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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 13:00

Si l'amour est un jeu alors jouons ah ah ah ...

 

Developpement : Altus

Editeur : Deep Silver

Sorti le 09 Fevrier 2012 en France, déconseillé aux - 18 ans

Disponible sur PS3 /Xbox360

 


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  Hello les gens en ces période de fêtes je viens vous proposer un petit jeu que vous pourrez faire et refaire à votre guise, à proposer en cadeau de papa noël économique si l'aventure vous en dit, à votre âme sœur, à vos amis, ou à votre famille (bon peut être pas papa et maman, quoique... ).Car le jeu dont nous allons parler aujourd'hui n'est pas tout récent et a déjà plus d'un an.

Et donc se trouve facilement pour moins de 30 euros.

Je vais vous parler de Catherine.


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Tout d'abord l'histoire :

Bienvenue à Tokyo, vous y incarnerez «  Vincent », un jeune trentenaire, en couple avec Katherine, un peu paumé en ce qui concerne son avenir amoureux.

Après une soirée passée au bar avec vos amis, vous faites la rencontre d'une jeune et jolie jeune fille, qui appelle au vice, prénommée Catherine, avec qui vous vous retrouvez le lendemain matin au lit…

De plus, vous passez la nuit à faire des cauchemars étranges, à gravir des montages de blocs pour sauver votre peau, et à discuter avec des moutons à taille humaine.

Et comme si ce n'était pas assez, une série de décès étranges semble frapper les trentenaires de la ville ; de quoi vous faire quelque cheveux blancs en avance.... Welcome in the Game...


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Voici votre charmante hôtesse pour la soirée 


Quel programme mes amis.

  L'introduction avec un petit coté « bienvenue dans la 4ème dimension » nous plonge directement dans une ambiance quelque peu surnaturelle.

L'histoire, si vous prenez vraiment le temps de vous intéresser à chaque détail, et à chaque discussion qu'il vous est permis d'avoir avec les divers protagonistes, se révélera de plus en plus fouillée, complexe et folle.

 

Au cours de ce petit résumé, vous aurez compris qu' il ressort 2 types de « game-play » bien distincts.

Un premier game-play qui s'apparentera plus à un pseudo jeu social où il vous faudra parler à vos acolytes, les divers protagonistes et surtout votre « petite amie ». Et réussir à démêler le vrai du faux, si faux il y a. Et surtout vous amener à faire des choix .

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Parler avec les differents protagonistes vous permettra peut etre d'y voir un peu plus clair dans toute cette histoire ^^

 

Puis chaque soir lorsque vous aurez quitté le bar, il vous faudra affronter vos terribles cauchemars... Un « puzzle-game » qui se corsera de niveau en niveau où vous devrez escalader un enchevêtrement de blocs, de diverses matières que vous pourrez tantôt détruire, tantôt bouger pour vous frayer un chemin vers la liberté. Et ça ne sera pas toujours chose facile.

Heureusement vos amis moutons seront là pour vous donner de précieux conseils.


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A la fin de chaque niveau il vous faudra penser à discuter avec vos petits compagnons d'infortune, il en va de votre survie. 


Pensez donc bien à ramasser suffisamment d'argent dans le niveau pour pouvoir vous acheter quelque bonus qui vous seront bien utiles, car vous avez un nombre limité de « retry » et je peux vous assurer qu'arrivés à un certain niveau vous serez bien contents d'en avoir à la pelle.

Car s'il suffit de trouver le meilleur chemin pour monter le plus vite possible c'est surtout qu' à chaque niveau, une espèce d’entité monstrueuse et démoniaque vous court après et désire votre mort plus que tout.


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Attention certains blocs se révèlent un peu glissants, gare à la chute.

 

La prise en main du deuxième game-play s'avère un peu difficile. Vous pesterez souvent contre la réactivité un peu molle du héros qui vous fera tomber alors que vous aviez correctement appuyé sur la flèche pour monter d'un cran, etc. Mais une fois le coup de main pris, pour les afficionados des « highscores » ça sera du pur plaisir.


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Ah une belle montagne de cubes, vous allez les détester ^^


L'esthétique du jeu m' a au début un peu rebutée, n'étant pas une grande fan de la 3D CellShading, et l'anime des personnages dans la phase sociale est un peu raide.

Mais les cinématiques en animation 2D type traditionnel également réalisées par l'excellent « studio 4°C » ( « Amer Béton » ), m'ont vraiment exaltée. Elles donnent un vrai cachet au jeu et insufflent un aspect plus humain aux différents protagonistes.

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Petit aperçu du rendu des cinématiques en animation tradi ^^

 

N'oubliez pas : chaque réponse que vous choisirez aura un impact sur la finalité de votre aventure.

Il y a effectivement 5 fins possibles dans ce jeu. Pour avoir exploré avec mon compagnon deux des 5 alternatives, j'ai vu qu'il n'est pas forcément évident de déceler ce qui s'apparente à une réponse qui vous ménera vers la "good ending" ou vers la "bad ending". Nous avons été plusieurs fois surpris que l'une de nos réponses tende plutôt du côté rouge "evil" de la balance que du côté bleu "angélique".

Mais il faut faire attention ici en employant le terme de "good" et "bad ending", car ces deux situations finales ne cadrent pas dans ces codes habituels et heureusement .

Ce qui fait que si vous répondez de manière honnête à chaque question, cela vous ménera forcément à une fin différente de votre voisin. Et ainsi vous pouvez vous amuser à découvrir toutes les issues possibles et  cinématiques possibles du jeu.

Mais peu importe au final la fin de ce jeu car le parcours que vous aurez à suivre se revelera être la plus grande richesse et vous tiendra en haleine jusqu'au bout.

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  A chaque fin de montée, une question vous sera posée  par un mystèrieux personnage qui révélera un peu plus à chaque fois votre vision du couple.


 

 

Bref ! Bien qu'atypique tout en étant unique en son genre, « Catherine » est un jeu qui pour sûr vous divertira.

Bon, pour ceux que les « try and die » rebutent complètement : passez votre chemin, sous peine de balancer votre manette en plein dans votre téléviseur plus d'une fois (si le téléviseur survit au premier assaut).


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Eh vi, ça vous arrivera souvent : pas de panique un petit oreiller et c'est reparti.


Mais si l'aventure vous en dit, elle sera j'en suis sûr enrichissante, sous sa vitrine alléchante, pas du tout cachée pour deux sous, de jeu à tendance érotique.

D’ailleurs à ce propos notre version, au grand dam de beaucoup d'européens, a été franchement censurée. Oui, faudrait pas trop nous choquer : le jeu vidéo reste dans la tête de beaucoup un loisir pour jeunes, alors qu'il s'est depuis bien longtemps démocratisé chez nos amis nippons à tous les niveaux de la population, patrie de ce petit bijou.

 

Je disais donc, derrière cette vitrine, la finalité de cette œuvre ne sera pas de vous juger, ni de vous apporter de belles morales à 2 francs six sous, mais juste de vous apporter du fun, du fantastique, et peut être vous amener à vous poser certaines questions sur votre rapport au couple, votre vision de la vie a deux, de l’infidélité, ou du célibat choisi.

Un petit OVNI interactif comme il me plairait de croiser plus souvent.

 

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Par Darkim Lain.

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 11:35

De la Comté, par Rivendell, jusqu'aux Chutes du Rauros...

 

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Ce ciné concert du premier volet de la célèbre trilogie s'est tenu pour la première fois à Paris de 24 au 27 Octobre 2012 au Palais des Congrès. Elle avait été présentée auparavant à Lyon. Le film est diffusé en version cinéma et en VO sous titré en français. Malheureusement pas de version longue, ce qui donne une impression étrange de passages manquants pour les habitués, dont je fais partie.


Pour ma part, j'ai assisté à la séance du 25 Octobre. C'était la première fois que j'allais au Palais des Congrès et le lieu est magnifique. Un très bel amphithéâtre avec des sièges particulièrement confortables et un personnel très accueillant.

Première bonne surprise, malgré le prix des places (entre 50 et 130 € selon la catégorie choisie) la salle était quasiment pleine (dans les 90% je dirais). La seconde, ce sont 200 personnes sur scène entre musiciens et chœurs. La troisième, le programme, vendu à 10 €, est intéressant. Les textes sont de Doug Adams (auteur du livre "The Music of the Lord of the Rings Films") et expliquent le choix des thèmes récurrents et de leur portée et présentent l'univers et les artistes présents sur scène. 

Preuve que les forces de Sauron étaient à l’œuvre, le chef d'orchestre en arrivant sur scène en est reparti aussitôt, il avait oublié sa partition. Détail amusant, la partition est contenue dans un livre rouge. Livre rouge qui regroupe tous les écrits de Bilbo suite à ses aventures en Erebor et  ceux de Frodo suite à la guerre de l'Anneau.

 


Les premières images du prologue apparaissent sur l'écran et tous les musiciens commencent à jouer. Le son est parfait, l'émotion est présente et c'est un réel plaisir que de redécouvrir tous ces morceaux (que j'ai écoutés et que j'écoute toujours en CD) joués par un orchestre philharmonique.

 

Le plaisir est évident d'entendre dans cette version live le thème du Hobbit durant l'anniversaire de Bilbo et durant leur marche à travers la Comté. De même pour le thème, plein de puissance, de la Communauté et celui, rempli de noiceur, du Mordor et celui d'Isengard. Les émotions ressurgissent sans même avoir besoin de regarder ce qui se passe à l'écran.

 


 


L'émotion était bien réelle quand la soliste Kaitlyn Lusik a chanté Aniron, interprétée par Enya dans le film. Même voix cristalline, même intensité et des frissons pour cette déclaration entre deux êtres qui s'aiment.

 

 

 

 


 

 

Il y eut un entracte juste après le conseil d'Elrond d'une vingtaine de minutes. Pause salutaire pour tout le monde et compréhensible, même si personnellement j'aurais préféré avoir tout le concert en une session.

 

Après cette pause, l'aventure nous amène à Khazad-Dûm, dans le royaume des nains  et on assiste à la chute de Gandalf dans les profondeurs de la Moria. Dire que la salle a été emue par cette chute est un doux euphémisme, tant la scène est puissante et le personnage charismatique.

De même pour la mort de Boromir lors de son combat désespéré pour sauver Merry et Pippin

 

 

 


 

 

A la fin de la représentation et du générique de fin, toute la salle s'est levée dans une longue standing ovation afin de mieux remercier tous ces artistes sur scène. Que ce soient les musiciens, les solistes et ce choeur de jeunes enfants qui avaient l'air tout intimidés.


Je suis ressorti de la salle avec une joie énorme d'avoir redécouvert dans de très bonnes conditions une oeuvre et une bande originale
épiques. C'était même perturbant de suivre un film lors des passages sans aucune musique puisque je n'avais pas suivi les images mais seulement la musique.


J'avais hâte de découvrir la suite avec les Deux Tours !

 

 

 

Les vidéos ne rendent qu'en partie la puissance éprouvée dans la salle. Elles ont été tournées avec un smartphone plus du tout à la pointe et ne servent qu'à montrer ce que peut être une expérience d'un ciné concert.

J'aurais pu tourner plus de séquences mais pour une première fois, je me suis offert le plaisir d'apprécier le spectacle.
Par Oxo.
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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 11:30

Le super-vilain qui chante.

 

Web-série créée par Joss Whedon

Etats-Unis

Trois épisodes, 45 minutes en tout.

Première diffusion :  2008

 

Avec  :

Neil Patrick Harris : Dr Horrible

Nathan Fillion : Captain Hammer

Felicia Day : Penny

Simon Helberg : Moist

 

http://www.cinechronicle.com/wp-content/uploads/2012/07/Dr.-Horribles-sing-along-blog.jpg


            Tout le monde se souvient de la grève des scénaristes de 2008 qui a mis à mal la progression de beaucoup de nos séries télévisées préférées et qui a affaibli de nombreuses saisons (évidemment, je ne parle ici que de l’impact sur les spectateurs, loin de moi l’idée de juger le mouvement de grève). Pendant cette période, le célèbre et geek – le célèbre geek – Joss Whedon a eu l’idée de faire un projet totalement personnel et a voulu prouver qu’en s’entourant bien et qu’en utilisant Internet pour contourner le grand système des studios, on pouvait aboutir à un projet indépendant de qualité.

            Pour ceux qui ne savent pas qui est Joss Whedon : déjà, trois Ave Maria ce soir avant de vous coucher. Sachez ensuite, manants, que Whedon est le papa de la célèbre série pour adolescents que nous étions Buffy contre les vampires, qu’il est aussi, même si c’est moins connu, le scénariste d’excellents épisodes des comics américains Astonishing X-Men (et franchement, ça fait partie de ce qu’on a fait de mieux sur les X-Men). Il est aussi et enfin maintenant devenu totalement populaire avec la parfaite réussite qu’est le film Avengers.

 

http://cdn11.ne.be/ckContents/images//Octobre%202012/dr-horrible.jpeg


            Son projet Dr Horrible est donc beaucoup plus intimiste que toutes ces grosses productions. Il a néanmoins su s’entourer de gens talentueux à l’écriture et à la réalisation (ses proches dont ses deux frères), ainsi que d’excellents acteurs, certains déjà connus comme Nathan Fillion, qui tient un de ses meilleurs rôles selon moi (mais je ne regarde pas Castle...), ou d’autres qui seront ensuite connus dans le milieu de la série télévisée, comme Neil Patrick Harris, le Barney de How I Met Your Mother ou Simon Helberg, Howard dans The Big Bang Theory. La rencontre de ces trois acteurs est juste magnifique, déjà, avant leur célébrité populaire dans les séries mentionnées.

            L’histoire commence comme un blog vidéo d’un super-vilain, qui essaie de faire ses mauvais coups et répond aux messages plus ou moins cordiaux des internautes. Il y raconte ses déboires face à son pire ennemi le gentil, le fort, mais le stupide Captain Hammer, ainsi que son histoire d’amour pour Penny, une jolie rousse rencontrée à la laverie. Petit à petit, on va le voir au quotidien lutter pour se faire intégrer dans l’Evil League of Evil dirigée par le terrible Bad Horse. On est clairement dans de la parodie totale des histoires de super-héros, mais ce loser est en même temps extrêmement touchant, et c’est notamment dû à son interprète, un des meilleurs acteurs comiques du moment selon moi.

           

http://uselesswarrior.files.wordpress.com/2010/03/dr-horrible_l.jpg


            Donc, « Dr Horrible » : expliqué. « Blog » : expliqué. Mais pourquoi « Sing-Along » ? Ah. Ah oui. J’ai oublié de vous dire. C’est une comédie musicale….

Quitte à brouiller les genres, à s’amuser, et à disposer d’acteurs talentueux, autant aller loin dans le délire et se mettre à chanter ! Un épisode de Buffy nous avait déjà montré le goût de Whedon pour la comédie musicale, et je suis intimement persuadé que le prochain film Avengers sera une comédie musicale (imaginez : Stark et Thor chantant en volant dans le ciel de New York…). Ici, tous s’amusent dans ce délire, et si c’est extrêmement déroutant dans un premier temps, c’est aussi très réussi et efficace dans un second. Les acteurs jouent très bien le jeu (j’ai un peu de mal avec la voix de Felicia Day, mais son personnage n’étant pas le plus charismatique de cette histoire, c’est peu important) et si au début on s’en amuse on devient peu à peu impressionné par le brio avec lequel l’aspect musical est exécuté. Certains morceaux sont vraiment des réussites totales, comme l’enthousiasmante « Brand New World », le très drôle discours de Captain Hammer « Everyone is a hero » ou encore la chanson croisée entre les deux protagonistes « Everybody’s Heart », vraiment bien interprétée et écrite. Sans parler de la fin qui me laisse toujours totalement subjugué. C’est bien simple, après avoir vu cette mini-série, j’ai eu très longtemps sa bande originale sur mon baladeur MP3. Oui, c’était l’époque où on avait des baladeurs MP3… Ne me jugez pas.

           

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                  Normalement, vous êtes déjà en train de rechercher sur la page Amazon ou Fnac comment trouver cette œuvre. Et bien, c’est peu aisé, croyez-moi. A ma connaissance, cette mini-série de talent, qui surpasse largement beaucoup de choses que nous propose notre chère télévision (vous avez déjà regardé deux secondes de « Real Housewives », vous ? J’ai été sidéré…), n’est pas disponible à la vente en français, ni en audio (mais ça c’est normal, j’ai envie de dire, ça nuirait totalement aux chansons !) ni en sous-titres. C’est donc tout naturellement vers les solutions illégales, qui proposent des versions en vost, qu’il va falloir se tourner et s’avouer que, oui, on volerait un scooter. Mais vu que c’était le mode de diffusion choisi par Whedon au départ, qui voulait juste s’amuser et créer quelque chose d’efficace, de rapidement diffusable et à peu de frais, je crois bien qu’on ne gène pas trop l’esprit de l’œuvre en faisant cela. (EDIT : en fouillant pour agrémenter cet article de la vidéo ci-dessous, j'ai aussi vu que les trois actes étaient disponibles intégralement en vost sur Youtube.)

            Une suite a été annoncée depuis longtemps, qui met en extase tous les geeks du monde. Il faut avouer qu’entre-temps le projet Avengers a sûrement dû changer les priorités de Whedon mais il paraîtrait que certaines chansons sont déjà écrites. Personnellement, j’en serais fort content mais ces trois premiers épisodes me suffisent déjà amplement tant ils sont aboutis et réussis.

 

 

 


 

 


Par Robert Mudas.

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 10:50

Belote, rebelote, et dix de der ...

http://invernizzi.flo.free.fr/HikaruNoGo/HikaruNoGo(8).jpg

Manga de Takeshi Obata (dessin) et Yumi Hotta (scénario), répondant au code du nekketsu (souvent associé aux shonens).


Avant tout, petit message à tous nos lecteurs qui en sont restés à Tintin et Astérix : la BD est un medium riche, et sans doute un de ceux qui a connu une des évolutions les plus fortes depuis ces trentes dernières années.

 

Le nombre de nouveautés est plus important année après année, et les thèmes abordés sont variés, tantôt matures, tantôt enfantins, parfois sérieux, des fois drôles... Bref, c'est devenu un média incontournable, et qui n'a jamais lu Larcenet, De capes et de Crocs, etc ... n'a rien lu.

 

C'est aussi un support qui de plus en plus ouvre une porte sur des cultures très éloignées de la notre. Le manga, terme designant l'ensemble des BDs publiés au Japon, est en ce sens très intéressant.

 

La série que je souhaite évoquer est à classer dans cette catégorie. 

 

Publiée au Japon entre 1998 et 2001, cette série suit les codes du nekketsu, c'est à dire la trame et les ressorts scénaristiques que l'on retrouve dans les shonens.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, mais qui auraient une certaine culture, sachez que les exemples les plus marquants de shonens sont Dragon Ball, Les chevaliers du Zodiaque et plus récemment Naruto et One Piece.

 

En gros, ces histoires suivent les aventures d'un jeune héros qui pour accomplir son rève devra se surpasser, utiliser ses compétences souvent hors normes pour battre son plus proche rival, remporter un tournoi, etc ...

 

Hikaru No Go remplit toutes ses conditions puisque l'on suit les aventures d'Hikaru Shindo, jeune adolescent, possédé dès les premières pages par l'esprit de Saï Fujirawa et qui tout au long des 23 tomes (parution française) que compte la série poursuivra son rival Akira Toya afin de le surpasser.

 

L'histoire se passe à notre époque, le héros a des belles baskets et des T-shirts avec toujours le chiffre 5 dessus, une jolie mêche pour le reconnaitre (un peu comme naruto et ses moustaches, Luffy et son chapeau) ... que du classique en somme et pour l'instant rien qui ne le différencie vraiment des autres séries ... sauf que, au lieu de parler des ninjas, des pirates, de chevaliers ou de combattants, Hikaru No Go évoque l'univers du jeu de Go.

 

...

...

 

Oui, oui, vous avez bien lu. Hikaru, le héros, va mettre toute son énergie à devenir le meilleur joueur de Go, ce jeu de plateau asiatique, mix des dames et des échecs.

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Lieu de nombreux duels : la salle de Go

 

C'est un peu comme si Soleil sortait un album où un adolescent français se battait pour devenir champion de France de Belote, tout en étant hanté par Raymond, vieillard moustachu à casquette ayant remporté le tournoi international de Belote de La Ferté Bernard.

 

Sur le papier, on ne peut pas dire que ce soit trippant et pourtant Hikaru No go est un excellent manga d'une part parce que l'on se prend très vite à apprécier ce héros à l'objectif atypique et sa progression folle, mais également parce que l'on découvre à travers sa quête cette culture japonaise avec les codes qui la régissent.

 

Saï, joueur mythique, est ainsi un lien vers les temps anciens. Hikaru, naif, néophyte, devra lui découvrir ce jeu et ses régles modernes, puis évoluer au fil des tournois de collège, de lycée, en fréquentant les clubs de Go, puis en gravissant la hiérarchie, rencontrant insei (futurs professionnels), Pros, Maitres avec différents niveaux de Dan.

 

Cette culture constitue un deuxième niveau de lecture, parfaitement complémentaire à l'aspect shonen, plus basique (bien que diablement efficace).

 

Pas de quoi apprendre réellement le jeu de Go (qui semble plutôt complexe, surtout en ce qui concerne les stratégies) au risque de vous décevoir. 

 

L'autre originalité de cette série réside aussi dans le lien qui unit Hikaru et Saï. Dans les premiers tomes, Hikaru n'est que l'interface de Saï avec le monde réel, lui permettant de jouer, lui qui ne peut manipuler les pierres (léquivalent des pions) du jeu de Go.

 

Et puis au fil du temps, Hikaru finit par apprendre, par développer son style jeu, mais passe ainsi d'un niveau "divin" (qui fait qu'il a été remarqué par de nombreux joueurs) à un niveau plus basique avant de gravir petit à petit les échelons. Et forcément, le lien avec Sï se trouve changer, lui qui ne peut plus jouer que de manière épisodique.

 

Se pose ainsi la question du destin de ces deux personnages. Pourquoi se sont-ils rencontrés ? Est ce un hasard ? Quelle est la destinée de chacun d'entre eux ?

 

De nombreuses questions dont vous aurez les réponses en lisant les 23 tomes de cette série terminée.

 

C'est vraiment un petit bijou que je vous recommande grandement.

 

Par Maël.

http://invernizzi.flo.free.fr/HikaruNoGo/HikaruNoGo(22).jpg

 

 

 


 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:10

Evo

Le dernier dinosaure et la vallée des merveilles

 

Editions Asmodée / Jeux Descartes

Un jeu de Philippe Keyaerts

Illustré par Stéphane Poinsot et Stéphane Gantiez

2011

 

De 2 à 5 joueurs (mais je déconseille vivement à 2...)

Environ 1h30

45 euros

 

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   Il était une fois, dans une jolie uchronie, des dinosaures dressés par des tribus humaines. Dans une belle relation symbiotique, les dinosaures procuraient aux hommes sécurité et secours, tandis que les humains offraient aux dinosaures leurs talents de généticiens. Mais tout ça c'était avant le drame... La fameuse météorite.

 

   Evo est un beau jeu, déjà, il faut le dire, qui nous propose de faire évoluer de gentils sauriens afin de les faire survivre. En effet, le plateau représente un continent divisé en 4 types de terrains ; à chaque tour une roue du climat assez astucieuse nous montrera les zones dans lesquelles nos dinosaures peuvent survivre ou non. A nous ensuite de faire migrer nos bêtes et d'en faire naître de nouvelles. A la fin de chaque tour, on gagne autant de points de victoire que nous avons de dinosaures survivants.

 

http://gusandcodotnet.files.wordpress.com/2011/08/15556_1.jpg

 

  Mais c'est loin d'être tout car à chaque tour seront mis aux enchères des gènes. Oui, les généticiens interviendront pour rendre les dinosaures plus résistants au climat, par exemple, ou encore plus mobiles, ou plus fertiles. Si nous commençons donc avec les mêmes dinosaures, ceux-ci vont au fur et à mesure se différencier selon les choix du joueur. Ils pourront même devenir plus agressifs, car le gène "corne" permettra d'attaquer avec un peu plus de chance de réussite les adversaires, car, et l'on reconnaît là la touche du papa de Smallworld, le monde est clairement trop petit pour tous.

 

  Ces gènes s'achètent aux enchères, donc, avec nos points de mutation : ceux donnés à la fin de chaque tour. A nous de rentabiliser nos achats donc car c'est avec nos points de victoire que nous les paierons ! Très bonne idée empruntée à Cyclades, les enchères sont très vives car le moindre pion délogé par un autre doit forcément se replacer sur un autre gène, obligeant parfois à des stratégies de bluff ou de en-fait-je-me-place-sur-un-truc-qui-m'intéresse-pas-pour-en-être-délogé-et-revenir-au-gène-que-je-veux.

 

http://img.over-blog.com/300x225/1/90/38/67/2011-2012/101_4699.JPG

 

  Evidemment, la distribution de gènes à chaque tour (il existe 12 gènes uniques plus ou moins puissants qui changeront pas mal la donne, mention spéciale aux "Bébés tueurs", idée très drôle mais pas tant que ça quand l'adversaire l'a) et les combats au dé rajoutent pas mal de hasard qui peut rebuter les plus stratèges. En même temps, survivre et prévoir la fin du monde, c'est un peu voué au hasard aussi, non ?

 

   Réédition d'un ancien jeu introuvable, cette deuxième version d'Evo, plus sérieuse et beaucoup plus esthétique, est une vraie réussite et un vrai plaisir ludique. Son principal défaut pourrait être sa longueur, mais les mécanismes sont efficaces et le jeu tourne très bien. En plus, il y a des dinosaures, quand même, alors difficile d'y résister. 

 

http://s.scifi-universe.com/galeries/images-old/jeux/evo2011_alj_03.jpg.jpg

 

Par Robert Mudas.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 15:00

Le bilan de Robert Mudas : novembre 2013

 

Je reprends l’idée de cette petite rubrique entamée ici, chargée de vous présenter ce que j’ai lu / vu / entendu / joué sans en avoir pour autant fait un article.

 

Cinéma :

J’ai eu l’occasion de voir en avant-première Quai d’Orsay, le dernier film de Bertrand Tavernier, en présence de celui-ci. Bon, je l’avoue, ce n’est pas vraiment le renom du réalisateur qui m’a attiré vers ce film mais plutôt le fait qu’il s’agisse de l’adaptation de l’excellente bande dessinée de Abel Lanzac et Christophe Blain. Expliquer la BD et le film serait aller contre le principe de cette rubrique donc je ne les détaille pas mais il faut savoir que le personnage principal, Alexandre Taillard de Worms, ministre des affaires étrangères, est un chef-d’œuvre de charisme et de présence dans la BD. C’est même ce qui m’a fait totalement adhérer aux deux tomes de la BD. Et bien, ce fameux personnage charismatique est ici interprété par… Thierry Lhermitte. Ce choix m’a fait très peur et au final… j’avais raison. Attention, le film est quand même très bon, surtout pour l’ambiance, les effets chargés de donner du charisme au personnage, l’humour et l’impeccable Raphaël Personnaz. Seulement, Lhermitte n’est pas à la hauteur du personnage et l’interprète en forçant un peu trop à mon avis. Le film est cependant un très bon divertissement et, comme la BD, un tableau instructif de la vie d’un ministère.

 

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                En bon fan de Marvel et de l’univers cinématographique des studios Marvel, je suis allé sans hésiter voir Thor 2 : l’âge des Ténèbres. Si j’ai apprécié le fait que l’univers soit beaucoup plus développé, avec une vision plus approfondie du panthéon asgardien et des neuf mondes, j’ai été un peu déçu par l’écriture trop facile à mon goût. Les dialogues sont extrêmement faciles et l’humour trop peu efficace, même dans les scènes avec Loki, c’est dire ! Tout m’a paru convenu et attendu, même dans ce qui est censé être un rebondissement surprenant. Ce film m’a donc un peu déçu et m’inquiète un peu pour cette phase 2 des films Marvel, même si Iron Man 3 était très sympathique et même si Captain America 2 : le soldat de l’hiver a l’air très enthousiasmant.

 

http://japaniimotion.com/wp-content/uploads/2013/10/248.jpg

 

Séries télévisées :

                Trois séries ont repris, et c’est un plaisir que de les retrouver sur le petit écran :

             J’espérais que la saison 3 d’American Horror Story serait plus soft que la précédente, et c’est clairement le parti-pris de cette saison intitulée "Coven" et qui nous relate le quotidien d’une école de sorcières. Le thème est celui de l’intolérance et de la place des minorités et c’est bien intéressant. Visuellement, c’est totalement abouti et très réussi. Cependant je trouve cela presque « trop » soft et je m’ennuie parfois tant je m’étais habitué à être choqué et sur les nerfs en regardant cette série. A suivre dans la mise à jour de l’article sur la série à la fin de la saison.

 

http://www.hollywoodreporter.com/sites/default/files/imagecache/thumbnail_570x321/2013/10/coven.jpg

 

              The Walking Dead étonne par son changement de situation : beaucoup plus de survivants, un gouverneur invisible (pour l’instant…) et un Rick devenu agriculteur… Peu à peu, on voit que les scénaristes ont voulu privilégier pour un temps la menace zombie. En cela, l’idée de la grippe, inédite au comics, est brillante et nous a livré un épisode 5 digne du chef-d’œuvre. Tyreese devient aussi un peu plus intéressant et ça ne fait pas de mal.

 

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                 Dans un tout autre registre, The Big Bang Theory a également repris et le début de saison a tout bon. Les références geek sont claires et assumées, et très drôles. Mention spéciale à l’épisode de chasse au trésor, extrêmement dynamique et enthousiasmant. La suite est un peu plus classique mais se laisse regarder.

 

                Enfin, j’attendais beaucoup de la nouvelle série de Joss Whedon s’inscrivant dans la continuité de la phase 2 de Marvel. Et bien, pour l’instant, ça ne vole pas bien haut et ça manque de tension et de fil directeur, malgré la présence d’un Coulson on ne peut plus cool. Le reste de l’équipe est peu crédible et on a beaucoup de mal à voir cette équipe de branquignoles comme les « meilleurs hommes » du Shield ! 

 

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                Au passage, l'épisode spécial 50 ans de Doctor Who a conclu la saison 7, et l'article a été pour l'occasion actualisé !

 


Littérature :

                Dans le premier article de cette catégorie, je disais que j’avais lu le deuxième article des Annales du Disque-Monde, et bien je viens de lire très logiquement le troisième, La huitième fille. Malgré une fin un peu longue, j’ai adoré ce tome traitant de la magie et de ses différentes formes, et notamment le jeu autour des clichés et des oppositions entre Mémé Ciredutemps et la civilisation. Beaucoup de bons mots qui rendent la lecture très plaisante.

 

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Bande dessinée :

                Aux débuts du blog, j’avais parlé de l’excellentissime série de science-fiction Universal War One. Et bien, le premier tome de la suite, Universal War Two est sorti, alors que je ne l’attendais même plus, et on y retrouve tous les ingrédients qui ont fait la perfection de la première série. Bref, on est en droit de s’enthousiasmer et d’attendre beaucoup de la suite, d’autant plus que comme d’habitude chez Denis Bajram, tout est déjà prévu dès la première page du premier tome comme en témoigne la liste des prochains tomes.

http://bd.casterman.com/docs/Contents/1445/_photo.jpg

 

 

Musique :

                J’ai suivi les conseils musicaux de notre camarade Maël, et la meilleure découverte parmi tout ce qu’il nous a présenté c’était pour moi Woodkid, avec un album vraiment excellent. Inutile d’en dire plus, il l’a déjà fait, et très bien !

               

J’ai déjà montré à la vieille époque du blog mon affection pour les Fatals Picards , et j’ai donc logiquement acheté leur dernier album Septième Ciel. La première écoute m’a un peu déçu, par un manque de profondeur et de chansons marquantes, et par certaines facilités. Mais au final, la patte des Fatals est bien là, amuse et touche, notamment dans la parfaite « Robert », dans l’engagée « Manouches » et dans la très drôle « PPDE ». C’est un bon album pour les amateurs des Fatals, mais Pamplemousse Mécanique est clairement bien plus propice à faire découvrir le talent du groupe à des néophytes.

http://www.ouifm.fr/wp-content/uploads/2013/10/fatals-picards-septieme-ciel-320x320.jpg

 

 

Jeux de société :

                J’ai essayé ces temps-ci Nosferatu , un petit jeu de rôle caché à la Loups-Garous mais en beaucoup moins bordélique et où personne n’est éliminé du jeu. Une bonne découverte, avec un mécanisme de jeu très intelligent.

               

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                   Essayé aussi London 1888   où l’on part sur les traces de Jack l’Eventreur. C’est censé être un grand jeu, mais je l’ai trouvé totalement sans intérêt, et je n’y rejouerai pas : pas de rythme, des objectifs trop flous, des règles compliquées. Bref : un bon moment seulement pour l’ambiance que les joueurs ont voulu y mettre car sinon c’était sans grand intérêt.

 

 

                Essayé encore Maîtres Couturiers (très mauvaise traduction de Rokoko) : un très bon jeu de gestion où il s’agit de confectionner des robes et costumes de bal pour la cour du Roi Louis XV. Le thème est original et change de la collecte de ressources et les mécanismes, bien que tous déjà vus, sont bien mélangés et bien foutus. J’aime particulièrement l’aspect de deck-building du choix des commis du tour. Une partie au compteur, et j’ai hâte d’y rejouer.

 

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                      Essayé aussi Gueules Noires, un jeu de gestion de pose d'ouvriers assez classique mais efficace. Un peu tiqué sur les billets en papier que je n'avais pas vus depuis le Monopoly, mais la mécanique est efficace bien que peu originale. J'aime particulièrement le comptage de majorités à chaque fin de quart.

 

                    Essayé enfin Amerigo, en bon fan de son auteur Stefan Feld. Encore un excellent jeu de gestion basé sur un mécanisme intéressant et ludique : après le dé dans Les Châteaux de Bourgogne, après l'awalé dans Trajan, voici la tour à dés. La mécanique fonctionne bien, l'aspect conquête et expansion à côté de la gestion est sympathique et change un peu des plateaux froids type Châteaux de Bourgogne. Par contre, je trouve que le jeu est trop long, et a peut-être un tour en trop (3h - 3h30 pour la première partie à 4 joueurs).

 

http://www.lerepairedudragon.fr/images/jds_amerigo.jpg

 

Spectacle :

                J’ai eu l’occasion d’aller voir avec notre copain chroniqueur Maël un concert d’Oldelaf à Paris et c’était très sympathique. J’avais un peu peur de ne pas aimer ses derniers titres, un peu faiblards je trouve depuis la fin d’Oldelaf et monsieur D, mais le groupe a une énergie, une mise en scène et surtout un parti-pris théâtral vraiment amusants à voir sur scène. Je n’ai pas hésité à danser et à rire à de nombreuses reprises, voire même à être ému sur des chansons comme « Les Mains froides » et c’est tout ce que je demande à un concert ! Excellente soirée que je conseille à tous, d’autant plus que ces trois dates parisiennes ouvraient une tournée de deux ans.   

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Par Robert Mudas.

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 17:43

Le super-héros ultime … ou pas.

 

 

Scénario et dessin de Ben Fiquet

Éditions Delcourt

Série achevée en 4 tomes

2010 - 2012

 

http://www.benfiquet.com/uploaded_images/2010/02/feat_powa.jpg

 

Comme tant d'ados, Nathan doit jongler entre sa mère qui ne le comprend pas, les moqueries de ses camarades au lycée et un amour secret qu'il aimerait bien voir se concrétiser. Un jour, une fée lui propose de lui offrir un pouvoir magique, n'importe lequel. Pour bien choisir, il pourra tester un pouvoir différent par jour, jusqu'à ce qu'il trouve le bon. Un rêve devenu réalité ? Pas si sûr  …

                                       
Qui n'a jamais rêvé d'avoir un superpouvoir, surtout étant ado ? Oh allez, avouez-le, vous auriez voulu voler, avoir une force surhumaine, vous téléporter, lire dans les pensées… Eh bien l'auteur nous propose ici de découvrir ce que ça fait de pouvoir choisir un pouvoir, dont les seules limites sont celles de votre imagination. Seulement Nathan, notre héros, découvrira bien vite que ce n'est pas aussi idyllique que ça en a l'air. Entre les formulations pas assez précises et les pouvoirs qui demandent un certain entraînement avant d'être maîtrisés, nous allons suivre sa quête semée d'embûches du pouvoir ultime.

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Il s'agit ici d'une série jeunesse, dont le personnage principal est un ado complexé. Nous allons donc suivre les tracas quotidiens de notre héros, de son amour secret pour l'une de ses amies à sa peur de passer pour un loser en sport, en passant par les interros qu'il ne faut pas rater et le dialogue quasi-inexistant avec sa mère. Certains pourront trouver qu'ils ont passé l'âge de lire ce genre d'histoires, ce n'est pas mon cas. J'ai toujours aimé lire les histoires de lycéens, probablement parce que je me retrouve souvent un peu là dedans. Toujours est-il que cette histoire-là n'a rien de banal, puisqu'il y est  tout de même question de magie. Pas le genre de truc qui aurait pu nous arriver étant ado donc. Dans un premier temps, Nathan va se dire que ces pouvoirs vont lui permettre de mettre fin à ses problèmes, mais il va vite déchanter. D'autant que la fée Chêne semble cacher quelque chose, qu'il devra découvrir pour comprendre ce qui lui arrive.

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Cela donne au final une histoire bien sympa, bourrée de situations qui parleront à de nombreuses personnes, le tout entouré d'un univers magique. J'ai personnellement trouvé la fin un peu rapide, tout cela aurait mérité un peu plus d'explications et un développement plus poussé. Autant le test des différents pouvoirs par Nathan et l'effet que ceux-ci peuvent avoir sur sa vie sont bien développés, autant les raisons qui poussent Chêne à faire tout cela sont expliquées de manière trop rapide selon moi. Powa n'en reste pas moins une chouette petite série, qui a le mérite d'avoir une conclusion et de ne pas s'éterniser.

 

 

 

Tome 1 : Chêne
http://www.journaldemickey.com/var/mickey/storage/images/zapactu/toutes-les-zapactu/lecture/powa-tome-1-chene/powa-chene-couverture/78781-1-fre-FR/Powa-Chene-couverture_reference.jpg 

Ce tome d'introduction nous présente la vie de Nathan et tout ce qui ne va pas. On y découvre sa famille, son lycée, ses amis, et bien sûr Chêne et sa formidable proposition. Après de nombreuses hésitations, Nathan se lance et choisit un pouvoir. Mais cela ne se passe pas comme prévu.


Tome 2 : Aurore
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Nathan commence à se rendre compte que cela ne va pas être aussi simple, d'autant qu'il sent que Chêne lui cache des choses. L'arrivée de sa grande sœur Aurore va atténuer  un peu ses problèmes, mais il doit à tout prix comprendre comment choisir et maîtriser ces pouvoirs.


 Tome 3 : Rivière
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Trouver le bon pouvoir et le maîtriser devient de plus en plus simple, mais à trop faire de mystères, Nathan s'éloigne de ses amis. Il va donc tenter de découvrir ce que Chêne lui cache.


 Tome 4 : Love
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Avoir un pouvoir, ce n'est peut-être pas si génial en fin de compte, Nathan s'en rend compte un peu tard. Il doit à tout prix tout arrêter avant de ne plus pouvoir faire machine arrière. Mais Chêne a bien l'intention de ne pas le laisser faire. 

 

Par Cathy.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 11:15

Le Civilization-light

 

Editions Repos Production

Un jeu de Antoine Bauza

Illustré par Miguel Coimbra

2011

 

De 2 à 7 joueurs

45 minutes

40 euros

 

http://www.antoinebauza.fr/wp-content/uploads/7WONDERS_PACKSHOT.png

 

7 Wonders a été un réel carton dans la communauté ludique. A condition de s’intéresser un tout petit peu aux jeux de société, on en a forcément entendu parler, ou on l’a vu jouer en club ou en démo. Il a été un vrai succès commercial et s’il a beaucoup de qualités, je préfère dire tout de suite qu’il ne fait pas partie pour moi de mon top 5 des jeux de société. Mais je dois avouer que ses qualités font qu’il mérite amplement sa place dans toute ludothèque digne de ce nom.

 

Vous l’avez compris avec le titre : chaque joueur dirige une civilisation marquée par sa merveille du monde antique. Chaque merveille a évidemment ses caractéristiques : une ressource qu’elle est la seule à produire, pour commencer, et un pouvoir spécifique débloqué quand on construira nos étapes de merveille. Tout pour ressembler à un jeu de civilisation long, complexe et dense, ce qu'on appelle les "civilization-like". Et bien non ! Les géniaux auteurs ont trouvé les mécanismes idéaux pour rendre le jeu fluide, rapide et léger.

Le mécanisme est celui du draft. Il sera beaucoup utilisé ensuite dans les jeux de société, mais il faut rendre à 7 Wonders ce qui appartient à 7 Wonders : c’est lui qui a commencé. Le draft consiste à recevoir une main de plusieurs cartes de notre voisin, en choisir une et repasser la main de cartes à l’autre voisin. C’est-à-dire, et c’est assez perturbant au début, que vous n’élaborez pas de stratégie en fonction de votre jeu car vous n’avez PAS de jeu : vous devez vous adapter à chaque tour en fonction de ce qu’on vous donne en main. Il faudra donc choisir la meilleure carte pour nous à chaque moment, ce qui implique de vrais dilemmes tactiques. Ajoutons à cela que la carte que l’on prend ne sera évidemment pas dans ce que nous passons au voisin… Les plus subtils (ou agressifs, au choix) comprendront donc qu’il est parfois possible de jouer contre son voisin en lui prenant les cartes qui l’intéressent.

 

http://www.jeuxdenim.be/images/jeux/7Wonders_large06.jpg

 

Quelles sont-elles ces cartes ? Il y a 7 couleurs de cartes (de toute façon, vous l’aurez compris, tout est par 7 dans ce jeu…). Les marrons sont des ressources primaires, qui seront nécessaires pour pouvoir construire beaucoup de bâtiments (poser des cartes en fait…). Là encore, quand la plupart des jeux manifestent les ressources par ces fameux cubes en bois ou jetons, 7 Wonders innove et simplifie : à chaque tour, vous savez que vous disposez des ressources proposées par les cartes posées devant vous, et vous pouvez ainsi construire des bâtiments les nécessitant, mais il n’y a aucune ressource à « payer », cela restant virtuel. Ce qui donne une vraie fluidité au jeu, puisqu’il n’y a aucun échange à faire, tout le monde jouant en simultané en fonction de ce qu’il peut jouer. Exemplaire.

Les cartes grises sont des ressources secondaires, demandées par des cartes plus avancées. Les cartes bleues proposent des points de victoire fixes pour la fin de partie. Les cartes jaunes permettent de gagner de l’argent ou de favoriser les échanges avec les voisins. Oui, car échange il y a ! En effet, si vous ne disposez pas d’une ressource, vous pouvez l’acheter au voisin s’il l’a. Là encore, pas d’échange de jeton, tout est simplifié : vous avez besoin de la ressource possédée par le voisin ? Vous lui donnez trois pièces et on considère que vous avez cette ressource pour ce tour.

Les cartes vertes sont les bâtiments scientifiques, et ils proposent des points de victoire variables. Le comptage est alors compliqué : chaque carte propose un symbole scientifique parmi trois. A la fin de la partie, chaque joueur gagnera des points en fonction de ses cartes vertes : pour chaque symbole, le carré du nombre de cartes possédant ce symbole, et pour chaque trio des trois symboles 7 points. C’est très compliqué, mais ça peut très vite payer. Les cartes violettes, les guildes, de même, donneront des points de victoire variables en fonction des stratégies et développements choisis par les joueurs voisins.

Les cartes rouges, enfin, sont les cartes militaires. Trois fois dans la partie, on va comparer la force militaire de chaque joueur à celle de ses voisins. S’il est plus fort, il gagne des points, s’il est moins fort, il en perd. A savoir que les points gagnés sont de plus en plus forts, mais les points perdus toujours assez légers, ce qui rend le militaire profitable si on s’y lance mais pas forcément très pénalisant si on ne le choisit pas. Et heureusement, car deux voisins belliqueux peuvent souvent se livrer à une vrai surenchère… qui touchera forcément par rebond les autres joueurs !

Ces trois moments où l’on va comparer les forces militaires, ce sont la fin de chaque âge. Un âge, c’est 6 cartes jouées. Au bout de trois âges, donc 18 cartes, la partie est finie. D’une simplicité et d’une rapidité déconcertantes, qu’on vous disait ! Les cartes des âges sont différentes et de plus en plus compliquées à construire au niveau des ressources demandées. Et là, les auteurs ont encore eu une idée de génie : le chaînage. Certaines cartes de l’âge 1 permettent la construction gratuite (c’est-à-dire sans avoir besoin d’avoir les ressources nécessaires) d’une carte correspondante de l’âge 2, qui elle-même permettra la construction d’une carte de l’âge 3. Ces chaînages sont un élément crucial du jeu car il permet de s’en sortir même sans avoir beaucoup de ressources, et permettent de belles stratégies. Le scientifique, notamment, si compliqué, offre à l’âge 2 deux chaînages possibles !

 

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Voilà ! Vous savez tout des règles de ce jeu ! Ca paraît compliqué et dense à l’explication mais le jeu est au final d’une fluidité remarquable : il suffit de choisir parmi une main de 2 à 7 cartes la carte dont on a vraiment besoin. Je n’approfondirai pas inutilement en mentionnant la construction des étages de merveille ou les différents pouvoirs, je laisse découvrir cela aux joueurs, mais je voudrais maintenant nuancer ce tableau éclatant de facilité et d’efficacité par quelques petits défauts.

Le jeu cherche, comme je l’ai dit, la simplicité et la rapidité en nous faisant seulement interagir avec nos deux voisins. Si c’est une excellente idée par rapport au fait que cela permet de jouer à 7 à un jeu de société qui n’est pas interminable, grâce à l’absence de tour-à-tour, c’est aussi un défaut car souvent il est totalement impossible de bloquer un joueur plus loin que notre voisin immédiat. Certes, on pourra à la rigueur construire une carte dont il a besoin pour un chaînage ou pour quelque stratégie payante, mais c’est le strict minimum et tout dépendra (pour le commerce ou le militaire) de vos voisins directs, ce qui peut rendre le jeu inéquitable.

Au final, si souvent les joueurs trouvent ce jeu subtil et intéressant dans ses stratégies et mécanismes, ils sont parfois un peu frustrés à cause de cet aléa qui est la place de départ et donc les voisins directs de chacun. C’est un peu dommage pour un jeu dont le comptage des points est intelligent et recherché. Mais le jeu a connu un vrai succès, à mon avis pour sa particularité d’être jouable à 7 rapidement, idéale pour tous les clubs de jeux !, et pour ses mécanismes novateurs et très ludiques. De plus, les différentes merveilles appellent chacune différents pouvoirs et différentes stratégies qui rendent le jeu très renouvelable. Et c’est sans compter sur l’éditeur Repos Productiions, adepte d’extensions et de goodies, qui n’hésite pas à y aller violemment dans la com et dans l’édition de nouvelles merveilles plus ou moins sérieuses, et qui fait ainsi vivre et revivre son jeu.

 

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Extension : Leaders

 

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                La première extension est venue à point nommé pour redonner du souffle au jeu qui ne s’épuisait pas tant que cela mais qui avait peut-être un peu perdu de son intérêt auprès des joueurs experts, un peu lassés de le sortir dès qu’un débutant était à la table de jeu.

                Leaders ne propose qu’un tout léger changement au niveau de la règle mais un changement très intéressant au niveau de la stratégie. En effet, maintenant, avant chacun des trois âges, chaque joueur peut embaucher un leader, qu’il devra payer, et qui lui donnera un pouvoir permanent pour toute la partie ou alors un nouveau moyen de gagner des points de victoire en fin de partie. Cela peut être anecdotique (deux points de victoire en plus au comptage final), ou très lucratif en cas de spécialisation (chaque carte scientifique rapporte un point supplémentaire) ou enfin très pratique (une réduction d’une ressource sur chaque carte militaire), les exemples entre parenthèses ne constituant que trois cartes parmi les trente-six existantes !

                Ces leaders sont choisis par les joueurs dans un mécanisme de draft initial très logique puisqu’il s’agit de la marque de fabrique du jeu de base. Cela peut être un poil rageant quand le voisin récupère avant nous le leader convoité, mais cela a aussi toujours été propre au jeu.

                Par rapport aux mécanismes de jeu, rien de nouveau mais il faudra maintenant surveiller un peu plus l’argent pour avoir de quoi payer notre leader entre chaque âge ! Cela change un peu notre rapport à l’argent et cela nous propose aussi une stratégie dès le début de la partie.

                Signalons aussi de nouvelles guildes qui s’intègrent parfaitement à l’ambiance du jeu ainsi qu’une nouvelle merveille, Rome, qui permet de profiter pleinement des leaders, mais qui ne propose aucune ressource de départ !

                En bref, l’extension n’est pas indispensable mais elle renouvelle et approfondit le jeu tout en gardant son mécanisme, sa simplicité et son esprit.

 

http://www.jedisjeux.net/img/800/7-wonders-leaders-49-1303388911.png

 

Ma conscience de chroniqueur m'oblige à dire qu'il existe aussi une deuxième extension, Cities, que je n'ai pas encore essayée et sur laquelle je ne me permettrais donc pas encore de me prononcer !

 

Par Robert Mudas.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 17:50

... mais des fois faut quand même se forcer un peu ...

Un spectable de et avec Alexandre Astier mis en scène par Jean-Christophe Hembert

http://www.lefigaro.fr/medias/2012/04/12/21ef18a6-82f2-11e1-b3f8-4d7d21e91c14-493x328.jpg

Posons tout de suite les bases de cet article : si je devais croire en dieu et si je pouvais choisir qui pourrait l'incarner, je choisirais sans aucun doute Alexandre Astier.

 

Cet artiste est un véritable génie, aux multiples facettes et de ce que l'on peut percevoir à travers les interviews ou les spectacles quelqu'un de très humain.

 

Tout cela pour vous dire que vous aurez tout le loisir de me juger partial dans mon appréciation, vous aurez sans doute raison.

 

Bref ...

 

Plutôt que de vous parler de Kaamelott, la série que tout le monde connait (si ce n'est pas le cas, vous aurez à subir mon courroux), j'ai choisi de vous présenter le spectacle qu'Alexandre Astier a écrit et présenté pour la première fois en 2012, intitulé "Que ma joie demeure !".

 

Cette pièce de théâtre (mais avec un seul acteur, on est à la limite du one man show) présente durant près d'une 1h30 quelques jours de la vie de Jean-Sebastien Bach.

 

Comme pour sa série diffusée sur M6, Alexandre Astier a choisi de s'arrêter non pas sur les grands événements qui ont marqué la vie du Kappelmeister, mais plus sur les petits tracas du quotidien.

 

Ici pas de cantates, pas de sonates, peu d'allusions aux grandes compositions que tout le monde connait au moins d'oreilles, mais plutôt une expertise d'orgue qui s'avérera épique, un cours de vulgarisation mémorable, et surtout des sentiments, de la tristesse, de la colère tout cela s'appuyant sur la perte de 10 des 20 enfants qu'a connu le compositeur allemand.

 

Cela donne un spectacle drôle, fin, mais aussi très touchant.

 

Le ton est tantôt grave, tantôt léger, les répliques font mouche, et on retrouve d'ailleurs un peu le ton du roi Arthur sur certaines répliques.

 

L'écriture d'Astier et la mise en scène de Jean-christophe Hembert (Karadoc dans Kaamelott) sont un petit peu déroutantes au départ, basées sur ses flashbacks et des flashforwards, mais le tout s'imbrique parfaitement lorsqu'on arrive à la fin et l'on sort de ce spectacle euphorique du plaisir d'avoir passé un très agréable moment tout en ayant appris plein de choses.

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Car il faut bien le dire, c'est aussi un spectacle hautement intelligent, culturel, qui plaira autant à ceux qui ont quelques notions de musique qu'aux néophites, et c'est là aussi tout ce qui fait la force de cette pièce.

 

Astier fait étalage de ses talents d'acteur, mais aussi de musicien, interprétant des bribes de compositions de Bach au clavecin et à la viole de gambe avec une maestria époustouflante, héritée sans doute de ses années de conservatoire.

 

Voilà, je n'en dirais sans doute pas beaucoup plus pour vous laisser un peu de surprise, mais si vous souhaitez découvrir ce petit bijou, sachez qu'il existe une version DVD (Bluray aussi d'ailleurs) ... Et si vous hésitez, pour vous faire une idée jetez un coup d'oeil au sketch qu'il avait interprété en 2011 au festival de Montreux.

 

Pour rajouter un peu à la légende du sieur Astier, sachez que nous avons eu la chance de voir ce spectacle récemment, à la Cité de la musique de Paris. Notre inquiétude a été grande quand nous avons appris en lisant le programme qu'Alexandre Astier s'était blessé à la cheville quelques jours avant et que le spectacle avait été du coup adapté.

 

Au final, un spectacle quasiment inchangé malgré (et nous l'apprendrons plus tard) une fracture de la cheville. Car oui, contre l'avis de son médécin, il semble que l'acteur principal et unique ait choisi de refuser une opération afin de finir sa tournée et de tenir ses engagements, jouant pour le coup avec des béquilles et des "nike du 18ème".

 

Laà où d'autres auraient pu se défiler, lui a choisi de supporter la douleur (on parle d'antalgique pour pouvoir tenir) par respect pour son public.

 

Moi je dis grand Monsieur. 

 

Par Maël.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 17:15

Qui a tué Danny Latimer ? 

 

 

Une série créée par Chris Chibnall

Royaume-Uni

Première diffusion : 2013

 

Avec :

David Tennant : Alec Hardy

Olivia Colman : Ellie Miller

Jodie Wittaker : Beth Lattimer

Andrew Buchan : Mark Latimer

Arthur Darvill : Révérend Paul Coates

David Bradley : Jack Marshall

Pauline Quirke : Susan Wright

 

Série en cours. Une saison diffusée.

 

 

 

 

  Danny Latimer, un jeune garçon de 11 ans, est retrouvé mort sur une plage de la petite ville tranquille de Broachurch. Ellie Miller, une flic locale, va devoir faire équipe avec Alec Hardy, fraîchement arrivé en ville, pour élucider cette affaire. Pas si simple puisque très vite, tout le monde semble coupable …


http://i1.cdnds.net/13/12/618x436/uktv-broadchurch-ep3-7.jpg 

 

 Lorsque j'ai entendu parler pour la première fois de cette série, je me suis tout de suite dit : "On dirait Twin Peaks". Et en effet, les points communs sont nombreux : un enfant retrouvé mort sur une plage, un flic qui vient de l'extérieur, chaque habitant qui tente de protéger ses secrets, une petite ville qui semble repliée sur elle-même … Pour autant, il serait dommage de passer à côté. Déjà parce que tout l'intérêt de ce genre de série repose sur le fait de savoir qui a commis le meurtre et pourquoi, ce qui fait que chacune est différente puisque chaque histoire est différente, ensuite parce que le casting est tout de même très intéressant. Il n'aura pas échappé aux fans de Doctor Who la présence de David Tennant, en flic acariâtre à 100 lieues du docteur déjanté, ainsi que d'Arthur Darvill, l'excellent Rory des saisons 5 à 7. On peut également retrouver David Bradley, l'antipathique concierge dans Harry Potter et le non moins antipathique Walder Frey dans Game of Thrones. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la prestation de Jodie Wittaker, dans le rôle de Beth, la mère de Danny, qui voit son monde s'écrouler autour d'elle et voudrait simplement comprendre pourquoi quelqu'un s'en est pris à son fils. L'actrice a su nous faire ressentir tout le désespoir d'une mère à qui son enfant est arraché. Mais tous les acteurs sont très convaincants à vrai dire.

 

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  Comme je l'ai dit, tout le monde devient tour à tour suspect. Il faut dire que tout le monde cache des choses, pas forcément en rapport avec Danny d'ailleurs. Il va donc être extrêmement difficile pour nos deux flics de démêler le vrai du faux dans toutes ces histoires. Du côté du spectateur, on ne sait pas non plus qui est responsable de ce crime affreux, ce qui ajoute un certain piquant à l'histoire, puisqu'on le découvrira à la toute fin. Sans en dire trop, j'ai été un poil déçue par cette fin d'ailleurs, car j'ai eu beaucoup de mal à croire à l'explication finale, qui pourtant tient parfaitement la route, mais je ne sais pas comment l'expliquer, ça m'a gênée (enfin si, je sais, mais je ne peux pas vous le dire sans raconter l'histoire ^^). Cela dit, mis à part ce "détail", la fin est très bien faite. L'ambiance est bien pesante comme il faut et cette dernière phrase que Beth lance à Ellie … difficile de trouver mieux pour clore cette histoire.

 

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  Bon soyons honnête : mis à part cette ressemblance avec Twin Peaks (le côté barré en moins, ce qui n'est pas plus mal) qui m'a intriguée, j'ai surtout commencé à regarder cette série grâce à la présence de David Tennant, car j'avais très envie de le voir dans un autre rôle que celui du Docteur. Eh bien je n'ai pas été déçue, puisque ce personnage est l'exact opposé. Triste, renfrogné, désagréable, Alec Hardy semble vivre au jour le jour et ne tenir à rien. On est bien loin du docteur enjoué et survolté. J'ai d'ailleurs eu du mal à reconnaître sa voix au début, tellement le ton est différent. Il prend de plus un malin plaisir à terriblement forcer sur son accent écossais, un vrai supplice si vous avez des problèmes d'affichage de sous-titres (oui, c'est du vécu). Son duo avec Olivia Colman fonctionne parfaitement bien. Elle est la gentille flic qui connaît tous les habitants et a donc du mal à s'imaginer que l'un d'eux puisse être coupable, il est le méchant flic qui soupçonne absolument tout le monde. Elle pourra donc lui donner de précieuses informations sur la ville, ses habitants et le parcours de la famille Latimer, tandis que lui gardera un œil neuf et la forcera à considérer chacun comme potentiellement suspect.


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Broadchurch est donc une série très prenante (sont forts ces anglais). On a envie de connaître le fin mot de l'histoire, on a envie de connaître les secrets de chacun, l'ambiance de huis-clos qui règne sur la ville est tout juste supportable par moments et les acteurs sont tous très bons. De plus, la saison ne faisant que huit épisodes, on n'a pas le temps de s'ennuyer, malgré le rythme assez lent propre à ce genre de série. Une saison 2 va d'ailleurs voir le jour (elle est annoncée à la fin de la saison 1), mais je ne vois pas très bien ce qui pourrait s'y passer, à moins de changer de ville et de personnages, car à la fin du dernier épisode, la boucle est bouclée et nous n'avons plus rien à apprendre.


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Par Cathy.

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