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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:50

... mais des fois faut quand même se forcer un peu ...

Un spectable de et avec Alexandre Astier mis en scène par Jean-Christophe Hembert

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/04/12/21ef18a6-82f2-11e1-b3f8-4d7d21e91c14-493x328.jpg

Posons tout de suite les bases de cet article : si je devais croire en dieu et si je pouvais choisir qui pourrait l'incarner, je choisirais sans aucun doute Alexandre Astier.

 

Cet artiste est un véritable génie, aux multiples facettes et de ce que l'on peut percevoir à travers les interviews ou les spectacles quelqu'un de très humain.

 

Tout cela pour vous dire que vous aurez tout le loisir de me juger partial dans mon appréciation, vous aurez sans doute raison.

 

Bref ...

 

Plutôt que de vous parler de Kaamelott, la série que tout le monde connait (si ce n'est pas le cas, vous aurez à subir mon courroux), j'ai choisi de vous présenter le spectacle qu'Alexandre Astier a écrit et présenté pour la première fois en 2012, intitulé "Que ma joie demeure !".

 

Cette pièce de théâtre (mais avec un seul acteur, on est à la limite du one man show) présente durant près d'une 1h30 quelques jours de la vie de Jean-Sebastien Bach.

 

Comme pour sa série diffusée sur M6, Alexandre Astier a choisi de s'arrêter non pas sur les grands événements qui ont marqué la vie du Kappelmeister, mais plus sur les petits tracas du quotidien.

 

Ici pas de cantates, pas de sonates, peu d'allusions aux grandes compositions que tout le monde connait au moins d'oreilles, mais plutôt une expertise d'orgue qui s'avérera épique, un cours de vulgarisation mémorable, et surtout des sentiments, de la tristesse, de la colère tout cela s'appuyant sur la perte de 10 des 20 enfants qu'a connu le compositeur allemand.

 

Cela donne un spectacle drôle, fin, mais aussi très touchant.

 

Le ton est tantôt grave, tantôt léger, les répliques font mouche, et on retrouve d'ailleurs un peu le ton du roi Arthur sur certaines répliques.

 

L'écriture d'Astier et la mise en scène de Jean-christophe Hembert (Karadoc dans Kaamelott) sont un petit peu déroutantes au départ, basées sur ses flashbacks et des flashforwards, mais le tout s'imbrique parfaitement lorsqu'on arrive à la fin et l'on sort de ce spectacle euphorique du plaisir d'avoir passé un très agréable moment tout en ayant appris plein de choses.

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Car il faut bien le dire, c'est aussi un spectacle hautement intelligent, culturel, qui plaira autant à ceux qui ont quelques notions de musique qu'aux néophites, et c'est là aussi tout ce qui fait la force de cette pièce.

 

Astier fait étalage de ses talents d'acteur, mais aussi de musicien, interprétant des bribes de compositions de Bach au clavecin et à la viole de gambe avec une maestria époustouflante, héritée sans doute de ses années de conservatoire.

 

Voilà, je n'en dirais sans doute pas beaucoup plus pour vous laisser un peu de surprise, mais si vous souhaitez découvrir ce petit bijou, sachez qu'il existe une version DVD (Bluray aussi d'ailleurs) ... Et si vous hésitez, pour vous faire une idée jetez un coup d'oeil au sketch qu'il avait interprété en 2011 au festival de Montreux.

 

Pour rajouter un peu à la légende du sieur Astier, sachez que nous avons eu la chance de voir ce spectacle récemment, à la Cité de la musique de Paris. Notre inquiétude a été grande quand nous avons appris en lisant le programme qu'Alexandre Astier s'était blessé à la cheville quelques jours avant et que le spectacle avait été du coup adapté.

 

Au final, un spectacle quasiment inchangé malgré (et nous l'apprendrons plus tard) une fracture de la cheville. Car oui, contre l'avis de son médécin, il semble que l'acteur principal et unique ait choisi de refuser une opération afin de finir sa tournée et de tenir ses engagements, jouant pour le coup avec des béquilles et des "nike du 18ème".

 

Laà où d'autres auraient pu se défiler, lui a choisi de supporter la douleur (on parle d'antalgique pour pouvoir tenir) par respect pour son public.

 

Moi je dis grand Monsieur. 

 

Par Maël.

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