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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 07:40
 

"Ne jamais traiter avec un dragon !"

 

 

Un film de Peter Jackson

Etats Unis
2013

Avec :
Martin Freeman : Bilbo

Ian McKellen: Gandalf
Richard Armitage : Thorin

Ken Stott : Balin

Graham McTavish : Dwalin
John Callen : Oin

Peter Hambleton : Gloin

William Kircher : Bifur
James Nesbitt : Bofur

Stephen hunter : Bombur

Dean O'Gorman : Fili

Aidan Turner : Kili

Adam Brown : Ori
Jed Brophy : Nori
Mark Hadlow : Dori
Lee Pace: Thranduil
Orlando Bloom: Legolas
Evangeline Lily : Tauriel

 

http://www.journaldugeek.com/files/2013/11/hobbit_la_desolation_de_smaug_poster_affiche.jpg

 

   Ce second volet démarre par un prélude oû Gandalf rencontre Thorin à Bree, à l'auberge du Poney Fringant avant leur arrivée à Cul de Sac, l'occasion des traditionnels caméos de Peter Jackson et de sa fille Katie, qui montre la crainte suscitée par la reprise du royaume d'Erebor par les nains.

 

http://cinefusion.files.wordpress.com/2013/12/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-photo-52a6fbfee6197.jpg?w=714&h=366


   Puis le film reprend sur les Gobelins poursuivant la Compagnie et qui amènent celle-ci chez Beorn, ermite vivant à l'orée de la Forêt de Mirkwood, prochain point de passage vers la montagne. Personnage singulier s'il en est, puisqu'il est un changeur de forme ours, de taille impressionnante et terriblement puissant. Le personnage a été un peu modifié par rapport au roman et ce n'est là que mon avis mais on verra plus de scènes dans la version longue.

 

http://static1.purebreak.com/articles/2/66/61/2/@/264190-le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-diapo-1.jpg

 

   La Compagnie réapprovisionnée, repart et entreprend la traversée de la forêt en empruntant le sentier qui leur évite le sud où les forces du mal grandissent et le territoire des elfes au nord. Cette forêt très ancienne est en proie au mal et n'est pas amicale. Après avoir perdu le sentier, Bilbo et les 13 nains se retrouvent attaqués et emprisonnés par des araignées géantes. Scène emblématique de la seconde partie du roman, elle est effrayante, oppressante et bien retranscrite à l'écran. Elle ajoute en plus l'emprise naissance de l'Anneau sur Bilbo.  J'espère sincèrement plus de scènes dans la version longue,

 

http://www.les-lectures-de-cachou.com/wp-content/uploads/2013/12/The-Hobbit-The-Desolation-of-Smaug-14.jpg


   Après avoir été secourue par les Elfes de la forêt, la Compagnie est amenée dans le palais du roi Thranduil, où l'inimitié elfes-nains réapparaît et ils se retrouvent enfermés dans des geôles. Seul Bilbo, invisible grâce à l'anneau, est libre de ses mouvements. Il parvient à subtiliser les clés, libérer ces compagnons en utilisant les tonneaux vides qui sont acheminés par la rivière. La rivière est le théâtre d'une séquence des plus impressionnantes : chaque nain est enfoncé dans un tonneau, et ils sont poursuivis par les elfes, qui se sont aperçus de leur fuite, et par les orques qui continuent leur chasse. S'ensuit un combat épique, sur terre et dans l'eau, bien rythmé, où Legolas montre à nouveau ses talents d'archer et où l'on découvre le personnage inventé de Tauriel, capitaine de la garde, très efficace en femme d'action qui n'a rien à envier à Legolas. Si le personnage est bien interprété et intéressant, le triangle amoureux avec Legolas et Kili est à mon sens totalement hors de propos et raté. L'histoire d'amour impossible entre elfes (prince et roturière) aurait été plus pertinente. 

 

http://braindamaged.fr/wp-content/uploads/2013/11/le-hobbit-la-desolation-de-smaug-spot-avec-tauriel-et-extraits-de-la-bo-en-ecoute-une-631x250.jpg


   À l'issue de ce combat, Kili est blessé et la compagnie rencontre Bard qui les fait entrer illégalement à Lacville. Ville lacustre, bâtie sur pilotis, magnifiquement reconstituée, elle donne lieu, dans un premier temps, à un petit jeu de cache-cache entre le Maître de la ville et ses espions et la Compagnie. Puis, dans un second temps, à un second affrontement, musclé, entre elfes et orques. Où Legolas montre encore à quel point il est rapide et efficace avec son arc et ses 2 dagues. Et où Tauriel soigne finalement Kili après un combat dans la maison de Bard. Scène d'ailleurs qui fait écho aux soins prodigués par Aragorn sur Frodo dans la Communauté.

 

http://www.nosmeilleursfilms.fr/wp-content/uploads/2014/01/Gandalf.jpg
   Je vais aborder maintenant ce qui est pour moi le point négatif du film : Dol Guldur. Gandalf dès l'entrée de la forêt de Mirkwood quitte la Compagnie pour une mission de la plus haute importance en rapport avec le Nécromancien déjà apparu dans le 1er volet. Et après un aller et retour par delà les monts brumeux où la Compagnie a eu fort à faire avec les gobelins, Gandalf découvre l'identité et les plans du Nécromancien dans une scène graphiquement réussie mais qui pose de vraies questions sur la continuité de l’œuvre cinématographique.


http://www.premiere.fr/var/premiere/storage/images/racine/bandes-annonces/video/le-hobbit-la-desolation-de-smaug-vf/68663090-1-fre-FR/Le-Hobbit-La-Desolation-de-Smaug-VF_reference.jpg


   Après que la Compagnie ait pansé ses blessures et se soit équipée auprès des habitants de Lacville, 9 des 13 nains partent en bateau en Erebor. S'ensuit une scène émouvante devant la porte cachée, qui montre le découragement des nains devant leur échec à découvrir cette porte. Porte trouvée par Bilbo qui lui n'avait pas perdu espoir. Biblo, en sa qualité de cambrioleur, doit trouver l'Arkenstone, symbole de la royauté naine sur Erebor, et le film arrive jusqu'au passage emblématique promis par le sous titre : Smaug. Que dire de Smaug sans user de superlatif ? Il est magnifiquement réussi. Il est fidèle à ce que j'attendais. Un dragon, puissant, impressionnant, effrayant et à la fois un peu joueur. Benedict Cumberbatch utilise à merveille toute la puissance de son jeu et de sa voix pour interpréter ce dragon avide d'or. Pour finir cette deuxième partie, une longue séquence d'action dans les mines où les nains luttent contre cet ennemi disproportionné qu'est Smaug. Scène grandiose, rapide, inventive avec les fourneaux, qui montre la cupidité du dragon.


http://img.filmsactu.net/datas/films/l/e/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug/xl/le-hobbit-2-la-desolation-de-smaug-photo-52a06c9f5861b.jpg


   Pour conclure, la Désolation de Smaug est un très bon film à grand spectacle, Mieux rythmé qu'un voyage inattendu, mais aussi largement moins fidèle au roman. Reste le problème inhérent à toute adaptation : Comment faire tenir le matériau original 3 fois inférieur au Seigneur des Anneaux pour une durée équivalente ?

 

Par Oxo.

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Published by Oxo - dans Cinéma
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commentaires

Eluyn Shandsen 12/02/2014 12:58

Oulah, tout rédacteur exposant son travail en accès libre sur la toile s’expose de fait à la critique, bonne ou mauvaise. Que l’on se satisfasse ou pas du style très narratif du Sieur Oxo est avant
tout affaire de goût (dont il ne faut jamais discuter, pour la paix des ménages et le salut de nos âmes)… En revanche, je partage le point de vue de Delphine sur les révélations au sujet du
film.

Bien qu’il s’agisse d’une œuvre dite classique, l’adaptation qui en a été tirée n’est pas littérale et de grandes libertés ont été prises avec le matériau de base (vous citez par exemple l’histoire
d’amour esquissée entre Kili et Tauriel avec Legolas en porte-chandelle).
Et puis, (et là je parle en mon nom propre) si j’avais été Tolkien ou Peter Jackson, tomber sur un article décrivant du début à la fin mon œuvre me ferait relativement suer. Qu’on critique une
œuvre, ok, c’est le boulot d’un critique, mais qu’on vous la prémâche, non merci, très peu pour moi. Ensuite, c’est à l’auteur de l’article de défendre sa position, soit critique (et on se limite à
cela, hein), soit vulgarisateur multiculturel au risque de passer pour un feignant.

Et malgré tout le respect que j’ai pour vous, M. Mudas, oui, quelques balises « spoiler » n’auraient pas été de trop. Pour vous citer : "ALERTE SPOILER : il y a un dragon à la fin !", super ! Très
drôle, c’est comme pour le Titanic de Cameron : "ALERTE SPOILER : le bateau coule à la fin !"… Mais bon, pour ces deux films, ce qui se passe pendant vaut aussi son pesant de cacahuètes.

Donc pour résumer, je ne remets pas en cause le style mais le parti-pris de l’auteur de cet article.

Robert Mudas 13/02/2014 18:20



Tiens, c'est un plaisir de vous savoir toujours parmi nos lecteurs !


 


Par contre, je suis un peu dégouté pour le spoiler sur Titanic. Franchement merci quoi...


Trève de plaisanteries. Je ne sais pas trop quoi répondre. Je ne vais pas virer ni engueuler mon camarades chroniqueur, ni bannir ou engueuler les lecteurs déçus. Quand j'écris à Delphine que je
suis désolé que cet article "gâche" son  film selon elle, c'était sincère. Je suis désolé, mais je ne peux pas y faire grand-chose. J'ai juste envie de dire "Ainsi va la vie" et espérer que
les prochains articles vous plairont davantage.


Quant à ce que l'auteur vienne "défendre sa position", je ne vois pas vraiment le blog comme un tribunal mais comme une tribune, ce qui est bien différent. Et beaucoup plus cool dans le principe.
Après, je réfléchirai davantage à des balises spoilers dans ma relecture des prochains articles avant publication, c'est tout ce que je peux garantir. Mais pas de bouc-émissaire à livrer à la
vindicte, désolé !


 


Allez, au plaisir de lire aussi des commentaires sur les articles que vous avez aimés !



Delphine 09/02/2014 23:21

Ben mince, merci pour les révélations sans avertissement... sinon article plat et sans saveur dans un style très scolaire.

Robert Mudas 10/02/2014 16:18



Notre camarade chroniqueur Oxo est un passionné de Tolkien, et chaque article qu'il écrit sur les adaptations de cet auteur est un descriptif détaillé des scènes et des choix pris par
l'adaptation cinématographique, ponctué d'anecdotes intéressantes. Ceci étant clair dès le début de l'article, je n'ai pas jugé bon de rajouter des balises "spoiler" à chaque paragraphe de
l'article, d'autant plus que l'oeuvre est extrêmement classique et personnellement je n'ai aucune surprise en voyant ce genre d'histoire. Faudrait-il vraiment un "ALERTE SPOILER : il y a un
dragon à la fin !" ?


Désolés pour vous que vous n'ayez pas apprécié, en tout cas. J'espère que d'autres articles du blog correspondent davantage à ce que vous attendez de chroniques cinématographiques, car chaque
chroniqueur a son style bien à lui.


 


Cordialement,


Robert Mudas



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