’est un avis personnel et il vaut ce qu’il vaut mais je trouve par exemple que les jeux qui n’ont plus de mécanisme de « tours » et de « c’est à toi de jouer » ont tout compris. Paolo Mori, dans la lignée de son déjà très bon Libertalia, nous propose ici un jeu où tout le monde joue en même temps, où il n’y a pas ou peu de temps morts (pendant qu’un joueur choisit sa prochaine carte, à la rigueur), et où il fait bon jouer dans la bonne humeur.

  Car je ne peux faire un article sur Augustus sans parler de son ambiance, ne serait-ce que pour les deux amis qui me le reprocheraient à vie. Ce jeu vif et rapide amusera les joueurs, néophytes du jeu de société moderne comme vieux de la vieille entre deux parties de Civilization, avec son tirage de jetons et son ambiance. Par chez nous, par exemple, on a tendance à s’acclamer quand l’autre réussit un beau coup, et c’est bien fun. Pour les moins exubérants, l’aspect « course » de ce jeu peut fortement les enthousiasmer. Car je n’ai pas parlé des récompenses… Le premier joueur à avoir réussi trois cartes sénateurs gagne 2 points en plus à la fin de la partie. Le premier à avoir conquis trois provinces vertes 4 points. 3 provinces roses 8 points, 3 provinces orange 10 points, et une carte de chaque sorte 6 points. Ainsi, pour acquérir ces bonus, ce sera véritablement la course entre les joueurs qui se surveilleront et regarderont toujours parmi les cinq cartes à choisir prochainement celle qui les intéresse le plus. De plus, le jeu propose un intelligent système de stop-ou-encore : dès qu’un joueur réussit son deuxième objectif, il a le droit de récupérer une récompense de quelques points de victoire. S’il la prend, plus personne ne pourra la prendre. S’il ne la prend pas, il n’aura plus le droit de la prendre et visera une plus haute, puisque les valeurs sont de plus en plus importantes en fonction du nombre d’objectifs accomplis. Ce système de stop-ou-encore amène certains dilemmes très intéressants, et additionné à tout ce qui a déjà été dit avant, un vrai jeu profond, intéressant et fun.

 

http://casse-noisettes.be/shop/1202-1552-thickbox/augustus.jpg

 

  J’ai déjà l’impression d’avoir été trop long pour un jeu d’une telle fluidité, donc je m’arrête là et ne saurai que vous conseiller d’essayer ce petit jeu fort agréable, au succès mérité, où le gamer et Mamie Ginette se retrouvent avec plaisir, et qui suit actuellement la route d’un autre grand jeu moderne et populaire, 7 Wonders. Personnellement, ma préférence va à Augustus.

 

Par Robert Mudas.

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 10:50

Une moustache qui manque pas d'air.

 

Réalisation : Chris Renaud et Kyle Balda.

D'après l'oeuvre Originale  du Dr Seuss Le Lorax

 

Casting doublage : Kev'Adams , Alexandra Lamy  , François Berleand. Pour la VF.

                                Zac Efron , Ed-Helms , Taylor Swift , Dany Devito pour la  VO.

 2012

 Lorax1.jpg


  Pitch : Ted est un jeune garçon de 12 ans fou amoureux de sa  jeune et jolie voisine, qui est déjà au lycée, et pour réussir à conquérir le cœur de sa belle, il part en croisade pour lui trouver ce quelle désire le plus au monde : une graine d'un arbre Truffula. Parce que, oui !, Ted vit dans la jolie petit ville de Thneedville, entièrement constituée de plastique, où l'air n'est respirable que grâce aux bouteilles d'air que vend le « gentil » O'hare, et où la végétation est inexistante.

 

  Critique : Avant de vous parler du film en lui même, je pense qu'il est important de parler de l’œuvre dont il est librement inspiré : Le Lorax du Dr Seuss. Le Dr Seuss est aux américains ce que peut être Saint-Exupéry, ou les histoires du petit  Nicolas, pour nous autres Français. C'est un incontournable de la littérature  enfantine.

 

  Alors le film a ses faiblesses et ses petits raccourcis faciles, mais pour avoir lu le matériau de base dont il est extrait, eh bah ils ont fait un sacré boulot d'adaptation.

  Je m'explique. Le petit livre du Dr Seuss doit faire, allez, en étant gentille, 20 pages, avec 5 lignes de texte sur une des pages avec de magnifiques illustrations. Donc en tirer un film d'1h30 sans perdre l'essence de l'histoire originale s'avère être un joli petit défi. Qui n’est pas si mal réussi.

 

Lorax3.jpg

 

  Pour avoir participé à l'aventure du Lorax en tant qu'infographiste, je peux vous dire que le film a énormément évolué, entre le moment ou je suis arrivée sur la production, 4 mois avant la livraison client, et sa version finale.

  Tout ça grâce aux (ou « à cause des » au choix) projections tests. C'est une pratique qui a souvent court à Hollywood. Pour voir si les spectateurs sont réceptifs au film, si les personnages font mouche, etc. Bref, suite à une de ces projections, le film a vécu un réel remaniement de son scénario à hauteur de 40% je dirais, ce qui est ENORME à 4 mois de la livraison et à 9 mois de la première sortie en salle US.

  Effectivement, le film souffrait d'un gros problème scénaristique au niveau de la narration, chose qu'il ont eu bien du mal à régler, car pour ma part c'est une des faiblesses du film.

 

  Donc abordons le premier problème du film : les personnages.

  On commence notre récit  en suivant les aventures du jeune Ted, auquel le spectateur, tout naturellement, s'identifie, enjeu du film etc. Pour que notre jeune garçon parvienne à son but, il doit retrouver le Gachpi-ller (en VO « Once-ler » vous allez comprendre plus tard pourquoi je tiens à le notifier), qui serait apparemment la seule personne encore vivante à savoir ce qui est arrivé aux arbres.

  Et là on touche le cœur du problème, car au moment où Ted va rencontrer le « Once-ler », c'est ce dernier que nous allons suivre dans ses péripéties d’antan. Ainsi le lien qu'avait mis en place toute la première partie du film entre Ted et son spectateur est d'un coup tout chamboulé, et c'est ainsi tout au long du film.

 

Lorax2.jpg

 

  Deuxième petit problème, qui n'en est pas vraiment un… Si je peux vous donner un conseil quant à l’œuvre du Dr Seuss c'est d'avoir le plaisir de la lire dans sa version originale. Car ce monsieur était un maître dans l'art du jeu de mots.

  Ainsi chaque nom de personnage, d’élément de l’environnement, a été minutieusement réfléchi. Notamment le cas du « Once-ler », qui est un petit jeu sur « once » qui signifie grosso modo « une fois » et le suffixe « -er » a comprendre dans le sens de l’appartenance donc, « celui qui utilise tout une seul fois » un Gaspilleur donc, d’où le nom du personnage en Français.

  Et c'est le petit problème de l’adaptation en différentes langues. Tout l'univers perd de son sens avec des traductions et des jeux de mots qui n'ont plus leur place dans une langue et un environnement culturel qui est autre que celui d'origine.

 

  Par contre là ou le film a su donner du corps à l'histoire, c'est tout l'ajout du « background » avec « Thneedville » le méchant de l'histoire, ainsi que la mise en image de tout ce qui a découlé des actions du « Once-ler ». Car aucun de ces éléments n'existe dans le livre.

  Ainsi le film a tout de même réussi le tour de force d’emmener plus loin le propos d'origine sans pour autant le trahir. Mais en donnant autant de profondeur à l'histoire ils sont tombés dans une faiblesse scénaristique, qui n'aurait pu être évitée : celle de donner un visage au "Once-ler"

  Car ce qui faisait le génie du livre et qui a fait le flop des premières adaptations du récit, c'est que le personnage du « Once-ler » n'est représenté que par ses bras et son chapeau dans l’œuvre originale. Ce qui fait que la menace qu'il représente pouvait être appliquée à chacun d'entre nous, ou personne de notre environnement.

 

Lorax4-copie-1.jpg

 

  Bilan :

  Au delà  de la prouesse visuelle de ce film, car oui, et je suis totalement objective sur ce point, même ayant participé a sa réalisation : ce film est une petit prouesse visuelle, il a su égaler des productions comme Disney-Pixar, ou Dreamworks avec au moins 5 fois moins de Budget.

  Le film a tout de même réussi à produire ici une belle adaptation de l'œuvre du Dr Seuss, rendant hommage à tout l'imaginaire et à l'univers de ce dernier. Même s’il se perd dans des faiblesses visuelles et scénaristiques, notamment dues à la complexité de l’œuvre à adapter et comme toujours au public visé, l'histoire arrive à tenir debout et on se prend d'affection pour la cause du Lorax sans arriver à détester ce brave « once-ler ».

  Ils ont réussi à faire du Lorax un personnage drôle et attachant, ce qui n’était pas gagné au vu de son rôle, (notamment grâce à l’interprétation de Dany Devito en VO ; celle de François Berléand est franchement en-dessous).

  Et surtout, même si la morale de l'histoire est un peu toute belle tout rose, elle fait réfléchir sur la place de l'homme dans la société, et sur ce que ses actes impliquent, aussi minimes puissent-ils paraître au niveau de la planète toute entière. Et qu'il y aura toujours un espoir tant que des gens continueront à se battre.

  Si vous voulez passez un bon moment en famille, ou vous remettre du baume au cœur, courez sur ce divertissement, il vous réchauffera le cœur et éblouira vos mirettes !

 

Par Darkim Lain.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 10:15

Postulat de départ : les filles pêtent, et c’est drôle.  

Article mis à jour en avril 2014 avec la saison 3.


Série créée par Claude Perron
France
Première diffusion : 2012

Avec :

Claude Perron: Karine
Laurence Arné : Déborah
Blanche Gardin : Hélène

Vanessa David :Nathalie
Clémence Faure et Alice Belaïdi : Sophie et Sophie.

 

http://www.fubiz.net/wp-content/uploads/2012/08/workingirls_title_03-640x360.jpg

   

              Peu friand des séries comiques françaises, je n’ai regardé que tardivement cette série Canal dont on me disait l’humour très douteux et grossier. Comme beaucoup je suppose, c’est la mini-série Sophie et Sophie, dans le Grand Journal, qui m’a attiré vers cette série dont la saison 2 débutait sur la chaîne cryptée.

             On ne m’avait pas menti : c’est grossier et vulgaire. Dès les deux premiers épisodes, Karine lâche un pet monumental dans son bureau sans s’apercevoir qu’un visiteur l’y attend, et la nymphomane Déborah simule un orgasme en en faisant beaucoup… trop… beaucoup trop. Ce que l’on ne m’avait pas dit par contre, c’est que c’est vraiment drôle ! On ne nous a pas trompé sur la marchandise, hein, c’est gros et gras, mais c’est totalement assumé et bien rythmé et l’humour y est efficace.

           Au fur et à mesure, on en vient à s’attacher à ces femmes délirantes et délurées : Karine la patronne psycho-rigide, Déborah la nymphomane, Hélène la vieille fille qu’on n’aimerait pas avoir comme collègue, Nathalie la mère débordée et décomplexée, et enfin les deux standardistes so bitches Sophie et Sophie.

 

http://www.dailymars.net/wp-content/uploads/2013/04/workingirls.jpg

 

                Ce qui me plaît le plus dans cette série, je crois, c’est l’absurde. Certaines scènes, comme le final de la saison 1 ou beaucoup de scènes anecdotiques avec les femmes de ménage, sont totalement absurdes, et je trouve cela très osé de la part d’une série française.

                Ne nous attendons pas à une vraie satire du monde de l’entreprise ni à un tableau critique de la situation des femmes dans le monde du travail. Non, l’idée est de prétexter le contexte du monde du travail pour un enchaînement de gags plus ou moins attendus, plus ou moins efficaces, mais toujours divertissants.

                J’ai lu des critiques parlant de jeu d’acteur très mauvais voire de « suicide professionnel » pour les acteurs de cette série. C’est un peu exagéré, d’autant que pour ma part je me suis vraiment attaché au jeu d’actrice de Laurence Arné, excellente dans le rôle de la nympho, qui sait rien qu’avec son regard et sa démarche imposer la personnalité, certes limitée mais néanmoins bien interprétée, de son personnage. De même, Blanche Gardin est excellente dans le rôle de la trop solitaire Hélène, qu’elle incarne parfaitement et aux antipodes de sa personnalité comique habituelle.

                Et puis, même si c’est anecdotique, le générique est déjà suffisant pour nous mettre de bonne humeur.

 

http://img.filmsactu.net/datas/seriestv/w/o/workingirls/xl/workingirls-photo-50056aceaa865.jpg

 

Saison 1 :

         Dès les premiers épisodes, le pitch est lancé et sera répété dans chaque épisode : Karine est tyrannique, Déborah couche avec tout ce qui passe, et se retrouve souvent dérangée dans son bureau avec quelque objet entre les cuisses, Hélène cherche à se faire des amis mais ne trouvera que son pied et beaucoup d’imagination très enfantine, Nathalie a du mal à jongler entre vie professionnelle et rôle de maman, et Sophie et Sophie feront tout pour fumer en cachette et/ou racketter les employés.

         Voilà. Ce pitch pourra être répété dans chaque épisode, mais à vrai dire, tant que les ressorts comiques fonctionnent, pourquoi ne pas en faire aussi du comique de répétition ?

 

http://www.afsi.eu/sites/default/files/images/affiches/workingirls-affiche-4f7c6ecaac811.jpegListe des épisodes de la saison 1 :

1x01 - Retour de couches

1x02 - Le Label

1x03 - La grande famille

1x04 - L’anniversaire de Karine

1x05 - La conquête de l’Orient

1x06 - Bonnet C

1x07 - Elections internes

1x08 - Mon beau Stagiaire

1x09 - La Fusion

1x10 - Les Parasites

1x11 - Panne de Clim’

1x12 - La journée de la secrétaire

 

 

Saison 2 :

            La nouveauté de cette saison sera un changement de locaux mais cela n’aura pas une vraie incidence sur la saison à part le changement de costume des Sophies de l’accueil. La vraie nouveauté de cette saison sera le coup de foudre de Déborah pour un très bel homme du bureau, et ses tentatives de séduction totalement grotesques. Pour le reste, on n’arrête pas une équipe qui marche : les personnages restent toujours aussi loufoques et drôles, et le même humour persiste, tantôt très gras tantôt très absurde (comme l’excellent coup de l’ascenseur dont les portes ne s’ouvrent pas longtemps, ou le rétrécissement du bureau de Karine lors de la restriction budgétaire, presque un hommage moderne à Ionesco). Un peu plus de fil rouge que dans la saison 1 peut-être, et encore, le tout n’est toujours qu’un prétexte à un divertissement réussi.

            A noter dans les trois derniers épisodes, l’arrivée d’une nouvelle héroïne venant donner un peu de nouveauté, cuisinière syndicaliste interprétée par la talentueuse Audrey Lamy.

 

http://media.melty.fr/pmedia-1565655-ajust_610-f1371647057/la-saison-2-de-workingirls-fait-mal-aux-zigomatiques.jpgListe des épisodes de la saison 2 :

2x01 - Le déménagement

2x02 - Deb in love

2x03 - La visite médicale

2x04 - Les catherinettes

2x05 - Le plan de licenciement

2x06 - La nouvelle Nathalie

2x07 - Cost Killer

2x08 - New management

2x09 - La grève

2x10 - L’âge de raison

2x11 - Lipdub

2x12 - La tour infernale

 

 

 

 

 

Saison 3 :
                Avec cette nouvelle saison, la série tente une nouvelle fois quelques nouveautés tout en gardant le même esprit. Disons-le tout de suite : c’est plus ou moins réussi. « Plus » quand il s’agit de métamorphoser Hélène grâce à une émission de relooking et la mettre en couple avec Pierrick (impeccable Monsieur Poulpe, taillé pour interpréter l’homme mou), ces évolutions donnant lieu à des scènes totalement absurdes où Hélène se comporte comme une fashion-addict. A voir aussi : les tutos beauté d’Hélène, disponibles sur le site de Canal +, très drôles. « Plus » aussi quand il s’agit d’intégrer au casting Michèle (Anne Marivin), la chef de la sécurité lesbienne attirée par Karine Brontier. Ses confrontations avec les délinquantes de l’accueil sont assez savoureuses et elle interprète très bien son rôle de femme forte. « Plus » aussi avec des fils rouges plus évidents, comme la recherche de la sexualité de Karine, la relation Hélène/Pierrick, la visite des investisseurs indiens ou le suicide du début de saison (preuve que le rire cynique propre à la série est toujours bien là).
                « Moins » parce que le personnage de Déb, qui était un des principaux atouts de la série selon moi, est assez ennuyant dans cette saison. Comme elle le dit si poétiquement : « sa chatte est cassée » et pendant toute la saison Déb va en faire le deuil. C’est assez lourd, pour le coup, et ne propose pas le comique attendu. « Moins » enfin car au bout de trois saisons les gags sont assez répétitifs et attendus. Bref, on reste un peu sur notre faim dans cette saison 3 qui n’est clairement pas la meilleure.

http://cdn-femina.ladmedia.fr/var/femina/storage/images/people/nos-coups-de-coeur-people/les-workingirls-de-canal/5199186-1-fre-FR/Les-WorkinGirls-de-Canal_cdc_big.jpgListe des épisodes de la saison 3 :
3x01 – Le Suicide
3x02 – Cellule Psychologique
3x03 – Le Calendrier
3x04 – Tolérance Zéro
3x05 – La Rumeur
3x06 – La Saint-Valentin
3x07 – Stage de survie
3x08 – Reportage
3x09 – Le grand audit
3x10 – Restore Hoper
3x11 – Les investisseurs indiens
3x12 – This is la fin

 

 

 

 

 

 

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Par Robert Mudas.

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Published by Robert Mudas - dans Séries télévisées
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