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Un film de Peter Jackson
Etats Unis
2013
Avec :
Martin Freeman : Bilbo
Ian McKellen: Gandalf
Richard Armitage : Thorin
Ken Stott : Balin
Graham McTavish : Dwalin
John Callen : Oin
Peter Hambleton : Gloin
William Kircher : Bifur
James Nesbitt : Bofur
Stephen hunter : Bombur
Dean O'Gorman : Fili
Aidan Turner : Kili
Adam Brown : Ori
Jed Brophy : Nori
Mark Hadlow : Dori
Lee Pace: Thranduil
Orlando Bloom: Legolas
Evangeline Lily : Tauriel
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Ce second volet démarre par un prélude oû Gandalf rencontre Thorin à Bree, à l'auberge du Poney Fringant avant leur arrivée à Cul de Sac, l'occasion des traditionnels caméos de Peter Jackson et de sa fille Katie, qui montre la crainte suscitée par la reprise du royaume d'Erebor par les nains.
Puis le film reprend sur les Gobelins poursuivant la Compagnie et qui amènent celle-ci chez Beorn, ermite vivant à l'orée de la Forêt de Mirkwood, prochain point de passage vers la montagne. Personnage singulier s'il en est, puisqu'il est un changeur de forme ours, de taille impressionnante et terriblement puissant. Le personnage a été un peu modifié par rapport au roman et ce n'est là que mon avis mais on verra plus de scènes dans la version longue.

La Compagnie réapprovisionnée, repart et entreprend la traversée de la forêt en empruntant le sentier qui leur évite le sud où les forces du mal grandissent et le territoire des elfes au nord. Cette forêt très ancienne est en proie au mal et n'est pas amicale. Après avoir perdu le sentier, Bilbo et les 13 nains se retrouvent attaqués et emprisonnés par des araignées géantes. Scène emblématique de la seconde partie du roman, elle est effrayante, oppressante et bien retranscrite à l'écran. Elle ajoute en plus l'emprise naissance de l'Anneau sur Bilbo. J'espère sincèrement plus de scènes dans la version longue,
Après avoir été secourue par les Elfes de la forêt, la Compagnie est amenée dans le palais du roi Thranduil, où l'inimitié elfes-nains réapparaît et ils se retrouvent enfermés dans des geôles. Seul Bilbo, invisible grâce à l'anneau, est libre de ses mouvements. Il parvient à subtiliser les clés, libérer ces compagnons en utilisant les tonneaux vides qui sont acheminés par la rivière. La rivière est le théâtre d'une séquence des plus impressionnantes : chaque nain est enfoncé dans un tonneau, et ils sont poursuivis par les elfes, qui se sont aperçus de leur fuite, et par les orques qui continuent leur chasse. S'ensuit un combat épique, sur terre et dans l'eau, bien rythmé, où Legolas montre à nouveau ses talents d'archer et où l'on découvre le personnage inventé de Tauriel, capitaine de la garde, très efficace en femme d'action qui n'a rien à envier à Legolas. Si le personnage est bien interprété et intéressant, le triangle amoureux avec Legolas et Kili est à mon sens totalement hors de propos et raté. L'histoire d'amour impossible entre elfes (prince et roturière) aurait été plus pertinente.

À l'issue de ce combat, Kili est blessé et la compagnie rencontre Bard qui les fait entrer illégalement à Lacville. Ville lacustre, bâtie sur pilotis, magnifiquement reconstituée, elle donne lieu, dans un premier temps, à un petit jeu de cache-cache entre le Maître de la ville et ses espions et la Compagnie. Puis, dans un second temps, à un second affrontement, musclé, entre elfes et orques. Où Legolas montre encore à quel point il est rapide et efficace avec son arc et ses 2 dagues. Et où Tauriel soigne finalement Kili après un combat dans la maison de Bard. Scène d'ailleurs qui fait écho aux soins prodigués par Aragorn sur Frodo dans la Communauté.
Je vais aborder maintenant ce qui est pour moi le point négatif du film : Dol Guldur. Gandalf dès l'entrée de la forêt de Mirkwood quitte la Compagnie pour une mission de la plus haute importance en rapport avec le Nécromancien déjà apparu dans le 1er volet. Et après un aller et retour par delà les monts brumeux où la Compagnie a eu fort à faire avec les gobelins, Gandalf découvre l'identité et les plans du Nécromancien dans une scène graphiquement réussie mais qui pose de vraies questions sur la continuité de l’œuvre cinématographique.
Après que la Compagnie ait pansé ses blessures et se soit équipée auprès des habitants de Lacville, 9 des 13 nains partent en bateau en Erebor. S'ensuit une scène émouvante devant la porte cachée, qui montre le découragement des nains devant leur échec à découvrir cette porte. Porte trouvée par Bilbo qui lui n'avait pas perdu espoir. Biblo, en sa qualité de cambrioleur, doit trouver l'Arkenstone, symbole de la royauté naine sur Erebor, et le film arrive jusqu'au passage emblématique promis par le sous titre : Smaug. Que dire de Smaug sans user de superlatif ? Il est magnifiquement réussi. Il est fidèle à ce que j'attendais. Un dragon, puissant, impressionnant, effrayant et à la fois un peu joueur. Benedict Cumberbatch utilise à merveille toute la puissance de son jeu et de sa voix pour interpréter ce dragon avide d'or. Pour finir cette deuxième partie, une longue séquence d'action dans les mines où les nains luttent contre cet ennemi disproportionné qu'est Smaug. Scène grandiose, rapide, inventive avec les fourneaux, qui montre la cupidité du dragon.
Pour conclure, la Désolation de Smaug est un très bon film à grand spectacle, Mieux rythmé qu'un voyage inattendu, mais aussi largement moins fidèle au roman. Reste le problème inhérent à toute adaptation : Comment faire tenir le matériau original 3 fois inférieur au Seigneur des Anneaux pour une durée équivalente ?
Par Oxo.