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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 09:30

De l'approfondissement et de l'originalité dans les films de super-héros.

 

 

  Sorti récemment, Ant-Man est venu clôturer la phase 2 du MCU. Pour les néophytes, le MCU, c'est le "Marvel Cinematic Universe" soit l'univers développé par les Studios Marvel dans plusieurs films cohérents entre eux. Le premier Avengers, succès total et mérité, concluait la construction de cet univers par la rencontre jubilatoire de tous ses protagonistes, et avec ceci ce qu'on a appelé la "Phase 1". Les six films proposés ensuite, d'Iron Man 3 à Ant-Man ont donc logiquement composé la "Phase 2". L'occasion pour ce blog amateur de super-héros de faire un petit point sur les différents films proposés dans ce second mouvement !

  Marvel promettait une phase 2 plus psychologique, ou en tout cas des personnages plus approfondis. Il faut avouer que c'est plutôt vrai : Iron Man est le sujet de crises d'angoisse depuis la grande bataille contre les Chitauris, Captain America cherche sa place dans un monde où le patriotisme est daté, et même les seconds rôles qui n'ont pas ou plus le droit à un film rien que pour eux, la Veuve Noire, Hulk, Nick Fury ou Oeil-de-Faucon, ont l'occasion d'avoir leur heure de gloire dans tel ou tel film.

  La phase 2 a aussi été l'occasion de nous surprendre. Deux films font clairement figure d'outsiders dans cette programmation, et ce ne sont clairement pas les plus mauvais. Certains films se distinguent en effet totalement du film classique de super-héros, et c'est ainsi que cette phase 2 nous propose un film d'espionnage, un space-opera délirant ou encore un film de braquage comique. Tout en continuant à développer son univers étendu et commun, de plus en plus riche.

  Il ne faut cependant pas se leurrer : tout n'est pas bon non-plus dans ces six films. Thor 2 est par exemple sans grand intérêt, et l'achat par Disney se ressent parfois dans des dialogues beaucoup moins percutants : je n'ai par exemple pas du tout retrouvé l'humour efficace des dialogues d'Avengers dans sa suite. J'ai en effet tendance à trouver que Disney joue vraiment sur l'humour qui a marqué le succès de la franchise Iron Man, mais avec des ficelles trop grosses et sans finesse. Autre problème : les méchants. Dans cette phase 2, ils sont quasiment sans profondeur, juste méchants pour être méchants (oui, "à la Disney", je sais...). Vous ne retrouverez pas la classe de Loki dans les personnages de cette phase 2 : Ronan, Malekith, Yellow Jacket, tous sont relativement semblables et font le mal pour faire le mal. Le seul à avoir une personnalité amusante et originale, c'est Ultron finalement. Je ne critique pas là le réalisateur d'Avengers 2, Joss Whedon, qui a la volonté louable de donner de l'humour à son film et de la personnalité à ses personnages, mais c'est amusant de constater que le méchant le plus humain dans cette phase est... le robot !

  De plus, si l'univers étendu et connecté est une vraie réussite, tout ne fonctionne pas totalement, et je reste totalement déçu par la fin d'Iron Man 3 qui ne colle pas du tout avec le retour du héros en armure dans Avengers 2. Enfin, Thanos et les joyaux de l'Infini commencent à se faire attendre, et les références qui nous enthousiasmaient dans les premiers films nous lassent un peu maintenant (cf la scène post-générique totalement sans intérêt après Avengers 2).

  Tout n'est pas bon donc, mais en même temps quand on compare avec la phase 1 et les parfois mauvais films qu'on y a vus (L'incroyable Hulk, ou Captain America : First Avenger qui n'a rien à voir avec sa suite !), on se dit que tous les films sont maintenant totalement visionnables sans honte et qu'on aurait tort de bouder notre plaisir !

 

 

Petit bilan des six films de cette phase 2 :

 

 - Iron Man 3 de Shane Black, avec Robert Downey Jr, Don Cheadle, Gwyneth Paltrow, Guy Pearce et Ben Kingsley (2013).

 

A priori le dernier film de la franchise Iron Man, qui a pour ambition de nous montrer ce que vaut Tony Stark sans son armure. C'est loin d'être mauvais, c'est toujours très drôle, Robert Downey Jr porte toujours la saga, son personnage et le succès de la franchise, et les personnages secondaires peuvent maintenant prendre une place confortable dans le film. Par rapport aux précédents films, les méchants sont un peu plus intéressants (c'est à mon sens la difficulté de cette franchise, car l'univers Iron Man est franchement chiant), avec une mention spéciale pour le Mandarin qui était inadaptable dans le semi-réalisme de la saga et qui a donc été adapté et transformé d'une façon audacieuse et plaisante. On peut seulement déplorer la fin du film, qui finit dans un "eh, les mecs, et si maintenant on faisait tout pêter ?" trop block-buster pour moi. En plus, tout cela est très mal relié au reste du Marvel Cinematic Universe et je ne comprends toujours pas comment cette fin peut mener au retour de Stark dans Avengers 2. Mais bon, il fallait du grand spectacle (et un solide résultat au box-office) pour démarrer cette deuxième phase, et c'était du tout bon avec ce super-héros.

 

 -  Thor, le monde des ténèbres de Alan Taylor, avec Chris Hemsworth, Nathalie Portman, Tom Hiddleston et Christopher Eccleston (2013).

Berk berk berk. Le film totalement dispensable de la phase 2 selon moi. Le but du film était d'approfondir l'univers de Thor avec le panthéon d'Asgard et la présentation d'une autre race de l'Arbre-Monde : les Elfes Noirs. L'intention est louable mais mal menée car peu de scénario et peu d'efforts de réalisation se joignent à elle. Ravi de voir Eccleston (notre bon vieux Docteur !) dans l'univers Marvel, j'ai été très déçu de le voir réduit au rôle du méchant-qui-sourit-pas-sans-aucune-personnalité. L'idée du multivers et des ouvertures entre les mondes était également alléchante mais finalement trop peu exploitée : l'enthousiasme de la canette lancée dans l'immeuble n'a été au final que peu utilisée dans les dernières scènes de combat. Reste la pierre d'infinité qui mènera au gant de l'Infini de Thanos, mais on se rend vite compte que ces pierres n'ont que peu de différences entre elles. Même Loki était facile à lire et peu drôle, c'est dire. Je soupçonne Marvel de ne plus trop savoir quoi faire de son grand blond bodybuildé (ça se sent carrément dans Avengers 2), et j'espère que le troisième opus, Ragnarok, saura amener une fin décente à cette franchise décevante.

 

 - Captain America : le soldat de l'hiver de Anthony et Joe Russo, avec Chris Evans, Scarlett Johansson, Anthony Mackie, Sebastian Stan et Samuel L. Jackson (2014).

  Mon coup de coeur de la phase 2, comme je l'ai mentionné dans l'article associé. Comme j'en ai déjà parlé, je n'en parle pas beaucoup mais je signale juste qu'on a là un film qui se différencie totalement d'un film classique de super-héros : ici, nous sommes presque plus face à un film d'espionnage. Bien sûr il y a un ennemi final à affronter mais celui-ci est plus intéressant que le méchant facile à la Malekith... Le tout est très réussi et toute l'intrigue autour du SHIELD en fait le film le plus important de cette phase (primordial pour la série Marvel's Agents of Shield d'ailleurs), sans aucun point commun avec le premier film.

 

 - Les Gardiens de la galaxie de James Gunn avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista et Lee Pace (2014).

  Et voilà l'outsider de la série... Quand l'adaptation des Gardiens de la Galaxie a été annoncée, les fans n'y croyaient pas tant ils s'imaginaient que des personnages comme Rocket Racoon ou Groot n'auraient pas leur place entre Thor et Iron Man. Et pourtant les studios, assistés par le bon travail de réalisation, ont pris la bonne décision pour faire passer cela : l'humour pur et dur (en témoigne l'apparition d'Howard The Duck en surprise post-générique...). Vraiment pas un film de super-héros ici (même si la fin tend à décevoir en y ressemblant pourtant) mais plutôt un space-opera débridé et très fun. La sauce prend et le public ne s'y est pas trompé, permettant aux fans autrefois moqués parce qu'ils lisaient des livres avec un raton-laveur armé d'un bazooka (si si, j'en fais partie...) de passer maintenant pour des gens cool et éclairés.

  Le film a un rôle important dans l'univers Marvel puisqu'il est le premier à vraiment parler de Thanos et le premier à ne faire intervenir aucun Avenger. Ce n'est cependant pas mon préféré pour plusieurs raisons : le méchant Ronan perdant toute profondeur et devenant le bad guy standard, totalement interchangeable avec Malekith par exemple, la fin à grand coups d'effets mystiques auxquels on comprend rien pour illustrer (mal) le pouvoir de la pierre d'infinité, ou encore le pouvoir de l'amitié bien niais pourtant caricaturé précédemment dans le film... Mais bon, ne boudons pas notre plaisir : c'est un des films les plus audacieux de l'univers Marvel et en cela un des plus réussis.

 

 - Avengers : l'ère d'Ultron de Joss Whedon avec Robert Downey Jr, Mark Ruffalo, Chris Evans, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson et Jeremy Renner (2015).

  Le voilà, le tant attendu deuxième rassemblement de tous les héros costumés. La découverte étant passée, ce second opus étonne par un rythme beaucoup moins tendu et des passages lents chargés de développer la personnalité de quelques personnages. C'était indispensable pour pouvoir traiter tout ce petit monde sans ne mettre en lumière que les grosses pointures (Thor est d'ailleurs assez peu exploité dans ce film), et Whedon sait être confronté à une équipe dans sa narration, seulement certaines choses ne collent pas, notamment dans l'histoire d'amour qui se crée que je trouve totalement incohérente avec tout ce qui s'est passé avant.

   Le tout demeure du grand spectacle de qualité, époustouflant dans les scènes d'action et efficace dans sa narration et dans sa réalisation. De nouveaux éléments sont introduits (les jumeaux Maximoff, le Wakanda, la Vision) mais je crains un peu que cela fasse trop, surtout pour la Vision dont je n'aime guère le personnage.

  En somme, ce second volet est divertissant et agréable, mais ne bénéficie plus d'une phase entière d'introduction. L'histoire d'Ultron est même totalement anecdotique dans la phase 2 entière (la série Agents of SHIELD l'évoque à peine !) mais importante pour la relation de confiance entre les personnages. De plus, beaucoup ont trouvé la bataille finale trop proche de celle du premier film. Bref, on sent que le tout est seulement une transition vers le 3, beaucoup plus important et d'ailleurs coupé en deux parties...

 

 - Ant-Man de Peyton Reed avec Paul Rudd, Michael Douglas et Evangeline Lily (2015).

  Comme beaucoup, j'avais très peur par rapport à ce film. Le personnage n'a rien de charismatique, les studios Marvel hésitant entre la fin de la phase 2 et le début de la 3 pour ce film semblaient ne pas l'assumer vraiment, et les changements d'équipe à la réalisation ne rassuraient pas. Mais bon, après l'étonnant Gardiens de la Galaxie, il n'y avait pas de raison de ne pas faire confiance au MCU qui s'est rarement trompé pour l'instant.

  Et effectivement, ce film a la très bonne idée de ne pas prendre au sérieux son personnage et de ne pas vraiment faire un film de super-héros. Le personnage étant un voleur chargé de dérober une pièce précise, le film emprunte beaucoup plus au film de braquage comique à la Ocean Eleven qu'au film de super-héros. Ainsi, la réalisation en utilise les codes et le rythme s'y colle totalement. C'est la réussite de ce film, ça et le visuel spectaculaire des scènes d'action et des scènes de "petite taille" à la Micro-Machines. L'inventivité pour rendre vivant l'univers de ce personnage, et notamment les fourmis dressées par phéromones, souligne ces thèmes finalement assez communs dans la science-fiction. Et si l'on ajoute à cela la dérision, nous montrant à plusieurs reprises que les combats de petite taille semblent ridicules à notre échelle, le tout forme un cocktail explosif.

  Reste que tout n'est pas maîtrisé. Si le film semble se moquer des codes du film de super-héros, il en emprunte pourtant beaucoup de choses, dont un méchant beaucoup trop méchant pour être crédible, qui m'a personnellement rappelé le premier méchant d'Iron Man, assez daté et facile quand même... De plus, le rythme est lent et l'histoire prend trop de temps à se mettre en place, jusqu'à la première scène de petite taille, celle de la baignoire, qui réveille totalement le spectateur : dommage pour un film qui joue sur la parodie des codes cinématographiques. 

  On passe donc un bon moment de décalage, mais pas autant qu'avec les Gardiens, et le film est contre toute attente bien relié au MCU, et notamment à la fin d'Avengers 2. Conclure la phase 2 par lui n'était peut-être pas la meilleure idée du monde mais je comprends l'idée de montrer l'arrivée de nouveaux personnages.

 

 

  A voir maintenant si la phase 3 n'écoeurera pas les gens par son programme très chargé (10 films en 3 ans, dont un Avengers 3 en 2 parties, procédé que je n'apprécie guère !) et par l'effet de répétition.

 

Par Robert Mudas.

A lire aussi :

 - L'univers Marvel, c'est d'abord de la BD : Marvel Now et X-Factor.

 - L'univers Marvel en jeux de société : Legendary et Marvel Heroes.

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 00:00

Le film muet qui fait parler.

 

Un film de Michel Hazanavicius

France

2011

 

Avec :

  Jean Dujardin : George Valentin

  Bérénice Béjo : Peppy Miller

 

http://pmcdeadline2.files.wordpress.com/2012/01/the_artist__120122060929.jpg

 

  Inutile de présenter The Artist, le film qui a récolté de nombreux prix et projeté Dujardin sur la scène hollywoodienne. Le film m'attirait mais je n'avais pas eu l'occasion de le voir en salle à l'époque, c'est chose maintenant réparée. Et j'avais bien raison de dire qu'il m'attirait, car il faut avouer qu'on a là une franche réussite.

 

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  Ce film est un hommage évident et efficace envers le cinéma et son histoire. George Valentin est un célèbre acteur de films muets, rencontrant par hasard la pétillante Peppy Miller. Au fur et à mesure de rencontres fortuites, la notoriété du grand acteur influencera celle de la petite figurante, amenée petit à petit à crever l'écran. Mais le cinéma évolue, et le muet passe brutalement au son. Le vieil acteur ne voudra pas s'adapter à ce cinéma, tandis que la petite jeune s'y intègre sans souci. Et l'élève dépasse finalement le maître...

 

http://jto.s3.amazonaws.com/wp-content/uploads/2013/01/ff20120406a2a.jpg

 

  Le film regorge de qualités : l'histoire est touchante, l'interprétation est juste, la réalisation est assez efficace pour parfois se croire dans un Chaplin ou un Keaton (c'est dire), et l'hommage au cinéma est évident (peut-être un peu trop évident, ce serait peut-être le seul défaut). Hazava... Hanazavi... Le réalisateur s'amuse et adapte son oeuvre à l'évolution du cinéma et c'est tellement réussi qu'on pourrait avoir l'impression d'assister à un cours d'histoire du cinéma. En témoigne cette belle scène, surprenante et singulière, où Dujardin est choqué de percevoir du son : cette mise en abyme plutôt osée qui brise l'illusion narrative en nous rappelant que George Valentin n'est qu'un personnage est un moment clé du film.

 

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  Cet aspect métafilmique n'annule pas pour autant la réussite de la fiction, puisque les personnages sont touchants et intéressants. Il faut dire que les acteurs n'y sont pas pour rien : Dujardin cabotine à fond, et on sait combien ça lui va bien. Bérénice Béjo fait craquer tout le monde par son joli minois et son charme ravageur. Bref, tout est là pour nous faire nous attacher à la fiction, et assister à l'évolution historique du cinéma qui blessera un personnage tandis qu'elle glorifiera l'autre.

 

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  L'image du couple dansant est celle qui a marqué tout le monde, mais le film ne joue pas que dans l'humour et la légéreté, loin de là. C'est bien une vraie histoire complète et riche qui nous est donnée à voir, histoire qui sert finalement à merveille d'exemple pour un cours sur l'Histoire du cinéma.

 

Par Robert Mudas.

 

 


 


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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 14:15

Et Si nos jours n'etaient plus comptés

  Edge-of-Tomorrow-UK-Quad

 

EDGE OF TOMORROW

 

Réalisation : Doug Liman

 

  Distribution :

  Tom Cruise (Major Bill Caje)

Emily Blunt (Rita Vrataski)

Bill Paxton (Maitre Sergent Farell)

Brendan Gleeson (General Brigham)

 

 4juin 2014

Durée : 1h53 min

 

Pitch : Terre, dans un futur très proche. Une Race Alien surnommée les  "mimics" décime la population. Venus d'on ne sait où, ni pourquoi, ces derniers semblent imbattables et l'humanité se retrouve confronté à sa fin proche.

Une lueur d'espoir subsiste en la personne de Rita Vrataski, étant la seule, avec son exosquelette, à avoir fait reculer l’ennemi à Verdun.

C'est en pleine période de propagande pro new armada que le « commandant » William Cage se retrouve parachuté au front, pour promouvoir contre son gré la puissance de ces fameux exosquelettes dont il a organisé la propagande.

edge-of-tomorrow-emily-blunt-rita vitarski J'aime beaucoup cette image de propagande qu'on nous balance dès le début du film qui n'est pas sans rappeler "starship troopers".

 


Lui qui n'a jamais été qu'un publicitaire, soldat en col blanc à la solde de l'état, qui n'a jamais tenu une arme, va se retrouver envoyé en ligne de front pour le « débarquement », bataille décisive de cette guerre, et mourir aussi violemment une fois à terre.

Un instant plus tard il ré-ouvre les yeux sur le même tarmac où il a été debarqué comme déserteur quelques heures plus tôt, le voilà condamné à revivre cette journée en boucle... Vivre , mourir, recommencer....


 

 

Critique : AH bordel que ça fait du bien un aussi bon film de science fiction.

Edge of tomorow est avant tout une adaptation du manga « All you need is kill » lui-même adaptation du roman du même nom de Hiroshi Sakurazaka.

Et "oh mon dieu" on a entendu mes prières ! Enfin un film à grand renfort de CG au service de l'histoire et pas l'inverse. Rien que ça merci !


Kill1

N'ayant lu que le manga et pas encore jusqu' a la fin, je vais vite passer sur ce que sûrement les fans du matériel de base pourraient critiquer : oui les personnage n'ont pas tous le même nom.

Il n'ont pas le même age et l'histoire n'est pas située au même endroit dans le globe, l'intrigue ne se déroule pas de la même manière , etc.

 

Mais en ce qui me concerne lorsqu'un film prend volontairement la peine de ne pas s’appeler de la même manière que son matériel d'origine c'est ce qu'on appelle UNE VRAIe ADAPTATION.

 

                                                                                          

 

                                                                                                                 (si vous aimez les mangas, jetez-vous dessus tout de même,

                                                                                                                                            c'est de la bonne également )

 

On prend le message principal, on le fait sien et on essaie de l’emmener plus loin (bon à vrai dire le film porte le même nom chez nos amis nippons donc à voir si c'est pour draguer les adeptes du manga ou si un département de com un peu mou du genou en est responsable).

 

Le manga, un peu trop adolescent à mon goût, est certes une « tuerie » et je pense me procurer le roman d'ici peu, mais le propos du film, lui, a été rendu plus mature et surtout plus occidentalisé.

Plus occidentalisé dans le sens où si la bataille de l'espoir s'est joué à Verdun,ce n'est pas sans rappeler une certaine Grande Guerre.

Que la bataille décisive du « Débarquement » se passe en Normandie, faisant lui-même écho à un autre débarquement d'une autre Grande guerre y joue un rôle également.

J'irai même jusqu'à noter l’opportunisme de sortir le film proche du 70ème anniversaire de l'appel du 6 juin 1944 fêté cette année : ce n'était certainement pas un hasard.

Et plus mature, car on se retrouve face à des protagonistes en plein âge mûr, dans lesquels n'importe quel clampin, qu'il ait 70 ans ou 20 ans peut se projeter et ressentir de l’empathie.

C'est toujours un peu plus compliqué quand le héros a 15 ans et agit comme un gosse capricieux, on va forcément mettre ça sur le dos de l'adolescence et perdre une partie du message.

 

 Car première surprise dans le film, Tom Cruise/Cage est un infect connard ! il est un soldat en col blanc, plus intéressé par sa côte de popularité auprès des grands pontes, que par l'issue réelle de la guerre.

Et on éprouve une certaine satisfaction à le voir se faire envoyer au casse-pipe par le Général Brigham. Genre de sentence divine :  « On récolte ce que l'on sème. »

 

edge-tomorrow-tom-cruise-reviewsEdge-of-Tomorrow-Alpha-Mimic

- Y a des matins comme ça tu te dis que t'aurais dû rester couché -



Cage n'aurait jamais eu assez d'une vie pour apprendre la patience, l'humilité, ni même le respect de son prochain. Lui qui est un parfait produit de notre société consumériste et égocentriste.

Grâce à cette boucle temporelle dans laquelle il se retrouve coincé, sans savoir au début comment, ni pourquoi  (et y a-t-il réellement un pourquoi ?), il va grandir, mûrir et finir par approcher celle qui selon lui pourra le sauver et les sauver tous : Rita Vrataski, « The FULL METAL BITCH », une icône de l'envergure de Ripley d'Alien. Excepté que ce n'est pas elle le héros mais bon on s'en contentera ça devient suffisament rare de nos jours.

 

emily-blunt-edge-of-tomorrowC'est ce qu'on appelle "avoir de la prestence"

 

Au moment de cette rencontre, un tournant majeur s'effectue dans le récit. Cage se retrouve pris en main par Rita qui va finir son apprentissage et faire de lui une "Une Arme" et surtout un « Homme ».

 

La relation qui lie Cage à Rita est parfaitement jouée, juste, belle et touchante.

Cage condamné à revivre cette même journée garde en mémoire, ainsi que son corps, tout ce qu'il a vécu dans les boucles précédentes.

Mais Rita qui s'occupe de son perfectionnement, elle, ne se souvient de rien, mais telle la guerrière pragmatique qu'elle est, elle ne lui fera aucun cadeau et n'a qu'un objectif : finir cette guerre et poutrer de l'alien à coups de pelle à tarte façon Cloud de FF7 (oui je suis une geek et alors).


edge-tomorrow-tom-cruise-emily-blunt1maxresdefault

 

 

Bref cette femme loin des codes hollywoodiens actuels, fait du bien a voir.

Rita n'a pas besoin d'être secourue, même si Cage est persuadé du contraire et mettra du temps à comprendre. Elle est une femme forte, burnée, qui est une leadeuse dans l'âme. Elle se bat pour un futur meilleur, même si elle, elle se sait condamnée.

 

Les rares moments où Cage joue le citadin avec elle et où elle se livre sur son passé, ne font pas d'elle une femme fragile (le fameux « mais j'ai des sentiments aussi »). Il font d'elle un être humain, mais qui ne se complait pas dans ses moments de malheur, et l'ont rendue plus forte.

 

Tout ça renforcé par une excellente narration, qui emprunte beaucoup à son ainé Un jour sans fin. Raconter un parcours initiatique, sans tomber dans des lourdeurs burlesques et des effets de répétition à outrance. Aucune scène ne se ressemble et on est toujours dans l'avancement permanent . Même les moments de doute de Cage sont parfaitement mis en scène, et offrent au spectateur un léger moment de recul et de repos bien mérité avans de replonger tête la première dans l'action.

Le dosage est très bien senti entre scènes d'action et confidences sur l'explication de la boucle. Quant au background de l'invasion des aliens, il n'a d'ailleurs n'a pas de réelle explication et à vrai dire  on s'en fout.

Aucune punition divine a l'horizon, juste des êtres doués d'un extrême intelligence et d'une violence rare qui viennent juste tout détruire. Là aussi bonne surprise de la part d'un blockbuster hollywoodien.

 


Visuellement ce film est magnifique. Les scène de batailles, trash, sans merci avec des humains dans des exosquelettes qui se croient des guerriers sanguinaires et qui se pissent aussitôt dessus une fois devant l'ennemi.

Mais là où beaucoup de films de ce style se complaisent dans la beauté de l'action, souvent trop propre et policé, ici ça explose de partout, c'est sale, ça sent la sueur et le sang, la vraie sale guerre et franchement hormis le goût de l’adrénaline, personne n'aurait envie d'être à la place des ses malheureux.

Les Aliens sont aussi terrifiants qu'ils pètent la classe, certes on n'est pas au niveau de dieu le père « ALIEN », mais on s'en approche (beaucoup plus que les espèce d'oursins géants du manga, qui avaient plus l'air d'être sortis d'un hentaï dégueulasse que d'une lointaine galaxie ) .

 

alien degs

 

 

 

 

histoire de vous rendre compte de ce qu'étaient les mimics dans le manga... Quand je vous dis "tout droit sortis d'un hentai dégueulasse"... et encore je ne vous ai pas montré comment ils tuent leur victimes...


 

 

 

 

 

 

Et Rien que pour sa vision d'un Paris post guerre mondiale, loin des affiches publicitaires qu'on avait vues placardées ici et là, ce film vaut le coup d’œil. Car oui l'action (j'ai oublié de vous le dire) se passe principalement en France, et je vous le dis : le monde est peut être foutu mais on a réussi à passer le 21ème siècle dans les films ricains, youhou ! (si si je crois que j'ai vu une mégane ou deux par-ci par-là).


Edge-of-Tomorrow-Aliens-Rita-VrataskiLes scènes de combat au début du film sont clairement époustouflantes et vous mettent directement dans le bain.

 

Tout est est bon dans ce film exceptées, peut être, les cinq dernières minutes qui franchement ne servent à rien hormis permettre aux producteurs de diffuser cette bombe en salle.

Je digresse mais c'est vrai que c'est un peu dommage de finir cet excellent film avec un tel final juste avant, sur une scène aussi préchi-précha. Même si elle a du sens.

 

  Bref, ça me coûte d'écrire ça , mais si 5 minutes très convenues pour finir un film peuvent permettre de livrer un putain de film de SF comme ça faisait très longtemps qu'on n'en avait pas vu, et bien soit ! L'important n'est pas vraiment comment ça se termine mais plutôt comment tout cela a évolué.


edgeoftomorrowtitle3

 

Bilan : vous n'aimez pas Tom cruise, pas grave ce pauvre fou se fait complètement effacer par sa collègue Emilie Blunt qui m’impressionne à chaque film dans ses interprétations, très loin du rôle de la petite écervelée du « Diable s'habille en Prada » qui voulait voir Paris.

C'est un film humaniste, qui comme tout bon film de SF, remet l'homme et ses travers au milieu du récit en nous confrontant à des situations extrêmes et nous amène à nous poser des questions sur notre condition.

Si l'histoire n'est qu'un éternel recommencement, nous devons impérativement apprendre de nos erreur passées, prendre l'enseignement de nos mentors et ne pas oublier.

Et c'est aussi avant tout un très bon divertissement. Et après 2h j'en aurais bien repris encore.

 

Si vous n'avez rien a mettre sous le Sapin ce noël …. voilà juste une petite idée.

 

Par Darkim Lain.

 

A lire aussi :

 - Si vous aimez les boucles temporelles, la série culte de SF Universal War One est là pour nous donner une bonne leçon.

 - Dans le genre "film de SF original sortant des entiers battus", n'oubliez jamais l'excellent District 9.

 - SF, voyage dans le temps, extraterrestres... On parle de Doctor Who ou pas ?

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 00:00

Dessine moi un Dragon ! Le monde est triste sans imagination...


Dragon2 Pic2

 

Titre original : How to train your dragon 2

Réalisation : Dean DeBlois

Producteur exécutif : Chris Sanders

 

Casting doublage VO : Jay Baruchel (Harold) , Cate Blanchett (Valka), Gerard Butler (Stoik la Brute), ect...

Année : 2014 Durée: 1h43min

 

 How-To-Train-Your-Dragon-2-SubtitlesSRT.com-1

Vous êtes prêts à voler de vos propre ailes ?


Pitch : Bienvenue à Beurk. Petit village perdu dans les Terres Nordiques peuplées d'intrépides Vikings.

Mais pas n'importe quels vikings. Des Vikings à dos de dragons.

6 ans après le premier opus, nous retrouvons Harold toujours aussi fusionnel avec son « furie nocturne » nommé « croque moue », tous deux ont bien grandi. Grâce à eux tout le village de Beurk vit en harmonie avec les Dragons, et fait la fierté de la nation.

Harold occupe son temps à parcourir le ciel et les îles environnantes pour découvrir de nouvelles latitudes.

Jusqu'au jour où il tombe sur des chasseurs de dragons. C'est alors qu' il va découvrir qu'un « être sombre » répondant au nom de « Drago » semble en vouloir à ces derniers pour d'obscures raisons.

 

 

 

Critique : Whoua whoua whoua ! Depuis le temps que j’attendais cette suite !

J'avais terriblement peur d'avoir vu tout le film dans le « trailer » qui été diffusé en salle. Et bien je peux vous dire que non ! Dragons 2, c'est une suite à la hauteur de la surprise du premier opus.

 

Visuellement déjà : c'est un petit bijou. Les paysages sont « dépaysants », la lumière magnifique, les effets visuels parfaits, les personnages toujours aussi charismatiques.

Musicalement : magnifique, entraînant, touchant même par moments.

Bref je ne vais pas vous ennuyer ici avec des détails techniques que seulement la moité d'entre vous comprendront, mais l'infographiste en moi était aux anges, et en a pris plein les mirettes pendant 1h40.


How-to-Save-your-Dragon-2-Stoick-the-Vast

 

Franchement, elle n'est pas magnifiquement éclairée cette scéne ? Tu la sens la chaleur du soleil.... Pouah  !


Et puis ça bouge partout. Je vous jure, il y a des moments où mon coeur d'animatrice vibrait tellement c'était animé partout. Un personnage parle au premier plan, le dragon fait le con en arrière. Toutes ces petites choses qui manquent curellement régulièrement dans les films  et qui rendent un univers vivant et crédible. 


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Au niveau échelle de grandeur on tape fort, je peux vous le certifier


Bon une fois l'euphorie passée, comment vous convaincre que ce film est à voir absolument ? 

Vous ne pourrez pas être insensible à cette histoire, et forcément vous vous reconnaîtrez en Harold, un jeune homme au seuil de sa vie, qui voit son univers remis en question maintes et maintes fois.

 

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Papa en a marre que vous parcouriez le monde, pourtant ce dernier regorge de découvertes qui changent votre vie à jamais

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  Et ça, c'est ce qui s'appelle avoir de la prestance.


Les personnages sont tout en nuance , et terriblement humains. Peut être parfois trop crédules avec un cœur gros comme ça, mais jamais clichés, même les personnages secondaires, qui sont souvent là plus comme des « comic relief », arrivent à avoir une épaisseur psychologique, ce qui fait que leurs gags tombent souvent juste et ne sont pas que là pour relancer l'attention du jeune public toutes les 10min.


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On retrouve toute la clique prête à en découdre avec le grand méchant pour sauver les dragons.


Je peut tout de même admettre que le grand méchant de l'histoire manque un poil de charisme. Mais peut-être parce qu'à force de vouloir faire tant de mystère autour de lui, on finit par s'attendre à quelque chose de si énorme, que la vérité ne peut être que décevante. Et encore est-ce vraiment une mauvaise chose ? Que ce vilain soit lui aussi terriblement humain, cela fait qu'on ne peut pas vraiment le haïr.


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Bon faut pas trop le chatouiller quand meme le Drago !


Dans d'autres films d'animation , beaucoup adore les vilains, car il sont si charismatiques par rapport aux héros policés que forcément il est facile pour eux de voler la vedette.

Ici , non ! Nous avons à faire à la bêtise humaine, sous toutes ses formes, à la fois drôle, potache et effrayante, et pas seulement du côtés des « méchants ».

Bon bien sûr il y aura toujours les mauvaises langues qui vous diront « Rah non mais c'est un dessin animé, ils vont pas traumatiser les gosse. Y a pas de sang , les batailles sont super propres, etc, etc, etc. » ; et j'ai envie de répondre ET ALORS !


how-to-train-your-dragon-2-still-drago-piratesJe voudrais tout de meme attirer votre attention sur le nombre d'éléments présents tout au long du film. Si on y est habitué dans les grands blockbusters récents, dans l'animation cela reste toujours très osé, car coûteux. Et on sait tous qu'un film d'animation fera par défaut, très souvent moins d'entrées, et donc moins de sous qui rentrent par la suite. Donc on y va "mollo" dans le style "on en met plein les mirette" généralement.... alors profitez, que diable, de cette orgie d'animation et d'éléments à l'image !

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Ici, nous somme loin des discours « préchi précha », sur le bien qui triomphe toujours du mal. Non, ici on retrouve un discours plus profond, plus diffus : celui selon lequel la vie n’épargne personne et selon lequel chacun, même si parfois le prix est lourd, fait ses propres choix. Tout n'est pas blanc, ni noir. A chacun de choisir le sens qu'il décide de donner à sa vie : celui de la peur, ou de la bravoure.

Bien évidemment, le film, étant destiné à un public jeune en première ligne, choisit son camp. Mais ne le laisse pas blanc comme neige pour autant et ça… c'est bien.


How-to-Train-Your-Dragon-2-Hiccup-Toothless

Oui bon on se doute que lui c'est la bravoure quoique....

 

 

Bilan : Bref, je pourrais encore en parler des heures tellement ce film m'a plu. Mais je pense que des images valent mieux que mille discours, donc, si vous avez envie de remplir la tête blonde de votre marmot, petit(e) frère /sœur, de belles images avec un fond fort appréciable en cette période de régression mentale latente, ou tout simplement de vous faire PLAISIR à VOUS (« oui » toi là bas qui passe ton temps a dire que les dessins animés sont faits pour les gosses), trouvez un moyen de voir ce film. Il est de bien meilleure facture que tous les putains de blockbusters que tu pourras voir sur les écrans cet hiver. Et par la même occasion enfilez vous le premier opus, c'est de la bonne ^^.


Ps: bon allez je suis bonne princesse, voici le lien vers le premier trailer ^^

 


 

 

 

Par Darkim.

 

A lire aussi :

 - Puisqu'on parle dragons, autant rencontrer la "Mother of Dragons" ici et .

 - Deux autres films d'animation chroniqués par Darkim : Le Lorax et Monstres Academy.

 - Si on parle dragons, il faut évoquer Smaug, forcément !

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:40

Qui aurait pu s'imaginer que le temps serait si vite écoulé ?

Un film de Bryan Singer

Etats-Unis

2014

 

Avec :

  Hugh Jackman : Wolverine

  James McAvoy : Charles Xavier

  Michael Fassbender : Magnéto

  Jennifer Lawrence : Mystique / Raven

  Peter Dinklage : Bolivar Trask

http://img3.wikia.nocookie.net/__cb20140404015844/marvelmovies/images/c/ca/DoFP_poster.jpg

 

 

  Franchement, l'initiative était extrêmement louable et le projet très ambitieux : réunir et lier en un film le travail réalisé sur les six longs-métrages réalisés sur l'univers X-Men jusqu'à maintenant. On pouvait difficilement manquer de s'enthousiasmer en sachant que Bryan Singer, le réalisateur du premier X-Men par lequel tout a commencé mais surtout du chef-d'oeuvre X-Men 2 serait à nouveau de la partie et ferait la liaison entre ses personnages et intrigues et le reboot proposé par Matthew Vaughn à l'occasion de l'intéressant X-Men : Le Commencement (X-Men : First Class). Le tout en réutilisant son mutant griffu préféré (Hugh Jackman tient là le record du nombre d'interprétations du même super-héros, juste devant Samuel L. Jackson) développé dans deux films indépendants d'une qualité bien moindre selon moi.

 

  Franchement, c'était super enthousiasmant parce que les fans ont toujours la larme à l'oeil en pensant au choc visuel de la scène de l'attaque de Diablo dans X-Men 2 et parce qu'ils avaient aussi de petits sourires narquois quand ils parlaient de certaines incohérences dans l'univers entier. L'histoire de Wolverine manque par exemple de cohérence (sa relation avec Dents de Sabre imaginée dans X-Men Origins : Wolverine alors que totalement niée dans le premier X-Men). De même, l'affection qui lie Xavier et Mystique est très touchante dans X-Men : First Class mais ne concorde pas avec le fait qu'ils s'ignorent totalement dans la trilogie.

 

  Franchement, donc : vas-y, Bryan, on est tous avec toi. Et puis, voilà la séance de cinéma tant attendue, pendant laquelle je m'extasie pendant la première demi-heure, pour finalement m'ennuyer passablement sur la suite. Séance dont je sors relativement déçu, devant un film dont je ferai donc un bilan mitigé. Et quoi de mieux que de peser d'un côté les qualités et de l'autre les défauts, quand on est mitigé ?

 

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 I / X-Men : Days of the Future Past, c'est pas mal

 - On se rappelle la beauté des scènes d'action de Diablo dans le deuxième opus, et bien cette fois-ci c'est Vif-Argent qui nous propose une scène vraiment magnifique, et drôle qui plus est. Honnêtement, j'étais très surpris par le fait que ce personnage, annoncé pour le prochain Avengers, soit aussi utilisé dans ce film d'un studio concurrent (à noter : de gros problèmes de droit concernent ce personnage, appartenant aux deux univers, et donc aux deux studios). Et bien, ils ont bien fait car pour moi c'est vraiment l'atout intéressant du film, par le visuel de ses scènes, par la personnalité tête à claques du personnage très bien retranscrite, et aussi par l'interprétation de notre petit chouchou d'American Horror Story, Evan Peters. Honnêtement, le Vif-Argent du MCU va avoir du boulot pour être aussi réussi.

 

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 - Les X-Men du futurs sont plutôt bien traités. On passe sur le What the Fuck ? du pouvoir temporel de Kitty mais il y a d'excellentes idées, notamment pour la présence de Blink. J'aime bien ce personnage, de base, et son pouvoir fait ici astucieusement écho au jeu vidéo Portal, rendant le tout très sympathique. Singer fait ici clairement plaisir aux geeks avec des combinaisons de pouvoir très enthousiasmantes. Tous les fans avaient adoré le lancer de Wolverine par Colossus, faisant écho à leur célèbre coup dans les comics, et bien que dire ici de Tornade chargant d'énergie Bishop afin qu'il projette son énergie au travers d'un portail de Blink ? Les néophytes ont d'ailleurs dû être bien surpris par ce coup puisque rien n'explique le pouvoir de Bishop pendant tout le film. J'ai également adoré l'élan donné à Colossus par Blink. Bref : de bien belles scènes d'action.

 

 

 

 - Le personnage de Xavier est extrêmement approfondi, et c'est plutôt intéressant, d'autant plus que McAvoy s'en tire très bien.

 

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 - L'intrigue est adaptée d'une des plus célèbres histoires des X-Men. L'adaptation est donc un bel hommage au comics mais aussi un projet ambitieux car les histoires de voyages dans le temps sont toujours un peu casse-gueule.

 

 - Les effets spéciaux sont globalement moins craignos que dans le précédent film. Je pense notamment au Fauve qui, il faut l'avouer, ne ressemblait à rien dans le Commencement. Il est bien plus crédible ici.


 - Peter Dinklage.

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 - Le film permet plutôt bien la jonction entre les deux univers, et il faut avouer que c'est un plaisir de voir les deux incarnations de Xavier et de Magnéto dans le même film. Stryker est présent et le lien avec X-Men 2 est ainsi assez fort. De même, le film fait vraiment le bilan du Commencement, permettant de savoir ce que sont devenus chacun des personnages, ne serait-ce que par une allusion à un moment donné. La situation Xavier / Magnéto est aussi bien clarifiée, proposant ainsi une suite correcte et digne au Commencement.

 

II / X-Men : Days of the Future Past, c'est pas top

 - Mon premier argument sera exactement le même que le dernier de la section précédente : le lien avec les autres films. Certes il y a un travail pour faire le lien et nous expliquer par exemple pourquoi Azazel, Angel, Emma Frost et le Hurleur ne sont pas là, mais sérieusement ça nous servait à quoi d'autant les développer dans le Commencement alors ? La fin du précédent film proposait deux camps distincts et c'était clairement enthousiasmant, alors quel dommage de balayer tout cela aussi rapidement. Un petit air de "tout ça pour ça" donc, qui réduit qui plus est considérablement le nombre de personnages dans le présent du film. En effet, l'histoire sera centrée autour de Xavier, Magnéto, Mystique, et Wolverine, avec l'aide du Fauve et donc de Vif-Argent (mais pourquoi ne pas l'avoir utilisé pendant tout le film ?). Ca fait très peu, et les scènes du futur viennent clairement essayer de pallier ça mais comme ce sont des personnages dont on ne sait rien (Warpath, Solar, Blink, Bishop : autant de personnage totalement non-traités qui vont laisser froids les néophytes), on a tendance à s'en foutre un peu. De même, apparaissent au cours du film Havok, Ink, le Crapaud et un quatrième mutant que je n'ai pas réussi à identifier, mais c'est quasiment anecdotique alors qu'Havok était par exemple parti pour être un des personnages principaux du reboot. Bref, grosse déception sur l'utilisation des personnages qui mène à...

 

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 - L'ennui... Le film manque totalement de rythme. Enormément de moments de dialogue tournent en rond, faute à de vrais enjeux. Comme je l'ai dit, le Prof X est ici développé, alors que le film précédent développait plutôt Magnéto. Et bien, soyons honnêtes : on préfère les méchants, c'est indéniable. Et donc les états d'âme du pauvre Charly après le départ de Mystique ont tendance à nous fatiguer. L'idée était bonne, et l'approfondissement psychologique du mentor des X-Men est assez beau, notamment dans une belle rencontre psychique entre les deux Xavier, mais le film a vraiment du mal à trouver son rythme et si la première demi-heure envoie du lourd, le reste traîne en longueur jusqu'à une scène d'action finale même pas géniale.

 

 - Le film manque d'enjeux et de surprise. D'enjeux car les choses sont un peu trop linéaires et on ne tremble pas une seule seconde pour des personnages qu'on sait survivre plus tard. Les enjeux du voyage temporel, même s'ils amènent des chocs culturels comiques, ne sont que très moyens. Exemple-SPOILER : à la fin du film, Kitty lutte pour garder Wolverine en vie dans le passé, et chacun se bat pour les protéger, mais sachant que notre brave glouton est attaché sous l'eau et que le vrai enjeu se passe dans la tête de Mystique,  le truc paraît un peu inutile... De surprises, aussi, car tout est assez linéaire. On se marre de voir Xavier et Magnéto alliés (il faut même souligner que Xavier l'aide à s'évader, chose aberrante s'il en est !) car on se doute qu'ils vont s'opposer à un moment (on nous a fait le coup sur à peu près chacun des films). Et bien, je ne veux pas spoiler mais bon... Le coup classique, donc, qui nous fait dire sans arrêt "mais bordel, ça servait à quoi alors ?" ! Evidemment, Magnéto au cinéma implique en plus un gros déménagement de l'extrême, car c'est que les producteurs aiment montrer visiblement, et je ne vous dirai pas ce que Magnéto utilise inutilement cette fois-ci mais ça me rappelle furieusement la scène si ridicule du pont dans X-Men : l'Affrontement final. Je crois que le plus beau aura vraiment été le sous-marin dans le Commencement.

 

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Conclusion : bien mais pas top.

  Je ressors donc déçu de ce film qui partait sur un projet plus qu'ambitieux mais qui au final s'avère plutôt moyen et peu enthousiasmant. Il y a de bonnes idées mais assez mal exploitées, et la page est trop vite tournée par rapport à la construction de l'école vue dans X-Men : Le Commencement.

  La toute fin du film amène à une nouvelle situation de l'univers X-Men au cinéma qui me laisse relativement perplexe. On verra si la suite, consacrée au mutant Apocalypse, sera meilleure, mais tant que le scénario continue d'utiliser Magnéto comme allié puis vilain au cours du même film les schémas seront clairement trop linéaires.

 

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Par Robert Mudas.

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:15

On prend les mêmes mais on recommence pas vraiment.

 

Un film de Anthony et Joe Russo

Etats-Unis

2014

 

Avec :

Chris Evans : Steve Rogers

Scarlett Johansson :Natasha Romanoff

Samuel L. Jackson : Nick Fury

Sebastian Stan : Le Soldat de l’Hiver

Robert Redford :Alexander Pierce

Anthony Mackie : Sam Wilson

 

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         Dans la famille « MCU » (Marvel Cinematic Universe, pour les non-intimes), il y a eu d’abord le grand-père, Iron Man. Certains prédécesseurs comme Spiderman et X-Men avaient prouvé que l’on pouvait réaliser de bons films de super-héros dans l’univers Marvel, et Iron Man a pu voler sur cette vague en écoutant du AC/DC à fond. Il n’était pas exempt de tous défauts, ce grand-père, mais il avait tellement de bagout et de dynamisme qu’il ne pouvait que nous plaire. Il y a ensuite eu le grand-oncle, L’Incroyable Hulk. On aurait presque eu envie de l’aimer, ce grand tonton, parce qu’il a fait beaucoup d’efforts pour s’intégrer et se donner un coup de jeune, mais il faut avouer qu’on ne l’aurait pas suivi pendant plusieurs aventures. Du coup, Papy a fait de la résistance et est revenu, à coups de grands effets spéciaux. En plus, il avait amené avec lui une petite veuve noire au minois adorable et c’était une riche idée. Ses méchants n’étaient pas terribles, mais encore une fois quel charisme et quel humour ! C’est ensuite Thor, le cousin beau-gosse, qui a fait son apparition dans la famille. Son avantage, c’est qu’il était dépaysant, ce cousin, et un peu décalé par rapport à la famille. Il n’avait pas grand-chose à dire mais il savait faire le spectacle, c’est indéniable, surtout dans son numéro comique avec son frère Loki. L’aîné trop sérieux et un peu chiant, Captain America, s’est mêlé à la fête. Il n’était pas méchant, mais c’est vrai qu’on avait tendance à le trouver un peu vieux-jeu avec ses histoires de guéguerre et son patriotisme daté. Il avait de l’humour, cependant, et c’est peut-être pour cela qu’on l’a accepté dans la famille.

         Et puis, il y a eu Noël. La grande fête de famille, la réunion de tout ce beau-monde : Avengers. Et là, il faut, avouer, on s’est vraiment bien éclatés. Quelle ambiance, quelle énergie ! Même le grand-oncle, tellement ivre qu’il tapait sur tout ce qui bougeait, même l’aîné chiant, en décalage total avec les autres, nous ont amusés et ont contribué à la bonne ambiance.

         On s’est donc dit qu’il fallait remettre ça, et on a parlé de « phase 2 ». Comme d’habitude, c’est Papy qui a ouvert le bal, avec un troisième film très sympathique et spectaculaire, qui fait qu’on ne se lasse presque pas. Puis le cousin beau-gosse est revenu avec son gros marteau et, là, il faut avouer qu’on s’est un peu emmerdés. Il nous a un peu plus parlé de là d’où il venait mais ça n’a pas vraiment suffi à le rendre intéressant. Et puis, il y a eu le retour du fils aîné et on soupirait un peu à l’avance tant sa première prestation avait moyennement plu. Mais, tout en gardant ses valeurs un peu datées, il s’est mis à la page et s’est montré beaucoup plus moderne, et il convient de le souligner ici !

 

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         Captain America : Le Soldat de l’hiver a en effet la bonne idée de se distinguer totalement du premier film tout en étant sa suite logique. Quand le premier présentait, et c’était obligatoire, la genèse du personnage dans une ambiance old-school, quand Avengers était obligé d’intégrer trop rapidement le personnage au marvelverse, ce dernier opus peut enfin profiter de ces bases pour proposer la version moderne, plus attachante, de Steve Rogers. Et il faut bien le dire : c’est totalement réussi. Pour la première fois depuis longtemps face à un « 2 », le film nous surprend, et pourrait se ranger dans une catégorie totalement différente de celle du premier.

         Les Russo nous proposent en effet ici un très bon film d’action et d’espionnage. Captain America est confronté à une conspiration, et le SHIELD de Nick Fury va être totalement impliqué. L’excellente scène de la voiture, qui propose comme héros Nick Fury pendant une quinzaine de minutes montre bien que le sujet ne sera pas seulement un Captain aux couleurs américaines lançant son bouclier sur des vilains pas beaux. En réalité, Cap porte même rarement son costume et les vrais ennemis sont dissimulés pendant une grande partie du film : Cap va devoir chercher qui sont ses alliés parmi son maigre entourage. Au final, le film rappelle davantage un James Bond ou un Jason Bourne que Captain America : The First Avenger.

         Pour autant, l’intrigue du premier est réutilisée de façon plutôt subtile. Il ne s’agit pas seulement de références et de clins d’œil, mais d’un vrai prolongement des idées déjà lancées dans First Avenger. Bien que différents, les deux films proposent de vrais liens, assez intelligents pour satisfaire les spectateurs du premier opus comme pour ne pas perdre ceux qui n’auraient vu ni Captain America ni Avengers.

 

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         En tant que fan de l’univers Marvel, j’ai été ravi de constater avec ce film la richesse et la cohérence du Marvel Cinematic Universe. Chaque personnage trouve son équivalent dans les comics : Sitwell, Pierce, Rumlow, Batroc, Arnim Zola, Le Faucon, La Veuve Noire (Scarlett n’a jamais été aussi belle je crois…), l’Agent 13, Nick Fury, Maria Hill, le Soldat de l’Hiver. Quand Stephen Strange est évoqué, c’est à peine si j’ai pu me retenir de sauter sur mon siège. Je te vois froncer les sourcils, et je t’entends penser « ah oui mais avec autant de persos, si c’est autant le bordel que dans X-Men 3, ça va pas le faire… » Et bien, détrompe-toi, mon jeune ami, car beaucoup de personnages ont été bien modernisés. Cap est déjà relativement ridicule, donc pas la peine de montrer Batroc dans son costume original (tapez son nom dans Google Images et riez en pensant qu’il s’agit de la vision d’un méchant français par Marvel) ni Sam Wilson parlant aux oiseaux. Non, leurs versions sont modernisées, et c’est un plaisir par exemple de voir Rumlow (alias Crossbones, même s’il n’est jamais appelé comme cela dans le film) affronter Cap en civil. Ma petite déception va vers l’Agent 13, assez mal traitée pour l’heure, mais je crois comprendre qu’on la reverra.

 

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         Et ce Soldat de l’Hiver, qui fait le titre du film ? Très bonne idée que d’avoir choisi cette histoire pour intégrer Cap à l’ère moderne car c’est une des plus intéressantes. Le film doit beaucoup à la version du titre par Brubaker, qui a su offrir à Captain America des intrigues urbaines dans lesquelles une équipe de personnages était bien traitée et dans lesquelles les méchants un peu « craignos » comme Crâne Rouge ou Arnim Zola étaient bien utilisés. En toute logique, il était donc normal que le Soldat de l’Hiver, personnage cher à Brubaker, soit présent. Et ses scènes de combat sont extrêmement bien menées.

         Je ne veux pas trop en dire pour laisser le scénario être surprenant et entraînant. Passons donc à la réalisation : et bien, c’est du grand spectacle efficace et bien fichu. On n’atteint pas le génie du plan-séquence d’Avengers (que je suis capable de me repasser en boucle…) mais au moins trois scènes ont marqué mon attention par des qualités de réalisation : l’attaque du bateau, la scène de la voiture déjà évoquée ou encore la scène de l’ascenseur. Et je ne parle pas là d’action ou d’effets spéciaux, je parle de tension et de choix d’angles de vue intéressants et travaillés. Par contre la 3D est, comme d’habitude, sans grand intérêt. Même si un peu plus efficace que dans Thor à mon avis.

 

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         Pour résumer : des risques ont été pris pour ce deuxième film consacré à la bannière étoilée, et ils ont été selon moi totalement payants. Espérons que les prochains rendez-vous du MCU suivront la même lancée. Mais à vrai dire, avec les Gardiens de la Galaxie en août, je n’en doute pas une seule seconde…

 

 

Par Robert Mudas.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 07:40
 

"Ne jamais traiter avec un dragon !"

 

 

Un film de Peter Jackson

Etats Unis
2013

Avec :
Martin Freeman : Bilbo

Ian McKellen: Gandalf
Richard Armitage : Thorin

Ken Stott : Balin

Graham McTavish : Dwalin
John Callen : Oin

Peter Hambleton : Gloin

William Kircher : Bifur
James Nesbitt : Bofur

Stephen hunter : Bombur

Dean O'Gorman : Fili

Aidan Turner : Kili

Adam Brown : Ori
Jed Brophy : Nori
Mark Hadlow : Dori
Lee Pace: Thranduil
Orlando Bloom: Legolas
Evangeline Lily : Tauriel

 

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   Ce second volet démarre par un prélude oû Gandalf rencontre Thorin à Bree, à l'auberge du Poney Fringant avant leur arrivée à Cul de Sac, l'occasion des traditionnels caméos de Peter Jackson et de sa fille Katie, qui montre la crainte suscitée par la reprise du royaume d'Erebor par les nains.

 

http://cinefusion.files.wordpress.com/2013/12/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-photo-52a6fbfee6197.jpg?w=714&h=366


   Puis le film reprend sur les Gobelins poursuivant la Compagnie et qui amènent celle-ci chez Beorn, ermite vivant à l'orée de la Forêt de Mirkwood, prochain point de passage vers la montagne. Personnage singulier s'il en est, puisqu'il est un changeur de forme ours, de taille impressionnante et terriblement puissant. Le personnage a été un peu modifié par rapport au roman et ce n'est là que mon avis mais on verra plus de scènes dans la version longue.

 

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   La Compagnie réapprovisionnée, repart et entreprend la traversée de la forêt en empruntant le sentier qui leur évite le sud où les forces du mal grandissent et le territoire des elfes au nord. Cette forêt très ancienne est en proie au mal et n'est pas amicale. Après avoir perdu le sentier, Bilbo et les 13 nains se retrouvent attaqués et emprisonnés par des araignées géantes. Scène emblématique de la seconde partie du roman, elle est effrayante, oppressante et bien retranscrite à l'écran. Elle ajoute en plus l'emprise naissance de l'Anneau sur Bilbo.  J'espère sincèrement plus de scènes dans la version longue,

 

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   Après avoir été secourue par les Elfes de la forêt, la Compagnie est amenée dans le palais du roi Thranduil, où l'inimitié elfes-nains réapparaît et ils se retrouvent enfermés dans des geôles. Seul Bilbo, invisible grâce à l'anneau, est libre de ses mouvements. Il parvient à subtiliser les clés, libérer ces compagnons en utilisant les tonneaux vides qui sont acheminés par la rivière. La rivière est le théâtre d'une séquence des plus impressionnantes : chaque nain est enfoncé dans un tonneau, et ils sont poursuivis par les elfes, qui se sont aperçus de leur fuite, et par les orques qui continuent leur chasse. S'ensuit un combat épique, sur terre et dans l'eau, bien rythmé, où Legolas montre à nouveau ses talents d'archer et où l'on découvre le personnage inventé de Tauriel, capitaine de la garde, très efficace en femme d'action qui n'a rien à envier à Legolas. Si le personnage est bien interprété et intéressant, le triangle amoureux avec Legolas et Kili est à mon sens totalement hors de propos et raté. L'histoire d'amour impossible entre elfes (prince et roturière) aurait été plus pertinente. 

 

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   À l'issue de ce combat, Kili est blessé et la compagnie rencontre Bard qui les fait entrer illégalement à Lacville. Ville lacustre, bâtie sur pilotis, magnifiquement reconstituée, elle donne lieu, dans un premier temps, à un petit jeu de cache-cache entre le Maître de la ville et ses espions et la Compagnie. Puis, dans un second temps, à un second affrontement, musclé, entre elfes et orques. Où Legolas montre encore à quel point il est rapide et efficace avec son arc et ses 2 dagues. Et où Tauriel soigne finalement Kili après un combat dans la maison de Bard. Scène d'ailleurs qui fait écho aux soins prodigués par Aragorn sur Frodo dans la Communauté.

 

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   Je vais aborder maintenant ce qui est pour moi le point négatif du film : Dol Guldur. Gandalf dès l'entrée de la forêt de Mirkwood quitte la Compagnie pour une mission de la plus haute importance en rapport avec le Nécromancien déjà apparu dans le 1er volet. Et après un aller et retour par delà les monts brumeux où la Compagnie a eu fort à faire avec les gobelins, Gandalf découvre l'identité et les plans du Nécromancien dans une scène graphiquement réussie mais qui pose de vraies questions sur la continuité de l’œuvre cinématographique.


http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/racine/bandes-annonces/video/le-hobbit-la-desolation-de-smaug-vf/68663090-1-fre-FR/Le-Hobbit-La-Desolation-de-Smaug-VF_reference.jpg


   Après que la Compagnie ait pansé ses blessures et se soit équipée auprès des habitants de Lacville, 9 des 13 nains partent en bateau en Erebor. S'ensuit une scène émouvante devant la porte cachée, qui montre le découragement des nains devant leur échec à découvrir cette porte. Porte trouvée par Bilbo qui lui n'avait pas perdu espoir. Biblo, en sa qualité de cambrioleur, doit trouver l'Arkenstone, symbole de la royauté naine sur Erebor, et le film arrive jusqu'au passage emblématique promis par le sous titre : Smaug. Que dire de Smaug sans user de superlatif ? Il est magnifiquement réussi. Il est fidèle à ce que j'attendais. Un dragon, puissant, impressionnant, effrayant et à la fois un peu joueur. Benedict Cumberbatch utilise à merveille toute la puissance de son jeu et de sa voix pour interpréter ce dragon avide d'or. Pour finir cette deuxième partie, une longue séquence d'action dans les mines où les nains luttent contre cet ennemi disproportionné qu'est Smaug. Scène grandiose, rapide, inventive avec les fourneaux, qui montre la cupidité du dragon.


http://img.filmsactu.net/datas/films/l/e/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug/xl/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-photo-52a06c9f5861b.jpg


   Pour conclure, la Désolation de Smaug est un très bon film à grand spectacle, Mieux rythmé qu'un voyage inattendu, mais aussi largement moins fidèle au roman. Reste le problème inhérent à toute adaptation : Comment faire tenir le matériau original 3 fois inférieur au Seigneur des Anneaux pour une durée équivalente ?

 

Par Oxo.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 20:30

Et vous, quelle version de l’histoire préférez-vous ?

 

Titre original : Life of Pi

Un film de Ang Lee

Etats-Unis

2012

 

Avec :

Suraj Sharma : Pi Patel

Irrfan Khan : Pi Patel adulte

Adil Hussain : Santosh Patel

Rafe Spall : l’écrivain

 

 

http://fr.web.img1.acsta.net/medias/nmedia/18/93/60/26/20298702.jpg


Candide. Micromégas. Ou plus récemment L’Alchimiste. Les contes philosophiques ont toujours eu pour but de raconter une histoire fantaisiste et merveilleuse afin de faire passer des réflexions plus poussées que ne le laissait penser le premier abord. Permettez-moi de penser que L’Odyssée de Pi est une œuvre qui utilise le même procédé au cinéma.

            Le film, adapté d’un roman que je ne connaissais pas, raconte l’histoire de Piscine-Molitor Patel (un nom difficile à porter, d’où la volonté du héros de tout faire pour se faire appeler seulement « Pi »). Ce jeune indien plein d’humour porte un regard sage et sagace sur le monde, notamment sur la religion et la foi. Jusqu’au jour où à la suite d’un naufrage, il se retrouve coincé sur un radeau de sauvetage seul avec un terrible tigre au nom invraisemblable (mais expliqué pour lui-aussi !) : Richard Parker.

            « Ce serait pas un peu n’importe quoi comme scénario ? » En effet ! Le ton est très léger et il est évident qu’il ne s’agit pas de proposer une œuvre réaliste (d’où mon introduction sur le conte philosophique). Mais la légèreté du propos et le personnage principal très attachant accrochent les spectateurs amateurs de contes modernes et de fantaisie. Pour tout dire, cela m’a fait penser à l’univers de Jean-Pierre Jeunet, que j’adore, et ce n’est pas innocent puisque notre réalisateur français préféré a été pressenti pour adapter ce roman.

 

http://www.you-s.com/wp-content/uploads/2012/12/LOdyss%C3%A9e-de-Pi1.png

 

            C’est finalement Ang Lee qui a réalisé l’œuvre, alléché par le défi d’adapter l’inadaptable. Et il s’est fait plaisir, il faut le dire. Et, ce faisant, il nous fait plaisir. L’image est purement magnifique, dans un imaginaire merveilleux représenté de façon brillante et onirique. La bande-annonce m’avait alléché par son imagerie et son caractère contemplatif, et bien il faut savoir que la majeure partie du film en est tout à fait digne. J’ai raté le film au cinéma et ai donc raté la 3D mais je la soupçonne d’avoir rendu honneur aux images. En tout cas, même en 2D, j’en ai pris plein les yeux et n’ai cessé de m’extasier sur plusieurs scènes.

            L’Odyssée de Pi  est sorti à Noël et il a été catalogué « film de Noël » pour son côté merveilleux et pour la présence de nombreux animaux qui faisait passer le film pour un film « pour enfants ». Il faut avouer que tout amoureux de la nature et des animaux sera forcément impressionné par Richard Parker, magnifique félin pourtant redessiné en animation, ainsi que par toute la faune terrestre et marine très conséquente que Pi va rencontrer tout au long du film.

 

http://gowith-theblog.com/wp-content/uploads/2012/12/odp-PHOTO-2.jpg

 

            Si l’aspect « conte » a été expliqué, il me reste à parler de l’aspect philosophique de l’œuvre, qui lui donne tout son sel (marin ?) et qui en fait beaucoup plus qu’un film familial de Noël. Le début et ses intéressantes réflexions sur la religion et le rationalisme le laissent déjà entrevoir, mais c’est surtout la fin qui nous explique le sens de l’histoire merveilleuse de Pi, et personnellement elle m’a mis une vraie claque. Sans spoiler, le thème du film est l’acceptation du merveilleux et de la foi dans notre vie pour l’enjoliver, et c’est d’une façon très émouvante que tout cela est amené. Message de paix, de foi et de tolérance, le tout nous fait réfléchir sur le pouvoir des mythes, de la fabulation et des histoires, et nous amène à revoir le film d’une autre façon. Et à rêver de tigres féroces et de baleines gigantesques dans notre vie…

 

http://braindamaged.fr/wp-content/uploads/2012/12/l-odyssee-de-pi-photo-1.jpg

 

Par Robert Mudas.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 17:55

Petite déception pour le héros de notre enfance...

 

Un film de Shinji Aramaki

Japon

2013

 

Avec :

Shun Oguri

Haruma Miura

Yû Aoi

 

http://media.melty.fr/article-1913178-ajust_930-f1385042337/albator-semble-encore-plus-sombre-que-dans.jpg

 

Beaucoup sont ceux qui ont grandi avec ce générique en tête. Et oui ca date un peu…

J’ai eu la surprise d’apprendre cette année qu’une adaptation en images de synthèse allait sortir le jour de Noël, j’ai regardé la bande annonce, et là je me suis dit « ouah c’est beau ».  Je suis donc allé voir ce film dans sa version 2D (une version 3D est aussi disponible).

Autant dire que comme j’avais eu vent que le créateur du personnage Leiji avait eu son mot à dire, j’attendais beaucoup de ce film.

 

On s’installe, les lumières s’éteignent et commence le film.

Première impression : « ouah c’est beau,  c’est comme final fantasy » graphiquement parlant bien entendu.

La deuxième c’est, « euh, je n’ai pas souvenir qu’ils faisaient ça dans les dessins animés ! »

Et oui, déception, l’histoire ne colle pas du tout à l’animé… Mais après tout, soit, si la nouvelle histoire vaut le coup.

Donc pas de Noos, Sylphides, humanoïdes extraterrestres et autres histoires détournées des Nibelungen.

 

http://www.cineheroes.net/chuploads/2013/12/albator-2013-2.jpg


Il est difficile de parler de l’histoire sans spoiler la moitié du film, en voici donc mon très court résumé :

Nous suivons Yama, jeune recrue à bord de l’Arcadia, commandé par le capitaine corsaire Albator, ennemi de l’humanité, cherchant à anéantir l’univers et pourchassé par la coalition de Gaia, qui protège la terre.  En dévoiler plus serait pour moi diminuer l’effet de surprise de l’histoire, mais il faut retenir qu’Albator  est bel et bien mis en scène comme un méchant, en quête de rédemption.

 

L’histoire en elle-même a un bon fond mais est très mal mise en scène, avec un manque de cohérence entre les plans, une intrigue qui se renverse beaucoup trop rapidement, et une histoire un peu trop tirée par les cheveux.

Bref la mise en scène de cette histoire est le gros point faible de ce film.

 

http://angiesrainbow.com/geikokujin/wp-content/uploads/2013/10/yuki-kei-1.jpg


Pourtant il n’y a pas que des mauvais points, il est graphiquement très réussi. Outre l’aspect sombre des scènes, le capitaine est très bien modélisé et est fidèle à l’animé.  C’est d’ailleurs la seule chose qui y sera fidèle d’ailleurs. Les scènes de combat spatial sont très bien réalisées mais toujours mal mises en scène malheureusement. Et le vaisseau, l’Arcadia, est majestueux, peut-être même un peu trop lors des batailles. Voilà tout : sa spécialité, l’éperonnage, est usée… et abusée aussi d’ailleurs.

Cela reste un film qui se laisse pourtant regarder et le « jeu d’acteur » reste saisissant.

 

Le bilan : une histoire totalement différente, une mise en scène défaillante (c’est d’ailleurs le réalisateur de Starship Trooper Invasion qui était aux commandes, je comprends un peu mieux certaines choses maintenant), non pour moi ce n’est pas un bon long métrage.

Un peu plus de réalisme, une histoire un peu mieux présentée, peut être rajouter une petite demi- heure de film afin de donner un peu plus de cohérence à l’enchaînement des plans aurait pu donner à ce film un effet buzz qui n’aura pas lieu.

Cela reste un film de catégorie « DVD à regarder un soir où il y a rien à la télé où pour la curiosité ».

 

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Par Valentin.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 12:10

Dans un trou vivait un Hobbit.

 

Un film de Peter Jackson

Etats Unis
2012

Avec :
Martin Freeman : Bilbo

Ian McKellen: Gandalf
Richard Armitage : Thorin

Ken Stott : Balin

Graham McTavish : Dwalin
John Callen : Oin

Peter Hambleton : Gloin

William Kircher : Bifur
James Nesbitt : Bofur

Stephen hunter : Bombur

Dean O'Gorman : Fili

Aidan Turner : Kili

Adam Brown : Ori
Jed Brophy : Nori
Mark Hadlow : Dori

 

http://img1.lesnumeriques.com/news/27/27364/le-hobbit-un-voyage-inattendu-affiche.jpg

 

Bilbo, jeune rentier bien sous tout rapport, appréciant la bonne chère, la bonne compagnie et la simplicité de la vie dans la Comté, voit son destin basculer le jour où Gandalf, magicien de son état, le propose comme cambrioleur à la troupe de nains menée par Thorin Ecudechêne afin de reconquérir la cité perdue d'Erebor, prise par Smaug, dragon de son état, amateur d'or, il y a de ça plusieurs années. 

 

http://matecefilm.com/wp-content/uploads/2013/01/le-hobbit-un-voyage-inattendu-photo-5059bb9d0107a.jpg

 

Le film est bien sûr adapté du roman éponyme de J.R.R. Tolkien publié en 1937, après avoir été un conte pour ses enfants durant le tea time. 

Cette adaptation commence par un prologue exposant le contexte de la prise d'Erebor et de la fuite des nains. Premiers points positifs : Smaug n'est pas montré, constituant une menace inéluctable et imparable. Ensuite l'inimitié envers nains et elfes est exposée de manière simple et concrète. Pour finir, ce prologue nous renvoie au Seigneur des Anneaux, dont il est le préquel mais tourné après, avec une discussion entre Bilbo et Frodo pendant les derniers préparatifs de la fête d'anniversaire de Bilbo débutant le Seigneur des Anneaux. Ce qui nous amène au premier point négatif : Le décalage de ton entre les deux œuvres est frappant et marquant. Le Seigneur est une œuvre sombre, grave et adulte alors que Bilbo est plus enfantine à son commencement et emprunte une certaine gravité au fur et à mesure des événements. 

Pour preuve, la première rencontre avec Gandalf et Thorin à Cul de Sac correspond au ton léger (avec de légères adaptations) avec le roman tout comme la rencontre avec Bert, Bill et Tom, les 3 trolls, vus ensuite dans le SdA. Le changement de ton s'opère vraiment avec la bataille d'Azanulbizar, où Thorin gagne son surnom Ecudechène, évoqué seulement dans le SdA, où l'on retrouve le côté sombre, guerrier de la première trilogie. 

 

http://lestoilesheroiques.fr/wp-content/uploads/2012/09/hobbit-voyage-inattendu-application-apple-7.jpg

 

Toujours pour évoquer ce problème de ton : les chansons. Celle des Misty Mountains est une totale réussite. Blunt the knives dans Cul de Sac est entraînante et drôle. Malheureusement, celle du roi Goblin dans Goblinville est trop burlesque alors que la Compagnie est à deux doigts de se faire tuer par cet ennemi ancestral qu'est le gobelin.

 

 

 

http://static.lexpress.fr/medias_2151/w_605,h_400,c_fill,g_north/le-hobbit-un-voyage-inattendu-13_1101522.jpg

 

Dernier point : Radagast le Brun. magicien, membre des Istari comme le sont Gandalf et Sarouman est décrit comme excentrique. Il l'est pour le moins. Mage plus proche de la faune et de la flore que des humains, la fiente sur son visage et les lapins de Rhosgobel, tirant son traineau, rendent son personnage plus comique que véritablement impressionnant.

 

http://www.nowhereelse.fr/wp-content/uploads/2012/10/Poster-Hobbit-Voyage-Inattendu.jpeg

 

Bon point de l'adaptation par Boyens, Jackson et Walsh : la personnalisation des 13 nains. Dans le roman, mis à part Bombur, qui est obèse, et Thorin, meneur de cette compagnie, tous les nains se ressemblent à de rares exceptions près, ils se différencient par la couleur de leur capuche...

Même si on ne se souvient pas du nom de tous les nains, on peut au moins les reconnaître quand on les voit à l'écran.  Même si certains ont seulement quelques lignes de texte durant tout le film.

 

http://www.filmosaure.com/wp-content/uploads/2012/12/le-hobbit-gandalf-galadriel.jpg

 

L'autre point à noter est l'apparition du Conseil Blanc, seulement cité dans les Appendices du Seigneur des Anneaux, explicitant les disparitions répétées de Gandlaf au cours de son périple avec la Compagnie, permettant de faire le lien avec les aventures de la Compagnie de l'Anneau se déroulant 70 ans plus tard en retrouvant les grands figures telles que Galadriel, Elrond et Sarouman.

 

L'humour quant à lui est toujours présent et montre bien le décalage entre Bilbo, sédentaire et solitaire, et les nains, aventuriers et en groupe. (avec comme bémol, la scène additionnelle de la version longue des nains dans la fontaine à Rivendell, selon moi totalement ratée.)

 

http://img.xooimage.com/files97/f/e/c/g-ants-de-pierre-4280ccc.jpg

 

Autre scène impressionnante : le combat des géants de pierre des Monts Brumeux. Fidèle au roman et retranscrite de manière époustouflante comme Goblinville, ces deux passages montrent la volonté et la capacité des auteurs à adapter en version longue l'œuvre de Tolkien. Pour preuve, la scène de fuite de Goblinville tient en une page et les géants en un paragraphe. 

 

La rencontre entre Bilbo et Gollum, étant la scène marquante de ce premier volet, a tenu toutes ses promesses. La situation est compliquée pour Bilbo, abandonné dans un lieu hostile avec une créature effrayante. La tension est palpable, les enjeux forts et l'issue incertaine. Freeman et Serkis ont tourné cette scène en premier et ont donné le meilleur d'eux même pour une scène grandiose !

 

http://www.nopopcorn.fr/images/Movie_ScreenShoot/photos/le-hobbit-un-voyage-inattendu/Le-Hobbit-Un-Voyage-Inattendu-Photo-5.jpg

 

Dernière séquence qui conclut cette première partie des aventures du Hobbit : l'attaque des wargs après la fuite de Goblinville menée par l'Orque Azog. Reprenant les événements relatés dans le roman, cette scène est pour moi symbolique du ton du film. A la fois étirée pour la rendre spectaculaire, guerrière avec l'attaque de Bilbo, sombre par le défi entre Thorin et Azog et aussi légère dans le sens où je n'ai jamais eu peur pour cette Compagnie (de même pour les Trolls, Goblinville....) et que l'apparition des Aigles est tout sauf providentielle, Gandalf les appelant.

Reste le dernier plan, magnifique, nos 15 héros sur le Carrock, où l'on découvre au loin Erebor, montagne à la fois si loin et si proche. Et pleine de promesses à venir !

 

http://www.thelandofshadow.com/wp-content/uploads/2013/03/erebor_thumb11.png

Pour conclure, Le Hobbit : un voyage inattendu est un bon film, mêlant aventure, action, humour, gravité et divertissement mais souffrant aussi de longueurs (comment remplir 2h45 par film alors que la matériau de base est trois fois moins important que le Seigneur des Anneaux...) et d'une incohérence de ton entre l'œuvre originale et l'adaptation d'un monde déjà porté à l'écran.

 


Pour en finir avec cet article, abordons la version longue. Je possède la version DVD collector, avec les deux premiers disques contenant le film, puis mes trois autres avec les bonus. Et comme pour la version collector du Seigneur des Anneaux, celle-ci foisonne de bonus reprenant la génèse de ce projet qui a failli être maudit, puis revient sur tout le travail des acteurs, des gens du concept art, du maquillage, des armes et armures en passant par tous les décors et bien sûr des effets spéciaux.
Des bonus que l'on aimerait voir bien plus souvent !

 

Par Oxo.

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