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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 14:00

Les quatre fantastiques du Docteur Marvel

 

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                Du  22 mars au 31 août se tient à Paris (plus précisément au musée Art Ludique) une exposition consacrée aux super-héros Marvel. Il est évident que ma conscience professionnelle m’a obligé à découvrir, rien que pour mes chers lecteurs, cet événement qui marque une première à Paris, repéré par la culture geek.


                L’exposition se décline en plusieurs salles, consacrées à différents héros ou groupes de héros : Les 4 Fantastiques, les Héros urbains, Les Héros en groupes, les Héros cosmiques. Les distinctions sont plus-ou-moins heureuses et on peut parfois s’y perdre un peu quant on se rend compte qu’on est passés des quatre fantastiques aux X-Men sans avoir vu de frontière. Aucun souci pour les fans, mais pour les néophytes je ne suis pas sûr que tout soit bien abordable. En témoignent les discussions (si drôles !) que l’on peut entendre devant les œuvres exposées...


Un enfant montrant Wolverine sur une ancienne planche, quand il s’appelait encore Serval chez nous : « C’est Wolverine, ça, Mamie ? »

Mamie : « Ah non, c’est Captain America. »

L’enfant, montrant Cyclope : « Et lui ? »

Mamie : « Je ne sais pas du tout. Ce ne doit pas être quelqu’un de connu. »

Ce genre de discussions rend la visite très drôle, mais elle interpelle aussi sur la qualité des informations données…

 

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                Parlons donc du fond : qu’avons-nous dans la collection de ce musée ? De bien beaux originaux, il faut l’admettre. Beaucoup de couvertures ou de planches originales de très grands auteurs depuis Kirby à Cassaday. Un fan peut allégrement y passer des heures, il faut le dire, si tant est que voir les planches originales d’albums cultes l'intéresse. D’autres peuvent rester très froids devant cela, surtout quand on ne connaît pas vraiment le contexte, l’auteur ou l’historique du personnage car les explications sont assez maigres et se limitent à de courtes présentations des personnages et à de longues présentations des auteurs. Ne vous attendez donc pas à ouvrir une Encyclopédie Marvel pour rencontrer tous les alliés et ennemis de vos héros préférés, plutôt à voir une belle collection de pièces cultes concernant ces personnages. C’est pour moi le défaut de cette expo, qui met beaucoup de choses devant les yeux sans bien dire ce que l’on voit. Un petit historique des personnages et de leur évolution au fil des décennies, à retrouver sur le graphisme des œuvres présentées par exemple, aurait été réellement bienvenu. Mais bon, on ne va pas refaire la présentation…

                Assez insensible au noir-et-blanc, je l’avoue honteusement, je suis resté assez froid devant les planches de Kirby déjà lues dans des anthologies. Par contre, les dessins colorisés d’Alex Ross et Adi Granov m’ont réellement impressionné et méritent à eux-seuls le détour.

               

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                 La collection s’orne également d’éléments issus de l’univers cinématographique Marvel (on en reste aux droits de Marvel cependant, donc ni les films X-Men ni les sagas Spider-Man ne sont évoqués). Parmi ces éléments, on retrouve des maquettes de personnages ou de costumes (des maquettes utilisées pour le design du costume de Captain America, de Thor, d’Iron Man ou encore pour l’apparence de Groot dans le prochain Gardiens de la Galaxie), des accessoires issus des tournages (le bouclier de Captain America, le casque d’Iron Man, une moto de l’Hydra par exemple)  et surtout une superbe collection de dessins d’étude ou de story-boards pour les films du MCU. Ces découvertes sont le bon point de l’exposition selon moi.

               

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                  Je parle de bon point car il y a aussi des mauvais points. J’ai déjà cité le manque d’informations qui peut parfois faire en sorte qu’on regarde quelque chose sans trop savoir de quoi il s’agit. En effet, on a pour chaque planche les informations que sont la date, l’auteur, le numéro de l’épisode. Point. Ne vous attendez pas à une étude de l’évolution de l’apparence physique de Susan Storm, du costume de Wolverine ou des membres composant les X-Men de tous les pays. La création de Captain America en vue de la propagande militaire ou l’arrivée de la deuxième vague de X-Men comportant des nationalités venues du monde entier ne seront que des détails mentionnés au détour d’un panneau facile à omettre. Bref, un manque de confrontation et de mise en perspective. Un exemple concret : dans la section « Thor », on trouve côte à côte une planche du Thor traditionnel des années 60-70 et une planche du Thor version Ultimate, barbu façon viking. Ces deux planches sont voisines mais aucun panneau ne nous invite à comparer ces deux versions du même personnage, ce qui aurait été extrêmement intéressant. A la place, la mamie passera en se disant « tiens, pourquoi là il a une barbe et pas là ? » et je trouve cela vraiment dommage.

               

                  Les informations et les approfondissements, on les trouvera du côté de vidéos très intéressantes placées un peu partout dans les salles. Je n’aime guère m’arrêter devant des écrans quand je visite un musée mais vu que toutes les informations s’y trouvent, il ne faut pas hésiter pour cette exposition : dans chaque vidéo, une interview de Stan Lee expose un thème (le lien à la mythologie, le costume, la considération des super-héros, etc), repris par les interventions de plusieurs personnalités, parmi lesquelles Sfar, Coipel ou même Zep. Ces petites vidéos sont enrichissantes et dynamiques, et forment un peu toute l’information disponible dans l’exposition.

           

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                Le reproche que je fais concerne donc la muséographie. Mon dernier voyage à Londres m’a subjugué par la qualité des musées de la capitale, dans lesquels les œuvres sont classées, disposées de façon intelligente et cohérente, avec un parcours de visite qui nous laisse comprendre ce que l’on voit et sa place dans le thème de l’exposition. En France, j’ai tendance à trouver que tout est placé en fourre-tout dans le musée sans vraie réflexion. Comparez le museum d’Histoire Naturelle de Londres et de Paris, et tout sera dit. Cette exposition souffre encore de ce problème. Là où je m’attendais à une perspective chronologique, ou un classement par périodes, par auteurs, amenant à bien voir l’évolution du format comics, j’ai été bien déçu par une présentation mal fichue par personnages. De même, ne vous attendez pas à voir les différentes étapes de création d’une planche (storyboard, crayonné, encrage, colorisation), car il n’y en aura pas. C’est vraiment dommage, d’autant plus que le prix d’entrée de l’exposition assez élevé aurait pu laisser entendre un petit effort sur l’approfondissement.

                    Qui plus est, le côté ludique manque cruellement. Vous espériez pouvoir porter une réplique du bouclier de Cap ou du marteau de Thor pour évaluer leur poids ? (Je dis ça parce que la Tour de Londres le fait pour les équipements de chevaliers, mais je dis ça comme ça…) Et bien non ! Le ludique s’arrêtera à une simple photographie que l’on peut prendre gratuitement en compagnie des Avengers. C'est sympa, mais pas assez pour enthousiasmer le petit Kévin que Mamie Jacqueline a eu la bonne idée d'amener au musée puisqu'il y avait un super-héros sur l'affiche.

                Mais bon, ne boudons pas notre plaisir de parcourir une exposition consacrée aux super-héros, malgré ses faiblesses et son prix, et profitons du matériel vraiment impressionnant rassemblé dans cette belle collection.

 

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Par Robert Mudas.

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Published by Robert Mudas - dans Expositions - Spectacles
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 18:00

Du Rohan, par l'Isengard, jusqu'à Cirith Ungol...

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Le second volet du ciné concert du Seigneur des Anneaux les Deux Tours s'est déroulé du 26 au 29 Juin 2013 toujours au Palais des Congrès de Paris.

 

 

 


 

 

Le programme toujours écrit par Doug Adams présente les thèmes de ce volet ainsi que tous les artistes présents solistes, comme choeurs.

 

Pour la représentation à laquelle j'assiste, le chef d'orchestre n'a pas oublié comme la dernière fois sa partition.

 

 

 


 

 

Connaissant le film pour l'avoir visionné plus que de raison et étant un peu plus familiarisé avec le principe, je m'autorise à filmer plus de séquences (sans pour autant sacrifier mon plaisir de spectateur). De même, je passe plus de temps à regarder l'orchestre durant les phases de dialogues sans musique.

 

 

 


 

Le thème du Rohan, un de mes préférés, prends toute sa puissance durant cette réprésentation. De toute façon, Howard Shore n'a pas gagné tous ses oscars, dont trois pour cette trilogie, sans raison. Sa musique ajoute une sensibilité et une force aux scènes.

 

 

 

 

 

 

Comme sur le premier volet, le thème de l'amour entre Aragorn et Arwen se rappelle à nous et nous commencons à découvrir cet homme s'affirmer en tant que meneur, malgré le poids de sa lignée sur ses épaules.


 

 

 

De même que lors de sa chute contre le Balrog, le retour de Gandalf en cavalier blanc a ému toute la salle. Ce retour inattendu alors que nos trois héros pensaient se trouver nez à nez avec Saroumane, leur redonne de l'espoir.

 


 

 

La bataille du Gouffre de Helm est sûrement LE passage que j'attendais le plus lors de cette soirée et je n'ai pas été déçu. Quelle force, quelle puissance, quel souffle épique!


J'ai quand même pris le temps de revor avec plaisir le caméo de Peter Jackson lors de cette bataille du Gouffre. Je trouve que son apparition en pleine action est plus intéressante que celle de la Communauté où il apparait dans Bree avec une carotte à la main.



 




 
Petit plaisir, cette scène du débat de Gollum, où on oublie totalement que c'est un personnage crée en image de synthèse ( même si le talent d'Andy Serkis est indéniable derrière.)

 





 

Comme pour la Communauté, la salle, après le générique final, s'est levé pour offrir une standing ovation à tous ces artistes.

Comme pour la Communauté, j'ai été une fois de plus transporté dans cet univers que je connais si bien et qui arrive encore à m'émouvoir après autant de lecture, visionnage et d'écoute.

Le ciné concert du Retour du Roi se déroulera du 4 au 7 avril 2014 et j'ai hâte de me replonger dans ce dernier volet si riches en émotions.

 

 

Par Oxo. 
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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 11:35

De la Comté, par Rivendell, jusqu'aux Chutes du Rauros...

 

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Ce ciné concert du premier volet de la célèbre trilogie s'est tenu pour la première fois à Paris de 24 au 27 Octobre 2012 au Palais des Congrès. Elle avait été présentée auparavant à Lyon. Le film est diffusé en version cinéma et en VO sous titré en français. Malheureusement pas de version longue, ce qui donne une impression étrange de passages manquants pour les habitués, dont je fais partie.


Pour ma part, j'ai assisté à la séance du 25 Octobre. C'était la première fois que j'allais au Palais des Congrès et le lieu est magnifique. Un très bel amphithéâtre avec des sièges particulièrement confortables et un personnel très accueillant.

Première bonne surprise, malgré le prix des places (entre 50 et 130 € selon la catégorie choisie) la salle était quasiment pleine (dans les 90% je dirais). La seconde, ce sont 200 personnes sur scène entre musiciens et chœurs. La troisième, le programme, vendu à 10 €, est intéressant. Les textes sont de Doug Adams (auteur du livre "The Music of the Lord of the Rings Films") et expliquent le choix des thèmes récurrents et de leur portée et présentent l'univers et les artistes présents sur scène. 

Preuve que les forces de Sauron étaient à l’œuvre, le chef d'orchestre en arrivant sur scène en est reparti aussitôt, il avait oublié sa partition. Détail amusant, la partition est contenue dans un livre rouge. Livre rouge qui regroupe tous les écrits de Bilbo suite à ses aventures en Erebor et  ceux de Frodo suite à la guerre de l'Anneau.

 


Les premières images du prologue apparaissent sur l'écran et tous les musiciens commencent à jouer. Le son est parfait, l'émotion est présente et c'est un réel plaisir que de redécouvrir tous ces morceaux (que j'ai écoutés et que j'écoute toujours en CD) joués par un orchestre philharmonique.

 

Le plaisir est évident d'entendre dans cette version live le thème du Hobbit durant l'anniversaire de Bilbo et durant leur marche à travers la Comté. De même pour le thème, plein de puissance, de la Communauté et celui, rempli de noiceur, du Mordor et celui d'Isengard. Les émotions ressurgissent sans même avoir besoin de regarder ce qui se passe à l'écran.

 


 


L'émotion était bien réelle quand la soliste Kaitlyn Lusik a chanté Aniron, interprétée par Enya dans le film. Même voix cristalline, même intensité et des frissons pour cette déclaration entre deux êtres qui s'aiment.

 

 

 

 


 

 

Il y eut un entracte juste après le conseil d'Elrond d'une vingtaine de minutes. Pause salutaire pour tout le monde et compréhensible, même si personnellement j'aurais préféré avoir tout le concert en une session.

 

Après cette pause, l'aventure nous amène à Khazad-Dûm, dans le royaume des nains  et on assiste à la chute de Gandalf dans les profondeurs de la Moria. Dire que la salle a été emue par cette chute est un doux euphémisme, tant la scène est puissante et le personnage charismatique.

De même pour la mort de Boromir lors de son combat désespéré pour sauver Merry et Pippin

 

 

 


 

 

A la fin de la représentation et du générique de fin, toute la salle s'est levée dans une longue standing ovation afin de mieux remercier tous ces artistes sur scène. Que ce soient les musiciens, les solistes et ce choeur de jeunes enfants qui avaient l'air tout intimidés.


Je suis ressorti de la salle avec une joie énorme d'avoir redécouvert dans de très bonnes conditions une oeuvre et une bande originale
épiques. C'était même perturbant de suivre un film lors des passages sans aucune musique puisque je n'avais pas suivi les images mais seulement la musique.


J'avais hâte de découvrir la suite avec les Deux Tours !

 

 

 

Les vidéos ne rendent qu'en partie la puissance éprouvée dans la salle. Elles ont été tournées avec un smartphone plus du tout à la pointe et ne servent qu'à montrer ce que peut être une expérience d'un ciné concert.

J'aurais pu tourner plus de séquences mais pour une première fois, je me suis offert le plaisir d'apprécier le spectacle.
Par Oxo.
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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:50

... mais des fois faut quand même se forcer un peu ...

Un spectable de et avec Alexandre Astier mis en scène par Jean-Christophe Hembert

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Posons tout de suite les bases de cet article : si je devais croire en dieu et si je pouvais choisir qui pourrait l'incarner, je choisirais sans aucun doute Alexandre Astier.

 

Cet artiste est un véritable génie, aux multiples facettes et de ce que l'on peut percevoir à travers les interviews ou les spectacles quelqu'un de très humain.

 

Tout cela pour vous dire que vous aurez tout le loisir de me juger partial dans mon appréciation, vous aurez sans doute raison.

 

Bref ...

 

Plutôt que de vous parler de Kaamelott, la série que tout le monde connait (si ce n'est pas le cas, vous aurez à subir mon courroux), j'ai choisi de vous présenter le spectacle qu'Alexandre Astier a écrit et présenté pour la première fois en 2012, intitulé "Que ma joie demeure !".

 

Cette pièce de théâtre (mais avec un seul acteur, on est à la limite du one man show) présente durant près d'une 1h30 quelques jours de la vie de Jean-Sebastien Bach.

 

Comme pour sa série diffusée sur M6, Alexandre Astier a choisi de s'arrêter non pas sur les grands événements qui ont marqué la vie du Kappelmeister, mais plus sur les petits tracas du quotidien.

 

Ici pas de cantates, pas de sonates, peu d'allusions aux grandes compositions que tout le monde connait au moins d'oreilles, mais plutôt une expertise d'orgue qui s'avérera épique, un cours de vulgarisation mémorable, et surtout des sentiments, de la tristesse, de la colère tout cela s'appuyant sur la perte de 10 des 20 enfants qu'a connu le compositeur allemand.

 

Cela donne un spectacle drôle, fin, mais aussi très touchant.

 

Le ton est tantôt grave, tantôt léger, les répliques font mouche, et on retrouve d'ailleurs un peu le ton du roi Arthur sur certaines répliques.

 

L'écriture d'Astier et la mise en scène de Jean-christophe Hembert (Karadoc dans Kaamelott) sont un petit peu déroutantes au départ, basées sur ses flashbacks et des flashforwards, mais le tout s'imbrique parfaitement lorsqu'on arrive à la fin et l'on sort de ce spectacle euphorique du plaisir d'avoir passé un très agréable moment tout en ayant appris plein de choses.

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Car il faut bien le dire, c'est aussi un spectacle hautement intelligent, culturel, qui plaira autant à ceux qui ont quelques notions de musique qu'aux néophites, et c'est là aussi tout ce qui fait la force de cette pièce.

 

Astier fait étalage de ses talents d'acteur, mais aussi de musicien, interprétant des bribes de compositions de Bach au clavecin et à la viole de gambe avec une maestria époustouflante, héritée sans doute de ses années de conservatoire.

 

Voilà, je n'en dirais sans doute pas beaucoup plus pour vous laisser un peu de surprise, mais si vous souhaitez découvrir ce petit bijou, sachez qu'il existe une version DVD (Bluray aussi d'ailleurs) ... Et si vous hésitez, pour vous faire une idée jetez un coup d'oeil au sketch qu'il avait interprété en 2011 au festival de Montreux.

 

Pour rajouter un peu à la légende du sieur Astier, sachez que nous avons eu la chance de voir ce spectacle récemment, à la Cité de la musique de Paris. Notre inquiétude a été grande quand nous avons appris en lisant le programme qu'Alexandre Astier s'était blessé à la cheville quelques jours avant et que le spectacle avait été du coup adapté.

 

Au final, un spectacle quasiment inchangé malgré (et nous l'apprendrons plus tard) une fracture de la cheville. Car oui, contre l'avis de son médécin, il semble que l'acteur principal et unique ait choisi de refuser une opération afin de finir sa tournée et de tenir ses engagements, jouant pour le coup avec des béquilles et des "nike du 18ème".

 

Laà où d'autres auraient pu se défiler, lui a choisi de supporter la douleur (on parle d'antalgique pour pouvoir tenir) par respect pour son public.

 

Moi je dis grand Monsieur. 

 

Par Maël.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:35

 Découvrez la visite intégrale de ce lieu en photos, du quartier environnant la tour jusqu’à ses caves, en passant par ses 9 étages.

 

Art : Street Art
Type d’évènement : Projet Street Art
Période : Du 1er au 31 octobre 2013
Lieu : Tour Paris 13, 5 rue Fulton, 75013 Paris
Initiative : Galerie Itinerrance, avec Medhi Ben Cheikh
Artistes : Plus de 100 artistes du monde entier

 

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La Tour Paris 13 est un évènement d’envergure, une sorte de révolution du Street Art, une nouvelle façon de mettre en avant cet Art auprès du grand public et de façon totalement autorisée. Une idée de projet jamais réalisé auparavant, en France du moins. Il y a bien eu des mises en avant de l’Art à travers des squats d’artistes, comme celui de la rue de Rivoli à Paris. Mais dans le cas de la Tour Paris 13, il s’agit d’une toute autre démarche artistique.

 


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Le Street Art est aujourd’hui un Art urbain reconnu. Depuis quelques années il trouve même sa place dans certaines expositions dédiées hors de la rue (Celle du Musée de La Poste, Au-delà du Street Art, en 2012-2013 en est d’ailleurs un bon exemple en France et avait attiré de nombreux visiteurs). La rue étant pourtant son lieu de prédilection, comme son nom l’indique.
Cependant pour le projet réalisé autour de la Tour Paris 13, le Street Art prend ici une toute autre tournure. Je n’appellerais pas cela une exposition – c’est également l’avis de l’initiateur du projet, Medhi Ben Cheikh, et de sa « Galerie Itinerrance » dédiée à la mise en avant de street artistes du monde entier – c’est encore autre chose, cela va au-delà des expos qui sont souvent assimilées aux musées ou aux galeries d’Art. Et dans le même temps cela ne se passe plus uniquement dans la rue comme cela a pu l’être pour du Street Art autorisé à l’extérieur d’anciens bâtiments voués à démolition, tels l’ancien entrepôt  de la RATP de la rue des Pyrénées dans le 20e arrondissement parisien, aujourd’hui détruit. Ce projet Tour Paris 13 reste proche de la rue et il est pourtant novateur dans son approche puisqu’il a été très organisé pour permettre au public d’accéder librement aux créations d’une centaine d’artistes à l’intérieur même d’un immeuble. 


 

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La particularité et l’originalité de ce projet est qu’il a lieu dans un immeuble d’habitations HLM du 13e arrondissement de Paris qui a été prêté par le bailleur ICF Habitat La Sablière grâce à la collaboration de la Mairie du 13e. Ce prêt a été possible, dans un temps limité, tout spécialement pour la conception de ces œuvres avant la destruction totale de la tour. Destruction qui va permettre par la suite la reconstruction de nouveaux logements sociaux. Ce qui explique bien naturellement la disparition inéluctable de ce mouvement de Street Art gigantesque. C’est toujours le risque pour le Street Art, mais les artistes sont les premiers à savoir que leurs réalisations dans un tel cadre sont éphémères, même si parfois permises pendant un laps de temps.



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C’est également un évènement exceptionnel et d’ampleur car collectif et vraiment international ! La Galerie Itinerrance a invité des artistes du monde entier à participer (France, Portugal, Italie, Espagne, Arabie Saoudite, Royaume-Uni, Brésil, Australie, Tunisie, Iran, Argentine, Chili, Mexique, Luxembourg, Etats-Unis). On retrouve des artistes (plus de 100) tous styles confondus tels que Vhils, Dan23, Le Cyclop, Loiola, Mp5, David Walker, Liliwenn, Ludo, Ethos, Inti Ansa, Jimmy C, Hopnn, eL Seed, Stinkfish, Uriginal, Vexta, Mosko, C215,… Vous pouvez en retrouver la liste complète ici.

 


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En ce qui concerne la visite : c’est vraiment fabuleux, extraordinaire et complètement atypique ! Quand on pénètre dans le lieu on est tout de suite subjugué, fasciné, par ce qu’on y découvre. Cela se voit d’ailleurs dans le regard de tous les visiteurs à tous les étages. On se balade vraiment dans des logements dont on sent qu'ils ont été habités il y a encore peu de temps, avec salons, cuisines, salles de bain, etc (il reste des meubles, des baignoires, des pots de confiture, du papier peint, etc), tout y est entièrement peints d’œuvres d’Art magistrales, y compris l’ascenseur et la cage d’escalier. Sur les 9 étages et les caves, presque tous les appartements (4 par étages) ont été investis par les artistes à l’exception de certains (3 ou 4) encore habités jusqu’à la démolition. 



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Pour les fans de Street Art, d’Art contemporain en général, et pour tous les autres, c’est vraiment un évènement incontournable à aller voir absolument. Mais pour y aller il faut s’accrocher et faire preuve de courage et de patience pour arriver à destination car tous les jours (même en pleine semaine) la file d’attente peut durer jusqu’à 5h (« quand on aime on ne compte pas » comme on dit) ! Tout ce monde prouve bien que d’autres ont compris qu’il ne fallait pas manquer ça. Je crois que je n’ai jamais fait autant de queue de ma vie – j’y suis allée en deux fois, première fois 1h d’attente en soirée, et la deuxième fois 4h30 de queue en pleine journée – mais ça valait vraiment le coup.

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J’ai ainsi pu photographier l’intégralité des appartements décorés, jusqu’aux caves, en passant par le quartier environnant qui laisse place aussi à des œuvres de Street Art, certaines réalisées par les artistes invités de la tour. Je peux donc maintenant vous faire profiter de la visite dans ses moindres recoins, à vous qui n’avez peut-être pas eu la chance de vous rendre directement sur le lieu. Les photos prises par les visiteurs sont un trésor pour tous, le seul témoignage, le seul sauvetage possible de ses œuvres éphémères qui vont maintenant disparaitre physiquement dans quelques jours. C’est pour cette raison que je tenais à partager les miennes avec vous (vous en avez déjà un échantillon sur cet article), pour vous en faire profiter, pour que vous ayez également l’occasion de vivre un peu de cette aventure de Street Art inhabituelle et immanquable.
Je tiens à préciser que je ne dispose pas forcément d’un appareil photo dernier cri, mes photos ne sont donc pas toujours de très bonne qualité, mais ce qui compte c’est mon œil avisé de photographe sur cet évènement qui vous fera découvrir ce que d’autres n’ont peut-être pas vu ou ne vous ont pas révélé sur d’autres photos du même endroit.
J’ai légendé chaque photo avec le nom des artistes sauf quand je n’avais pas l’info. Possible qu’il y ait parfois des erreurs. N’hésitez pas à me les signaler et à m’indiquer les noms des artistes manquants pour que je puisse corriger.

 

 

La visite intégrale de la Tour Paris 13 et de ses environs en photos, c’est par ici, bonne visite virtuelle à tous !


Il faut savoir également que ce projet Street Art est aussi une première au niveau de la sauvegarde numérique et participative puisque les initiateurs de l’évènement proposent à tous les internautes de sauver virtuellement la Tour Paris 13 du 1er au 10 novembre 2013. Pour se faire, il faudra apparemment cliquer sur les œuvres qui méritent de ne pas être perdues sur le site web de la Tour Paris 13. C’est là qu’on se pose la question : toutes ces créations variées et originales ne méritent-elles pas d’être toutes préservées ? Probable que cela soit finalement le cas au bout de ces 10 jours de participation digitale si les gens pensent la même chose…Nous verrons !  


Et sinon il vous reste encore quelques jours, jusqu’au 31 octobre 2013, pour visiter réellement la Tour Paris 13. C’est gratuit. L’accès au public est possible seulement durant le mois d’octobre avant démolition en novembre. C’est ouvert tous les jours sauf le lundi, de 12h à 20h. Ils font rentrer les visiteurs par 50. La visite prend environ 1h30 à 2h.

 

 

Par Sarah L.

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