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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 10:50

Une moustache qui manque pas d'air.

 

Réalisation : Chris Renaud et Kyle Balda.

D'après l'oeuvre Originale  du Dr Seuss Le Lorax

 

Casting doublage : Kev'Adams , Alexandra Lamy  , François Berleand. Pour la VF.

                                Zac Efron , Ed-Helms , Taylor Swift , Dany Devito pour la  VO.

 2012

 Lorax1.jpg


  Pitch : Ted est un jeune garçon de 12 ans fou amoureux de sa  jeune et jolie voisine, qui est déjà au lycée, et pour réussir à conquérir le cœur de sa belle, il part en croisade pour lui trouver ce quelle désire le plus au monde : une graine d'un arbre Truffula. Parce que, oui !, Ted vit dans la jolie petit ville de Thneedville, entièrement constituée de plastique, où l'air n'est respirable que grâce aux bouteilles d'air que vend le « gentil » O'hare, et où la végétation est inexistante.

 

  Critique : Avant de vous parler du film en lui même, je pense qu'il est important de parler de l’œuvre dont il est librement inspiré : Le Lorax du Dr Seuss. Le Dr Seuss est aux américains ce que peut être Saint-Exupéry, ou les histoires du petit  Nicolas, pour nous autres Français. C'est un incontournable de la littérature  enfantine.

 

  Alors le film a ses faiblesses et ses petits raccourcis faciles, mais pour avoir lu le matériau de base dont il est extrait, eh bah ils ont fait un sacré boulot d'adaptation.

  Je m'explique. Le petit livre du Dr Seuss doit faire, allez, en étant gentille, 20 pages, avec 5 lignes de texte sur une des pages avec de magnifiques illustrations. Donc en tirer un film d'1h30 sans perdre l'essence de l'histoire originale s'avère être un joli petit défi. Qui n’est pas si mal réussi.

 

Lorax3.jpg

 

  Pour avoir participé à l'aventure du Lorax en tant qu'infographiste, je peux vous dire que le film a énormément évolué, entre le moment ou je suis arrivée sur la production, 4 mois avant la livraison client, et sa version finale.

  Tout ça grâce aux (ou « à cause des » au choix) projections tests. C'est une pratique qui a souvent court à Hollywood. Pour voir si les spectateurs sont réceptifs au film, si les personnages font mouche, etc. Bref, suite à une de ces projections, le film a vécu un réel remaniement de son scénario à hauteur de 40% je dirais, ce qui est ENORME à 4 mois de la livraison et à 9 mois de la première sortie en salle US.

  Effectivement, le film souffrait d'un gros problème scénaristique au niveau de la narration, chose qu'il ont eu bien du mal à régler, car pour ma part c'est une des faiblesses du film.

 

  Donc abordons le premier problème du film : les personnages.

  On commence notre récit  en suivant les aventures du jeune Ted, auquel le spectateur, tout naturellement, s'identifie, enjeu du film etc. Pour que notre jeune garçon parvienne à son but, il doit retrouver le Gachpi-ller (en VO « Once-ler » vous allez comprendre plus tard pourquoi je tiens à le notifier), qui serait apparemment la seule personne encore vivante à savoir ce qui est arrivé aux arbres.

  Et là on touche le cœur du problème, car au moment où Ted va rencontrer le « Once-ler », c'est ce dernier que nous allons suivre dans ses péripéties d’antan. Ainsi le lien qu'avait mis en place toute la première partie du film entre Ted et son spectateur est d'un coup tout chamboulé, et c'est ainsi tout au long du film.

 

Lorax2.jpg

 

  Deuxième petit problème, qui n'en est pas vraiment un… Si je peux vous donner un conseil quant à l’œuvre du Dr Seuss c'est d'avoir le plaisir de la lire dans sa version originale. Car ce monsieur était un maître dans l'art du jeu de mots.

  Ainsi chaque nom de personnage, d’élément de l’environnement, a été minutieusement réfléchi. Notamment le cas du « Once-ler », qui est un petit jeu sur « once » qui signifie grosso modo « une fois » et le suffixe « -er » a comprendre dans le sens de l’appartenance donc, « celui qui utilise tout une seul fois » un Gaspilleur donc, d’où le nom du personnage en Français.

  Et c'est le petit problème de l’adaptation en différentes langues. Tout l'univers perd de son sens avec des traductions et des jeux de mots qui n'ont plus leur place dans une langue et un environnement culturel qui est autre que celui d'origine.

 

  Par contre là ou le film a su donner du corps à l'histoire, c'est tout l'ajout du « background » avec « Thneedville » le méchant de l'histoire, ainsi que la mise en image de tout ce qui a découlé des actions du « Once-ler ». Car aucun de ces éléments n'existe dans le livre.

  Ainsi le film a tout de même réussi le tour de force d’emmener plus loin le propos d'origine sans pour autant le trahir. Mais en donnant autant de profondeur à l'histoire ils sont tombés dans une faiblesse scénaristique, qui n'aurait pu être évitée : celle de donner un visage au "Once-ler"

  Car ce qui faisait le génie du livre et qui a fait le flop des premières adaptations du récit, c'est que le personnage du « Once-ler » n'est représenté que par ses bras et son chapeau dans l’œuvre originale. Ce qui fait que la menace qu'il représente pouvait être appliquée à chacun d'entre nous, ou personne de notre environnement.

 

Lorax4-copie-1.jpg

 

  Bilan :

  Au delà  de la prouesse visuelle de ce film, car oui, et je suis totalement objective sur ce point, même ayant participé a sa réalisation : ce film est une petit prouesse visuelle, il a su égaler des productions comme Disney-Pixar, ou Dreamworks avec au moins 5 fois moins de Budget.

  Le film a tout de même réussi à produire ici une belle adaptation de l'œuvre du Dr Seuss, rendant hommage à tout l'imaginaire et à l'univers de ce dernier. Même s’il se perd dans des faiblesses visuelles et scénaristiques, notamment dues à la complexité de l’œuvre à adapter et comme toujours au public visé, l'histoire arrive à tenir debout et on se prend d'affection pour la cause du Lorax sans arriver à détester ce brave « once-ler ».

  Ils ont réussi à faire du Lorax un personnage drôle et attachant, ce qui n’était pas gagné au vu de son rôle, (notamment grâce à l’interprétation de Dany Devito en VO ; celle de François Berléand est franchement en-dessous).

  Et surtout, même si la morale de l'histoire est un peu toute belle tout rose, elle fait réfléchir sur la place de l'homme dans la société, et sur ce que ses actes impliquent, aussi minimes puissent-ils paraître au niveau de la planète toute entière. Et qu'il y aura toujours un espoir tant que des gens continueront à se battre.

  Si vous voulez passez un bon moment en famille, ou vous remettre du baume au cœur, courez sur ce divertissement, il vous réchauffera le cœur et éblouira vos mirettes !

 

Par Darkim Lain.

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Published by Darkim Lain - dans Cinéma
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commentaires

Darkim 21/08/2013 14:56

Certes la réalisation ne fait vraiment pas tout. les personnage manque effectivement cruellement de charisme , notamment du au trop pleins de protagoniste.Comme explique précédemment dans
l'article. Trop de monde en avant vas de paire avec manque de temps a l'image pour leur donner suffisamment de profondeur psychologique.

Après pour le côté foutage de gueule , je crois que dans le monde du cinéma ont est pas a une aberration près. Vu que le film été produit par des Ricain mais entièrement réalisé et crée en France.
(vi la France et la nouvelle chine des ricain , Yeah B@tch) Mais il faut aussi ce dire que c'est l’adaptation d'un bouquin pour enfant qui venais d'un Écrivain qui pour le coup été en avance sur
sont temps vis a vis de ses préoccupation écologique en montrant du doigt les industriel peut scrupuleux de l' époque (1971 premier publication il me semble) . Et en ce qui me concerne je préfère
avoir une morale dans ce sens , plutôt que la gentille petit fille va enfin pouvoir ce marier et faire bcp d'enfant .^^

Mais bon de base une production audiovisuel qui veux ce targué d'avoir un discours écologique et tout manière d’emblée plombé , et sonne faux, vu le nombre de machine , de papier , de serveur , et
quantité de café qui son nécessaire a la réalisation d'un film XD.

Eluyn Shandsen 21/08/2013 12:28

Tiens c'est pas faux pour Wall-E... mais bon ce dernier se teinté d'une charge assez violente contre la société de consommation purement américaine... 'y a qu'à voir la société humaine du futur...
un peuple d'obèses en fauteuil...
Ouch, quoi.

Eluyn Shandsen 20/08/2013 12:53

Hum, la réalisation ne fait pas tout.
Perso, j'ai trouver l'histoire un poil trop moralisatrice et surtout, les personnages manquent cruellement de charisme.
@ côté de ça, même si l'intention est louable... franchement un film écolo fait par des 'ricains ? Mouais, en bouche 'y a comme un arrière gout de foutage de gueules.
Et oui, je suis totalement de mauvaise foi.

Robert Mudas 20/08/2013 18:06



C'est vrai que j'y ai pensé aussi en lisant l'article ! Mais comme je n'ai pas encore vu ce film, je ne me permets pas de juger.


Et puis, Pixar nous avait bien fait le coup avec Wall-E qui pour moi était une franche réussite.



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